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Full text of "Cours d'épigraphie latine"

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University of British Columbia Library 



http://www.archive.org/details/coursdpigraphiOOcagn 



COURS 

D'ÉPIGRAPHIE LATINE 



DU MEME AUTEUR 

Études historiques sur les impôts indirects chez les Romains 
jusqu'aux invasions des Rarbares, d'après les documents littéraires 
et épigraphiques, 1882, 1 beau volume grand in-8, avec cinq cartes 
coloriées (Thorin, éditeur) 10 » 

Ouvrage couronné par l'Institut de France (Académie des inscriptions et belles-lettres). 

De municipalibus et provincialibus militiis in imperio romano. 
1880, in-8 (Thorin, éditeur) 3 50 

Explorations épigraphiques et archéologiques en Tunisie. 1883 
à 1886, 3 fascicules grand in-8, avec nombreuses planches en hélio- 
gravure et cartes (Thorin, éditeur). Prix de chaque fascicule sépa- 
rément 7 50 

Nouvelles explorations archéologiques en Tunisie. 1887, in-8, 
avec deux cartes. 

Epigraphie gallo-romaine de la Moselle, en collaboration avec 
feu P. Charles Robert, membre de l'Institut. Paris, 1888, in-4, avec 
planches. 

L'Année épigraphique, 1888 et années suivantes jusqu'à 1897 (neuf 
fascicules), in-8. (A continuer.) 

Corpus inscriptionu.m latinarum (t. VIII, supplément). Rerlin, 1891- 
1898, in-4 ; en collaboration avec MM. Joh. Schmidt et Dessau. 

L'Armée romaine d'Afrique et l'occupation militaire de l'Afrique 
sous LES EMPEREURS. Paris, 1892, in-4, avec planches. 

Musée de Lambèse. Paris, 1895, in-4. 



CIIALON-SUR-SAÔNIi, IMP. KKANÇALSE liï ORIENTALE DE L. MARCEAU 



COURS 



D'ÉPIGRAPIIIE 



OU --C'II^ 




RENE GAGNAT 

MEMBRE DE l'iNSTITUT 

PROFESSEUR D'ÉPIGRAPHIE ET ANTIQUITÉS ROMAINES 

AU C0LLÈGI3 DE FRANCE 



TROISIÈME ÉDITION 

Revue et augmentée 




PARIS 

ANCIE]S^'E LIBRAIRIE THORIN ET FILS 

ALBERT FONTEMOING, EDITEUR 

Libraire des Ecoles françaises d'Athènes et de Rome, 

du Collège de France , de l'Ecole Normale Supérieure 

et de la Société des Etudes historiques 

4. RUE LE GOFF. 4 



Droits Je traduction et de reproductimi réservés 

1898 



M. G. BOISSIER 



Hommage d'affection et de reconnaissance. 



k 



Je n'ai que quelques lignes à écrire en tête de cette 
troisième édition de mon Cours d'épigraphie latine. Le 
livre, sans avoir subi de remaniements importants, ni 
dans son plan général^ ni dans ses différentes parties, 
est loin d'être une simple réimpression. J'ai tenu à y 
corriger les imperfections que la critique avait bien 
voulu me signaler, à faire la plupart des additions 
qu'elle souhaitait, à mettre le texte au courant des 
découvertes récentes et à ajouter un certain nombre 
défigures instructives ; ce n'est pas une œuvre nouvelle 
que j'ofire au public, mais une œuvre sérieusement 
renouvelée. 

Paris, juillet uSoS. 



INTRODUCTION 

DE LA DEUXIÈME ÉDITION 



Le travail dont je livre au public la deuxième édition 
a pris un développement que je ne comptais pas tout 
d'abord lui donner. Quand j'ai inséré ce cours d'épi- 
graphie, par article, dans le Bulletin épigraphique, en 
1884- 1885, ce ne devait être, dans ma pensée qu'une 
suite de chapitres, tout à fait élémentaires, destinés à 
familiariser les étudiants de nos Facultés ou les amis 
de l'antiquité romaine avec les premiers principes de 
l'épigraphie latine. Lorsque j'ai réuni ensuite en un 
livre ces différents articles, j'ai tenu à leur conserver 
ce caractère; j'y ai, à cet effet, laissé de côté tout ce 
qui a rapport à la paléographie des inscriptions, et 
réduit les notes autant que possible. Mais les savants 
qui ont bien voulu s'occuper de mon travail dans les 
revues bibliographiques, et bien d'autres encore dont 



X INTRODUCTION 

j'ai recueilli oralement le témoignage, n'ont point 
approuvé entièrement ma conception ; tous ou presque 
tous ont trouvé que le travail n'était point assez déve- 
loppé. Je n'avais ni le droit, ni le désir de me sous- 
traire, dans une seconde édition, aux obligations que 
m'imposait la critique bienveillante dont j'ai été l'objet, 
et je me suis empressé de déférer aux souhaits qui 
m'ont été exprimés. 

Le lecteur verra lui-même, pour peu qu'il veuille 
bien comparer ce Cours d'épigraphie avec le Cours 
élémentaire qui l'a précédé, tout ce que j'ai ajouté 
d'exemples, de références, de renseignements ; je de- 
mande seulement la permission d'appeler l'attention 
sur deux innovations que j'ai cru devoir introduire 
dans ce livre. 

Au début, après une bibliographie où l'on trouvera 
la liste des ouvrages épigraphiques les plus importants, 
j'ai inséré une partie nouvelle, où j'ai traité de la 
paléographie des inscriptions, et rassemblé les principes 
indispensables à connaître pour ceux qui pourront ou 
voudront se reporter aux originaux, ou même qui 
auront l'occasion de découvrir des monuments inédits. 
A la fin, et pour tenir une promesse faite dans ma 
première édition, j'ai dressé une liste des abréviations 
et sigles épigraphiques. Mais il m'a paru qu'une liste 
de cette sorte, où les abréviations sont présentées 
seulement dans l'ordre alph.'ibctique. était incomplète 



INTRODUCTION x, 

et pourrait même, en quelque sorte, être dangereuse 
puisque, au cas où la même sigle est susceptible de 
plusieurs explications, rien ne guide le lecteur dans 
le choix de celle qu'il convient d'adopter en telle ou 
telle circonstance. J'ai donc cru devoir compléter et 
éclairer cette liste alphabétique par des listes métho- 
diques que j'ai réparties entre chacun des chapitres de 
mon travail : dans la liste qui termine le livre, on 
rencontrera toutes les explications dont une abréviation 
est susceptible ; on se rendra compte de la valeur 
véritable de chacune d'elles et de la place où on la 
rencontre dans les inscriptions, en se reportant aux 
différentes listes disséminées dans le cours du volume. 

Le plan général n'a point été modifié ; on y retrou- 
vera sous le titre de deuxième et troisième parties, les 
deux parties qui formaient la division de la première 
édition. 

J'ai maintenu à la suite de ces deux parties, les 
deux paragraphes qui traitent de la restitution des 
texte mutilés et de la critique des inscriptions. L'ap- 
pendice relatif aux noms et titres des empereurs a été 
reporté à la fin de la deuxième partie ; j'y ai ajouté 
quelques renseignements nouveaux sur les empereurs, 
et notamment les dates connues de leurs différentes 
salutations impériales, malgré la difficulté, je dirai 
presque l'impossibilité, qu'il y a à arriver à des résul- 
tats précis sur ce point. 



XII INTRODUCTION 

Il me reste à payer une dette de reconnaissance 
envers MM. J. Letaille et H. Dubois. Le premier a 
transcrit sur fiches, à mon intention, les tables abré- 
viatives jointes à chaque volume du Corpus et m'a, 
par suite, considérablement aidé dans la constitution 
de ma table des sigles et abréviations. Le second a 
bien voulu mettre son talent à ma disposition et des- 
siner, au musée du Vatican, une plaque de marbre 
dont l'image figure en tête de mon livre. C'est une 
enseigne de marbrier romain bien connue. On me 
permettra, en terminant, de m'approprier cette ré- 
clame, de la modifier quelque peu et de dire au lecteur 
de ce livre : Titidos legendos vel si quid artis iiostrae 
opiis fuerit, hic habes. 

Paris, juillet 1880. 



EXTRAITS DE L1NTRODUCTION 



DE LA PREMIERE EDITION 



On nomme épigraphie, d'îriYpx'i^r; (inscription, épigraphe, 
en latin, fituliis), la science des inscriptions ; et, puisque, 
dans ce petit livre, il ne sera question que des inscriptions 
romaines, nous rappellerons que Vépigraphie latine est la 
science des inscriptions romaines. Par science, nous enten- 
dons non seulement le savoir pratique nécessaire pour dé- 
chiffrer les monuments, mais aussi celui, plus important 
encore et plus difficile à acquérir, qui est indispensable pour 
interpréter les documents qu'on a lus et en tirer les ren- 
seignements qu'ils contiennent. Ce sont les éléments de 
cette science que nous nous proposons d'exposer ici. 

Tout d'abord, il faut bien se persuader que l'épigraphie. 
n'est pas une science à part, se suffisant à elle-même et sans 
point de contact avec le faisceau des connaissances qui 



XIV INTRODUCTION 

forment le fond de nos études. Ce n'est, à vrai dire, que 
l'un des éléments, mais c'est un élément essentiel de la phi- 
lologie, l'une des sources auxquelles doit puiser quiconque 
veut connaître la religion, les lois, l'histoire politique, la vie 
privée et le langage des anciens. Reconnaître ce fait n'est pas 
diminuer la valeur de l'épigraphie ; c'est, au contraire, lui 
donner l'importance qu'elle mérite en montrant la part légi- 
time qui lui revient dans la recherche et la découverte de 
la vérité. 

D'autres, plus autorisés, ont insisté avant nous sur cette 
vérité ; ils ont montré les rapports qui unissent l'épigraphie 
aux diftérentes branches de notre enseignement classique, à 
l'histoire, à la géographie, à la linguistique, à la grammaire, 
au droit'. Nous-même avons essayé, par deux fois, de re- 
venir sur cette question et avons apporté, à l'appui de nos 
assertions, des exemples que nous avons choisis parmi les 
plus concluants \ Nous ne répéterons donc pas ici ce que 
nous avons déjà eu l'occasion de dire ailleurs ; mais nous in- 
sisterons sur l'obligation qui s'impose aujourd'hui à tous ceux 
qui, dans le domaine de l'histoire ou des lettres romaines, 
ne veulent pas vivre de pensées à demi comprises, de faits à 
demi connus ou de phrases empruntées à des livres, de se 

1. Ph. Le Bas, Dissertation sur lutilité de répigrafhie pour V intelli- 
gence des auteurs anciens, Paris, 1829 ; L. Renier, article Inscriptions, 
dans VEncyclopédie jnodertte ; E. Desjardins, Nécessité des connaissances 
épigraphtques pour l'intelligence de certains textes classiques (Rev. de 
Philologie, 1877, P- 7 et suiv.). Am. Couraud, De l'épigraphie juridique, 
Paris, 1878, in-8°. [P.-F. Girard, L'épigraphie latine et le droit romain, 
dans la Revue internationale de renseignement, 15 septembre 1889. J.Keel- 
ho^, L'épigraphie, Bruxelles, 1887.] 

2. Rapports des études épi graphiques avec les diverses branches de l'en- 
seignement classique, Douai, 1884 '•> Utilité de l'épigraphie latine pour 
l'établissement de certains textes. Douai, i88'5. 



INTRODUCTION xv 

familiariser avec l'épigraphie latine'. M. Ph. Le Bas écrivait 
en 1829 : « Si, convaincus de l'influence toute-puissante de 
l'étude des génies de l'antiquité, vous voulez qu'elle reste 
non l'élément unique, mais la base fondamentale de l'ins- 
truction, et si, d'un autre côté, cherchant à simplifier cette 
étude, vous voulez abréger le temps qu'on lui consacre, il 
faut que les hommes appelés à instruire la jeunesse lui en- 
seignent désormais autant de mots et plus de choses ; il faut 
qu'eux-mêmes s'appliquent de plus en plus à accroître leurs 
connaissances, à aplanir, autant qu'il est en eux, les diffi- 
cultés sans nombre que présente une carrière aussi vaste : 
il faut que la philologie devienne de plus en plus familière au 
corps enseignant, et qu'enfin une érudition solide et profonde 
s'unisse, dans le professeur, au goût et à l'imagination'. )) 
On dirait que ces mots ont été écrits de nos jours et les 
pensées qui y sont exprimées sont tellement appropriées aux 
besoins du temps présent qu'on ne saurait dire mieux ni plus 
juste. Aujourd'hui en effet, plus que jamais, il semble que 
les jeunes gens qui se destinent à l'enseignement ou qui y sont 
déjà doivent travailler à acquérir des connaissances multiples 
et précises, à ouvrir leur esprit à toutes les clartés. L'épigra- 
phie est une de ces clartés. 

1. Cf. Hase, Journal des Savants, janvier 1842 : (( Les études épigra- 
phiques latines n'ont encore, en général, ni obtenu toute l'estime, ni excité 
tout l'intérêt qu'elles méritent, soit parce que l'art d'en tirer des résultats 
est encore peu connu, soit parce qu'elles assujettissent l'esprit à des re- 
cherches pénibles et minutieuses. Ces recherches, il est vrai, remplacent 
presque toujours par des faits positifs des notions confuses et inexactes, 
mais elles exigent beaucoup de travail et ne procurent guère qu'une gloire 
tardive: au lieu qu'on peut obtenir, à moins de frais, un succès éphémère 
en renfermant des demi-vérités ou même des erreurs dans des générali- 
sations vagues, mais séduisantes quand elles sont revêtues des formes 
agréables ou piquantes du style. » 

j. Dissertation sur l'utilité de l'épigraphie, p. 4. 



XVI INTRODUCTION 

La nécessité est d'autant plus pressante que. grâce à la 
merveilleuse organisation de son travail et au courage de ses 
savants, l'Allemagne a déjà à moitié publié le recueil im- 
mense de toutes les inscriptions romaines connues jusqu'ici. 
Cette œuvre sera bientôt achevée, et nous aurons alors à notre 
disposition un trésor de documents solidement établis et 
soigneusement classés, où les hommes d'étude pourront 
puiser en toute confiance. Comment les jeunes professeurs 
feraient-ils, nous ne dirons pas pour utiliser ces recueils en 
vue de recherches auxquelles, évidemment, un petit nombre 
seul est appelé, mais pour contrôler les résultats qui leur 
seront présentés par les travailleurs spéciaux et les faire 
passer dans leur enseignement, s'ils n'étaient pas capables 
de recourir au texte original et de le comprendre .^ 

Or, l'épigraphie n'est pas affaire d'intuition, mais bien de 
science et de pratique ; on ne la devine pas. on l'apprend. 
D'abord le style épigraphique est un style à part, qui ne 
ressemble en rien à celui des auteurs, même les plus suc- 
cincts : c'est une écriture officielle et simple où tout est ar- 
rêté, soumis à des règles constantes ; où chaque partie de 
la phrase se présente toujours à la même place et suivant un 
ordre fixe. De plus, les inscriptions latines sont pleines 
d'abréviations, de sigles; et aucune connaissance autre que celle 
de l'épigraphie ne peut donner la clé de ces abréviations, 
puisque l'on ne peut être sûr de leur valeur qu'après avoir 
trouvé le mot, dont elles sont la représentation, écrit en 
toutes lettres, à la même place, dans une inscription ana- 
logue. 

11 faut donc, pour se servir des inscriptions, connaître 
l'épigraphie. 



INTRODUCTION 



Je n'ai rien à ajouter en publiant cette troisième édi- 
tion à ce que j'écrivais il y a dix ans. Je le ferai d'autant 
moins que d'autres s'en sont chargés récemment. Ceux 
qui voudront s'éclairer plus complètement sur la ques- 
tion, apprécier au vrai I importance des études épigra- 
phiques et mesurer les progrès accomplis par ces études 
dans les cinquante dernières années n'auront qu'à con- 
sulter un livre que je tiens à citer ici, en dehors de toute 
bibliographie : Waltzing, Le Recueil général des ins- 
criptions latines et l'épigrapliie latine depuis cinquante 
ans, Louvain, 1892. Je ne saurais souhaiter de plus 
utile complément à cette Introduction. 



BIBLIOGRAPHIE 

DE L'ÉPIGRAPHIE LATINE 



1° PRINCIPAUX RECUEILS IMPRIMES^ D'INSCRIPTIONS 

LATINES^ 



n) Recueils anciens ; recueils généraux. 

Desiderius Spi'ethus, De ainplitadine, de vastadone et de instaura- 

tione urbis Ravennae , 1489. 
Conradus Venûn^evn?,, Romanae vctustatis fragmenta, Augustae Vinde- 

licorum, 1505 (2'' édition : Moguntiaci, 1520). 
Johannes Huttichius, Collectanea antiquitatuni in urbc atqne agro 

Moguntino, 1520 (2'' édition : 1526). 
Jacolnis Mazocchius, Epigrammata antiquae urbis, 1521. 
Petrus Apianus, Inscriptiones sacrosanctae vetustatis, 1534. 
Georgius Fabricius, Antiquitatuni libri duo, 1547 (o*^ édition : 1587). 



1. Je répète ici, ce que j'ai déjà dit dans l'introduction, que je n'ai pas eu la 
prétention de dresser une bibliographie complète de l'épigraphie latine. Je n'ai 
énuméré que les ouvrages les plus importants. 

2. On trouvera des renseignements très complets sur les principaux des re- 
cueils manuscrits qu'on possède dans Hùbner, Handbuckder Rom. Epujraphlk 
p. 481 et suiv. 

3. Cf. Orelli, Inscriptio?mni latinarum ampliss'ma collcctioA, p -2161 suiv.; 
Wilmanns, Eœempla. p. vu; Hùbner, op. cit., p 481 et suiv. La bibliographie 
épigraphique pour chaque pays est donnée en tête des diScrents volumes de 
Corpus . 



XX BIBLIOGRAPHIE 

Martinus Smetius, Inscriptionum antiquarum liber, 1551. — C'est le 
premier recueil important d'insci'iptions latines. 

Janus Gruterus, Inscriptiones antiquac totius orbis romani in corjms abso- 
lutissiinum redactac, IGOSj 2*^ édition donnée parGraevius : 1707). 

Joh. Baptista Donius, Inscriptiones antiquac, 1594-1647. 

Marquardus Gudius, Antiquac inscriptiones, 1731. 

Thoma Reinesius, Syntagnia inscriptionum antiquarum, 1682. 

Raphaël Fabretti, Inscriptionum antiquarum... explicatio, 1699. 

Gorius, Inscriptiones antiquac, 1726-1743. 

Antonius Muratorius, Novus thésaurus veterum inscriptionum, 1739 -il ^2. 

Scipio Ma.i?ei, Muséum Veronense, 1749. 

Sebastianus Donatus, Veterum inscriptionum novissimus thésaurus, ïllo. 

Marini\ Iscrizioni dcUd'illc et dci palazzi Albani, 1780. 

Marini, Gli atti e monumenti dci fratelli Arvali, 1795. 

Orelli-Henzen, Inscriptionum latinarum amplissima collectio, 1828 
(I, II), 1856(111). 

Mommsen, Insciptiones regni Neapolitani, 1852. 

Corpus inscriptionum latinarum consilio et auctoritate academiac litte- 

raruin regiac Borussicae editum^ . 
— Vol. I. Inscriptiones antiquissimae ad C. Cacsaris mortem, 1863 

(nouvelle édition : V partie, 1893). 

1. Avec Mariai et la flu duiviii' siècle s'ouvre pour les études épigraphiques 
une nouvelle période. Mariai a commeacé l'œuvre que Borghesi devait accom- 
plir ; tous deux ont fait de l'épigraphie, ce qu'elle a'était pas avaat eux, une 
science. 

2. L'idée de rassembler eu un seul Corpus toutes les iuscriptious latines con- 
nues remonte à Gruter qui accomplit l'œuvre aussi biea qu'on pouvait le faire 
de soa temps. Elle ne devait être réalisée complètemeat qu'à notre époque. La 
France, qui, avec .Séguicr, avait conçu le projet de retaire l'ouvrage de Gruter, 
parut, la première eu ce siècle, vouloir eatrepreadre ce grand travail. Dès 1839, 
deux ans après la mort de Kellermanu, savaul danois, que Borgbesi avait poussé 
à commencer un Corpus inscriptionum latinarum, sur le rapport de M. Fh. Le 
Bas, l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres décidait de publier à ses frais 
un recueil de tous les textes épigraphiques latias. On ne donna pas suite à cette 
décision; mais le projet fut repris eu 184S par M. Villemain. ministre de 
l'Instruction publique : une commission fut composée des savants les plus ca- 
pables de la mener à bonne fin ; des voyages furent décidés dans les contrées les 
plus riches en souvenirs romains; les travaux préparatoires furent poussés avec 
acliviié et l'on entra en relations avec les érudits de tous les pays. Un change- 
ment ministériel fit périr l'œuvre avant qu'elle eût pris un corps. Didot offrit 
alors de se charger des frais d'impression ; cette proposition amena de nou- 
veaux pourparlers entre les différents savants qui devaient participer au tra- 
vail. Finalement on renonça à la charge et à l'honneur d'éditer le Corpus ; on 



BIBLIOGRAPHIE XXI 

— Vol. II. Inscriptioncs llispaniac Latinae, 18G9. — Supplemcn- 

tnin, 1892. 

— Vol. III. Inscriptioncs Asiac, provinciaruin Europae graccanun, 

lUyrici^ 1873. — Supplementum, 1889-1893. 

— A^ol. IV. Inscriptioncs parictariac Pompeianae, 1871. 

— Vol. V. Inscriptioncs Galliae Cisalpinne, 1872-1877. 

— Vol. VI. Inscriptioncs Z»(^/s i?o//mc, 1876-1886. 

— ^ ol. VII. Inscriptioncs Britanniae, 1876. 

— \o\. VIII. Inscriptioncs Africac, 1881. — Supplementum, 1891- 

1894. 

— Vol. IX. Inscriptioncs Calabriac, Apuliae, Samnii, Sabinorum 

Piceni, 1883. 

— ^'ol. X. Inscriptioncs Bruttiorum, Lucaniac, Campaniac, Siciliae, 

Sardiniac, 1883. 

— Vol. XI. Inscriptioncs Aemiliac, Umbriac, Etruriac, 1888. 

— Vol. XII. Inscriptioncs Galliae Narbonensis, 1888. 

— Vol. XIII. Inscriptioncs trium Galliarum et duarum Germaniarum 

{en préparation). 

— Vol. XIV. Inscriptioncs Latii Antiqui, 1888. 

— Vol. XV. Inscriptioncs laterum^ 1891'. 

Fr. Ristchl, Priscac latinitatis monumcnta cpigrapliica... excmplis litlio- 

grap/iicis repraesentata^, 1862. 
Aem. Hûbner, Exempta scripturae epigrapliicae latinae, 1895. 

laissa l'un et l'autre à l'Académie de Berlin. Toutes les négociations auxquelles 
a donné lieu le projet de rédiger un recueil des inscriptions romaines, et aussi 
un recueil des inscriptions de Gaule ont été racontées par L. Renier dans VEn- 
ci/clopcdie moderne, article Inscriptions, par de la Blancfaère, Histoire de l'épi- 
graphie romaine, 1887, p. TjS et suiv., et par M. Mowat, dans le Bulletin 
archéologique du Comité, 1888, p. 280 et suiv. On trouvera les documents officiels 
relatifs à ce sujet dans la brochure intitulée : Projets et rapports relatifs à 
la publication d'un recueil général dos Inscriptions latines, Paris, 1843. 

1. M. de Ruggiero a entrepris avec quelques collaborateurs de donner du 
Corpus inscriptlonum latlnarum , une édition abrégée, de petit format et d'un 
prix modéré, sous le titre de Sylloge eplgraphlca orbis romani. Les inscriptions 
sont transcrites en caractères courants et sans abréviations d'aucune sorte. Les 
premiers fascicules ont seuls encore paru. 

2. 11 n'y a pas d'ouvrage didactique destiné à faciliter la lecture des inscrip- 
tions latines archaïques. On peut consulter utilement à ce sujet : Garrucci, 
Sglloge inscriptlonum latlnarum, 1875-1877 (tableau des déclinaisons et des con- 
jugaisons, p. 23 et suiv. ; cf. p. 33 et suiv. ; particularités phonétiques et ortho- 
graphiques, p. 43); Ritschl, Priscao latinitatis eplgrapj/ilcac supplementa, I-V, 
1872-1874. Cf. ses différents travaux. J. Wordsworth, Fragments and spécimens 
of early latin, Oxford, 1884; Liudsay, Tlie latin language, Oxford, 1884. 



XXII BIBLIOGRAPHIE 

Le Corpus inscriptionuin latinaruin est tenu au courant par des supplé- 
ments qui font suite à chaque volume ; plusieurs sont encore 
à l'impression. Les textes qui doivent y figurer sont réunis 
en attendant dans VEp/icnicris cpigrapliica dont il a déjà paru 
huit volumes. 

Ephcincris cpigrapliica, I (suppléments aux vol. I, II, IV, VI). 
Epheincris cpigraphica, II (suppléments aux vol. I, II, 111). 
Ephemeris cpigrapliica, III (suppléments aux vol. I, II, VI, 

VII). 
Ephemeris cpigrapliica, IV (suppléments aux vol. I, II, III, 

VI, VII). 
Ephemeris cpigrapliica, V (suppléments aux vol. 111, Vlll). 
Ephemeris cpigrapliica, VI, Glandes phimbcae. 
Ephemeris cpigrapliica, VII (suppléments aux vol. VII, VIII, 

XIV). 
Ephemeris cpigrapliica, VIII (suppléments aux vol. IX et X; 

suppléments aux actes des Frères Arvales). 
Et. Pais, Corpus inscriptionum latinarum supplemcnta italica (supplé- 
ment au tome V). 



b) Recueils spéciaux \ 

Afrique. 
L. Renier, Inscriptions romaines clc l'Algérie, 1855-1858. 

Bretagne. 

J. C. Bruce, The Roman Wall, 1851. 
Mac Caul, Britanno-romain inscriptions, 18G3. 
J. G. Bruce, Lapidarium septentrionale, 1875. 
M. Thompson ^^^'llkiIl, Boiiian Lancastiirc, 1883. 

Égijpte. 

Y^cAvonnc, Recueil des inscri}>tions grecques et latines de l'Egypte, 1842- 
18^.8. 

1. Nous ne citerons ici aucun des catalogues de musées, môme parmi ceux 
des musées de Franco ; (iuel(|ucs-uns sont pouitanl d'excellents corjiut^ locaux, 
par exemple celui des inscriptions du Musée de l.yon de MM. .Vllnier et Dis- 
sard. 



BIBLIOGRAPHIE XXIII 

Gaule. 

Allmer et Terrebasse, Inscriptions antiques et du Moycn-A^c de Vienne 
en Daup/iiné, 1875-1876. 

Bladé, Epigraphie antique de la Gascogne, 1880. 

A. de Boissieu, Inscriptions antiques de Lyon, 1846-1854. 

E. Desjardins, Notice sur les monuments épigrap/iiques de Bavai, 1873. 

Em. Espérandieu, Epigraphie romaine du Poitou et de la Saintonge, 
1887-1889. 

Era. Espérandieu, Inscriptions de la cité des Lemoviccs, 1891. 

Em. Espérandieu, Inscriptions antiques de Lectoure, ]892. 

Em. Espérandieu, Inscriptions antiques de Pcrigacu.v, 1893. 

Héron de Villefosse et ïhédenat, Inscriptions romaines deFréjus, 1885. 

E. Herzog, Galliae Narbonensis liistoria, 1864. 

G. Jullian, Inscriptions romaines de Bordeaux, 1887-1891. 

A. Lebègue et F. Germer-Durand, Becueil des inscriptions antiques de 
la province de Languedoc, 1893. 

P. Lejay, Inscriptions antiques de la Côte-d'Or, 1889. 

R. Mowat, Inscriptions antiques de Paris, 1883. 

Revon, Inscriptions antiques de la Haute-Savoie, 1870. 

Ch. Robert et R. Gagnât, Epigraphie gallo-romaine de la Moselle, 1873- 
1888. 

Sacaze, Inscriptions antiques des Pyrénées, 1892. 

Spon, Recherche des antiquités et curiosités de la ville de Lyon (nou- 
velle édition publiée par L. Renier et J.-B. INIonfalcon, 1857). 

Germanie. 
Brambach, Corpus inscriptionum rlienanarum, 1867. 

Grèce et Asie. 
Le Bas, Waddington et Foucart, Inscriptions grecques et latines 
recueillies en Grèce et en Asie-Mineure. 

Helvétie . 
Mommsen, Inscriptiones confoederationis Ilelveticae, 1854. 

Illyricum et pays voisins. 
E. Desjardins et FI. Romer, Monuments épigraphiques du Musée 

national hongrois, 1873. 
Laticheff, Inscriptiones antiqnae orae scplcnlrionalis Ponti Euxini graecae 
et latinae, 1890. 



XXIV BIBLIOGRAPHIE 



c) Recueils d'inscriptions chrétiennes. 

Aem. Wuhner, Inscriptiones H ispaniae cliristianae, 1871. 

Id., Inscriptiones Britanniae christianae, 1876. 

Edm. Le Blant, Inscriptions chrétiennes de la Gaule, 1856-1865. 

Juh. Balt. de Rossi, Inscriptiones christianae Urbis Roinae, I, 1857, II 

(l"-* partie), 1888. 
F.-X. Kraus, Die altcliristliclien Inscliriften cler Rheinlande, 1890. 



2« TRAITES D'EPIGRAPHIE ET OUVRAGES DIDACTIQUES 
a) Épigraphie païenne. 

K. Bone, Anleitung ziim Lesen, Erganzen, Datircn roni. Inschriften, 
1880. 

Borghesi, Œuvres, 9 vol., 1862-1893. 

Dessau, Inscriptiones latinae selectae (vol. I, 1892 . 

Egbert, Introduction to the study of latin inscriptions, 1896^ 

E. Hùhner, article Roman inscriptions dans VEncyclopaedia Britannica 
ftome XIII, 1882'. 

Id., Rômiscite Epigrapltik, dans le Handhuch dcr klass. Altertums- 
wissenschaft d'Ivan INIûUer, loine I, 1886. 

Id., Ueber niecanischc Copieen von Inschriften, 1881. 

Se. Maffei, Ai's critica lapidaria, 1765 (dans le supplément au Thésau- 
rus de Muratori). 

Morcelli, De stilo inscriptionum lalinaruin, 1822' (tomes I à 111 de ses 
Opéra epigraphica). 

Id., Lexicon cpigraphicum, 18.35-18^1.3. 

Orelli, Artis criticae laj)idariar supplenientuin 'dans son recuoil d'ins- 
criptions, I, p. 29 et suiv. ; II, p. 376 et suiv., III, p. xxiii). 

Et. de Ruggiero, Dizionario cpigraphico di antichità romane, 1886. 

1. Sur les ressemblances de cet ouvrage et de la précédente ('ditioii de mon 
Cours d'épigra/ilde, voir Rec. Critique, 1896, p. 47.t et suiv. 

2. Ce n'est pas à proprement p;irler une œuvre d'épigraphie : c'est un traité 
de l'art de composer des inscriptions latines modernes. 



BIBLIOGRAPHIE XXV 

G. Mcn. Rushforth, Latin historical inscriptions, 1893. 

Giov. Balt. Verraiglioli, Lezioni clemcntari di archcologia, 1822-1823 

(Le tome II, p. 153 à 219, traite de l'épigraphie). 
"Wïhxiann^, Exempla inscr-iptiomt/n latinariun, in iisum praccipuc aca- 

dcmicnm, 1873. 
Zaccharia, Instituzionc antiquario-lapidaria, 1770 (2'^ édition, 1793) . 
Zell, Handbucli dcr rômisclten Epigrapliih, 1852 (2* édition, 1874] 



b) Epigraphie chrétienne. 

Ed. Le Blant, Manuel d'épigrap/iie chrétienne. 

30 HISTOIRE DE L'ÉPIGRAPHIE 

R. de la Blanchèi'C, Histoire de l'épigrapliie romaine, 1887. 
J. B. de Rossi, Inscriptiones christianae Urbis Romae, tome II. 
J. P. Waltzing, Le recueil général des inscriptions latines et l'épigrapliie 
latine depuis cinquante ans, 1892. 

4° PRINCIPAUX PÉRIODIQUES' 

ou SONT PUBLIÉES OU COMMENTEES AUJOURD'HUI 
LES INSCRIPTIONS ROMAINES " 

Allemagne. 
Hermès . 
Jarhrbiicher des Vereins i>on Alterthumsfrcundcn in Rheinlande. 

1. On a exclu de cette liste toutes les publications locales, qui, outre qu'elles 
sont pour la plupart très difficiles à consulter, ne contieuneiit pas régulière- 
ment des inscriptions romaines ; cette bibliographie en eût, d'ailleurs, été allon- 
gée outre mesure. 

2. Ces différents périodiques sont analysés par moi à la fin de chaque numéro 
de la Recu'j archéologique, sous le titre de Reçue des publications épigraphiques ; 
les textes les plus importants y sont reproduits in-extenso. Chaque année donne 
lieu à une brochure tirée à part et intitulée l'Année épigrapliique. 



XXVI BIBLIOGRAPHIE 

Kon'espondcnzhlntt dcr WcstdeutscJicn Zeitsclirift fur Geschichte und 

Kitnst. 
Romisclte QuartoIscJirift fin' C/irist/ic/tc AUcrtJnimsknnde. 
Sitzungshci'ichte dcr Akndcmic dcr Wisscnscltaflcn zu Berlin 

Amérique. 
American Journal of archœologie. 

Angleterre. 



Archœolosical Journal. 



Autriche. 



Archxologiscli'Cpigrapliisclie Mittlieilungen aus Ocstcrrcic/i. 
Bulletino di arc/ieologia e storia Dalinata. 

France et Algérie. 

Bulletin archéologique du Comité des trai>au.v historiques. 

Bulletin de correspondance licllénique , 

Bulletin de la Société de géographie et d'archéol. de la province d'Oran. 

Bulletin et Mémoires de la Société des Antiquaires de France. 

Bulletin et comptes-rendus des séances de l'Académie d'Hippone. 

Comptes rendus des séances de l'Académie des Inscriptions et Belles- 
Lettres. 

Mélanges d'archéologie et d'histoire publiés par l'Ecole française de 
Rome. 

Mémoires de la Société des Antiquaires de France. 

Recueil des notices et mémoires de la Société archéol. de Constantinc . 

Revue archéologique. 

Revue cpigraphiquc du Midi de la France, rédigée par A. AUracr. 

Italie. 

Bullcttino dclla Commissionc archcologica comunalc di Roma. 

Bullcttino dcir impériale Istituto archeologico germanico (m Mittlieilun- 
gen dcr. Kais. dculschen arch. Instituts. — Rom. Ahthcilung). 

Bullcttino dcll Istituto di dirilto romano. 

Nuovo Bullcttino di nrcheologia cristiana . 

Notizie dcgli scavi di antichità coinmunicatc alla reale Accadcmia dei 
Lincci. 



PREMIÈRE PARTIE 

DES ALPHABETS USITÉS DANS LES INSCRIPTIONS 
ROMAINES ^ 

On sait que l'alphabet romain est venu de l'alphabet grec 
par l'intermédiaire des colonies grecques d'Italie et de 
Sicile. L'alphabet latin archaïque ne pouvait donc être et 
n'était guère autre chose que l'alphabet grec légèrement 
modifié. Petit à petit, cet alphabet primitif subit des chan- 
gements plus importants : une minime partie des caractères 
anciens disparut; d'autres furent introduits, soit pour un 
temps, soit d'une façon définitive. Ainsi se forma le système 
de lettres que nous rencontrons sur les inscriptions monu- 
mentales de la fin de la république et de l'empire, c'est-à- 
dire de l'époque qui doit nous occuper ici de préférence, 
puisque c'est la plus féconde en inscriptions romaines. 

Mais à côté de cette écriture monumentale, on employait, 
pour la vie journalière, une écriture courante qui dérivait, 
il est vrai, de la môme source que la première, mais qui 
offrait avec elle, sur certains points, des différences assez 
notables; on nomme cette écriture : écriture cursive. Elle 
figure sur un certain nombre de monuments épigraphiques, 
qui sont loin d'être les moins intéressants. 

Nous avons à étudier brièvement chacun de ces alphabets. 

Alphabet archaïque. 

L'habitude de tracer des inscriptions à la couleur {liiiere) 

1. E. Hûbner, Exempla scripturae epigraphicae, p. xxix eisuiv.; cf. Hand- 
buch, p. 492 et suiv. 

1 



lC 



2 ALPHABETS USITES DANS LES LNSCRÎPTIONS ROMAINES 

OU de les graver sur un corps (\\\y [exarare, scribere] est fort 
ancienne à Rome : elle est contemporaine des débuts de la 
cité. Denys d'Halicarnasse avait vu le texte du pacte d'amitié 
conclu entre Rome et Gabies, sous Tun des Tarquins\ et la 
table de bronze où était gravée une copie, sinon l'original , du 
traité passé sous Servius TuUius entre Rome et les villes du 
Latium'. La république hérita cet usage de la royauté et lui 
donna encore plus d'extension. Cicéron se souvenait d'avoir 
lu, sur une colonne de bronze, les clauses de l'acte d'alliance 
fait avec les villes latines par les soins de Sp. Cassius^ ; dans 
le temple de Jupiter Capitolin était tracé, sur bronze égale- 
ment, le premier traité de commerce entre Rome etCarthage*, 
qui remontait à l'an de Rome 245. Nous n'avons malheureu- 
i'^V^ sèment conservé aucun de ces vieux documents . Les plus an- 

ciens monuments écrits que nous possédions, monnaies, 
cistes, miroirs, datent vraisemblablement, au plus tôt de la 
seconde partie du quatrième siècle de Rome ; encore sont-ils 
très rares. Les textes épigraphiques ne deviennent un peu 
nombreux et importants que vers le milieu du cinquième et 
au sixième siècle. L'écriture latine, dite archaïque, n'est donc 
en réalité que l'écriture des cinquième et sixième siècles 
de Rome. 

Les différents caractères qui composaient cet alphabet 
ont été réunis et étudiés plusieurs fois' ; nous en donnons 
ici un tableau, que nous empruntons à un article célèbre de 
Fr. Len()^mant^ 

1. Antiq. Rom., IV, 58. 

2. Ibid.,lV,2(3. 
'S. Cic, pro Balbo, 53. 

4. Polyb..IIL il2. 

5. Les plus importants, parmi les ouvrages que l'on peut consulter sur la 
question sont : Mommsen, Die Unterital. Dùalekte, Leipzig. ISôS, in-4°, p. 26 et 
suiv.; Ritschl, Priscac latinitatls dorumenta epiriraphica, Berlin, 1862, p. 111 
et suiv. ; cf, ZurGoscliic/Ue des lat. Alphabets, 1869 (dans les Opuscula du même 
aateur, IV, p. 691 et suiv.); Fabretti, Primo supfdomento alla rarcoltadcllc 
antic/iissime iscrizioni italic/ie, Turin. 1874; Garrucci, Syllofjc im^crijitionum 
latinarum arci romanac rcipublicae, Turin, 1875-1877. 

6. Daremberg et Saglio, Dictionnaire des Antiquités grecques et romaines, à 
1 article Alphabetu/n, t. I, p. 215. 



ALPHABETS USITES DANS LES INSCRIPTIONS ROMAINES 3 

Alphabet usité pour les inscriptions romaines dans le dernier 
quart du V' siècle et pendant le Vr siècle de Rome. 





V2 Siècle 


vr- Siècle 


A 


A /N /J*. 


\ K 


B 


B B 


6 


C 


< C 


C 


D 


D 


D 


1 E 


^ En 


E II 


F 


/> F 1' 


F 1' 


G 


* 


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H 


H 


H 


I 


1 


1 


K 


K t: 


K 


L 


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UL 


M 


W M 


AVM M 


N 


N 


N N 





00 





P 


P P 


P P 





1 a 


a 


R 


p P 


R 


S 


h s 


S 


T 


T 


T 


V 


V 


V 


X 


X 


X 



4 ALPHABETS USITÉS DANS LES INSCRIPTIONS ROMAINES 

Cet alphabet de vingt-et-iine lettres % où le Z (I) de l'al- 
phabet grec a été remplacé par le G, où le 0, le et le y 
ont disparu, où le W a cédé la place au M, le P au P, le ? 
[koppa] au Q et le v au S est Talphabet de la période républi- 
caine. Vers la fin du vii'^ siècle de Rome on y introduisit 
deux nouvelles lettres, pour la transcription des mots grecs, 
le Y et le Z. Dès lors Talphabet comprit Aingt-trois lettres, 
nombre qui persista pendant toute la durée de Tempire. 



Alphabet mo>umental. 

Cet alphabet, ainsi constitué, est l'alphabet monumental tel 
que nous le rencontrons à l'époque de César et d'Auguste. 
Mais, à ce moment, il se produisit dans la paléographie des 
inscriptions des modifications importantes : aux formes un 
peu raides et ramassées des caractères archaïques succéda 
un dessin plus souple et plus élégant ; le tracé des lettres 
devint plus soigné, la proportion entre les différents élé- 
ments qui les composent, plus harmonieuse. Pendant les 
deux premiers siècles de l'empire on s'attacha à ne point 
perdre cette tradition d'élégance dans l'écriture monumen- 
tale ; on se piqua même parfois*de la surpasser; en tout cas» 
on réussit à produire de fort belles inscriptions dans toutes- 
les parties du monde romain; et l'on peut constater, sur les 
spécimens qui existent encore, jusqu'à quel point les graveurs, 
avaient poussé l'habileté en cette matière. 

M. Hùbnera réuni dans son travail si complet sur l'écriture 
des inscriptions romaines * tous les types de l'écriture monu- 
mentale; nous reproduisons d'après lui, sur la planche ci- 
jointe, les cinq alphabets les plus intéressants et les plus 
caractéristiques : celui de l'époque d'Auguste, celui de 
l'époque de Claude et de Néron, celui de l'époque des Fla- 

1. Cicéron, De nat. Deor., II, 37, 93 : Si innumerabllet^ unius et ciginti 
Jbrinac littcrarum... conjiciantur ; Quïnt'û., Jnst. orat., I, 4, 9 : A', nostrarum 

litterarum ultitna. 

2. Eœempla scripturac epitjraphicae, p. lx.\i\ et suiv. 



Gagnât, Cours d'Épigraphie latine, 3° édition. PI. I. 

I 

©poque H'^ugnsts;. 

ABCDEFGHILMNOPQESTVX 

II 

©pnque Se ©lanfle et 3e Dércn. 

ABCDEFGHILMNOPaR-STVl 

HT 

©potjue 3es Blaviens. 

ABCDEFGHlLMNOPaaSTVX 

IV 

©poqae 3e ^rajan et 3es fîntonins. 

ABCDEFGHILMNOPQRSTVX 

V 

©pnque 3e jSeptime jS^v^i^e. 

ÂBCDEF6H1LMN0PQKSTVX 

A. FoNTiMo.sG, i-Jiteur. 4, rue U Goff, à Pari 



ALPHABETS USITÉS DANS LES INSCRIPTIONS ROMAINES 5 

viens, celui de Tépoque de Trajan et des Antonins et celui 
de l'époque de Septime Sévère % eu prévenant toutefois le 
lecteur qu'il ne faut pas s'attacher outre mesure aux petites 
différences qu'on pourra remarquer dans ces alphabets; que, 
en dehors de Rome, la perfection de l'exécution dépendait 
beaucoup de l'habileté du graveur et des ressources dont il 
disposait; et que, dans l'ignorance où nous sommes de ces 
particularités, on s'exposerait, pour vouloir tirer de l'aspect 
des inscriptions des conclusions trop précises, à commettre 
des erreurs regrettables. 

Il faudrait ajouter à ce tableau, outre le Y et le Z, trois 
caractères qui ne furent employés que très peu de temps dans 
l'alphabet latin, après y avoir été introduits par l'empereur 
Claude K Ce sont : 

a) le digainma ùwersum d, destiné à remplacer le V con- 
sonne, par exemple dans le mot : JVLGVS' ; 

b) V antisigma D, destiné à exprimer le son ^ * ; ^ '-o 

c) le signe h (demi-aspiration) qui devait être employé à 
traduire le son intermédiaire entre V et I, « pingiiis qiiam /, 
exilius quaiu V » \ comme était le son de la voyelle médiane 
dans optnmus = optimus, celui de la voyelle initiale dans 
Inbiclo = libido. 

Cette fantaisie orthographique d'un empereur grammai- 
rien, cette tentative ingénieuse qui ne manquait pas d'à-pro- 



1 . L'alphabet du temps de Constantin n'est qu'une imitation un peu lourde des 
alphabets de la belle époque. L'exemple le plus soigné qu'on en possède est 
celui que fournit l'arc de Constantin à Rome (Hùbner, op. cit., p. 140, n» 702). 

2. Cf. Bùcheler, De Ti. Claudio Caesare grammatico, Elberfeld, 1850, iu-8". 
Voir aussi Rhein. Muséum, 1858, p. 155, et Corssen. Aussprache, I (2» édit.), 
p. 26 et suiv. 

3. Priscien, Inst. grammat., I, 4, 20 : V cero loco consonantis posita eamclem 
prorsus in omnibus cim liabuit apud Latines quam... digamma... Pro quo 
Caesarhanc éfiguram scribi voluit. Cf. Quintil., Inst. orat., I, 7, 27, et Aulu- 
Gelle, Noct. attic, XIV, 5, 2. 

4. Priscien, Inst. grammat., I, 7, 42 : Haie (litterae S) praeponitur P et loco 
y graecae pingitur, pro quo Claudius Caesar antisigma ) hac figura scribi 
coluit. 

5. Marius Victorinus, p. 2465. (Edit. Putsch.) 



6 ALPHABETS USITÉS DANS LES LNSCRJPTIONS ROMAINES 

pos, ne put triompher des habitudes invétérées : les trois 
lettres inventées par Claude disparurent avec lui ^ et Ton 
n'en rencontre plus trace sur les inscriptions postérieure- 
ment à sa mort'. 

Dès lors, comme précédemment, l'alphabet comprend 
vingt-trois lettres, que nous retrouvons employées d'une 
façon constante sur les inscriptions si nombreuses de l'époque 
impériale. 

Alpha'bet cursif\ 

Il ne faudrait pas croire que l'écriture épigraphique cur- 
sive fût une écriture à part^ tout à fait distincte de l'écriture 
monumentale, ni môme qu'elle en différât autant que, par 
exemple, notre écriture courante actuelle diffère de la capi- 
tale d'imprimerie. La cursive latine n'est que de la capitale 
expédiée, mais de la capitale archaïque, à laquelle elle se 
rattache directement. Il s'est produit en cela un phénomène 
analogue à celui que nous remarquons à propos du latin 
populaire : celui-ci a continué à vivre et à être employé par 
le peuple, malgré les efforts victorieux des auteurs pour 
fixer la langue et créer un parler littéraire et officiel; de 
même l'écriture archaïque a persisté presque intacte, en 
grande partie du moins, dans les usages journaliers, tandis 
qu'elle cédait la place sur les monuments épigraphiques plus 
solennels, à une écriture régulière, élégante et même, on 
peut le dire, artistique. Nous avons réuni, dans les deux 
tableaux suivants, les formes de lettres les plus usitées dans 
l'alphabet cursif; nous les avons empruntées aux inscrip- 
tions de Pompéi* (inscriptions pariétaires, inscriptions 

1. Tac, Ami., XI, 14. ClaucUus très Utteras adjecit quac usai, imperitante 
eo, post obliteratae, adspiciuntur nunc ctiam in acre. 

2. Cf. Rùcheler, op. cit., p. 23. 

3. Consulter surtout sur l'écriture cursive les planches jointes au IV» volume 
du Corpus inscriptionum latinarum (la planche I contient les alphabets), et 
Edon, Nowellc étude sur le chant lémural... et l'écriture cursice des Latins, 
Paris, 1884, in-8». Cf. aussi Ritschl, Priscae latinitatis docum.. pi XV XVl' 
XVII. 

4. G. de l'etra, Le taoole cerate di Pompei, Ronia, 1876, in-4°; Notisie degU 
scaci, 1887, p. 415 et suiv. 



alpe^abi:ts usités dans les inscriptions romaines 7 



I. Ciirsive de Pompéi. 



A 

B 

C 

D 

E 

F 

G 

H 

I 

K 

L 

M 

N 



P 

ô 
R 
S 
T 
V 
X 
Y 

Z 



n^T)i)i)/:>2)5x)h2)b.^s 

f )^ K' [' /^ p c )' /^ /^y" 

Ci 0, c c; C'C:r^c^ ç <^ q ^ 

/\(iru n ijc 
k M /e A y< ^ 

A/ V )N K H ^/ JM lu i»l A\ 

n p p ? P i> ? ? i"^ r ^ c C /? r r A 

TTrttXTl' 



? 



8 ALPHABETS USITES DANS LES INSCRIPTIONS ROMAINES 



II. Gursive d'AIbuniiis Major 



A 
B 
C 
D 
E 
F 
G 
H 
I 
K 
L 
M 
N 

P 

5^ 

R 
S 
T 
V 
X 

z 



K Kr/t )t/r A^ 

M AN A?V )).V )J>^ A\^\ -«X )>\ >)■>' «V .'\ n> /i\ p\ A^ j\\ 
c'6 6, O ui t'> £) f V' M- a c- c- o- Lv w »w f i 

rT>T-t-T< C— rTrcr 



ALPHABETS USITES DANS LES INSCRIPTIONS ROMAINES 



doliaires, quittances de commissaire-priseur, etc.), qui 
remontent toutes à la première moitié du i^'" siècle, puisque 
la catastrophe de cette ville est de l'an 79, et à celles des 
mines d'or d'Alburnus Major, en Dacie (quittances et con- 
trats), qui sont du ii'' siècle \ 

Les diflerences d'écriture que Fou remarque entre ces 
deux types d'époque différente 
sont assurément assez faibles. On 
pourra donc, à l'aide du double 
tableau qui précède, entreprendre 
le déchiffrement de tous les sj)é- 
cimens de cursive que l'on aura 
l'occasion de rencontrer. 

11 est pourtant certains docu- 
ments où l'écriture cursive em- 
ployée esttellement négligée qu'on 
hésite, au premier abord, à la rap- 
procher de la cursive ordinaire; 
tel est, par exemple, un diplôme 
militaire du temps de Gordien III^ ; 
on sent à l'examiner, que le gra- 
veur, assez peu adroit dans son 
art, a, de plus, été considérable- 
ment gêné par la résistance de la 
matière qu'il avait à travailler. On 
trouvera ci-contre l'alphabet qui a 
servi à tracer cette inscription. 

11 est évident que des alphabets 
de cette sorte ne sont que des ano- 
malies, que des singularités épi- 
graphiques; il ne faut pas en igno- 
rer l'existence, mais on ne saurait 
guère y chercher des enseigne- 
ments même pour des cas douteux. 

1. CI. L., III, p. 921 et suiv. 

2. L. Renier, Diplômes militaires, n" 5, et pi. xv et xvi.^Mommsen. C. /. L., 
III, p. 894, a» LU. 



A 


C:^î^ 


B 


K'Di 


C 


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D 


i^tT:^ 


E 


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F 


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G 


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L 


L 


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R 


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S 


i:\»^ 


T 


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V 


^ 


X 


1^ 



10 ALPHABETS USITÉS DANS LES INSCRIPTIONS ROMAINES 

A récriture cursive on peut aussi rattacher l'écriture 
onciale que nous rencontrons sur 
quelques documents de l'époque 
impériale, particulièrement en 
Afrique. Elle est surtout employée, 
on le sait, dans les manuscrits à 
partir du iv" siècle' ; quelques- 
uns des spécimens épigraphiques 
que Ton en possède remontent au 
III® siècle*. 

Nous donnons ci-contre l'alpha- 
bet oncial épigraphique, tel que 
nous le connaissons par l'inscrip- 
tion de Macteur, dite du ^loisson- 
neur', et par différents autres tex- 
tes, notamment par des bases 
honorifiques de Timgad'. 

L'écriture monumentale et l'é- 
criture cursive offrent, ainsi qu'on 
le voit, surtout à l'époque impé- 
riale, des différences capitales. Il 
arrive néanmoins que, par suite 
de l'inipéritie des graveurs et de 
la barbarie relative de certaines 
contrées, on rencontre les deux 
écritures mélangées sur des mo- 
numents, même assez bien gra- 
vés; tout au moins certaines let- 



A 


cl A 


B 


t 


C 


C 


D 


M 


E 


€ 


F 


f 


G 


d 


H 


K 


1 


i 


K 


K 


L 


l 


M 


<Y)J\ 


N 


>l 








P 


T 


Q 


^ 


R 


P 


S 


s 


T 


r 


V 


V 



1 . Sur l'écriture onciale des manuscrits voir les traités de paléographie latine, 
surtout les Eléments de paléographie de Natalis de Wailly, II, p. 244 et pi. I; 
et Châtelain, Paléographie des classiques latins, pi. 26, 32, 39, etc. On trouvera 
les détails les plus importants dans le Handbuch dcr Klassischen Altertums- 
wissensc/ia/t d'Iwan Mùller (Paluographie de Fr. Blass), tome I, p. 301 et 
pi. IV. 

2. Cf. R. Cagnat, Reo. de philologie, 1895, p. 214 et suiv. 

3. Cf. C. /. L., VIII, 11824. 

4. Cf. surtout C. /. L., VIII, 17910 et 17911. 



ALPHABETS USITES DANS LES INSCRIPTIONS ROMAINES 11 

très de Taiphabet monumental sont-elles altérées par l'in- 
fluence de la lettre similaire de l'écriture cursive. C'est ce 
qu'il faudra ne point oublier en examinant, comme nous 
allons le faire, les diflî'érentes variations qu'une même lettre 
a subies suivant les temps et les pays\ 



La forme la plus soignée de la lettre, celle qui caractérise 
les A de la bonne époque, est la suivante : A. La barre trans- 
versale se trouve à mi-hauteur du sommet, et les deux côtés 
du triangle sont absolument égaux. C'est seulement à une 
date postérieure que cette barre tend à remonter. 

Le sommet est formé de la rencontre bien nette des deux 
côtés égaux et par suite se termine en pointe; pourtant on a 
observé les variantes suivantes : 

A,A.A.A.Â,A./V,A ^ 

et même, à partir de Dioclétien, la forme A . 

Quant à la barre transversale, elle peut présenter plusieurs 
variations : 

A, qui n'est pas sans exemple à Rome; 

A, A, dans l'écriture des actes publics surbronze^ et môme 
dans l'écriture monumentale à partir du ii*^ siècle; 

A , dans les inscriptions peintes ou tracées au crayon; 

A , peut-être par erreur, dans un texte du temps de Néron'; 

A , dans des inscriptions de la fin du ii'^ siècle, à Rome et 
en Afrique, et même sur des monuments chrétiens du v*^; 



1. Pour la forme des difiérentes lettres de l'alphabet épigraphique latin, voir 
Ritschl, Rhein. Muséum, 1869, p. 1 et suiv. ; Hiibner, Escempla scripturae epi- 
graphicae,^. lui et suiv. (cf. Monatsberichte der Kônig. Preuss. Akad. der 
Wissenscha/ten, 1867, p. 67 et suiv.); Eph, epigr., I, p. 255 et suiv.; Munier, 
Tabulas photographae XI materiam paleographieam aetatis imperatoriae 
esehibentes (Moguntiaci, 1873); Le Blant, Paléographie des inscriptions latines 
du i\V siècle à la fin du vu' (dans la Reçue archéologique, 1896 (XXIX) p. 177 
et suiv., p. 345 et suiv.); 1897 (XXX, p. 30 et suiv.). 

2. Cf. Hùbner. 0/). cit., n" 234. 



12 ALPHABETS USITES DANS LES LNSCRIPTIONS ROMAINES 

X, à l'époque de Dioclétien^; 

A, fréquent à Fépoque républicaine sur les monnaies et 
sur les pierres mêmes, et qui reparaît dans Técriture des 
monuments au ii"^ siècle. A partir du iv*^, cette lettre prend 
les formes suivantes : 

A; 

A, en usage en Afrique au vi" siècle; 

A, A , qui appartiennent au vu*'. 

La barre transversale est souvent tout à fait omise : A. 
Dans bien des cas ce n'est que le résultat de la négligence 
du gfraveur; mais comme on oljserve aussi le fait sur des 
monuments soignés, par exemple, la /e.r Tappula'-^ et le 
discours d'Hadrien à l'armée d'Afrique', il faut reconnaître 
qu'il y a là aussi un caractère voulu. D'autres fois, elle est 
séparée complètement des deux côtés, ou parallèle à l'un 
d'eux, ce qui nous ramène aux formes usitées dans l'écriture 
archaïque : 

A A, ou plus rarement A. 

On a aussi, sur certaines inscriptions, soit arrondi l'angle 
supérieur, soit courbé l'un des cotés; mais ce sont là seule- 
ment des maladresses de graveur, qui ne peuvent être con- 
sidérées que comme des exceptions. 

B 

La forme du B a peu varié ; les seules différences que l'on 
puisse signaler consistent dans le plus ou moins de dévelop- 
pement de l'une ou l'autre panse. Par exemple il arrive sou- 
vent, surtout dans les inscriptions tracées à la peinture, que 
la partie supérieure est tellement réduite que la lettre finit 
par ressembler à un D. 

On peut noter aussi les formes rares : B, B. B. B 

La forme ^, fréquente. dans les inscriptions tracées sur 

1. Voir notamment l'édit sur le prix des denrées (C. /. L., III, p. 801 et suiv.) 
et les alphabets usités sur ce documeut (p. 802). 

2. Dtdlctt.. 1882, p. 186. 

3. C. I.L., VUI, 18042. 



ALPHABETS USITÉS DANS LES INSCRIPTIONS ROMAINES 13 

plomb, à cause de la mollesse du métal et du peu de résis- 
tance qu'il oppose à Finstrument, se trouve aussi parfois 
dans des inscriptions lapidaires de bonne époque. 

^ se remarque au x" et au vi^ siècle sur des monuments 
de Gaule ou de Germanie'. 



La forme antique du C est celle d'une courbe ouverte à 
droite qui peut s'inscrire dans un carré ; elle persiste jusqu'au 
milieu du ii'^ siècle dans les textes particulièrement soignés. 
On en verra de beaux spécimens dans les alphabets qui figu- 
rent à la planche I. 

Le C avec une longue tète recourbée — C — se trouve fré- 
quemment, surtout au ii*' et au iii'^ siècle, et particulièrement 
en Espagne et en Afrique. 

C est rare ; on le constate dans des inscriptions spéciales, 
par exemple sur des marques d'exploitation tracées grossiè- 
rement à la surface de blocs de marbre, ou à la basse époque 
(vi® et vu" siècle) en Gaule,, en Espagne, en Bretagne^ 

D 

Gomme le C, le D de la belle époque peut s'inscrire dans 
un carré dont l'un des côtés serait formé par la barre verti- 
cale de la lettre; puis, il s'altère peu à peu, la panse se rétré- 
cissant de plus en plus. 

t) se rencontre à partir du ii" siècle. 

Q figure sur plusieurs inscriptions d'Afrique assez gros- 
sières. 

Cette forme devient très fréquente à l'époque chrétienne^ 
ainsi que la forme A qui en est voisine. 

On sait que le B est une lettre propre aux inscriptions de 
la Gaule ; il est destiné à figurer un certain son sifflant qu'on 

1. Le B barré par une ligne horizontale au milieu de sa hauteur estunesigle 
épigraphique et non une lettre. Voir la liste des sigles qui termine ce volume. 

2. Le C retourné — ) — est une sigle qui a plusieurs significations et non 
une lettre. Voir la liste des sigles. 



14 ALPHABETS USITÉS DANS LES INSCRIPTIONS ROMAINES 

pouvait exprimer aussi par deux S ou j)ar un TH. C'est ainsi 
que le nom d'homme Cdrassoiiniis s'est reneontré également 
sous les formes CARATHOVNVS et CARABBOVNVS'- 

E 

Ce qui caractérise le E de la belle époque, c'est que la barre 
horizontale du milieu est exactement égale aux deux autres. 
La diminution de cette barre est le signe indubitable, soit 
d'une date plus récente, soit d'une facture négligée. A partir de 
la fin du i""'' siècle", on rencontre souvent la forme C , dans 
laquelle les trois barres horizontales, quelque peu recourbées 
et sensiblement inclinées de gauche à droite se réduisent sou- 
vent à des indications plus ou moins fugitives; employée 
d'abord sur les inscriptions tracées à la peinture, elle passe 
bientôt dans l'écriture monumentale. 

p» F' se remarquent sur les monuments chrétiens de la 
Gaule et de l'Espagne depuis le v^' siècle. 

Les formes M ou I' ne sont pas rares, sous l'empire, dans les 
inscriptions lapidaires; nous les avons déjà rencontrées dans 
l'alphabet archaïque et dans l'alphabet cursif, p. 3, 7 et 8. 

e, forme venue du grec, peut être signalé dans les inscrip- 
tions latines, à titre exceptionnel, au ii® et plus fréquemment 
au III'' siècle. 



De même que l'E, le F de la belle époque se reconnaît à la 
complète égalité de ses deux lignes horizontales. De plus la 
barre inférieure part du milieu de la haste verticale. Posté- 
rieurement elle tend à remonter et à se rapprocher de la 
ligne supérieure. 

La forme F, avec barres horizontales inégales, ne se ren- 
<"ontre (pi'au iv* et au v" siècle. 

1. Ch. Robert, Kpifjr. de la Moselle, I, p. 95; II, p. 28. Le D barre est aussi 
une siglc épigraphique. Voir la liste des sigles. 

2. On a signalé cependant cette forme dans une inscription dédiée Romae et 
Ti. Caesari Aiujusto (C. /. L., VIII, 0S5); mais M. Hùbuer pense que ce texte 
a été regravé au m' siècle. 



AI.FHABETS USITÉS DANS LES INSCRIPTIONS ROMAIN'ES 15 

11 y a lieu de noter aussi les formes suivantes : 

r , auquel on peut appliquer les observations laites précé- 
demment à propos de E ; 

j^ , avec une queue inclinée dépassant la ligne. Dans ce 
cas il est souvent plus élevé que les autres caractères de la 
même ligne ; 

F , qu'il faut se garder de prendre pour un E', et qui 
est fréquent sur les textes chrétiens : 

i^ I', ''.''l^,^, toutes formes dérivant de la cursive et dont 
on a des exemples sur les textes lapidaires, particulière- 
ment en Gaule et dans les Germanies^. 

G 

Le G de la belle époque, qui subsista fort longtemps,, 
presque jusqu'à la fin du ii*' siècle, se compose d'une demi- 
circonférence de la partie inférieure de laquelle se détache 
un appendice faisant un angle droit avec laligne sur laquelle 
la lettre repose; cet appendice, sans tête, et ne descendant 
pas au-dessous de la ligne monte jusqu'à la moitié à peu près 
de la hauteur de la lettre. On en verra des exemples dans 
la planche I. On trouve plus rarement les formes G, Q_.C^ , 

La forme G est rare au i"'' siècle ; elle devient plus fré- 
quente au II" et au m" siècles. On la rencontre assez com- 
munément en Afrique. 

Les formes Ç,G,GX),C^ qui appartiennent proprement à 
la cursive. se trouvent dans les provinces, à partir du 
ii*^ siècle, sur les monuments lapidaires et sont employées 
dès le i*^' siècle dans les actes gravés sur métal. 

Il est inutile d'ajouter que les G et les G sont souvent très 
difTiciles à distinguer les uns des autres sur les inscriptions 
d'une facture médiocre. 

1. Cf. à propos d'une confusion de cette sorte (Eidicls au lieu de Fidelis) : 
L'Eœposi.tion de la CourCaulaincourt (extrait delà Reçue Archéol., octobre 1881, 
p. 14, et Le Blant, Paléographie des inscriptions latines (Reçue Archéol . , 1896, 
XXIX, p. 179). 

2. Le R, n'est pas une forme spéciale de F, mais une sigle épigraphique si- 
gnifiant F[iUa) ou F{emina]. Voir la liste des sigles. 



16 ALPHABETS USITES DANS LES INSCRIPTIONS ROMAINES 



H 

Dans la belle écriture monumentale, le H est assez large 
et la barre du milieu se trouve exactement à mi-hauteur. 
Mais cette particularité ne saurait être regardée comme un 
indice certain, car on trouve, à la même époque, à côté du 
H large et divisé en deux parties égales par la ligne hori- 
zontale, le H allongé et inégalement partagé par cette ligne' ; 

"H". H , se lisent au i" siècle sur les bronzes ; aux u% iii% 
IV* siècles sur les pierres. 

"H appartient à la fin du iv*^ siècle et est propre aux 
textes chrétiens. 

H , h , sont des formes corrompues qui mènent à TH on- 
cial. 

^ se rencontre surtout à Xîmes, mais ce n'est pas tout à 
fait sans exemple dans le reste delà Gaule. 



Dans les textes les plus anciens, la lettre I se représente 
sous la forme d'une haste verticale sans pied ni tète ; mais 
ces deux appendices se remarquent déjà, sur quelques ins- 
criptions, au commencement du i*"" siècle. 

Le I dépassant la ligne, qui était depuis Fépoque de Sylla 
un équivalent de la diphthongue ei', perdit bientôt cette si- 
gnification et devint simplement un signe d'écriture, sans 
rapj)orl avec la valeur de la voyelle ; on le rencontre aussi 
bien au génitif Divh, qu'au datif CAESARI *, ([u'à l'ablatif 

1. La forme allongée, avec barre transversale plus voisine du haut de la let- 
tre, se trouve, par exemple, dans Hùbner, lùrcmpla, n" 36 (du temps de César) 
et au C. I. L., VI, 1134 (des années 323-333); la forme H au C. /. L., VI, 244 
{de l'an 18 ap. J.-C.) et au C. /. L., V, 8768 (sous le consulat d'Arcadius et 
d'Honorius). 

2. Cf. Ritschl, De cocalibus gcfninatis(Opusc., IV, p. 354 et suiv.); Corssen, 
Aussprac/te, I (2"= édit.), p. 14 et suiv.; Weissbrodt, Philologus, 1884, p. 444 et 
suiv. 

3. C. /. L., II, 2109, 3555; VI, 457, 701, 882; X, 4638, etc. 

4. C. /. L., II, 2105, 2109, 3828; VI. 882; X, 4638, etc. 



ALPHABETS USITES DANS LES INSCRIPTIONS ROMAINES 17 

COMITllS\ et à racciisatif SAECVLARIS*. On le trouve éga- 
lement dans des mots comme ImP', ItEM', 1N% où on ne 
peut l'expliquer en aucune manière. Ce n'est donc là qu'une 
habitude graphique ^ 

Les formes 1, 1 , sont des irrégularités. 

On pourrait être tenté de voir dans le I prolongé au des- 
sous de la ligue ■ — ] — un équivalent de notre J, un I con- 
sonne ; mais il n'en est rien. Il suffit de constater, pour 
s'en convaincre, qu'il figure dans des mots comme VERJ et 
CONIVG]'. Là encore, on est en présence d'une fantaisie 
de lapicide. 

K 

La forme antique du K qui subsiste sous l'empire est la 
suivante : K 

Peu à peu ces deux amorces inclinées se développèrent, 
mais celle d'en haut tendit toujours à l'emporter sur celle 
d'en bas : 

I< . I' , avec la haste verticale séparée du reste de la lettre, 
ne sont pas non plus sans exemples*. 

L 

Jusqu'à la fin du i*^' siècle la ligne horizontale conserva 
une certaine longueur : elle était au moins égale à la moitié 
de la haste verticale. 

Au II® siècle, au contraire, elle commença à diminuer, si 
bien que, dans certains textes, le L devient presque sem- 
blable à un 1. On tend aussi^ vers cette époque, à revenir à 
la forme archaïque : U . 

1. C. /. L., II, 1964. 
t. C. I. L., VI, 877 b. 

3. C. /. L., II, 2054, 2106, 2421; III, 6025; VIII, 76, 2334, etc. Les exemples 
sont innombrables. 

4. C. /. L., 1964, etc. 

5. C. /. L., II, 1640, 1946; VI, 7787, 9604; XIV, '^21, etc. 

6. Cf. J. Christiansen, De apicibus et I longes, p. 26 et suiv. 

7. C. /. L., III, 5583 ; VIII. 1310, etc. 

8. Le K retourné - )l — est une sigle et non une forme spéciale du K. 

2* 



18 ALPHABETS USITÉS DANS LES LNSCRIPTIONS ROMAhNES 

Au III* et au iv" siècle les L ainsi faits : l sont assez fré- 
quents. 

On peut signaler aussi les formes suivantes : 
Ij , à partir de Dioclétien ; 
J> , dont le premier exemple serait de 165'. 

La forme t., oii la barre horizontale s'étend au-dessous 
de la ligne, se rencontre de bonne heure sur les actes, et à 
partir du ii*^ siècle sur les monuments. 

La forme de l'écriture vulgaire K, avec le jambage de 
droite plus ou moins long, plus ou moins droit, a passé assez 
tôt dans Fécriture monumentale ; on en trouve une variante 
élégante dans le i , fréquent en Afrique. 

:m 

Dans le ]M épigraphique les deux hastes extrêmes ne sont 
pas verticales et l'angle du milieu tombe jusque sur la ligne . 
On s'en convaincra aisément en se reportant à la planche L 
Pourtant on a quelques exemples anciens de M, avec les 
hastes extrêmes parfaitement verticales, surtout en Ger' 
manie où on signale cette forme à partir du ii" siècle. 

Le /V\, à tète aplatie et garnie parfois de petites cornes, 
devient fréquent à partir de Dioclétien. 

A\. M, sont, jusqu'aux dernières époques de l'empire, des 
exceptions. 

AA a passé d'assez bonne heure de l'écriture cursive dans 
l'écriture monumentale. 

JA se rencontre en Afri(|uc ; il faut y voir une affectation 
d'élégance. 

A'^ , forme archaïque déjà signalée', donne les variantes : 
AA?, NV , M.' ; ces quatre caractères ne se sont conservés que 
comme abréviation du prénom de Manius'. 

1. C. /. L., V. 703. 

2. Voir plus haut, p. 3 et 4. 

3. M barré d'une ligne horizoniaic est une sigle, non une forme de la lettre ; 
il en est de même du M renversé. 



ALPHABETS USITES DANS LES INSCRIPTIONS ROMAINES 19 



iN 



A l'époque impériale, dans les inscriptions soignées et 
quelque peu anciennes, la lettre n'a pas de tête — N — -, et 
la largeur en est à peu près égale à la hauteur; très vite, 
néanmoins on arriva à la forme N. plus ou moins accentuée. 

M n'est qu'une forme barbare. 

N date du m" siècle et se retrouve ensuite fréquemment 
dans les textes chrétiens; il faut prendre garde de confondre 
avec un H^ ce genre de N, souvent tracé d'une façon si 
négligée que la barre transversale devient presque horizon- 
tale. 



L'O de l'époque impériale un peu ancienne est parfaite- 
ment rond; puis il prend une forme allongée avec des pleins 
en haut, à droite et à gauche : 

Il se termine parfois en pointe dans le bas au m" siècle. 

On trouve la forme <> dans les inscriptions chrétiennes, 
et la forme IS dans quelques textes d'Afrique' également 
chrétiens 3. 



Le P, dérivant de la forme archaïque P, se compose d'une 
haste verticale accostée d'une panse non fermée, lise pré- 
sente ainsi fait dans la grande majorité des inscriptions. 
Quelquefois pourtant la panse est fermée: à l'époque ré- 
publicaine il affecte cette forme sur des balles de fronde et sur 
des tessères; plus tard, on en remarque des exemples, surtout 

1. N barré d'un trait horizontal est une sigle. non une forme de la lettre. 

2. C. I. L.. VIII, 54S9. Cette forme est indubitable. du moins sur l'estampage. 

3. 0^0 = est une sigle épigraphique, mais non une forme de la lettre. 
Ne pas la confondre avec l'O absolument rond, garni d'un point central, qui se 
rencontre souvent à l'époque de César, et qui a simplement la valeur d'un O. 



20 ALPHABETS USITÉS DANS LES INSCRIPTIONS ROMAINES 

en Germanie, et cela dès la fin du i" siècle. Dans les autres 
provinces, c'est une exception, sauf en Espagne, à l'époque 
chrétienne. 

1 existe au m" siècle, en Espagne et en Afrique. 

P se rencontre en Afrique au iv' siècle. 

f* n'est pas rare en Gaule, au v* et au yi® siècle \ 

Q 

La forme ancienne du Q est la suivante: un cercle muni 
d'une queue droite ne descendant pas au-dessous de la ligne; 
mais dès l'époque d'Auguste cette queue commence à s'in- 
cliner et à s'allonger. Elle atteint souvent une grande lon- 
gueur. On enverra un exemple caractéristique dans l'alphabet 
de l'époque de Trajan transcrit plus haut (pi. I). 

On peut signaler aussi différentes formes plus rares: 
Q.P.^, cette dernière assez commune en Afrique à 
l'époque chrétienne. 

O , propre aux inscriptions gauloises du v^ et du vu* siècle : 
(X . Q . Cs, qui appartiennent surtout à l'épigraphie chré- 
tienne*. 

R 

Il y a deux éléments à distinguer dans cette lettre, la 
panse supérieure et la queue. La panse supérieure est, à la 
belle époque, faite en forme de demi-cercle et vient se fermer 
au milieu de la haste verticale. Peu à peu cette panse devient 
plus grêle et s'accroche plus près de l'extrémité de cette 
haste : K . 

Quant à la queue, dans les inscriptions anciennes, elle se 
détache de la panse près de la haste verticale, sinon sur la 
haste même; elle est droite et ne descend pas toujours jus- 

1. Le P retourné — S — n'est pas une forme de la lettre, mais une abré- 
viation le P{uella) ou P^upilla). 

2. Q barré d'une ligne horizontale est un e sigle, et non une forme de la lettre. 
Voir lu liste des abréviations à la fin du travail. 



ALPHABETS USITES DANS LES INSCRIPTIONS ROMAINES 21 

qu'à la ligne où la lettre pose. Puis cette queue s'infléchit 
peu à peu et se recourbe légèrement. On constatera ce chan- 
gement, en se reportant à l'alphabet de Claude et de Néron 
rapporté plus haut (pi. I); on verra aussi en examinant la 
même planche, la queue se détacher de la panse plus ou 
moins près de la haste verticale, suivant les époques. 

J{ est une forme affectée, à rapprocher de certains A et 
de certains M cités plus haut. 

R,R,Ri sont des singularités. 

î\ est la forme cursive qui a passé dans l'écriture monu- 
mentale. 

p,l^,T, appartiennent aux alphabets chrétiens\ 



La similitude des deux boucles constitue la perfection de 
la lettre et indique une bonne époque ou une facture soignée. 
Leur inégalité ou leur aplatissement est un indice contraire. 

Dans les inscriptions barbares, le S tend à se rapprocher 
de la ligne droite: / . 

C qui est la forme du Z dit lunaire, se remarque sur 
quelques inscriptions de Naples ou de Sicile, soumises à 
l'influence grecque, 

Z figure dans les inscriptions chrétiennes de la Gaule, 

■ r est une singularité fréquente, surtout dans les bas 
temps\ 

T 

A l'époque ancienne^ la barre supérieure est horizontale, 
assez large et sans cornes : T ; celles-ci n'apparaissent qu'en- 
suite. Au W^ siècle, on voit employée, sur les inscriptions 
lapidaires, une forme de T où la barre supérieure, au lieu 

1. R barré d'une ligne horizontale est une abréviation épigraphique et non 
point une forme de la lettre R. Voir la liste des abréviations. 

2. Même observation pour S barré que pour R barré, 



22 ALPHABETS USITES DANS LES LNSCRIPTIONS ROMAINES 

d'être horizontale, est fortement inclinée de droite à o-auche : 
cette barre, de longueur très variable, est, dans certains 
textes, presque impossible à reconnaître; la lettre se confond 
alors avec un I. 

Les formes T . i sont rares. 

Souvent, dans les inscriptions serrées, le T dépasse la 
ligne et ses bras s'étendent à droite et à gauche au-dessus 
de la lettre qui le précède et de celle qui le suit. 



V 



Théoriquement, le V doit former un triangle isocèle ; mais 
il arrive souvent que le sommet est légèrement incliné à 
droite de la verticale et que, par suite, le côté gauche est 
un peu plus long que le droit. 

V - Y , Vsont des formes nées du caprice des graveurs. 

La forme U est fréquente «ur les inscriptions mal gravées 
.n* qui se rapprochent de la cursive. 

U.i-I.U., se rencontrent sur les inscriptions chrétiennes 
de tous les pays. 

X 



Les deux barres doivent former les diagonales d'un rec- 
tangle allongé dans le sens de la hauteur; elles n'ont point de 
tête ; mais, suivant le plus ou moins de soin et d'habileté du 
graveur, les éléments de lalettre sont plus ou moins réguliers. 



Les deux branches doivent êtres égales et former les deux 
côtés d'un triangle isocèle, etlahaste verticale être le pro- 
longement delà hauteur de ce triangle, mais, de bonne heure, 

on trouve la forme T ou des formes analogues. 

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Câlinât, Cours J'Épi;^rjpliic !aliiic, ^ édition. 



PI. II. 



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122. 


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140. 


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123. 




141. 


159. 


luinii 




er 


142. 


160, 


161. 


126. 




143. 


162. 


^ V 


era 


144. 


err 163. 






A. F0NTE.MO 


KG, Éditeur, 


4, rue Le Goff. i Par 





ALPHABETS USITÉS DANS LES INSCRIPTIONS ROMAINES 23 



Le Z de la bonne époque se compose de trois éléments 
bien proportionnés, la barre transversale étant la diagonale 
■d'un rectangle, assez voisin du carré, dont les deux petits 
côtés formentles barres supérieure etinférieure de la lettre. 

Comme pour les autres caractères, il se produisit bientôt 
•des irrégularités et l'on trouve les formes suivantes : 

H , fréquent sur les bords du Rhin et en Afrique ; 
"i , forme assez étrange ; 
S , qui n'est peut-être qu'une erreur de graveur. 

Telles sont les différentes lettres que l'on rencontre sur 
les inscriptions et les remarques les plus importantes aux- 
quelles elles donnent lieu. 

Mais il arrivait souvent, pour la commodité de la gravure, 
alors que l'on se trouvait obligé d'inscrire un long texte sur 
un monument trop petit et de serrer les lignes, que les lapi- 
cides avaient recours au procédé de la ligature, c'est-à-dire 
qu'ils réunissaient en un monogramme une ou plusieurs 
lettres. 

Dans l'écriture cursive, ces monogrammes présentent sou- 
vent les plus grandes difïicultés. Il semble impossible de 
dresser un tableau même des principales de ces ligatures, 
dans lesquelles la fantaisie particulière se donnait plus libre 
carrière. On pourra se rendre compte de leur nombre et de 
leur variété, ainsi que des complications qui en résultent 
pour le déchiffrement, en se reportant à des documents dont 
la lecture est donnée, à côté du texte, au Corpus inscriptio- 
iiiLin latiiiaram , surtout aux textes cursifs de Pompéi et aux 
tablettes de Dacie, dont il a déjà été question. 

Afin de mettre ce fait plus en relief, nous avons reproduit 
à la planche II, qui est rapportée ci-contre, toutes les liga- 

1. Oa trouve la forme 1 notamment, C. /. L.. VI, 15639. 



24 ALPHABETS USITÉS DANS LES INSCRIPTIONS ROMAINES 

tiires qui ont été relevées sur les tablettes de Dacie. — Notre 
planche est une reproduction exacte d'une partie de la 
planche A qui termine le troisième volume au Corpus. 

Pour l'écriture capitale, au contraire, moins souple et 
moins favorable, par conséquent, à la multiplicité des com- 
binaisons, on peut réunir en un tableau les ligatures le plus 
fréquemment employées^ 



Ligatures de deux lettres. 

ab, ad, ad. ae. af, al. am, an, ap, ar, at, ^^^- ^u, av , 

be, be, !^j*^' br, bt ; 

e , (L ,e ,(lX . g , g . Cf. ^ . e 

ca^ ce^ ch^ ci^ ci^ cl, en, co, co, eu ; 

C^. E), IÎ5 . b. D, DO 

^'^ et di^ ik do. do; 

eb, ed, , el, em, en, ep, ep, er. er, . ev, 

be, de, ' le, me, ne, pe, pe, re, ro, ' ' ve, ' 

f . F .E- 

fi, fi, il ; 
G 

go; 

he, lii, lir; 

1. Cf., sur les ligatures, Hùbner, Eœempla script, epiyr., p. lAvniet suiv. 



ALPHABETS USITÉS DANS LES INSCRIPTIONS ROMAINES 2b- 



L, A\,Aj. K k. t. V 

J-' im, in, ip, ir, it, iv, iu ; 



ka; 






JL. 


H . 


I 


Il 


pi 


tl; 

It; 



yV\ . M , M , M), A^, M , M), AAf , )V?, /VK . AV 

^' ma, mb, ma, me, mi, mo, mn, mp, mr, mu , 

M. ND, NE. Ni', NN.NP. NI, nT. H" 

na, nd, ne, ni, nn, np, nr, nt, nu ; 

ob, oe, of, of, ol, on, op, or, or ; 



qu ; 

Pa> ep' P^^ P^' P^^ P*' P'^ ' 

rt, 
ra, re, ri, rr, . / ru, rv; 

S 

se ; 

A. T. t. ? .T,T^.Ti 

ta, te, ti, to, tu, tr, th; 

"^' ub^ ud, "®' uf^ vi, ul, um^ um, un, up, ur, us, us, ut; 
va, ve, j j> j' ^ c ' ' > r 

XV, XX ; 



26 ALPHABETS USITÉS DANS LES INSCRIPTIONS ROMAINES 



Ligatures de trois lettres. 



abi, adi, ado, ali, ami, ani, api. ari, ^J^/ aur, ate; 



dom ; 

<;-ni, ent, en^ epi, eri ; 

R, Il 

hil, hyr; 

ima, ini, int, ite, iva; 
niae, mai', mat, mat, mau, mit; 

ane, niu, ntli, nli: 

loi-, tip, tru; 

\M, W, \M. W 

lima, urne, uml, unt; 
-\xv, xxx. 



ALPHABETS USITES DANS LES LNSCKIPTIONS ROMALNES 27 

Parfois un plus grand noml)re de caractères sont liés, 
comme dans les six exemples suivants : 

'^^ atur, (C. /. L., VII [, 8489) ; 
!^ xnnih, (IbicL, II. 4514) ; 
mC matri, (Ihid., VI II, 9106) ; 
Af^\ raaxim, (Ibid., 8807) ; 
fit nati, (Ihid.) ; 

o(ssa) h(ic) s(ita), (Brambach, Insc. Rhen., 1892) ; 



o(pto) t(erra) s(it) I(evis) t(ibi), (C. /. L., III, 5577). 

On alla même beaucoup plus loin, par exemple sur les dip- 
tyques consulaires', où les lettres formant le nom du consul, 
sont réunies en un monogramme, généralement très difficile 
à lire; mais ce ne sont alors que des jeux de calligraphie, 
qui n'ont presque plus rien de commun avec l'épigraphie 
scientifique et pour lesquels, en tout cas, il serait aussi oi- 
seux de citer des exemples qu'inutile de chercher des règles 
précises. 

AccE^'TS — Points séparatifs. 

Après avoir examiné la forme des difi'érentes lettres de l'al- 
phabet épigraphique et les ligatures dont elles sont suscep- 
tibles, il convient d'appeler l'attention sur certaines particu- 
larités d'écriture qui se remarquent sur les inscriptions : ce 
sont Vopex et le siciliens. 

On appelle apex, un accent aigu que l'on faisait figurer sur 
les monuments aux premiers siècles de l'empire et qui servait 
à indiquer les voyelles longues par nature*. L'usage de Vapex 

1. Voir plus bas. 

2. Ritschl, op. cit., p. 119, et Hûbner, op. cit., p. i.xxvi. 



28 ALPHABETS USITÉS DANS LES INSCRIPTIONS ROMAINES 

a commencé vers l'époque de Sylla^ pour se prolonger jusqu'à 
la fin du iii« siècle (règne de Gallien) ; mais il est surtout fré- 
quent au i" et au II" siècle; postérieurement Vapex ne paraît 
plus que par exception sur les textes épigraphiques. 

Il faut noter que cet accent se rencontre parfois sur des 
voyelles brèves^ ou sur des consonnes '; dans des cas sem- 
blables il y a erreur ou inintelligence du graveur, et non 
emploi raisonné d'un signe orthographique'. 

Le siciliens est aussi une sorte d'accent aigu ou même cir- 
conflexe; on le plaçait sur une consonne ou sur une Aoyelle 
pour indiquer que l'orthographe correcte du mot aurait exigé 
le redoublement de cette lettre et que, si on ne l'écrivait 
qu'une fois, c'était par abréviation. Ex : OSA = ossa, SVS 
= suus. On ne peut citer que de très rares exemples du sici- 
liens dans les inscriptions de l'époque d'Auguste ou même 
des deux premiers siècles*. Postérieurement, et c'est encore 
là une particularité dont les exemples sont assez rares, le 
5/c?7/fz/5 indique une al^réviationplus considérable : D =r//e5% 
F F = felix ficlelis \ I O M ^ lovi oplimo ma.riiuo' . 

Enfin il faut signaler les points qui se remarquent, dans les 
textes épigraphiques, à la suite des mots écrits en abrégé ou 
même en toutes lettres'. De semblables points, qui se placent 
toujours au-dessus de la ligne, à mi-hauteur du sommet des 
lettres voisines*, avaient seulement pour effet de rendre plus 

1. Mon. Ancyr., VI, 29. 

2. C. /. L., ¥1,12442,13226; VIII, 2747; X, 1699, 1914, 3002; XIV, 1381, etc. 

3. Sur l'a/sea?, voir: Fabretti, p. 167, 32; Ritter, Elément, grammat. lat.. Bonn, 
1832, p. 77 et suiv. ; Garucci, / ?p,'/ni délie lapidi latine colgarmente detti accenti, 
Roma, 18.Ï7, in-4; Weil et Benloew, Théorie générale de l'accentuation latine, 
Paris, 1856, p. 293 et suiv.; Weissbrodt, Spécimen (jrammaticuni, Confluentibus, 
1869, in-8, et Quaestionuni grammaticarum partie. II, Brunsbergae, 1872, in-4; 
J. Christiansen, Pc apicibus et I longi.i inscriptionum latinarum, Ilusum, 
1889, in-S. 

4. Cf. Hùbner, op. cit., p. lxxii etLXXvi. 

5. Ç. /. L.,X, 4536. 

6. Ibid., VL3404. 

7. Ibid., III, 1082. 

8. Cf. Hûbiier, op. cit., p. lxxv et suiv. 

9. On connaît de très rares exemples de points séparatifs pL^cés sur la ligne 
par exemple: CI. L., V, 5603, ou Brambach, Insc. R/icn., 1000. Dans les 
autres cas connus, on a affaire à des monuments faux. 



ALPHABETS USITES DANS LES INSCRIPTIONS ROMAINES 29 

nette la séparation des mots déjàindiquce par Tespac, blanc 
qu'on avait soin de laisser entre chacun d'eux. Ils afFectent 
différentes formes: la forme ronde qui est la plus fréquente 
peut-être (•) ; la forme quadrangulaire qui est la plus ancienne 
(•) ; la forme triangulaiie qui appartient aux insi;riptions soi- 
gnées (Y); la forme allongée ( /, transformé quelquefois en 
une petite flèche), qui est plus rare; la forme de feuille, liede- 
rae distinguentes^ ou ^ qui est fort commune depuis 
Auguste jusqu'à une époque assez récente ; et même celle de 
palmes ou de petits rameaux. Sur certains textes, où l'on 
recherchait l'originalité, on a même donné à ces points sépa- 
ratifs des formes tout à fait singulières, par exemple celle 
d'un petit oiseau". 

On n'aurait pas dû, si l'on était resté fidèle à leur emploi 
logique, graver des points de cette espèce au début ou à la fin 
des lignes: on en trouve ])ourtant, par abus, à l'une ou à l'aiitre 
place. A plus forte raison était-il tout à fait irrationnel d'en 
introduire entre les différentes syllabes d'un même mot, 
comme dans Papiria et Aufldianus, sur la tombe suivante : 

C.I.L., VIII, 4919: 

. inniiiiiiiiiiiiiih''^ 

PAPIRIAAVF 
I-DI-A-NVSPV- 
AN-XVIII-H-S-E 

On voitparcet exemple jusqu'à quel point certains lapicides 
avaient perdu la notion de la valeur véritable des signes sépa- 
ra tifs ; ce n'étaient plus, à leurs yeux, que des éléments d'or- 
nementation, qui n'avaient môme pas le mérite de l'élégance. 

On ne peut pas faire le même reproche aux palmettes ou 
aux petites branches ornées de feuillage, qu'on gravaitparfois, 
par une sorte de coquetterie^ soit au début, soit à la fin des 
inscriptions. 

1. C. /. L., VIII, 6982, où il est question des points de cette nature sur une 
iuscription de Constantine. 

2. C. Jullian. Insrr. romaine.'^ de Bordeaux, n» 66. Le nom qui précède ce 
point est Ocellio, lequel signifie précisément «petit oiseau ». 



30 ALPHABETS USITÉS DANS LES INSCRIPTIOxNS ROMAINES 

Chiffres^ 

Pour indiquer les nombres, les Latins comme les Grecs se 
servaient la plupart du temps des lettres de l'alphabet, Tétude 
des signes numéraux rentre donc, d'une certaine façon, dans 
celle de l'alphabet. 

1° Nombres entiers 

Les lettres employées pour désigner les nombres entiers 
étaient les suivantes : 

1=1; C=z 100; 

V = 5 ; D = 500 ; 

X = 10; M = 1000. 

L = 50; 

Pour noter les nombres compris entre i et 1000, on se 
servait uniquement de ces lettres, en partant de ce principe 
que tout chiffre écrit à la droite d'un autre qui lui est supé- 
rieur s'ajoute à celui-ci, et que tout chiffre écrit à sa gauche 
se retranche. 

Ex.: VI = V-fl=6; LX = L-hX = 60 

|V = V — 1 = 4; XL=L — X = 40. 

De plus, afin de distinguer les lettres destinées à indiquer 
des chiffres des lettres employées avec leur valeur vocale, 
on surmontait celles-là d'une barre transversale qui s'éten- 
dait depuis le premier jambage delà première jusqu'au der- 
nier jambage de la dernière. 

Ex. : iï VIR = diiumvir. 

Antérieurement au vii^ siècle de Rome, cette barre coupait 
le chiffre au lieu de le surmonter ; il est resté des traces de 
cette habitude, par exemple, dans le signe du denier (X). 

Certains nombres donnent lieu à des observations qui 
seront rassemblées ici. 

4 — s'écrit IV ou Mil; la première façon de noter est plus 
usitée dans l'écriture vulgaire ; elle est très peu fréquente 
sur les monuments, à l'époque impériale. 

1. Ritschl, OyO. cit., p. llo ; Garrucci. Sijlloge inscript, latinar., 1, p. 134; 
Marquardt, Organisation Jinancière, p. 47 et suiv. ; Ilùbuer, o/). cit.,\). lxx. 



ALPHABETS USITES DANS LES INSCKirTIOXS ROMAINES 31 

5 — s'écrit quelquefois llill clans les inscriptions d'Afrique. 

6 — se note llllll dans le titre sévir Augastalis et ^ dans 
les inscriptions de basse époque. 

9 — Vllll est beaucoup plus fréquent que IX. 

14 — Même observation que pour 4 et 9. 

19 — Même observation. 

28 — On a un exemple de XXIIX", comme on en a un aussi 
de XIIX'. 

50 — La forme ancienne est ^, le ^^ de Talphabet chalci- 
dique, que l'on rencontre encore sur certains textes con- 
temporains d'Auguste * ; elle s'est successivement changée 
en *i/, T, et L. 

60/100 — Une particularité des textes africains est que, 
pour indiquer les nombres de dizaines supérieurs à 50 et 
inférieurs à 100, on emploie souvent exclusivement des X 
juxtaposés. Se.ragiiila pouvait donc, en Afrique, se noter 
ainsi : XXXXXX . 

500 — s'écrit souvent à Tépoque impériale par un B. — Ce 
signe n'est pas, en réalité, un D, mais la moitié du signe des- 
tiné à signifier mille. 

1000 — M, qui est employé, sous l'empire, pour désigner 
le nombre mille, est souvent aussi remplacé parle signe cd, 
qui n'est autre chose que le phi de l'alphabet chalcidique. 
Postérieurement on trouve comme variante : 00 . co, p<. 

Les nombres supérieurs jusqu'à 100,000 se représentaient 
par des combinaisons ou des modifications de ces signes : 

10,000 se figurait ainsi : (D, ou, en simplifiant la figure, 

'*L', /?^ , ce!» , iilii ; 

5,000, par suite, se représentait par©, Iw, k\ » 1)) î 

1. Ce signe se rencontre peut-être déjà sur une inscription de Pornpéi [CI. L , 
IV, 3043). 

2. C. /. L., VI, 9934. 

3. C. /. L., III. 582. 

4. C. /. L.. I. 1341 ; IX, 2975. 

5. C. I. L., VIII, 1108. 



32 ALPHABETS USITÉS DANS LES INSCRIPTIONS ROMAINES 
100,000 s'indiquait par le signe (JîE)^ s^ ', 
50,000, par suite, était noté O, Ly. 

Les nombres de mille intermédiaires s'exprimaient, soit 
en faisant figurer le chiffre mille, 00 , devant l'un de ces 
signes — - Ex. : OO U', = 4000 ; soit en répétant plusieurs fois 
le signe 00 ■ — Ex. : OOOOOOCCXX. 3220; soit en surmontant 
le nombre des mille exprimé en chiffres ordinaires d'une 
barre horizontale — Ex. : XXÏ DCLXI, 21661. 

Vers l'époque d'Hadrien le nombre des mille se rencontre 
entouré de trois barres, deux verticales et une horizontale 
— |XXl| — mais cette façon de procéder est généralement 
réservée pour indiquer les centaines de mille. 

En effet les Romains n'avaient pas de chiffres pour repré- 
senter les centaines de mille et les millions \ Aussi l'on avait 
coutume, pour noter les centaines de mille, de les enfermer 
dans le rectangle incomplet | | , dont il vient d'être 
question. 

Ainsi fxl CLXXX DC signifiait 10 centaines de mille -f 180 
mille + six cents = 1,180,600. 

On conçoit que la confusion entre ces deux sortes de 
barres, l'une horizontale simple destinée à désigner les mille, 
l'autre horizontale accostée de deux verticales, réservée aux 
centaines de mille, fût aisée à faire et donnât lieu à des 
erreurs involontaires ou même voulues. On sait, j)ar exemple, 
que Tibère ayant à pajer à des légataires, sur la succession 
de Livie dont il était l'héritier, des sommes importantes, 
ramena le legs destiné à l'un deux, Galba, le futur empereur 
de quingenties centeiid milid sestertiam, 500 X 100,000 ses- 
terces, qui devait se noter par [d]- à quingeiita milia scstcr- 
tiuni, 500,000 sesterces, (jui s'écrivait [)ar un D'- 



1. IMiii., Hi.<t. .\at., XXXIII, l3o : Non crat ajnul antiquos nuinctus ultra 
centuin milia et /loilie inulti/dicantur /incc ut c/ericns ccntcna aut saepius 
dicatur. 

2. Suel., (ialbd, 5. 



ALPHABETS USITES DANS LES INSCRIPTIONS ROMAINES 35 

2" Fractions . 

Le système des fractions chez les Romains était duodé- 
cimal, c'est-à-dire qu'il reposait tout entier sur la division 
d'un entier en 12 parties égales. Un entier, de quelque 
genre qu'il fût', se nommait as; la douzième partie se 
nommait uiicia. Chaque once était aussi divisée en frac- 
tions, qui toutes rentrent dans le système duodécimal. 

Nous avons réuni dans le tableau suivant l'ensemble de 
ces fractions, avec le signe numérique qui représente 
chacune d'elles, en exprimant leur valeur par rapport à l'as 
et par rapport à l'once'. 



As 

Deiin.r . . . 
Dextans. . 
Dodraus . 

Bes 

Septun.r. . . 

Semis 

Quincunx. 
Trie II s . . . . 
Q a ad r an s , 
Sextans . . . 



Sescuncia 
Uncia. ... 
Semuncia , 



Duella 

Siciliens 

Sextula 

Dimidia sextnla 

Scripulwn 

Siliqua 



As. 


Once. 


J 


12 


"A^ 


11 


V« 


10 


V'. 


9 


V:. 


8 


Vl-2 


7 


V. 


6 


■V.. 


5 


V:^ 


4 


V'. 


3 


Vc 


2 


Vs 


iV. 


V.2 


1 


V- 


V. 


V36 


•A 


•As 


V. 


'h 


Vo 


Vu4 


'In 


V288 


y-r. 


Vl728 


Yli4 



I 

s z z 
s z z 
s z - 
s z 
s - 
s 



_ ou z 
Ju— ou 1 — 

J* ou 2 ou G 

88 ou u 
8 

3 ou 5^ 



1. Balbus, De asse, l.QatrfçMtd wnwm est et quod ex integrorum dioisione 
remanet assem ratiocinatores vocant. 

2. Cf. Marquardt, Staatsiserwaltung (îrad. Vigié), p. 59; Bouché-Leclercq, 
Manuel des Institutions romaines, p. 567. Mommsen, Hermès, 1887, p. 596 et 
suiv. 



34 ALPHABETS USITÉS DANS LES INSCRIPTIONS ROMAINES 

N. B. L'once se représente le plus souvent ainsi que nous 
l'avons fait dans ce tableau : mais on trouve aussi comme 
signe abréviatif de Fonce : •, v-»^ co, ou même i\ Par suite 
toutes les fractions supérieures à Fonce et inférieures à Fas 
peuvent emprunter ces différentes formes. Ainsi le quincunx 
pourra se noter par 5Î" ou ^~~, les bes parS(^, etc. 

Ces signes de numération fractionnaire s'appliquent, 
ainsi que nous l'avons dit, aux divisions d'une unité, quelle 
qu'elle soit, unité de longueur, de poids, de monnaies, ou 
autre. Il faut ajouter pourtant que, pour les monnaies, on 
ne s'en était pas tenu à ces divisions : on avait donné à 
Fas (unité monétaire), un certain nombre de multiples pos- 
sédant chacun un nom particulier; ce sont : 



As 

Dupondius. 
Sestertius . . 
Quinarius . 
De n a ri II 6' . . 



i 
2 



10 



¥ =S 



De plus le sesterce était lui-même considéré comme une 
unité, ayant des fractions calculées d'après le système 
décimal. 



Semis . . 
Libella . 
Singula. 



Sesterce. 




V. 


s 


ViO 


- 


V.0 


I 


V'.« 


T 



Terrinicius 



Certaines fractions de Fas pouvaient être énoncées, soit 
en fractions d'as, soit en fractions de sesterces'. 



1. Cette dernière notatioa se remarque par exemple sur les vases de Bernay 
qui sont conservés à notre cabinet des médailles. Cf. Chabouillet, Catalogue 
général des camées de la Bibliothèque impériale, p. 418 et suiv. 

2. On rencontre aussi parfois, pour représenter le sesterce, les signes IS ou 
SS coupés d'une barre horizontale. 

3. On en trou%'era un exemple intéressant dans VKp/icineris cpigraphica, 
VII, 426. Cf. Maesius V^olusianus, Assis distributio, §§ 65 et suiv. 



DEUXIÈME PARTIE 

DES ÉLÉMENTS COMMUNS AUX DIFFÉRENTES 
CLASSES DTNSCRIPTIONS 



Quelle que soit Finscription qu'on ait à déchiffrer, qu'elle 
•soit dédiée à une divinité, gravée en Fhonneur d'un empe- 
reur ou d'un grand personnage, ou môme qu'elle consiste 
en une simple épitaphe, elle contient toujours un ou plu- 
sieurs noms. L'étude qui doit suivre celle de l'alphabet est 
•donc celle des dénominations. Elle formera Fobjet du cha- 
pitre premier. 

De plus, les personnages qui figurent sur les inscriptions 
appartenant à toutes les classes de la société, s'il en est qui 
n'ont jamais obtenu aucun honneur ni exercé aucune fonc- 
tion dans l'État, dans une cité, dans un collège, il en est 
beaucoup, au contraire, qui sont arrivés à des dignités 
publiques, municipales ou collégiales. En ce cas, ces 
dignités sont généralement indiquées dans les textes épi- 
graphiques. Et même on ne se contente pas, la plupart du 
temps, de mentionner la fonction que le personnage rem- 
plissait au moment où l'inscription a été gravée ; on a soin 
<le rappeler les divers titres par lui obtenus pendant sa 
carrière. Or, ces titres sont présentés suivant certaines 
règles. Nous exposerons, dans le deuxième chapitre, les 
lois d'après lesquelles on a coutume de rapporter cette série 
d'honneurs et de fonctions dont la succession constitue ce 
qu'on est convenu d'appeler des cursus hononun. 



36 ÉLÉMENTS COMMUNS A TOUTES LES INSCRIPTIONS 

Le troisième sera consacré à étudier les noms et titres 
portés par les empereurs et les membres de leur famille, 
soit de leur vivant, soit après leur mort; ces noms et titres 
sont, eux aussi, soumis à des règles constantes, quelle que 
soit la nature du texte épigraphique où ils se lisent. 



CHAPITRE PREMIER 



§ 1. — Prénoms. Noms. Surnoms' 



Dans les temps très anciens, on ne portait à Rome qu'un 
seul nom : « Varro simplicia in Italia fuisse nomiiia ait^. » 
Pour distinguer sa personnalité, on ajoutait à ce nom unique 
un autre nom au génitif, celui de son père ou de son mari, 
mais sans indiquer la relation qui unissait entre eux ces 
deux noms : on n'employait aucun des mots filius, filia, 
coiijiix, qui se suppléaient tout naturellement. 

A Tépoque impériale, il n'y a plus que les esclaves ou les 
petites gens de province qui ne soient ainsi désignés que 
par un seul nom. Généralement tous les Romains de condi- 
tion libre ont trois dénominations différentes^ un praeiiomen, 
un /ionien, un cognomen. Quelquefois même un seul individu 
porte plusieurs cognomina . De plus, on ajoute d'habitude à 
ces dénominations la désignation de son père, parfois celle 
de son aïeul et d^ordinaire aussi l'indication de la tribu dans 



1. Sur les différentes dénominations d'un Romain, il faut consulter surtout 
Mommsen, Rômische Forschangen, J. p. 1 et suiv. ; Hûbner, Quaestiones ono- 
matolof/ccae, Bonn, 1854, et Eph. epigr. , I, p. 25-92 ; Handbuch, p. 497 et suiv. ; 
Mowat, Les noms familiers chez les Romains (Mém. de la Société de linguis- 
tique, I, p. 293 et suiv.); Marquardt, Vie pricée des Romains, p. 9 et suiv.; 
H. Miohel, Du droit de cité romaine, l. I . Voir aussi les /nrftces du Corpus 
inscriptionum latinarum [nomina, cognomina, notabilia caria). 

2. Incertù auctoris liber de praenominibus, de nominibus, de cognominibus, 
de agnominibus (inséré à la suite des œuvres de Valère Maxime dans certaines 
éditions, par exemple dans l'édition Halm, collection Teubner), § 2. 



38 ÉLÉMENTS COMMUNS A TOUTES LES INSCRIPTIONS 

laquelle on était inscrit. La le.r Jiilia Diiinicipalis prescrivait 
aux magistrats chargés du recensement des citoyens romains 
dans les colonies et les municipes de n'omettre aucun de ces 
renseignements, et fixait Tordre dans lequel chacun d'eux 
devait être noté : « Censum agita, eorumque nomina, prae- 
nomina, paires (tilt patronos, tribus, cognoiuina... accipito\ » 
C'est Tordre même qui est suivi dans les inscriptions avec 
cette seule difï'érence que, sous Tempire, le prénom figure 
toujours le premier, sauf dans quelques textes dont la rédac- 
tion est plus ou moins négligée*. 

Nous étudierons donc successivement, pour commencer, 
\ç, praenomen^ le nomen, le cognomen : nous verrons ensuite 
comment on indiquait la filiation et la tribu. 



i" Praeiwnten. 

Le nombre des prénoms romains a été relativement assez 
considérable : « Geiitilicia nomiiia Varro piitat fuisse numéro 
mille, praeiiomiiia circa triginta^. » Mais en réalité on ne 
pourrait guère en citer c|ue seize ou dix-sept dont Tusage 
ait persisté. Nous les réunissons dans le tableau suivant. 

RÈGLE GÉNÉRALE : Le prdenoiuen est écrit eu abrégé quand 
il est joint au nomen et au coi^nomeu ^. 



1. C. /. Z,., I, p. 206. ligne 146. Cf. la lex Acilia repetundarum (ibicl., L 
p. 49 et suiv.), au début du § 18. 

2. Cf. Plin., Hi.<t..Nat., VII, 50,168, qui. citant uu exemple de longévité 
emprunté aux registres du cens fait par Vespasien et son fils, s'exprime aiusi : 
Accedunt eœperimenta recentissimi ce ni? us que m intra quadriennium impera- 
tores Caesares Vespasiani pater flliusque censores egerunt... Citra Placentiam 
in collibus oppidum est Veleiatium, in quo CX annos seœ detulere, quatuor 
cero centenos cicenos, unus CXL, M. Mucius. M. filius, Galeria, Félix. 

3. Lib. de praenom. , § 3. 

4. Les exceptions à cette règle sont assez rares pour qu'on doive les considérer 
comme des irrégularités. On ne peut guère en signaler que dans les inscriptions 
dues h l'initiative privée et cela seulement à partir du n" siècle. Ou trouvera 
dans les tables de chaque volume du Cor/ius la liste des prénoms écrits en 
toutes lettres. 



PRÉNOMS. NOMS. SURNOMS 3& 



A 


A ni us 


AP 


Appiits 


C 


Gains 


CN 


Gnacus 


D 


Decimus 


L 


Luciiis 


M 


Mardis 


M/ 


Maniiis 


N 


Nnmerhis 



P Pub lins 

Q Qiiinttis 

SER Servius 

S EX Sextus 

S ou SP Spiiriiis 

TI ou TIB Tiherius 

T Titus 

V Vibius 



Observations sur le tableau précédent. 

1" Le prénom Aidas, s'écrivant aussi Olus' , ancienne- 
ment, on trouve quelquefois, mais rarement, ce prénom 
indiqué par la lettre O'. Les abrévations AV et AVL sont 
ég-alement rares'. 

2" Le prénom Appius s'abrège encore, mais plus rarement 

par APP*. 

3° Decimus peut s'abréger en DEC; mais cette abrévation 
est beaucoup moins usitée'. 

4° Quintilien nous apprend que le mot Gains s'écrivait en 
réalité par un C , mais se prononçait comme s'il était écrit 
par un G : « Quid? quae scribuntur aliter quam enuntian- 
tur ? Nam et Gains C littera notatur\ » Le grammairien 
Terentianus est aussi affirmatif : « Gains praenomeu Inde 
C notatnr, G sonat''. » On avait donc conservé pour la nota- 

1. On le rencontre même parfois sous cette forme à l'époque impériale : C. l.L., 
IIL 993; IV, 1375, 1998, 2353 ; V. 391, 6445; \l, 13950, 18777, etc. Cf. la légende: 
L>AOr OriT KAIS SEB TEPM AIT, sur les monnaies alexandrines d'Aulus 
Vitellius (Mionnet, Desc. des monn. ant., VI, p. 78). 

2. Cf. C. I. L.,1, 625 = IX, 3771, et Bulletin épigraphique, 1884, p. 289. 

3. C. /, L., m, 6201 ; VIII, 2737; XII, 208, 794, 3645. 

4. Ibid., VI, 766, 11753, 11754, etc. 

5. Ibid., III, 2770. 

6. Instit. orat., I, 7, 28. 

7. De Metr., V, 890 et suiv. Cf. Priscien, I, 7, 28. 



40 ÉLÉMENTS COMMUNS A TOUTES LES INSCRIPTIONS 

tion de ce motrancien caractère C de Talphabet chalcidique 
qui avait le son du F grec. Aussi nous trouverons parfois 
Fabréviation G aussi bien sous la république^ que posté- 
rieurement'. 

5° Le texte de Quintilien que nous venons de citer peut 
aussi s'appliquer au prénom Gnaeus, pour lequel nous 
avons d'ailleurs un autre témoignage : nQuodiinum praeno- 
men varia scriptuva notatiw; alii eniin Naeum, alii 
Giiaeum, alii Cnaeiun scribuut. Qui G littera in hoc praeno- 
niiue iifiiuli/r, aiitiquitatem sequi videntur, qiiae multum ex 
usii littera est". « On a des exemples de l'abréviation GN*. 

6" Exceptionnellement on rencontre LV au lieu de L 
comme abréviation de Lucius\ Même remarque pour Quin- 
tiis irrégulièrement abrégé en QV^ 

7° Au lieu de hN, abréviation de Manias, on trouve dans 

les éditions des auteurs et même dans certains ouvrao-es 

o 

d'épigraphie un M suivi d'un apostrophe, M'. C'est là un 
caractère employé pour faciliter l'impression ; ce n'est pas 
une sigle usitée sur les monuments. Xous avons parlé plus 
haut^ de cette forme archaïque du M. 

8" On trouve une fois le prénom Publius, autrefois 
Poblius, abrégé en PO '. 

9" Pour l'abréviation QV au lieu de Q, voir 6". 

10" La forme Servi us est admise par M. Mommsen dans 
ses Roniische Forschungen % et par Wilmanns^". M. Ilenzen 
préfère Sergius''. Xous adoptons Servius, qui est Tortho- 

1. c. /. L., 1,632; IX, 3703; X, 5227, 6471. 

2. Voir les Indices des différents tomes du Corpus inscription um latinarum. 

3. Liber de praenominibus, § 4. On trouve dans les inscriptions N^accus 
(C. /. L.. V, 6047*; X, 3609, 2, 29), Naeus {Ibid., 111,1728 addit.; i\/ort. Ancyr. 
— texte grec, — VI, 12), Cncus IC. I. L., VI, 21638). 

4. Wilmanns, 293, 1815, 2011. 

5. C. /. L., III. 3654. Cf. d'autres exemples au Bulletin l'pifjraphique, 1885, 
p. 30. 

6. C, /. L., VII, 642. 

7. Première partie, p. 3 et 18. 

8. C. /. L., IX, 5699. 

9. I, p. 17. 

10. Eœcmpla insc. latin., p. 402. 

11. Orelli-Henzen, III, p. 239. 



PRENOMS. NOMS. SURNOMS 41 

graphe la plus ancienne'. Généralement, ce prénom est 
transcrit en grec sous la forme lEPOJlOI' ou IEPB|OZ '. 
On trouve aussi SERVI VS en toutes lettres*. Il est rarement 
abrégé simplement par S '. 

11° S, coupé quelquefois au milieu d'une barre horizon- 
tale ", SX ' ou SEXT ' sont des abréviations exceptionnelles 
du prénom Se-vdis. 

12" S, abréviation de Sptir/iis, est archaïque. 11 faut noter 
pourtant que dans les Fastes Consulaires on trouve déjà 
l'abréviation SP ; mais celle-ci ne se rencontre guère que 
sous FEmpire % ou tout à fait à la fin de la République ^\ 

13° Autres abréviations moins fréquentes de Vibiiis : VI 
et VIB. L'abréviation V est archaïque ^'. 



Les monuments épigraphiques et les textes des auteurs 
nous font connaître un certain nombre ^^ d'autres prénoms 
qui semblent avoir été, pour la plupart, abandonnés de 
bonne heure. Xous les avons réunis dans le tableau suivant, 
en indiquant les sigles qui servaient à les désigner : 



1. L'orthographe Se/'^àis date de l'Empire. Cf. Epli. cpigr., II, 522 : SER- 
GI0|!SVLPICI01|GALBAE, et la note qui suit. 

2. Voir les monnaies alexandrines de Galba (Mionnet, Desc. des mona. ant., 
VI, p. 94), portant liEPOVI rA.VBA AVTO KAIl ilKBA ou ZEB et une inscription 
de Délos [Bull, épiçj., III, p. 25.5), avec ilEPOVION KOPNHAION AENTOAON. 

3. Cf., par exemple, C, /. A., III, 863, 870. Il n'y a pas, au Corpus inscrip- 
tionum graecaruin, un seul exemple certain de Sïoy'.o; employé comme 
prénom. 

4. C. /. L., X, 8054, 8. 

5. Wilmanns, 1760. 

6. C'est ainsi que le prénom est écrit sur les listes des soldats prétoriens et 
sur certaines épitaphes au ii' et au ni° siècle (C. /. L., VI, 254, 2381b; VIII, 
2568, 3116, 3461). 

7. Cf. un denier du vi© siècle de Rome (C. /. L., I, 252). 

8. lhid.,U, 1495. 

9. Ibid., X, 697 (du temps de Claude). 

10. Ibid.,l, 114, 182, 1097, 1412. 

11. Ibid., IX, 5699, X, 4719 ; Eph. cpigr., 1, 38. etc. 

12. Varron [Lib. do praenom., % 3) en énumère quatorze qui étaient déjà, 
tombés en désuétude de son temps: Agrippa, Ancus, Caesar, Faustus, Hostus, 
Lar, Opiter, Postumus, Proculus, Sertor, Statius, TuIluS; Volero, Vopiscus. 



El.EiMENTS COMMUNS A TOUTES LES INSCRIPTIONS 



AGRIPP 


Agrippa 


OPIA 


Opiavus 


» 




Ancus 


ov 


Ovins 


AN 
AR 




Annius 
Aruns 


PAC ou PAQ 


( Pacuius 
( ou Paquius 


AT 




Atta ou Attus 


)) 


Paulhis 


BAN 




Ban.,.? 
Cossus 


PE, PER, PESC 


( Percentiius 
l ou Pescennius 


» 




Defiter 


PET 


Petro 


EP 

» 




Eppius 
Faust us 


PL ou PLA 


{ Plancus 
l ou Plautus 


FERT 




Fer t or 


POP 


( Pompa 


HER 




Herius 


( ou Popidius 


HOSP 




Hospolis 


POS ou POST 


Postumiis 


)) 




Hostus 


PR 


Proculus 


K 




Kaeso 


R 


Retus 


» 




Lar 


SA ou SAL 


Salvius 


MA.M 




Mamercus 


SERT 


Sertor 


» 




Marins 


ST ou STA 


Staiius 


)) 




Mesius 


TIR 


Tirrus 


)) 
MIN 




Mettus 

Minatius ou Mi- 


TR et postérieu- 
rement TREB 


> Trebius 






nius 


TVL 


Tullus 


)) 




Xero 


)) 


Tunis 


NO ou 


NOV 


Novius 


VEL 


Vel...? 


» 




A uma 


VOLER 


^"olero 


OF 




Of...? 


» 


]'ohisus 


OPIou 


OPETR Opiler 


VO 


\'opiscus 



Observations sur le tableau précédent. 



1"^ Le prénom Agrippa était usité chez les Menenii et les 
Fiiiii. 

2° Cossus, qui ne s'abrège jamais, était propre à la gens 
Gornelia, 

3" Même observation pour le prénom Fausliis qui est par- 
ticulier aux Cornelii Sulhv. 



PRENOMS. NOMS. SURNOMS 43 

4" Le ])rvnom Nos fus se rencontre dans la famille Lucretia . 

5" Le prénom Lar est nsité chez les Ilerminii. 

6° Le prénom Mamerciis se rencontre dans la gens Aemilia. 

7" Nero a toujours été employé comme prénom dans 
ritalie méridioiiale (Inscriptions d'Asisium : C. I. L., I, 1412, 
1415, 1417). On verra plus loin qu'il était porté, comme tel, 
par les Drusus. 

8" Le prénom Opiter était usité chez les Verginii. 

9° Paullus est porté par les Aemilii Lepidi, les Regilli, 
les Fabii, lesPostumii. 

10" Postuinus se rencontre chez les Aebutii, les Cominii 
et les Veturii. 

ii^ Procu lus était usité dans la g'ens Gesfania et dans la 
gens Verginia. 

12** Volero était particulier aux Publilii. 

13" Le prénom Volusus, qui ne s'est pas encore rencontré 
en abrégé, était employé dans la gens Valeria. 

14" Vopiscus était porté par les membres de la gens Julia. 

Le prénom est le nom individuel, par oposition au 
nomen, qui est commun à toute une gens. Dans le principe, 
les prénoms avaient une signification ainsi que nous l'ap- 
prennent les auteurs : « Lucii coeperuiit appellari qui ipso 
initio lucis orti erant..., Manii qui maiie edili eraiit;... Gau 
judicantur dicti a gaudio parentum, Auli quod Diis alen- 
tibus nascuulur, Marci Martio meiise geniti ; Tiberii vocitari 
coeperunt, qui ad Tiberim uascebantur\ » Le fait est 
évident pour les prénoms qui, dans une nombreuse famille, 
servaient à différencier chacun des fils en indiquant leur 
numéro de naissance : Primus, que l'on rencontre soit en 
entier soit en abrégé (PR, PRI); Secundus, qui ne s'abrège 
jamais; Tertius, qui s'écrit généralement en entier et excep- 
tionnellement en abrégé (TERT); Quarfus, qui peut s'abréger 
en QVAR ou QVART ; Quiiilusei Se.rtus, dont nous avons parlé 
plus haut. Naturellement cette signification s'effaça bien 
vite, et le prénom ne fut plus qu'un mot dépourvu de 

\.Lib. de praenom., %4. 



44 ELEMENTS COMMUNS A TUUTES LES INSCRIPTIONS 

sens particulier, mais commode pour distinguer l'un de 
l'autre les différents membres d'une même gens. 

Le prénom était donné aux enfants par les parents le 
neuvième jour après leur naissance, ainsi que nous l'apprend 
Macrobe : « Est etiam Niindina Romananim dea a nono die 
nascentiiun iiiinciipdla (jui litstiiciis; dicifiir. Est aiite/ii dies 
lustricus qiio infantes Instrnntur et nomen accipiunt, sed is 
niaribus nonus, octavus est feminis^ \ » mais il n'était offi- 
ciellement inscrit sur la liste du recensement que lorsque 
l'enfant prenait la toge virile ; c'est, en effet, seulement à 
€ette époque que commence la personnalité du jeune 
homme. Aussi l'auteur inconnu du Liber de praenominibus , 
a-t-il pu dire sans manquer à la vérité : « Pueris non prius 
quant togani virileni sunierent... praenomina imponi moris 
fuisse Scaevola aiictor est^. » 

Il y avait donc entre la théorie et la pratique une oppo- 
sition dont on retrouve la trace dans les inscriptions ; tantôt 
l'enfant y porte un prénom, tantôt, au contraire, il n'en 
porte pas. On peut dire pourtant que le prénom des enfants 
est généralement indiqué sur leur tombe, surtout à partir 
du 11^ siècle, ce qui n'est peut-être pas sans relation avec 
les mesures prises par Marc-Aurèle pour réglementer les 
déclarations de l'état civil'. 

Exemples d'enfants morts avant d'avoir pris la toge virile, 
et portant un prénom : 

C. I. L., III, 4471 : 

L • G E N V C I O 
H O N O R A T I A N O 
ANNVIIIMXETL 
GENVC ■ LVCIA 
NOANIIDIERXXX 
ET • L ■ GENVC • KAP 
ITONI • MENS ■ IIll 

1. Sat., I, 16, M). Ci. IMoiarch., Qtia'ist. nom., 102; Festus, p. 120; Ulpien, 
Reg., XV, 2 et XVI, 1; Tertullien. de Idolat., 16, etc. 

2. Lib. (lepracnom..%'i.Cl. sur l'inierprétaliou de ces deu.x textes: Mommseu, 
Rôm. Forsc/iunf/en. 1, p. 32. 

3. Capit., Vita Marci, [) :... ut primas Jubcrct apud prae/ectos aerarii 



PRENOMS. NOMS. SURNOMS 4> 

L. Genucio Honoradano, ann(oriinij octo, in(cnsiutn) dccein, et L. Gcnu- 
c(io) Luciano an(norum) duorimi, dier(uin) triginta, et L, Genuc(io) 
Kapitoni mensfiitinl quatuor, etc. 



C.LL., VIII, 17375 : 



P • TITINIVS 
P • F • AFRICA 
NVS • P ■ V 

ANNO 
H • S • E 



P, Titinius, P. (Titinii) ftiliiisj, Afi'icanus p(ius) \.'{ix'ai anno. H(ic) s(itiis) 

e(stj. 

Mais on pourrait citer aussi plus d'un exemple d'enfant en 
bas âge dont le prénom n'est pas inscrit sur la tombe. 

C. I. L., VI, 7778 : 

D M 

AVRELIO FE 

LI C I • A VG LIB 

QVI • VIXIT • ANNIS • V 
D I EB VS XXXIII 

HORIS VIIII • M • AVR 
CARICVS- AVGLIBFILI 
O DVLCISSIMO BENE 
MERENTI FECIT 



D(iis) M(anibus) ; Aurelio Felici, Aug(usti) lib(erto), qui vixit annis 
quinque, diebus triginta tribus, lioris novem. M. Aur(elius) Caricus, 
Aug(usti) lib(ertus), filio dulcissimo bene merenti fecit . 

Pour couper court à cette difficulté, pour indiquer que 



Saturni unumquemque cicem natos liberos profiteri intra tricesimum diem^ 
Domine imposito. Per provincias tabulariorum publieorum usum instituit, 
apud quos idem de originibusjieret quod Romae apud pra^ectos aerarii. 



46 ÉLÉMENTS COMMUNS A TOUTES LES LNSCRimiONS 

l'enfant était mort, à un âge où il n'avait pas réellement de 
prénom, on inscrivait parfois dans son épitaphe, avant son 
gentilicium , le mot PVPVS (abréviation PVP) qui signifie 
(( enfant tout jeune ». Ce mot tenait lieu de prénom^ et c'est 
pour cela qu'on l'abrège souvent. 
Exemples : 

C. I. L., IX, 2789 (le^ siècle): 

PVP - PONTIO • T • F ■ VO/ 
PROGVLO • AN • XIII 

Pup(o) Pontio, T. (Pontii) flilioj, Vo[l1(tinia tribu I, Procnlo, anfnorum) 

tredecini. 

Si le mot Piipus n'était pas employé ici en guise de pré- 
nom, il ne conviendrait pas à un jeune garçon âgé de treize 
ans. 

C. I. L., y, 5505 (2e siècle) : 

D M 

P V P I A C V T I 
I V S T 1 N I 
V I R I L L I E N A 
CRESCENTINA 
MATER INFELI 
C I S S I M A 
FI LIO 



Ddisj M(anibus) Piipi Acuti(i) Justini ; Virillicna Crcscentina, mater 
infclicissim a , filio . 

C. l. L., IX, 6083, 57, sur un cachet de bronze : 

F I R MI P V P 
VMBRIORVM 



1. Il faut faire exception pour la Cisalpine où le mot Pupus est un prénom 
véritable, sans signification aucune. Voir C. I. L., V, 3716 : ..upius, Pupif(i- 
lius)..s, sibifec(it); 4021: ...Fuji. Plassa MarcelUnus conjugi inromparabi- 
li... J'ccit ; etc. 



PRENOMS. NOMS. SURNOMS 47 

Firini Piip(ori(/u) Unibrlorian (scn'i)^ . 

Pourtant ce mot Pupiis n'est point véritablement un pré- 
nom, et ce qui le prouve nettement, c'est qu'on le trouve 
appliqué à de jeunes esclaves morts en bas âge : or les escla- 
ves ne portent jamais de prénoms, comme il sera dit plus bas. 
C'est ainsi qu'on lit dans le recueil d'Orelli-Henzen, n° 2719: 

D(iis) M(anibus) s(acrum). Pupus Torquatianus , filius bonus 
qui semper parentibus obsequens vixit aiiiiis octo, m(ensibus) 
octo, d(iebus) tredecini ; item alius Pupus^ Laetiaiius qui idem 
fil(ius) bonus et obsequens idem parentibus vi.rit annis n(u- 
mero) quinque, m(ensibus) se.x\ d(iebus) sex. Posuerunt Gaia- 
Jius et Eucharis parentes...^ 

Il est à remarquer que toutes les inscriptions que nous 
venons de citer ont rapport à des hommes. Les femmes, en 
effets ne portent point de prénom sur les monuments. Elles 
en avaient pourtant, du moins dans les temps anciens : 
« Antiquarum mulierum frequenti in usu praenomina fuerunt. 
Rutila, CaeseUia, Rodacilla, Murrula^Burra a colore ducta. 
Illa praenomina a viris tracta sunt: Gaia, Lucia, Publia, Nu- 
meria.Ceterum Gaia usu super omnes celebrata est\)) Et, de 
fait, on en trouve un certain nombre d'exemples dans les ins- 
criptions antérieures à l'empire'. Mais postérieurement, le 



1. Oa peut encore citer les exemples suivants C. /. Z,., II. 1528 — Pa/j. 
Agrippa, M./, (c'est le petit-fils d'Auguste); C. I. L., X, 924 — Dama, Pup. 
Agrippae (semis), Manlianus ; ibid., 3772, 12.-- T. Sulpicius, P. Q. Pu. 
l(ibertus) . 

2. Ici Pupus est bien véritablement un nom commun, puisqu'il est précédé 
d'un adjectif. 

3. Cet emploi de Pupus en guise de prénom, pour des enfants qui n'en ont 
pas encore reçu légalement, est généralement admis (Cf. par exemple Michel, 
Du droit do cité romaine, p. 143 et suiv., et Hùbner, Handhuch, p. 498). 
M . Schmidt ne se range point à cette interprétation [Piiiloloa. Anzoiger,lèSl , 
p. 5). 11 vent considérer Pupus commQ une appellation familière qui rempla- 
çait le prénom dans la vie journalière et qui aurait, pour cette raison, été gravée 
parfois sur les tombes de jeunes enfants. 

4. Lib. de praenom., ^7 . 

5. C. I. L., l, 99, 149. 160, 168, 177, 194, 1298, 1301, 1491, 1581, etc. 



48 ÉLÉMENTS COMMUNS A TOUTES LES INSCRIPTIONS 

prénom n'ayant pour elles aucune importance civile, les 
femmes cessèrent d'en recevoir un et l'on n'en rencontre 
sur les monuments que par exception'. 

Orelli-Henzen, 6241 : 

D- M 

SER • CORNELIAE • SER • L 

S A B I N A E 

SER • C O R N E L 1 V S 

D O L A B E L L A 

METILLIANVS 

NVTRICI ET MAMMVL 

B • M • F 

D(us) M(anibus) Ser(viae) Corneliae, Ser(vii Cornelii) l(ibertae), Sabinae, 
Ser(i>ius) Cornélius Dolabella Metillianus nutrici et mammullae) b(ene] 
m(erenti) f(ecit). 

C. I. L., VIII, 3869; 

D M S 
L • ANTESTIA 
SATVRNINA 

VI XXX 
FILIE DVL 

PATER 

D(iis) M(anibus) s(acrum) : L(iicia) Antestia Saturnina vif.rit annis?! tri- 
ginta ; filifaje dullcisjsliniae) patcr (fccit). 

Noms employés comme prénoms. — On trouve parfois cer- 
tains noms gentilices employés comme prénoms. C'est ainsi 
qu'un personnage, sur une inscription de Salonae, est ap- 
pelé Julius Varias Saturiscus'. 

1. Sur les prénoms des femmes ei les diffèreuts mots employés comme tels, 
dans les temps anciens : Majo(r), Mino(r), Pola, Licia, voir Hùbner, Hand- 
huch, p. 507. 

2. C. I. L.. III. 2378. 



PRENOMS. NOMS. SURNOMS 49 

Mais c'est surtout à la fin de l'empire que cet usage se 
généralisa. A partir tlu ii" siècle les noms vVelius, Aurelius, 
Ulpius, Flavius, et d'autres encore qui s'étaient répandus à 
profusion dans tout le monde romain, étaient usités comme 
prénoms et par suite souvent abrégés. Ainsi^ sous la seconde 
dynastie flavienne, Flavius était porté comme prénom par 
tous les empereurs. Constantin I est appelé sur les inscrip- 
tions FI. Valerius Constantinus, Constantin II se nomme 
FI. Claudius Constantinus, etc. \ 

Aemilius est qualifié de prénom par une inscription 
d'Apulum où on lit : 

C. I. L., III, 1228 : 

Quinque Iiic annoruni actatis conditur infans, ^niiliiis Hermès hanc 
generavit : matris de noniine dixit Ploti(a)m. patris praenomine 
JEniilia{m), 

Surnoms employés comme prénoms. — Dans certains pays, 
notamment chez les Transpadans, on rencontre des surnoms 
employés comme prénoms : Secundus Metilius (à Mayence ; 
Brambach, Insc. Rhen., 1181), Rufus Bussenius (à Turin; C. 

I. L., V, 7018), Gallus Julius Honoratus (à Uzès; C. I. L., 
XII, 292), Reburrus Sexticius Sereninus (à Mérida ; C. I. L., 

II, 591)^ etc. '. Ce ne sont pourtant pas, h proprement parler, 
des prénoms ; mais ils en font l'office et en tiennent la place. 

Il en est de même des surnoms que certains personnages 
de la noblesse ou de la famille impériale, au début de 
l'empire, portaient comme prénoms : 

Drusus : Drusus Julius, Ti. filius, Augusti nepos, Divi 

pronepos, Caesar — c'est Drusus, le fils de 
Tibère ; 
Drusus Julius, Germanici filius, Ti. nepos, 
Augusti pronepos, Caesar — c'est Drusus, 
le fils de Germanicus. 

1. Voir plus bas la partie relative au nom des empereurs (ch. m). 

2. Cf. la liste de ces suruoms dans Hûbner, Handbucli, p. .^05 et 506, § 26. 



5U ÉLÉMENTS COMMUNS A TOUTES LES INSCRIPTIONS 

Galeo : Galeo Tettienus Petronianus. consul en Fan 76; 

Galeo Tettienus Pardalus'; 
Galeo Tettenius Severus*. 
Germanicus : Germanicus Julius, Ti. filius, Augusti nepos, 
Divi pronepos, Caesar — c'est le grand Ger- 
manicus. 
Magnus Pompeius, neveu de Claude. 
Nero Drusus, beau-fils d'Auguste et père de 

Tibère ; 
Nero Claudius Caesar, l'empereur Xéron. 
Sisenna : Sisenna Statilius Taurus, consul en l'an 16. 

Taiirus : Taurus Statilius Corvinus, consul en l'an 45. 

Torquatus : Torquatus Xovellius, P. filius, Atticus'. 



Magiius 
Nero : 



2° Nom en. 



he nonieii gentiliciuin on genti le est la dénomination com- 
mune par laquelle on désigne tous les membres d'une même 
gens; c'est la propriété de cette gens : a Quia eo gens 
cognoscitur, ideoque dicitur gentiliciuni'' . » Aussi appar- 
tient-il à tous ceux qui font partie de la gens, aux hommes 
comme aux femmes, aux clients^ comme aux aflranchis\ 

L'ancien gentilicium romain^ le gentiliciuni des familles 
patriciennes et même d'un certain nombre de familles plé- 
béiennes dans le Latium, se termine en iiis. 

Ex. : Aemilius, Claudius, Fabius, Julius", etc. 

D'autres no/nina sont terminés en ei'us, aiiis iaeus, eus^, 
comme Pompeius, Staius, Annaeus, Paeduceus et Peduceus; 
leur formation est analogue à celle des gentilices en ins. 

1. Bullettino, 1839, p. 146. 

2. Ibid., 1876, p. 235. 

3. Borghesi, Œucros, V, p. 38. 

4. Lib. de praenom., ^ 2. 

5. Liv., III, 44. Ap. Claudiiun cirtiini^ plebciac stuprandac libido rcpit... 
M. Claudio cliente ner/otiutn dédit ut cirjiiicin in sercituteni assercret. 

6. Voir plus bas, § 5. 

7. Cf. Moramsen, Rômischc Forschunrjcn, I. p. 107, et Hùbuer, Handbuc/i, 
p. 509, § 28. La forme en is est archaïque ou arcliaïsantc; Caccilis (C. l. L.. 
I, 8425); Sallustis (C. /. L., X, II). 



PRENOMS. NOMS. SURNOMS 51 

Postérieurement, et par analogie, on forma des gentilices 
de cette nature avec les mots grecs [Archontius, Eumachius, 
Nymphidius), avec des surnoms latins [Faustinius, Julianius, 
Secundinius), avec des noms de ville {Amiternii/s, Veiia- 
franius), etc. '. 

Les noms d'origine étrusqne se reconnaissent à leur 
désinence ania^ eriia et enna, inna et itia : tels sont Mas- 
tarna, Perperna_, Persenna, Spurinna, Caecina*. Les termi- 
naisons as^ eiias et iiias, qui sont plus anciennes, comme 
dans Maenas, Maecenas, Larinas, ou anas comme dans 
Mefanas dénotent la même oriofine '. 

Les gentilices en cuius^ eiius sont des noms appartenant 
originairement à des familles venues de TOmbrie ou du 
Picenum. On pourrait en citer un grand nombre, entre 
autres : Albinovanus, Xorbanus, Lartienus, Salvidienus, 
Tettienus, etc. *. 

Il faut ajouter encore les gentilices en iiiiis, comme 
Crastinus, Pomptinus, ceux en icus, propres à l'Illyricum et 
à la Lusitanie'. Ex. : Abalicus, Boicus, Veronicus, etc.; et 
les gentilices en nciis et en aviis [ans), d'origine gauloise 
pour la plupart", comme Avidiacus, Amnavus, Annavus'. 

Le nombre des gentilicia est beaucoup trop considérable 
pour qu'il soit possible d'en dresser une liste. 

Les plus fréquents sont ceux qui ont appartenu aux 
grandes familles patriciennes et aux empereurs et qui se 
sont répandus ensuite dans tout le monde romain avec les 

1. Voir plus loin, chap, I, § 3 et § 5. 

2. Il est à remarquer que le gentilice des femmes appartenant à ces gentes 
d'origine étrusque est tiré de la forme correspondante en iiius, non de la 
forme en na : Caeciuia, Perpernia. CE. L. Renier, Journal des Sacants , 1867 , 
p. 103, etMém. deVAcad. des Inscriptions, XXVI, 1867, p. 16. 

3. Le féminin des gentilices en as est terminé par atia : Maccenatia. 

4. La liste des gentilices terminés en anus a été dressée par M. Hùbner, 
Eph. epigr., II, p. 25 et suiv. 

5. Cf. C. r. L., V, p. 44. 

6. Cf. Mowat, Bulletin de la Société de linguistique de Paris, 1883, n" 24, 
p. cxxxvii,- Bull, épigr., III, 1883, p. 166, et Inscr. ant. de Paris, p. 92. 

7. Le gentilice Verres est une singularité onomastique. Cf. Mommseu, 
BerirJite der Sâx. Ges. der Wissenscliaft, 1836, p. 62; Rhein. Muséum, 1860, 
p. 172 et 207; Philolog., 1868, p. 110. 



52 ÉLÉMENTS COxMMUNS A TOUTES LES INSCRIPTIONS 

nombreux affranchis de ces nobles familles comme aussi 
avec les pérégrins et les soldats à qui les empereurs avaient 
accordé le droit de cité. C'est pourquoi on les trouve quel- 
quefois abrégés dans des inscriptions privées ou même dans 
des inscriptions publiques de basse époque. Si Ton n'hé- 
sitait pas^ pour ces gentil icia, à se servir d'abréviations, 
c'est qu'il ne pouvait y avoir aucun doute sur leur signifi- 
cation. 

Les gentilices qui se représentent ainsi par les premières 
lettres seulement sont les suivants : 

Aelius AEL 

Antonius ANT ou ANTON 

Aurelius AVR 

Claudius CL, plus rarement CLAVD 

Flavius FL, plus rarement FLA. 

Julius IVL ou même I 

"Pompeius POMP 

Va 1er tus VAL 

Ulpius VLP (rare) 

Mais, en mettant à part ces quelques gentilices_, on peut 
poser comme règle générale, souffrant pourtant de rares 
exceptions \ que, contrairement aux prénoms, les gentilices 
s'écrivent en toutes lettres. Il en est au reste de même chez 
nous, où nous avons coutume d'indiquer nos prénoms par 
la lettre initiale, mais où nous écrivons toujours en entier 
nos noms de famille. 

3" Cognonien. 

L'usage du cognomen est relativement assez récent dans 
l'histoire des dénominations romaines. La place qu'il occupe 
dans l'ordre officiel des noms, à la suite de tous les autres, 
après la mention de la tribu, indique nettement qu'il est 
postérieur à l'époque de Ser. Tullius, puisque c'est à ce roi 

1. Encore faut-il ajouter que l'on n'écrivait un geutilice eu abrégé que lorsque 
le contexte de l'inscription ou l'endroit où elle était gravée rendait toute con- 
fusion impossible pour le lecteur antique. 



PRENOMS. NOMS. SURNOMS 53 

qu'est rapportée la division du peuple en tribus. Les sur- 
noms s'introduisirent peu à peu dans Tusage, et, à partir do 
Sylla, on les rencontre d'une façon à peu près constante. 
Nous avons déjà cité plus liaut un passage de la lex Julia 
municipalis qui oblige les magistrats chargés du recen- 
sement à inscrire le cognomen des citoyens à la suite de 
leurs autres dénominations. 

Ces cognomina se tirent d'habitude, aussi longtemps du 
moins qu'ils gardent une signification réelle, de singula- 
rités corporelles : Barbatus, Nasica, Maximus; ou de toute 
autre particularité distinctive, ce qui prouve qu'ils étaient 
essentiellement personnels. Bientôt ils devinrent hérédi- 
taires, surtout dans les grandes familles, et servirent à dis- 
tinguer : 

a) les diverses branches d'une même gens : dans la gens 
Cornelia, il y eut des Cornelii Scipiones, des Gornelii Balbi, 
des Cornelii Cethegi, des Cornelii Cossi, etc. ; 

b) ou même des subdivisions d'une même branche : c'est 
ainsi que dans la branche des Gornelii Scipiones, il y eut 
des Cornelii Scipiones Nasicae. 

Aussi ces surnoms étaient-ils rappelés sur les armoiries 
de famille; les Manlii Torquati font figurer un collier sur 
leurs monnaies, les Servilii Gemini les Dioscures, les Furii 
Crassipedes un pied, les Rutilii Lupi un loup, etc. 

A ce cognomen, propriété d'une gens patricienne ou d'une 
division de la gens, chaque membre ajoutait souvent un ou 
deux surnoms, surtout des cognomina ex virilité : il suffit de 
rappeler Gn. Cornélius Scipio ///.syjjr//?//.?, P. Cornélius Scipio 
Africanus , L. Cornélius Scipio Asiaticiis. 

Mais si, dès le début de l'empire, il n'est pas rare de 
rencontrer plusieurs surnoms attribués à une seule per- 
sonne \ à partir du deuxième et du troisième siècle, le 



1. C'est à dessein que je ne me sers pas du mot agnomen pour désigner ces 
différents surnoms supplémentaires : le mot agnomen est une expression em- 
ployée par les grammairiens de la basse époque. Cf. Marquardt, La Vie prioé 
des Romains, p. 19, note 1. 



54 ÉLÉMENTS COMMUNS A TOUTES LES INSCRIPTIONS 

nombre des surnoms se multiplie extraordinairement \ Il 
devient alors d'usage de prendre comme surnom le nomen 
sentilicium et même tous les noms de sa mère, ceux de son 
grand-père maternel, ceux de son père adoptif', ou encore 
ceux de personnages connus, sur le testament desquels on 
figurait (adoption testamentaire); il arrivait aussi qu'on s'ar- 
rogeait comme surnoms des noms quelconques. On plaçait 
cette suite de noms entre deux de ses propres dénomi- 
nations. On pouvait ainsi avoir deux prénoms, deux genti- 
licia, ou même davantage. Mais, dans ce cas, ces prénoms 
et ces gentilices supplémentaires doivent être regardés 
comme des surnoms. 

a) Exemples de plusieurs prénoms portés par un seul 
personnage : 

C. Appius Julius Silanus% consul en 28 après J.-G. 
L. Pompeius Vopiscus C. Arruntius Catellius Celer*. 

b) Exemples de plusieurs gentilices portés par un seul 
personnage : 

L. Aelius Aureliiis Commode % l'empereur. 

Ser. Cornélius Salvidieuiis Scipio Orfitus, consul en 149 
après J.-C. *. 

M. Larcins Magnus Pompeius Silo, consul en 82 après 
J.-C.^ 

En comparant entre elles les trois inscriptions suivantes, 
où est mentionné le même personnage, Q. Pompeius 
Priscus, consul de l'an 169, on saisira sur le vif cette habi- 
tude de multiplier les cognoniinaj dont une partie était passée 
sous silence, quand on jugeait inutile d'allonger Tins- 
cription outre mesure. 



1. II. Cannegieter, Z)e «mïaia romanoittm nominum stih principibus ratione 
liber sinrjularis, Utrecht, 1758, in-4"'; Borghesi, Œticrcs, III. p. 464 et suiv.; 
Mommsen, Hermès, III, 1881, p. 70 et suiv. 

2. Cf. plus bas ce qui sera dit de l'adoption. 

3. Borghesi, Œud., V, p. 186. 

4. C. I.L., VI. 2059, 2060 (an 81). 

ô. Cf. presque toutes les inscriptions relatives à cet empereur. 

6. Borghesi, Œko., VllI, p. 276et 277. 

7. Ep/iem. epiyr., IV, p. 495. 



PRÉNOMS. NOMS. SURNOMS 55 

C. /. L., VTII, 7066 : 

SOSIAE FALCONILLAE 

Q • PÛMPeI • SOSI ■ PRISCI ■ COS • FIL 

etc. 
Sosiar Fahonilloc, Q. Pompei(i) Sosili) Prisci co(nkiuUs} filliae), etc. 

C. I. L., X, 3724: 

Q • POMPEÎO • Q • F • QVlr 
(sic) SENECIONI • SOSI ■ PRI^ 
isici Cl • COS etc. 

Q. Pompeio, Ç. (Poinpciil fi/lio), Qui[i^[ina tribu), Scnccioni ^09.\{o) 
Pri [s]c[o] co(n)s(iili) etc. 

C. L L., XIV, 3609: 

Q • POMPEIO • Q • F • QVIR • SENECIONI 
ROSCIO • MVRENAE • COELIO • SEX 
IVLIO FRONTINO SILIO DECIANO 
C • IVLIO • EVRYCLI • HERCVLANEO - L 
VIBVLLIO • PIO • AVGVSTANO • ALPINO 
BELLICIO • SOLLERTI • IVLIO • APRO 
DVCENIO • PROCVLO . RVTILIANO 
RVFINO • SILIO ■ VALENTI • VALERIO 
NIGRO • CLFVSCO • SAXAE • VRYNTIANO 
SOSIO PRISCO etc. 

Q. Pompeio, Q. (Pompcii) f{ilio), Quir{ina tribu), Scnccioni Roscio Mu- 
rcnac Coclio Sex. Julio Frontino Silio Deciano C. Julio Eurycli Hercu- 
Iniieo L. Vibullio Pio Augustano Alpino Bcllicio Sollerti Julio Apro 
Ducenio Proculo Rutiliano Rufino Silio Valenti Valerio Nigro Cl(audio) 
Fusco Saxac Uryntiano Sosio Prisco, etc. 

Le père de ce personnage se nommait : Q. Roscius Coelius 
Murena Siliiis Deciaiuis Vihullus (sic) Plus Jiilius Eurycles 
Herclauus Poiupeius Falco ' . 

On comprend que dans tm nombre si considérable de sur- 

1. C. /. L., X, 6321. 



56 ELEMENTS COMMUNS A TOUTES LES LNSCRIPTIONS 

noms il était malaisé, même pour les contemporains, de 
reconnaître les noms véritables, ceux sous lesquels était 
réellement désigné le personnage. Aussi voit-on s'intro- 
duire à partir du troisième siècle, mais surtout depuis Dio- 
clétien, un nouvel usage : quand on élevait à un grand 
personnage un monument honorifique, on avait soin de mar- 
quer au génitif, quelquefois au datif, au-dessus de l'inscrip- 
tion ou sur le bandeau de la base où celle-ci était gravée, 
quelques-uns des noms ou plus souvent seulement le sur- 
nom le plus connu du personnage mentionné. Tantôt ce 
surnom était répété dans l'inscription elle-même, à sa place, 
c'est-à-dire généralement après toutes les autres dénomi- 
nations, tantôt, au contraire, il était omis \ 

Le surnom est répété dans l'exemple suivant: 

C. I. L., X, 1125. 

T A T I A N I 

C • IVLIO RVFIMANO 

ABLAVIO TATIANO CV 

RVFINIANI ORATORIS FILIO 

etc. 

Taliani. C. Julio Riifminno Ablnvio Tatiano, c(kir/ss/?7wl vf/roj. Rufiniant' 

oratoris ftlio, etc. 

Il est au contraire omis dans ce second exemple : 

C. L L., VI, 1698: 

P II S P II O R I I 

[sic] L\^CIO • AVR • AVIANIO SYMMACHO VC 

etc. 

Phosphorii. Lucio Aur(clio) Ai'ianio Si/nnuar/io (Phospliorio), i'iro) 

Cl larissi/)ii)i, oie. 

Siguinn (sobriquet). 

Chez les Romains comme chez nous, certaines personnes 

1. lîorghesi, Œuc, [U, p. 503 et suiv. L'exemple le plus ancien que je con- 
naisse de cette coutume est fourni par une inscription d'.\frique,qui se place 
dans le premier ou le second quart du III« siècle {Reçue de Philologie, 
1895, p. iJlô). 



PRENOMS. NOiMS. SURNOMS 57 

recevaient des sobriquets [signum , vocabuluni) . Les sobri- 
quets sont parfois mentionnés dans les inscriptions; en gé- 
néral ils sont précédés des mots idem., idemque., sii>e, qui et 
çocatur, qui et vocitatus est, quiet dictus est,\qui et\ siguo 
ou signum, qui servent à les distinguer nettement des autres 
dénominations. 

Wilmanns, 2749 : 

Q • L E T I N I V M 
LVPVM • QVI • ET 
VOCATVR • CAV • 
CADIO • QVI • EST 
Filins ■ S \h 
LVSTIES • venE 
RIES-SIVEVENe 
RIOSES • HVNC 
EGO • APVT -VOS 

TRVM 
N V M E N DE 
M AN DO etc. 

Q. Lctiniinn Lupum, qui et vocatur Caucadio, ciui est fi[lius] Sallusties 
[Veuleries sive Ven[e]rioses, hune ego opiit vostrum nurnen deiiiando, 
etc. 

Allmer, Inscr. de Vienne, I. p, 337, n" 81: 

■L>' AETKRNAE i'I 

LVCILIMETROBI 
SIGNO SAPRICI 

etc. 

D[us) M[anibus) et quieti aeternac Lueili[i) Metrobi, signo Sapi'ici{i), etc. 

1. Qui et se décline et peut se mettre au même cas que le signum. Ex. : 
Flaoiae Capitolinae, oui et Pacciae, mais on pourrait trouver aussi Flaoiae 
Capitolinae quse et Paccia ou même Pacciae. 



Ô8 ELEMENTS COMMUNS A TOUTES LES INSCRIPTIONS 

52. — I^•DICATIO^' DE LA fill*lTion de la tribu, et SUBSIDIAI- 

REAIENT, DE LA PATRIE ET DU DOMICILE 

Nous avons dit, au commencement de ce chapitre, qu'on 
trouvait d'habitude dans les inscriptions, à coté des déno- 
minations d'un personnage, la désignation de son père, au- 
trement dit sa filiation, et celle de la tribu dans laquelle il 
était inscrit; sa patrie et la ville où il était domicilié étaient 
aussi quelquefois indiquées. C'est ici le lieu de donner quel- 
ques développements à ce sujet. 

i° Filiation. 

En pays romain ou romanisé, la mention de la filiation 
n'a d'autre raison d'être que d'attester l'ingénuité du per- 
sonnage dont elle accompagne les noms. Cette filiation est 
mentionnée immédiatement après le gentilice. Elle s'exprime 
d'habitude, à l'époque impériale principalement, au moyen 
d'un prénom au génitif, celui du père, suivi du mot filius\ 
ainsi qu'on a pu le remarquer dans les inscriptions déjà 
citées. Le gentilice du père étant le même que celui du fils, 
il était inutile de le répéter-. 

Lors donc qu'on lit, par exemple: M. Tullius, M. f(ilius), 
il faut comprendre : M. Tullius, M. (l'ullii) f(ilius). 

Telle est la règle générale : elle souffre pourtant des excep- 
tions. 

Quelquefois le prénom du père est remplacé par son sur- 
nom. 

Ex. : C. I. L., 11, 4227 : Tito MawiUo. Silonis fil(io), Qiii- 
r[ii}(i Iribu), Praescnli , etc. 

1. Dans les iascriptious gravées eu pays barbare, sur les Ijords du Danube 
par exemple, en Espagne ou on Afrique, quand le père porte un nom indigène, 
il y a souvent ellipse du mot filius. 

2. Cependant on pourrait citer plus d'un texte où le gentilice du père est ins- 
crit à côté de celui du fils, bien que ces deux gentilices soient les mêmes. Voir 
par exemple: Boissieu, Inscr. de Ltjoii, p. 390 : C. .\j>/-onio, .\/ironi{t) lUandi 
fil{io),Ra/itori Treccro, etc. 



FILIATION. TRIBU. P.VTRIE. D0M1C11.I-: 59 

La filiation est parfois aussi marquée en même temps par 
le nom du père et celui de la mère. 

Quand la filiation est indiquée seulement par le nom de la 
mère, ce qui est peu commun, il faut croire que l'enfant n'est 
pas né d'une union légitime ^ 

Ex. : C. l. L., III, 4733: Cupitianiis, Cupitines f{ilius), Cu- 
pitine et Asellioni parenlibus optimis cl Sahirnino avo, 
7nilit{i), defunctis. 

Enfin, il est certaines inscriptions où la filiation du per- 
sonnage est marquée non seulement par le prénom du père, 
mais par celui de l'aïeul, du bisaïeul et même du trisaïeul. 
Tous ces renseignements, qui sont un moyen d'indiquer que 
le personnage ne descend pas d'affranchis, mais bien d'une 
suite de citoyens romains, se placent d'habitude après le 
gentilice, comme la simple filiation, celle qui est indiquée 
par le prénom seul du père. 

Ex. : C. L L., IX, 1160 et 1161. C. Neratius, C. f{ilius), C. 
n{epos), C. pron(epos), C. abn{epos), Proculus. 

2" Indication de la tribu. 

On sait que la répartition des citoyens en tribus remonte 
au règne de Ser. Tullius : ce prince divisa le territoire ro- 
main en un certain nombre de circonscriptions; chacun 
était inscrit dans celle oii il avait son domicile. A mesure 
que le droit de cité s'étendit en Italie, le nombre des tribus 
augmenta ; l'an 513 de Rome, il s'éleva jusqu'à 35, limite 
extrême qui ne fut jamais dépassée. A partir de cette époque, 
ceux qui devenaient citovens étaient rangés dans l'une quel- 
conque des trente-cinq tribus existantes. Cette répartition 
cessa dès lors de reposer sur une distinction géographique. 

La tribu, qui primitivement était attachée au domicile, de- 
vint ensuite personnelle et héréditaire dans les familles; 
cette modification était déjà accomplie au dernier siècle de 
la République. 

1. Voir plus bas, § .3. 



60 ELEMENTS COMMUNS A TOUTES LES INSCRIPTIONS 

Sous TEmpire, la tribu ne correspond plus à rien de réel; 
c'est uniquement un signe dislinctif qui permet de recon- 
naître les citoyens romains de ceux qui n'ont pas cette qua- 
lité. C'est pour cela que les femmes elles-mêmes font suivre 
quelquefois leur nom d'une mention de tribu. A partir du 
règne de Caracalla, qui étendit le droit de cité à tous les 
habitants de l'Empire, l'indication de la tribu, étant devenue 
inutile^ ne figure plus que rarement sur les monuments^; 
elle cesse entièrement avec Dioclétien *. 

Dans les textes épigraphiques, le nom de la tribu à la- 
quelle appartient un personnage est presque toujours écrit 
en abrégé ; quand il est écrit en entier il se présente d'ha- 
bitude à l'ablatif, rarement au génitif, ou sous la forme d'un 
adjectif, ce qui lui donne l'apparence d'un surnom. Il prend 
place, en règle générale, immédiatement avant le premier 
surnom. Quelquefois il est placé après ce surnom, particu- 
lièrement dans les textes épigraphiques africains, rarement 
entre deux surnoms, très rarement avant la filiation'. On 
n'exprime pas le mot tribus. Ex. : P. Cornélius, L. f., 
Quir[ina tribu), ^laximus. 

Voici la liste des trente-cinq tribus et les abréviations qui 
servaient à désigner chacune d'elles \ Parmi les diverses 
abréviations employées pour une même tribu, les unes se 
rencontrent plus fréquemment que les autres ; nous avons 
indiqué les plus usitées en italiques: 

Aemilia AEM, AEMI, AEMIL, AEMILI 

A^iiensis AN, ANI, ANIE, ANIES, ANIEN, ANIENS, 

ANN, ANNI 

1. Consulter, sur la question, Mommsen, Die rôm. Tribus et Stastsrec/it 
(2' édit.), p. 356; W. Kubitschek, De romanarum iribuum origine ac propa- 
(jatione, Vindobouae, 1882, in-8°, et Impcrium romanum tributim descriptutn, 
Vindobouae, 1889, in-8°. Ce dernier travail remplace l'ouvrage vieilli de Groie- 
fend, qui porte le même titre. 

2. On la trouve encore mentionnée aprrs Aurélien dans les dénominations du 
pontife L. Caesonius Ruliiius Manlius liassus (C. /. L.. X, 1687). Ce texte» 
comme d'autres qu'on pourrait peut-être allcguer,ne constitue qu'une exception 
dont il n'y a pas à tenir romple. 

3. Cf. Kubitschek, De romannruin tribuuin origine, p. 29. 

4. Cf. id., ibid., p. 35 et suiv. 



FILIATION. TRIBU. PATRIE. DOMICILE 



61 



Arncnsis AR, ARN, ARNE, ARNEN, ARNENS, ARNI, 

ARNIEN, ARNN? HARN 

Camilia CAM, CAMIL 

Claudia C. CL, CL/1, CLAV, CLAVD 

Cliisiuwtna . CL, CLV, CLVS, CLVST, CRV, CRVST 

Colli?ia COL, COLL, COLLIN 

Cornelia COR, CORN, CORNEL 

Esquilina ESQ, ESQVIL 

Fabia FAB 

Falerna F, FAL, FAL, FALE, FALL 

Galeria G, GA?, GA?, CAL, CAL, GALER 

Horatia H, HOR, OR A, ORAT 

Lemonia LE M, LEMO, LEMON 

Maecia MAE, AMEC, MAI, ME, MEC, MI 

Menenia M EN, MENEN 

Oufejûina OF, OFE, OFEN, OFENT, OFFENT, OFENTIN, 

OFF, OYF, OVFF, OVFENT, VFEN 

Palatina PA, PAL, PALAT, PALATIN 

Papiria P, PA, PAP, PAPER, PAPI, PAPIR 

Pollia' P, POL, POLL, POLI, POLLI 

Pomptina POM, POMEN>, POMENT, POMI, POMP, 

POMPT, POMPTIN, POMT, PONT 

Publilia PO?, POB, POP, PVB, PVBL, PVBLI, PVBLIL 

Pupinia PVP, PVPI, PVPIN, POPIN 

Quirina Q, QV, QVI, QVIR, QVIRI, QVIRIN, QR, QVR, 

QIR, CYR, CYRIN 

Romilia ROM, ROMIL, ROMVL 

Sabatina SAB, SABATI, SABATIN 

Scaptia SCA, SCAP, SCAPT, SCAPTINS, SCAT 

Sergia SER, SERG, SR 

Stellatina ST, STE, STEL, STELLA, STELL, STELLAT, 

STL 

Suburana SVB, SVC"^ 



1. Sur la tribu Pollia et l'habitude qu'on avait sous l'Empire de l'attribuer 
aux jeunes soldats nés, dans le voisinage des camps romains, des légionnaires 
qui y séjournaient, voir Wilmanns, Étude sur le camp de Lambèse (Trad. Thé- 
denat), p. 27 et suiv.; Mommsen, Hermès, XIX, p. 11, note 2; Eph. Epigr., V, 
p. 14 et suiv.; Bormanu, Arcli. epigr. M ittlieilungen aus Oesterreich, X, 
p. 226 et suiv. 

2. Le désaccord qui existe entre le nom de la tribu Suburana et rabréviation 



62 ELEMENTS COMMUNS A TOUTES LES INSCRIPTIONS 

Tcretina TER, TERET, TERETIN 

Tromentina T, TR, TRO, TROM, TROMEN, TROMENTIN 

Velina VE, VEL, VELL. VELIN, VIL 

Voltmia V, VOL, VOLT, VOLTI, \^OLTIN, VL, ATT, 

VVLTIN 
Voturia VOT, VET 



3" Indication de la patrie. 



La patrie cLun personnage, la ville dont il est citoyen est 
généralement indiquée, dans les inscriptions, après le 
cognomen du personnage. 

Ex. : Brambach, Inscr. Rhen., 1082 : C. Ri f tins, C. f[ilius), 
Vol[tinia tribn), Pauliis, Vienna. 

On rencontre plus rarement l'indication de la patrie 
après celle de la tribu et avant le cognomen. 

Ex. : C. I. L., VIII, 2675 : M, Anrelius, M. f\ilius), Sergia 
[tribu), Carnunto, Sabinus. 

Parfois aussi la tribu et le nom de la ville sont rejetés 
après le cognomen : 

Ex. : C. I. L., VI, 1057 : M . Mummins, M. f[ilins), Veri- 
nus Pap{iria tribu, Poetov[ione)\ 

Ce nom de ville peut se présenter, soit à Lablatif, comme 
dans les exemples précédents, soit au génilif, s'il est du 
singulier et appartient à la première ou à la deuxième 
déclinaison. 

SVC avait fi-appé les Romains eux-mcmes : Varr., De ling. lat., 5,56: Ad 
/loc, quatuorquoque partcis urbis tribus dictae ab loris, Siiburana. etc.; ibid., 
5, 48 : Sed e;io eac fiarjo poilus Surcusano dlrtam puto Succnsam, quod in nota 
etiam nunc scrlbltur tertia llttera C non B. — Quint., Inst. Orat., 1, 7, 28 : 
Quid f qu(y.n scribuntu/' aliter quant enuntiatur ?... et Subura quurn tribus 
literis notatur C tertlani ostendlt. 

1. Il faut noter qu'à partir du ii" siècle, et pour les soldats, on trouve quel- 
quefois, au lieu du nom de la tribu, un des surnoms de la ville d'où le soldat 
est originaire, généralement celui que cette ville a emprunté à l'empereur qui 
l'a érigée en cité romaine. Ex : L. Jullus, L. ^/\iUus), Jul{ia), Optatus. Emana. 
Emona se nommait Julia Emona. 



KIIJATION. TRIBU. PATRIE. DOMICILE 6$ 

Ex. : Hraiiibach, Inscr., R/ien., 377 : C. Deccius, L. f{iUus), 
Papiria t[ribu), Ticini. 

Il peut aussi affecter la forme d'un adjectif. 

Ex. : C. L L., II, 4205 : L. Clodio M. f{iUo), Vel{inatribu\ 
Ingenuo Pa[l]f}iensi. 

Dans ce cas, il est quelquefois précédé du mot civis, 
surtout quand, au lieu de spécifier la ville môme dont le 
personnage est originaire, on indique le peuple au terri- 
toire duquel cette ville est rattachée. 

Ex. : de Boissieu, Jtisc/\ de Lyon, p. 429 : Poiupeius Catnssa 
cives Seqiianiis. 

Ch. Robert, Les étrangers à Bordeaux, p. 70 : Hic jacel 
e.raninien corpus Domitiae, civ{is) Treverae. 

Le mot nafione, qui indique non plus la ville ou le terri- 
toire, mais la nation k laquelle appartient le personnage se 
construit également avec un adjectif. 

Ex. : C. /. L., X, 3422 : D{iis) M[anihus); L. Aurelio Forli..., 
natione Sardo. 

C. L L., X, 3423 : D{iis) M{anibus) C. Aurel{ii) Restituti..., 
nat{ione) Afer, 



4" Indication du domicile. 



Le domicile s'indique par le mot donio, suivi d'un nom 
de ville, lequel est présenté 

soit à l'ablatif. Ex. : C. L L., VI, 2627 : M. Antonius, 
M. f\ilius), Januarius, donio Laudicia; 

soit au génitif, si ce nom de ville est du singulier et 
appartient à la première ou à la seconde déclinaison, 

Ex. : C. L L., III, 2014 : C. Caesius, L. f{iliiis), Cann{Jia 
tribu), Bassus, donio Pisauri ; 

soit enfin présenté sous une forme adjectivale, 

Ex. : Brambach, Inscr. Blien., 894 : M. Sentpronius, L. 
f\ilius), donio Terntesliiius. 



64 ELEMENTS COMMUNS A TOUTES LES INSCRIPTIONS 

Ainsi, et pour résumer tout ce qui vient d'être dit dans 
les deux premiers paragraphes de ce chapitre, les dénomi- 
nations complètes d'un personnage de condition ingénue à 
l'époque impériale, où le système des noms romains a atteint 
son entier développement, se composent d'un prénom, d'un 
nom gentilice et d'un ou plusieurs surnoms. De plus, on 
indique d'habitude la filiation de ce personnage en plaçant 
le prénom de son père suivi du mot filius, immédiatement 
après son gentilice. Cette indication est complétée par celle 
de la tribu, au moins pendant les trois premiers siècles de 
l'Empire. A la suite des surnoms, on mentionne parfois la 
patrie du personnage. 

Pour les femmes, qui n'ont généralement pas de prénom, 
€t pour lesquelles il n'est guère fait mention d'un nom de 
tribu, on trouve parfois, à la suite de leurs nom et surnoms, 
le nom de leur mari au génitif (avec ellipse du mot uxor). 

Ex. : C. I. L., VI, 1274 : Caecilia, Q. {Caecilii) Creticif[ilia\ 
Melella., Crassi. 

On indiquait par là que la femme était de bonne origine 
et avait épousé un personnage illustre. 



§ 3. — Transmission du prénom, du nom et du surnom 

Après avoir étudié séparément les diverses parties dont se 
composent les dénominations d'un citoyen romain, il n'est 
pas inutile d'examiner quelles étaient les règles observées 
pour la transmission de chacune de ces parties. 

Ces règles diffèrent suivant les rapports qui unissent l'in- 
dividu qui reçoit le nom à celui qui le transmet. Nous dis- 
tinguerons quatre catégories : 

1° Dénominations des enfants légitimes; 

2" Dénominations des enfants naturels; 

3° Dénominations des adoptés; 

4° Dénominations des étrangers naturalisés. 



TRANSMISSION HU l'RKNUM, DU NOM ET DU SURNOM 65 



l" DéitomiiKilioiis des ciifaiils Icgiliiiirs. 

(I (k'nlilictiini. — Les (Mitants légitimes, ceux qui iiaisscnUle 
parents unis j)ar le connuhiiiiu, par des juslar luiplidc, 
prennent le gentilice de leur père. 

b) Pr(/e/i07i/cn.~Un'es\ pas possible d\Hal)lir de règle fixe 
pour la transmission des prénoms; on a remarqué pourtant 
que, suivant l'usage le plus fréquent:, le fils aîné prenait 1(^ 
prénom de son pèr<'. ()ue ee lut Iji le résultat d'une loi', 
comme le pensait à tort, sans doute, Borghesi^, ou simple- 
ment Teffet de la coutume, de nombreux exemples peuvent 
être cités à l'appui de ce fait. 

Ainsi, dans la famille des Scipions, P. (^orncdius Scipio 
Africanus eut pour fils aîné P. Cornélius Scipio Africanus, 
qui eut lui-même pour fils unique P. Cornélius Scipio Aemi- 
lianus ; C//. Cornélius Scipio Calvus, consul en 532 de Rome, 
eut deux fils : 1" Cii. (Cornélius Scipio llispallus, consul en 
578, dont le tils aine lut Cii. Cornélius Scipio llispanus, 
préteur en 645 ; 2" P. Cornélius Scipio Xasica, qui transmit 
son prénom à son fils aîné, P. (Cornélius Scipio Xasica Cor- 
culum. 

De même 77. (]laudius Xero, questeur de César dans la 
guerre d'Alexandrie, nomma son fils aîné 77. Claudius Nero, 
— c'est l'empereur Tibère, — et son cadet, D. Claudius 
Drusus, — c'est Drusus l'aîné. — Mais on Irouvei'ait aussi 
de nombreux exemples oîi le fils aîné reçoit un prénom 
différent de celui de son père, comme aussi de nombreux 
exemples oii le prénom du père est porté par plusieurs fils 
à la fois '. 

(]e (ju'il V a de cei-lain, c'est qu'il existait dans les familles 

1. Dio Cassius, //'«g-m., 44 (éd. Diudorf). 'Oz: ÏtzI Mxp/.oj KÀrjotoo /.al Tîtoj 
wî|ji7rou)v(o'j 'jTzizLO'j [jLOvtjj TTjÇ toî) TiaTOÔ^ iT:cov'ja!aî zi]j TtOôtrê'JTÉOfo twv Taîowv 
lit-.iyt'.'t PojiJiaTo'. -apî/.£Àî'j*avTo. 

2. Œuc.,111, p. 209. Moramsen {Rom. Forscinwjen, I, p. 53), est d'un avis 
différent. 

3. Cf. l'iiiscripiiou el ics exemptes oités à la page 67. 

5 



66 ÉLÉMENTS COMMUNS A TOUTES LES INSCRIPTIONS 

un certain nombre de prénoms héréditaires qui se transmet- 
taient de oénération en génération et hors desquels on ne 
choisissait guère lorsqu'il fallait dénommer un nouvel enfant'. 
C'est ainsi que Ton ne rencontre pour l'ordinaire : 

dans la gens Aemilia que les prénoms : C, Cii., L., Main., 
M., M\, Q., Ti.; 

dans la gens Claudia que ,1/;., C, D., L.^ P., Ti.; 

dans la gens Cornelia que .L, ('//.. L., M., P., Ser., Ti.; 

dans la gens Fabia que C, A'., M., X, Q.; 

dans la gens Furia que Agripp., C, L., M., P., Sex., Sp.; 

dans la gens Julia que C, L., Sex., Vopisciis ; 

dans la gens Manlia que ,1., Cii., T.., M.\ P., T. 

Bien plus, chaque subdivision d'une gens avait ses pré- 
noms particuliers : les Claudii Xerones ne se servaient que 
de L. et de Ti.; les Cornelii Scipiones n'employèrent que 
Cil., L., P.; etc. 

C) Cogiwiuen. — 11 est encore moins facile de déterminer 
dans quelle mesure et suivant quelles règles les cognoininci 
des parents étaient transmis aux enfants. On peut pourtant 
établir à ce sujet quelques principes. Ainsi, au début de 
l'Empire, il arrivait très souvent que le fils aine adoptât le 
cogno/iien de son père sans changement; le second enfant, 
quel que fût son jjraeiionien, rappelait dans son cogiwiuen le 
geiitiiiciuin, ou parfois même le cognoiiien de sa mère ; le 
troisième empruntait son cognonien à un dérivé du cognoiiieii 
de son père. Pour les autres, on ne sait rien de précis. 
L'inscription suivante nous offre un exemple frappant de cet 
usagée : 



1. Certains auteurs ont même pensé qu'il y avait là une véritable obligation, 
résultant d'une couvemion faite par les membres de hi gcm^ (Michel, Du droit 
de cite romaine, p. 135 et suiv.). 

2. A un moment la famille Claudia interdit à .«es membres le prénom Lucius, 
postquam c duobus gentiliOus pracditis co, aller latrocinii, caedis aller con- 
cictus csl (Suet., Tib.y 1). 

3. On sait qu'après la condamnation de Manlius Capitolinus la famille Manlia 
prit une résolution en vertu de lacjuelle elle interdisait à tous ses membres 
l'usage du prénom Marcus. Cf. Liv., VI, 21; Cic, Phil.i I, l'S, 32; Plut., Quacst. 
rorn., 91; cf. Quinlil., Inst. oral., III, 7, 20. 



TRANSMISSION DU PRÉNOM, DU NOM ET DU SURNOM 67 

CI. L., X, 1506 : 

D M 

M • C O S I N I O 
PRISCO NFG ■ SVA {sic) 

rio • tvccia • prima 
vxor • cvm qvo vi 
xit • annis xxxxv 
et- mcosinivs pris 
cvs • et ■ m • cosinivs 
primvsp:t-mcosini 

VS • P R I s c I A N VS 
F I L I • F 

/)(//.<>-) M[tint7>ns) : M. Cosiiu'o Prisco n\r]^{oiiiitori) suario Tiiccia Prima 
ii.ror, cimi quo vi.rit nnu/'s </iindra<:^iiUa qiiinrutr et. M. Cosiniiis Priscus 
(•/ M. Cosiniits Prinius et M. Cosinins Priscianus j'ili{i] f[cccriint). 

Ainsi le père se nomme Priscus; son fils aine reçoit le sur- 
nom de Priscus, et le troisième de Priscianus. La mère 
s'appelle Prima, le second fils Primus. 

De môme, le père de Vespasien, Flavius Sabinus, avait 
épousé une Yespasia Polla. Le fils aîné prit les noms de T. 
Flavius Sabinus, où le cogiwinen de son père se retrouve 
intact; le second, ceux de T. Flavius \'espasianus, où le 
cog/wnwu n'est qu'un dérivé du gentilice de sa mère'. Ves- 
pasien épousa une Flavia Domitilla; lien eut deux fils et une 
fille. L'aîné des (ils se nomma, comme son père, T. Flavius 
Yespasianus, — c'est l'empereur Titus : — l'autre prit les 
nomsde T. Flavius Domitianus, — c'est l'empereur Domitien. 
Le cognonieii Domitianus rappelle le cogiwmeii de la mère, 
Domitilla. Quant à la fille, elle portait le même surnom que 
sa mère ". 

D'ailleurs, pour les cognoniina comme pour les praeno- 
miiia, les usages ont varié avec les temps, avec les diflerentes 



1. Suet., \'cspas., h 

2. Ibid.a. 



68 ELEMENTS COMMUNS A TOLTES LES INSCRIPTIONS 

l'aïuilles, cl aussi avec la voloiih' des iii(li\ idus '. Il ne peut 
y avoir de règle absolue là oii il laul l'aire une grande part 
aux convenances et aux senlinienls d'afiection mutuelle des 
j)arents. 

On sait pourtant que, dans \os gcii/r.s un peu inii)()rlantes. 
on se limitait à l'usage d'un certain nombre de surnoms, (lui 
y étaient comme héréditaires. 

En résumé, le fils aîné, le continuateur de la famille, son 
chef futur, prend souvent les trois noms de son père, ou deux 
d'entre eux seulement, les deux premiers (prénom et genti- 
licc! ; mais il peut fort bien recevoir un prénom el un sur- 
nom différents de ceux de son père, par exemple ceux de 
son grand-père paternel. Les autres portent des prénoms 
qui ra[)pellent généralement ceux de parents plus ou moins 
rapprochés, et des surnoms, parmi lesquels il est naturel de 
rencontrer ceux de leur mère ou des dérivés des cogiwniiiKi 
paternel ou maternel. 

Les femmes n'ayant pas habituellement de prénom^ ce qui 
a été dit de la transmission des prénoms ne s'applique qu'aux 
fils. 

Trois exemples montreront avec quelle variété les princi- 
pes généraux que je viens d'exposer étaient appliqués dans 
la transmission des noms. 

M. Allmer, rapprochant deux inscriptions trouvées à Fré- 
terive, a dressé ainsi f|u'il suit la généalogie des personnages 
qui y sont mentionnés" : 

TuLius Fronton 

I 
L. Jri.Rs JrLi.us (Virca Secundinula) 



JuLius. . . Jri.us JiXLNDis (.Masvinnia Julia) 



Jli.ia JiciNDA Jri.us Jli.iam's Jri.uis Fronto 

1. 11 anivail, par exemple, qu'on ulliibuail à une fille le surnom de sa 
graiid'mère (C. /. /,., VIII. 290Set2910). 
îi. Inscriptions de Vienne, 111, p. 231. 



TRANSMISSION DU PRÉNOM, DU NOM ET DU SURNOM 69 

On voit qiio, parmi les trois enfants de Jiilius Jucunclus, 
la fille aînée a reçu le surnom de son père ; le second enfant, 
un fils, celui de son aïeul; et le dernier, celui de son 
bisaïeul. 

Une inscription de Vienne en Dauphiné' nous fait connaî- 
tre un pei'sonnage appelé Sucarius Atimitio; sa femme por- 
tait les noms de Sucaria Perpétua. Leurs six enfants avaient 
reçu les surnoms de : Yallo, Atimitio, Perpetuus, Ateia, 
Atimitus et Ermetio. 

Tci le surnom de la mère s'est transmis sans changement 
au troisième de ses enfants; le surnom du second est le 
même que celui de son père ; celui du cinquième reproduit 
également le cogiiouien paternel, mais sous une forme plus 
simple^ Atiniilio étant le diminutif de Ali/iii/us. Les autres 
cognomiua ne sont empruntés ni à celui du père, ni à celui 
de la mère. 

Enfin, en comparant entre elles les treize épitaphes gravées 
sur le mausolée de Kasrin-, en Tunisie, on rétablit ainsi la 
parenté des divers personnages qui y étaient ensevelis : 

a) T. Flavius Secundus (Flavia Urbana) 

I . 

I I I ~ I I 

T. Flavius Secundus Flavia Secunda T. Flavius Marcellus T. Flavius Martialis Flavia Sperata 

Ainsi, les deux aînés de la famille, un fils et une fille, 
portent le cogiwmen du père sans changement, et le fils a 
reçu le prénom de son père ; le troisième et le quatrième, 
deux fils, portent le prénom de leur père; leurs surnoms ne 
rappellent ni celui de leur père ni celui de leur mère. 

b) T. Flavius Secundus 

épouse 
T. Flavius Faustixus (Flavia Victoria) 



L I 12"/ \ r 

Fr.AviA Faustina t. Flavius Regeptus Flavia Libéra Aemilia Pacaïa 




Flavia Pacata 



1. Allmer, Insc de Vienne, III, p. 9. 

2. C. /. L., VIII, 211. 214, 215, 216. 



70 ELEMENTS COMMUNS A TOUTES LES INSCRIPTIONS 

De ce second tableau, il résulte que T. Flavius Faustinus 
a donné son cogiioiueii à sa fille Faustina, probablement sa 
fille ainée, et que le fils a pris le prénom de son père qui 
était, d'ailleurs, le plus usité dans la gens Flavia. Mais, 
détail plus curieux, la fille de T. Flavius Secundus et de sa 
seconde femme, Flavia Libéra, a reçu comme ro^//o/;?e// celui 
de la première femme du personnage, Aemilia Pacata. 

2'^ DéiioiiniKilioiis des eiifaiils ii(Hiirels\ 

a) Gentil ici mil. — Les enfants naturels prennent généra- 
lement le gentiliciiini de leur mère et non celui de leur père, 
car légalement ils ne peuvent jamais avoir de père certain. 

Ex. : C. /. L., X, 4246 : 

EX ■ TESTAMENTO • CN • X\\MIDI • BER^'LLI 
L ■ ALLIO • L ■ F ■ QVARTINO ■ FILIO • SVO 
VIXIT • ANNIS • VII • ET • MENSES • \^ • ET 
ALLIAE ■ NYSAE ■ CONCVBINAE ■ SVAE • ET ■ SIBI 
etc. 

Ex tcstamento Cn. yiiiiiidi[i) Benilli, L. AUio. L.f[ilio), Qiutrtino^ fi/in 
siio — i'i.rit annis l'IT cl mcnscs V — et Alliae Nysae concubinne 
siiac et sibi . . . 

L. Allius Quartinus est fils de Cn. Xumidius Berullus et 
d'Allia Xysa, concubine de ce dernier; il a donc pris le gen- 
tilice de sa mère. 

b) Filiation. — Par la même raison, c'est-à-dire parce que 
les enfants naturels ne jxMivent avoir de père légal, leur 
filiation ne saurait être iiulicpK'c sur les inscriptions. 11 en 

1. Consulter à ce sujet deux intéressants articles de M. Mispoulet, l'un dans 
le Bulletin cpigrajtfiiquc, 1S84, p. 160 et suiv . . l'autre dans la Noucello Rocup fn's- 
torique du droit français et étranger, iSNô, p. 15 et suiv. Il les a réimprimés 
dans ses Études d'institutions romaines, Y).zhl et suiv. La question a été reprise 
dernièrement par M. P. Mcyer, dans son étude sur le concubinat romain (Dcr 
rùmisctw Konlcubinut, Leipzig, 1895, p. :i9 et suiv.), 



TRANSMISSION DU PRENOM, DU NOM ET D[J SURNOM 71 

est pourtant quelquefois fait mention. Ainsi, dans l'exemple 
précédent, L. AUius Quartinus est qualifié de L{ucii) f{ilius) ; 
or son père se nomme Gnaeus. Dans ce cas comme dans tous 
les cas analogues, le personnage reçoit une filiation imagi- 
naire destinée à dissimuler le défaut de sa naissance. D'au- 
tres fois, on rencontre dans les textes épigraphiques, à la 
suite du gentilice d'un enfant naturel et avant l'indication 
de la tribu ou le cogiiojiieii, par conséquent à l'endroit précis 
où s'inscrit la filiation, les sigles SP-F, Sj.){iu'ii) f[iliiis), 
même quand le père ne porte pas le prénom Spurius. 

Ex. : CI. L., X, 1138 : 

D • M 
C • MAMERCIO -SP-F 
I ANVARIO • Q • AED • PRAET 
IIVIR ■ Q • ALIMENTOR • ET 
PACCIAE • LVCRETIANAE 
P • PACCIVS • lANVARIVS 
FILIO • NATVRALI -ET MA 
MERCI A ■ GRAPTE • MATER 
INFELICISSIMI ■ FILIO • ET 
COGNATAE • PlISSIMIS 
FECERVNT 

D[us] M[anibiis): C. Maiiiercio, Sp. f[ilio), Januario, q[uaestori), aed[ili), 
praet(ori), Ih>ir[o), q[nnestori) alinicntot'[uni) et Pacciae Lucretianae, 
P. Paccius Ja/mariiis filio nnturali et Mninercia Grapte mater infeli- 
cissinii filio et eof^natac pi/ssiniis feccnint. 

Le fait n'est pas douteux : G. Mamercius Januarius est un 
enfant naturel {uatiiralis = sj)iifiits)\ puisque cette qualifica- 
tion lui est nettement donnée à la ligne septième; on serait 
donc tenté d'interpréter les sigles SP-F pixr Sp{urius) f[ilius). 
Certains auteurs croient même qu'il convientde les expliquer 

1. Mispoulet, NouccUe Reçue du droit, p. 27, 



72 ÉLÉMENTS COMMINS A TOUTES LES INSCRIPTIONS 

ainsi'. Mais on doit plutôt, étant donnée la place oeciipéc par 
ces abréviations, qui est celle de la filiation, lire Sp{urii) 
f{ilius). Cette interprétation est confirmée d'ailleurs par cer- 
tains textes précis'. Il faut toutefois reconnaître (pi^il y a là 
une équivoque voulue destinée à dissimuler Taveu d'une 
naissance irréo-iilière sous l'apparence trompeuse (Tune tilia- 
tion spéciale'. 

.'V' Dcnon/iiu///()ii.s des adoptes. 

L'adopté, en passant dans la gens de celui qui l'adoptait, 
quittait les noms qu'il portait primitivement pour prendre 
ceux de l'adoptant. 

Sous la République, il était d'usage qu'il fit suivre ces 
noms d'un cognouieu tiré de son ancien g-enlilice et terminé 
en anus. 

Ex. : Cornélius Scipio Aeniiliaiius ., lils de L. Aeiitilins 
Paullus et fils adoptif de P. Cornélius Scipio. 

C. Julius Caesar Octavianus l'empereur Auguste, fils de 
C. Octavius et fils adoptif de C. .Iulius Caesar. 

Fastes Capitolins IC. I. />., I2, j). 25\, année ."S?.! de Rome : 

L-MANLIVSLFLNACIDInVS • FVLVIAN 
QFVLVIVS • Q • F- M • X • FLACCVS 
IIEI • FRA/RP:S • GERMAXI ■ FVFRVXT 



1. Cf. Mispoulet, locc. cltt. L'inscription d'Arles: Valeriae, sjmriae /[iliac], 
lassinae {Her/.og,Gall. Narbon., n" 378), sur laquelle s'appuie surtout cette opi- 
nion, a été rééditée par le Corpus (XII, 705). Il est probable qu'elle portait : 

Valeriae, SpuriJ\iliae), Lascicae, ce qui est tout différent. 

2. C. I. L.. V, 3804 : P. Valerius, Spuri /[ilias), Montanus; C. I. L., L\, 
26% : C. Asinius, SpuriJ\iUus), Spurius; C. I. L., X, 3884 : M. Britius, Spuri 

/(illus), miles de l{cgione) VII; C. I. L., XII, 705 : \aleria, Spuri /\ilia], 
Lascica. 

3. Les enlauts naturels étaient souvent inscrits dans la tril)U CoUina (Momm- 
sen, Die rôni. Tribus, p. 100, note 78). Mais rien n'empêchait qu'ils fussent ins- 
crits dans une autre tribu soit urbaine, soit plutôt, ce qui est le cas habituel, 
rustique. Ainsi on trouve fréquemment, en pareil cas, la mention de la tribu 
Suburana ou de la tribu Esquilina. (Mommsen, Droit public romain, VI, 2, 
p. 29.) 



TRANSMIS^SION DU PRKNOM, DU NOM ET DU SURNOM 73 

!.. Mduliiis, !.. /'///lis). /.. Il i'p(ts\ .li/i/iiiiis h'ii/v/(iii[iisy, (J, Fii/i'/iis, 
(J. /'///lis). .M. Il cjiiis . /■'/ticciis. //(•/ /'rii\f\rrs i^cfiiiaii/ /'iii-riiii/. 

TjO prtMuici- (le ces deux IVrccs <'lail ciilrc pai' adojjlion 
dans \a gens Mtdtlid. 

(^ottc coiiliiino lombc on dôsiirliidc sons rEni|)ii(', cl les 
adoptés preniuMil jxni à jxui riiabiUidc, snilout depnis 
IV'poqne des Flaviens, d'ajonler aux noms de celui qui les 
a adoptés un quelconque des noms de leur ])ère naturel, 
sans changement, mais en gardant très souvent le prénom 
et même quelques-unes des dénominations qu'ils portaient 
avant leur adoption. 

Ex. : Antonin le Pieux s'appelait T. Aurclius Pulvus Boio- 
nius Arrius Antoninus ; après son adoption par Hadrien, il 
prit les noms de T. Aelius Hadrianus Aiireliiis Antoninus\ 

Marc-Aurèle, qui se nommait d'abord M. Annius Vcnis, — 
son père naturel s'apjielait aussi Annius Ve/'iis^ ■ — reçut, 
lorsqu'il eut été adopté par Antonin le Pieux, les noms de 
M. Aelius Aurelius Veriis. On voit qu'il garda son prénom 
de M(arcus). Antonin le Pieux portait celui de T(itus) . 

La règle est la même si l'adoption est laite par une femme 
ou au profit d'une femme. 

Ex. : jNI. Suipicius Galba, avant d'être empereur, avait été 
adopté par la mère de sa femme, Livia Ocellina. Aussi avait- 
il pris le nom de Liviiis et le coguoiiien Ocella, qu'il ajoutait 
à ses autres dénominations. Il avait ég-alement changé son 
prénom en celui de Lùicius), qui était le prénom du père de 
Livia Ocellina'. 

Auguste ayant, par son testament, adopté Livie, celle-ci 
prit désormais les noms de Julia Augusta. 

Les deux inscriptions suivantes peuvent être citées à 
l'appui de la règle qui vient d'être posée : 



1. Antoninus est un surnom qu'il tenait de son grand-père maternel Annius 
Antoninus et qu'il voulut garder après sou adoption. 

2. Suel., Galb., .3. Cf. Borghesi, Œuc, V, p. 145ets'uiv — Dans une inscrip- 
tion grecque il est appelé Aoj/.io; A(8'.o; So'jXti/.io; Viloy.; (C. I. G/:, 4957). 



"4 ÉLÉMENTS COMMUNS A TOUTES LES INSCRH^TIONS 

C. I.L., III, 1181: //>/>/., 1182: 



P • AEL • ANTIPAT 
R O • MARCELLO 
EQ • RDEC • COLAP 
FIL ■ PAEL- ANTIPA 
TRI A MIL- ETIIVIR 
COLSS ET ADOPTIVO 
PAEL- MARCELLI V 
E etc. 



PVBLIAE A ELI 
A E • I \' L I A N A E 
MARCELLAE • S • P 
FIL- P • AEL- IVLIAxNI 
EQ-R-FLAM - ETÏÎVI 
RAL-COLAPVLETAD 
OPTIVE P-AEL-MAR 
CELLI V-E etc. 



P. Ael\io) Antipatro Marcello, eq[uiti] /'[oniano;, dccifrionij col[oniac) 
Ap[ulensis), fil{io) P. Ael\ii\ Antipatri, a iiiil itiis et duuiiivir alis) 
col[oniae) s[upra) s criptae), et adoptivo P. Acl[ii) Marcclli, v[iri) 
e(gregiij, etc. 

Publiae Aeliac JuUanae Mnrcellar. s(toIntae?) ])[ucllac\. fil[inc) P.Ael[ii) 
Juliani eqiiiitis) r[oinani], flnm inis) et diiiiinvirnl is] col onine\ Apii- 
l ensis) et adoptw'ne P. Aclii) Marcclli, (•(/>/) c{gregf/), etc. 

On remarquera, dans la seconde inscription, le mot Pu- 
bliae. Ce n'est point un prénom, puisque les femmes n'en 
portent point et que le mot est écrit en toutes lettres. La fille 
de P. Aeliys Julianus, adoptée par P. Aelius Marccllus, a 
pris toutes les dénominations de son père adoptif, le prénom 
compris ; mais de ce prénom elle a fait un surnom, en le 
laissant néanmoins avant le gentilice. Nous avons parlé plus 
haut (p, 49) de soi-disant prénoms de cette sorte. 

Quant à la façon dont les adoptés notent leui' filiation, il 
y a une distinction à faire suivant le mode de l'adoplion. 
Si l'adoplion a lieu on(re vifs, la filiation est indi([uce par 
rapport au père adoptif, comme dans le texte rapporté plus 
haut; cai- il y a véritahlciueiit cliauo-omciil de gci/s. Dans 
le cas d'adoptio)! leslaiiunilaire, (|ui n'est (|u une constitu- 
tion (riiériliers, le j)ère naturel continue à figurer dans la 
filiation \ 



1. Telle est, du moins, l'opinion émise par M. Michel, Du droit de cité ro- 
maine, p. 276 et suiv. Ou l'a conicstée. 



TRANSMISSION DU PRÉNOM, DU NOM ET DU SURNOM 



4" Déiioniiiialions des élrangers iialaralisés. 



Ouand un étranger recevait le droit de cité romaine, il 
prenait d'ordinaire le nom et le prénom de celui à ([ui il 
était redevable de celte faveur, et son ancien nom lui servait 
de surnom. 

Ex. : C. Valeriiis Caburus, qui tenait le jus rivilalis de 
C. Valerius Flaccus'. 

Pompeiiis Trogus, l'historien, qui avait reçu la civilas de 
Pompée'. 

P. Cciiicliiis Demetrius jNIaga, qui devait le droit de cité 
romaine à P. Cornélius Dolabella^ 

Mais cet usage n'était pas sans exception. On prenait aussi 
parfois le nom de celui qui avait fait des démarches pour 
vous obtenir le droit de cité ou de quelqu'un de ses bien- 
faiteurs. 

Ex. : C. Avianius Philoxenus, que César avait fait citoyen 
sur la demande de Cicéron, et qui portait le nom d'Avianius, 
en souvenir d'Avianius Flaccus, son bienfaiteur, ami de 
Cicéron'. 

On s'explique facilement, en se reportant à cette règle, 
pourquoi Ton rencontre en Gaule tant de Jiilius. 

Au temps de l'Empire, au moins depuis le règne de 
Claude', les étrangers naturalisés prenaient généralement 
comme gentilice celui de l'empereur sous lequel ils avaient 
obtenu la civitas, de même que les villes élevées au rang de 

1. Caes., B. G., 1,47 : C. Valerium Procillum, C. Valcrii Caburi jUium . . . 
ciijus pater a C. Valerio Flacco cicitate donaius erat. 

2. Jusiin., XLIII, 5 : In postrenio libro Trogus majores suos a Vocontiis 
originein ducere; acuin suum Trogum Pompeittm, Sertoriano hello, a Cn. 
Pompeio cioitatem perceplsse dicit. 

3. Cic, Ad fam., XllI, 36 : Ei Dolabclla rogatn mco cioitatem a Caesare 
impetracit;. . . itaque nuiic P. Cornélius cocatur. 

4. Cic, Ad fam., XIII, 35 : C. Acianius Philoœenus antiquus est hospes meus 
et praeter hospitium calde ctiam familiaris, quem Caesar mco bewficio in 
Nococomcnses rettulit; nomen autem Acianii secutus est, quod Jiomine nullo 
j)lus usas est quam Flacco Acianio, meo. . . familiarissimo, 

5. Dio Cass., LX, V, 



76 ÉLÉMENTS COMMUNS A TOUTES LES INSCRII^TIONS 

ciU's romaines ou latines recevaient un surnom tiré du nom 
de Tempereur dont elles tenaient ce privilège et étaient 
rangées dans la tribu à laquelle il appartenait'. De là, le 
grand nombre des Claudius, des Flavius, des Aelius qu'on 
trouve sur les inseri])tions provinciales. 

Ex. : C. î. /.., III, ()78r). 

T • FL.4V10 • CASTORIS 
F • CYR • ALEXANDRO 
CIVITATE DONATO AB 
IMP CAES VESPASIANO 
!-'• HERMES LIB 

T. Flaviô, Casloris /'(///o). \Oii/^r[iiia Iribii). .Ifcrum/ri). civitatr do- 
nnto fib Iiiij>[rr(itorc] Cars^urc] Vcspasiaiio. /'\hivii/s) IJcrincs li- 
b[ertiis). 

On se rappellera que Yespasien se nommait T. Flavius. 
Cet usage ne saurait pourtant, sans exagération, être pré- 



1. Cf. Eph. epi;j.. lU. p. 132 et suiv. ; IV, p. 221 et suiv.; I\ul>itschek, De ro- 
man, trih. /ii-opa;iationc, p. 115 et suiv. 

Note additionnelle sur les tribus des différents empereurs. 

Voici les tribus auxquelles appartenaient les empereurs des deux premiers 
siècles : 

Les Jules, tribu Fabia (pour les citoyens qui reçoivent parsonnellement le 
droit de cité). Four les municipalités auxquelles est accordé le droit de cité 
ou le droit latin, Auguste leur accorda des tribus spéciales : Fabia en Orient, 
Galeria en Espagne, Voltinia en Narbonaise, Sc/r/ia en Dalmalic. — Cf. Ku- 
bitschek, PhiloL, 1895, p. .331; 

Claude, tribu Quirina (ses aïeux étant de la iribu Claudia, les villes aux- 
quelles il donna le droit de cité sont rangées dans l'une ou l'autre tribu : la 
tribu Quii-ina en Maurôlanie, la tribu Claudia dans le reste de l'Empire); 

Néron, tribu Quirina; 

I^es Flaviens, tribu Quirina; 

Nerva, tribu Papiria? (peut-être Arnmxis, Kubitscliek) ; 

Trajan, tribu Pa/tiria; 

Hadrien, tribu Sergia; 

Anlonin le Pieux, tribu Vollinia; 

Marc-Auréle, tribu Papiria; 

Pertinax, tribu Camilia; 

Seplime Sévère, tribu Papiria. 



TRANSMISSION DU PHKNOM, DU NOM KT DU SURNOM 77 

stMité coinnie une r('o|(. ;, la(|ii(>ll(> cIiîkhk^ iioiivcnii ciloycn 
était soumis ; eniprimUu- K^ nom de rcmnci-cnr ou de o-rauds 
personnages élail un lioniuuir qui n\'lail pas accordé à tous. 
Les petites o(mis (jui recevaient \v dioil de dié par nécessilé, 
prenaient bien souvent un gentilice (pielcoii(|ue, ou s'en lor- 
iiiaient un, qu'ils dérivaient de Icui- ancien nom J)arl)are. 

Ex.: C. 1. L., XII, 21)31): Comagiae, Coniagi fU(iae), Sc- 
K'ci-ae ; L. Valeritis Nivcilis uxsofi opliiiuw. 

BuUet. êpigraph., 188;{, j). 124 : /). (iiamillio T(i[cilo] et. 
Vaccine Ve[rf/e] conjugi. Taci[tci] malrona fili[o ],i arissimof] 
fecil\ 

Il arrivait aussi f(ue, à rimitation de ceux qui avaient reçu 
la civilds, les pérégrins qui voulaient se donnej- Pair de ci- 
toyens s'attribuaient indûment un gentilice romain, faisant 
de leur véritable nom un cogiwiueii. Cet abus était même 
assez répandu au premier siècle pour que Claude ait cru 
devoir prendre des mesures destinées à Farrèter'". 11 est 
vraisemblable pourtant que le même fait se reproduisit sou- 
vent encore dans la suite, et plus d'un, parmi ceux qui 
portent sur les inscriptions un gentilice romain et un sur- 
nom étranger, n'était sans doute pas citoyen ; il n'y a là 
qu'une apparence contre laquelle on doit se tenir en garde ; 
et le malheur est qu'il est à peu près impossible de recon- 
naître la vérité en pareil cas. 

11 nous faut signaler, en terminant, riial)itude (ju'avaient 



1. Cf. Hérou de Villefosse, loc. cit. M. cl'Arbois de Jubaiiiville (Recherches 
sur l'orirjiiie de la propriété foncière et des noms de lieux habités en France, 
p. 129 et suiv.), distingue en Gaule quatre systèmes oiicmastiques différents. 
Après la conquête, la plus graude partie des Gaulois prirent dans la liste des 
dénominations romaines tous les éléments de leur nom; ces nouveaux citoyens 
ne se distinguent que très dillicilement, sur les monuments, des Romains venus 
en Gaule. Quelques-uns se firent un gentilice avec un nom gaulois, probable- 
ment celui de leur père : D. Giamillius Tacitus. D'autres gardèrent leur nom 
gaulois comme surnom ; c'est le système que j'ai présenté comme régulier dans 
ce paragraphe. Les autres enfin ne prirent à Rome que leur prénom et le firent 
suivre de deux noms Gaulois, employés l'un connue nom, l'autre comme surnom : 
L. Caranlius Cinto. 

2. Suet., Claud., 25 : Pererjrinae conditionis fwriiincs cctuit u^urpare roinana 
nomina, dumtaœat (jcntilicia^ 



78 ÉLÉMENTS COMMUNS A TOUTES LES INSCRIPTIONS 

les rois IjarJjares, alliés de FEmpire, dadoiiter, par défé- 
rence ou par flatterie, le nom, d'ordinaire le gentilice, de 
Temperenr régnant'. 

Ex. : C. I. L., \, 7231 : J/. Juliiis, /-eg/s Doii/ii filit/s, Cot- 
tiiis ; 

C. I. L., Ml, 11: Ti. Claudiiis Cogidiibiius, roi de Bre- 
tagne ; 

^^'addington, Inscr. de Si//'ie, n" 2196 : Aopixvô; 6 xocl MxXe/o;, 
un des chefs nomades qui occupaient le grand désert de 
Syrie. — Miltyo; est la transcription grecque du nom indi- 
gène « ]Melek » ; 

C. I. L., Y, 32; P. \e\i\\^ Rasparaganus , re.r Ro.rolanoi-iiin. 



% 4. XoMS DES ESCLAVES 

Tout ce qui vient d'être dit ne s'applique qu'aux hommes 
nés de condition libre : il reste à examiner quelles étaient 
les dénominations des esclaves et celles des affranchis. 

L'esclave ne porte d'habitude qu'un seul nom. Pour dis- 
tinguer sa personnalité il fait suivre ce nom des dénomina- 
tions de son maître, au génitif". 

Ex. : C. I. L., II, 3434 : Pilenio, Helvi{i) A[uU s erviis). 

C. I. L., X, 826 : Martialis, C. OWi) Primi [servus). 

Le mot servus peut être exprimé ou sous-entendu. 

On rencontre cependant parfois, dans les inscriptions, la 
mention d'esclaves portant deux noms. 

a) Tantôt ce second nom est terminé en (/Jii/s el dérivé 
d'un nom propre. Un nom de cette sorte indique que l'es- 
clave qui le porte a passé par achat ou par hérilage (huLs 
une nouvelle maison ; et le nom propre dont il esl dérivé 
est le nom du maître auqu(d il a\ail d'ahord apparlenu. 

Ex.: C. I. />., \'l, 2.'îiiO (I cl h'. Siiccessiis \'(/fc//f//ii/s, pii- 



1. Cf. Horglicsi, Œar., I, p. 473. 

2. Primitivcinent il n'avail même pas de nom pcrsoimcL II ("'tail dit OH/ior 
(Auli puer), Gaipor (Gaii puer), clc. 



TRANSMISSION DU PRÉNOM, DU NOM ET DU SURNOM 79 

hlicus. Siiccessiis, antérieurement esclave de Yalerius, es- 
clave de TEtat, 

Orelli-IIenzen, 2991 : Anna, Liviae, Maecenaliaud . Anna, 
esclave de Livie, antérieui-ement esclave de Mécène'. 

C'est ce qui est nettement exprimé dans une inscription 
d'Espagne, où on lit : Trophiniiis^ c\olon/ae) sc/-{i'iis), ctnptii 
Gcrmaniauus {C. I. L., II, 2229). 

b) Tantôt ce second nom est un nom (juelconque. Dans ce 
cas, il faut le regarder comme une sorte de sobriquet destiné 
à distinguer Tesclave qui Ta reçu des esclaves appartenant 
au même maître et portant le même nom. 

Ex. : C. 1. L., X, 895 : . . . Spcralus, Cacsiac, Mus. . . Spe- 
ratus Mus, esclave de Caesia. 

Ce qui indique que ce second nom est bien réellement 
un sobriquet, c'est qu'il est souvent précédé des mots sive, 
idem, ou qui et. 

Ex. : C. I. L.,l\l, 2468 : Dijis) M[aiiibus) Philadelphi qui et 
Polydapanus ; Stratouice conserva b(eiie) mierenti). 



§ 5. — Noms des affranchis' 

Les aÛrancliis portent d'ordinaire, sous l'Empire du moins', 
trois noms : un prénom, un nom et un surnom, comme les 

1. M. Hùlseii a donné la liste de tous les esclaves de la famille impériale 
qui porleitt aiusi uu second nom terminé eu anus [BuUettuio, lS68, p. )i,2.i). Il 
tait remarquer que, dans cette catégorie, on trouve bou nombre de surnoms eu 
anus dérives de celui du père nourricier pour les alumni, de l'esclave pos- 
sesseur d'un pécule pour les cicariù. L'habitude des doubles noms chez les 
esclaves et chez les aûranchis impériaux cesse avec Trajan. 

'^. Ou a voulu chercher dans les dénominations des affranchis des particula- 
rités permettant de distinguer ceux qui jouissaient du Jus Quiritiuin de ceux 
qui étaient seulement Latms Juuieus ou déditices (Michel, Du droit de cité ro- 
maine, p. 347; cf. P. F. Girard, Rec. Critique, 1S90, p. 388). Cette tentative ne 
parait, pas pouvoir aboutir à des résultais certains. Cf. à ce sujet, Lemounier, 
Elude sur la condition pricée des ajjrancliis, p. 175, et Cantarelli, Bullctlino 
delta Commissione arctieologica di Roma, 1888, p. 99 et suiv. 

3. Sous la République, les régies sont moins fixes : ainsi certains affranchis 
n'ont pas de cognonien, le surnom n'apparaissant pour les affranchis qu'au 
vu' siècle de Rome (Mommsen, Epii. epifjr., IV, p. 12); d'autres ont comme 
pi acnonicn leur ancien nom d'esclave, etc. Cf. Marquardt, Vie priccc des Ro- 



su ÉLÉMENTS COMMUNS A TOUTES LES INSCRIPTIONS 

hommes nés do coiidilion libre. Le surnom n'est autre (jue 
leui' nom (resclave qu'ils gardent après leur affranchisse- 
ment; quant à leur nom et à leur prénom, ils le reçoivent de 
leur maitre en même temps que la liberté'. 

L'affranchi indique, dans les insc lijjtions, son élat social 
et le rapport qui l'unit à son patron, en faisant suivre son 
o-entilice du mot /ibcr/iis, précédé du prénom de ce patron 
au génitif'. 

Ex. : C. Julius, C. lib erltis). Hermès, c'est-à-.dire : C. .Julius 
Hermès, affranchi de V.. .lulius. 

Par exception seulement, la désignation du ])atron peut 
être rejetée après le cognomen'. 

Ouand l'affranchi est unalFranchi de lempereur, le prénom 
est remplacé par la formule Augiiisti) ou Caes[ai'is) n{ostri). 

T. Flavius^ Aug{iisti) Ub{ertiis), Lcietus. — M. Ulpiiis Clanis. 
Caesaris n{ostri) lih{ertus). 

Pour étudier suivant quelles règles les dénominations se 
transmettent du maître à l'affranchi, il faut distinguer plu- 
sieurs catégories. 

A. Affranchis cfiiii honinie. — Les alFranchis prennent le 
nom et le gentilice de leur patron ; ils gardent, comme nous 
l'avons déjà dit, leur nom d'esclave comme surnom. 

Ex.: C. .Julius, Aug(usti) l(ibertus), Niceros. On sait qu'Au- 

o-uste se nommait C. Julius Caesar Octavianus. 
o 

Exceptions. — Parfois l'affranchi peut prendre un gentilice 
tiré non du gentilice, mais du cognomen de son patron. 



mains, p. 25, note 9, et p. 26, note 3. Pour les dénoniiualions des affranchis 
et les questions juridiques auxquelles elles sont liées, voir : Lemonnier. op. cit., 
p. 304 et suiv. On peut aussi consulter Ferrero, Dei Ubci-tlni, p. 137. 

1. C'est pour cela que l'on trouve sur certains monuments des noms d'esclaves 
précédés d'un espace qu'on a laissé en blanc à dessein, « propter spem liber- 
tatis ». On y aurait inscrit postérieurement un prénom et un nom, ceux du pa- 
tron de ces esclaves, s'ils avaient obtenu la liberté. Cf. par ex. : C. /. L., IX, 
363, 1702, 3023; X, 2134, etc. Voir aussi un texte curieux (C. /. L., V, 2117), où 
il est question d'un esclave « qui, si cixisset, dominijam nomina fcrrct ». 

2. On trouve parfois cependant, suivant un usage ancien, l'affranchi qualiflé 
par le litre de scrcus. (Momrasen, Droit public romain, VI, 2, p. 10, note 4.") 

3. Voir des exemples de ce fait: C. /. L., III, 601, 2161, 2295; V, 67, etc. 



TRANSMISSION DU PRÉNOM, DU NOM ET DU SURNOM 81" 

Ex.: De Roissieii, Inscr. de Lyon, p. .'{20: Veriniae Iiigc- 
luiae, liherldc cl co/ijiti>i . . . C. Vereciindinids Vcriiiiis. . . 
conjii.f et patronus . . . 

B. A/fra ne/lis d'une femme. — Si un esclave est allVanehi 
par une f'eninie, il emprunte à sa patronne son gentilice; mais 
comme celle-ci n'a pas de prénom à lui transmettre, puisque 
les l'emmes n'en portent point généralement, il prend celui 
du père de sa patronne. 

Ex. : 6". /. L., VI, 3931) : 

M • LIVIVS • AVG ■ L 
MENOPHILVS • CALC 

OLLAMDAT 
LIVIAECHLOELSVAE 

M. Lh'Ûis, Aiigiustacj [[ibcrtiis], Menopldlus, calc\calor,, ollani dut Li- 
i'iac Clilo[a)e I[ibcrtae) siiae. 

Le père de Livie se nommait M. Livius Drusus. 
Si la patronne elle-même est une affranchie, TalFranchi 
prend le prénom de l'ancien maître de sa j)atronne. 

Ex. : Urelli-Henzen, 735 : 

DIS MANIBVS 
CLAVDIAE • ACTES • AVG • L • L • AVCT AE 
TI • CLAVDIVS DEMETRIVS 

VXORI ET 

TI • CLAVDIVS ■ EVPLASTVS 

CONLIB • OPTIME • DE • SE 

MERITAE • FECIT 

Dii s M'inihiis Claiidiac, Actes, Altglusd) Uiberlae , l\ibcrluc,, Aiiclac '^ . 
Ti. Claudiits Dciuctrins v.rori et Ti. Claudlus lùip/astus conlib[crlae 
optune de se inerUae fecil. 

Ti. Claudius se disant co nliberf lis (V une affranchie d'Acte 

1. Aux Dieux Màues de Claudia Aucta, affranchie d'.\cté affianchie elle-même 
de l'empereur, etc. 

6 



82 ÉLÉMENTS COMMUNS A TOUTES LES INSCRIPTIONS 

est donc, lui aussi, un affranchi d'Acte. Celle-ci, étant elle- 
même affranchie de Néron, se nommait naturellement Claudia 
Acte. Son affranchi Ti. Claudius Euplastus, emprunte son 
prénom Ti. à Néron, le patron de sa patronne. 

Pour indiquer, en épigraphie, qu'un affranchi a reçu d'une 
femme la liberté, on se sej-t des sigles DL : G(aiae) l(iber- 
tus) ou 1 iberta:. Cette abréviation, consacrée par l'usage était 
comprise de tous, puisque, nous dit Quintilien ^ : « Gaius C 
littera notatur qiiae intevversa mulierem déclarât^. « 

Ainsi, Tuccia, 3- l{iberta), Philematio doit s'expliquer : 
Tuccia Philematio, affranchie d une femme; et, puisque l'on 
prenait le gentilice de sa patronne, affranchie d'une femme 
(]ui se nommait, elle aussi, Tuccia. 

La justesse de cette interprétation serait confirmée, s'il 
était nécessaire qu'elle le fût, par le fait suivant : dans cer- 
taines inscriptions où sont mentionnés des affranchis d'une 
femme, on trouve, à la suite du gentilice de ces affranchis 
et avant le mot libertus ou Ubei-ta, par conséquent à la place 
oii devrait figurer la sigle 0, le mot nnih'cr/'s écrit en entier ' 
ou en abrégé *. 

Le texte suivant, trouvé près de Narbonne, nous donne un 
exemple de ce fait : 

C. 1. L., XII, 4364 : 

M • M A E C I O 

m • f • o c e a n o 
nvmisiae • w • l 

^rIvatae 
c-maecio ingenvo 

EQVlTlLEGX GEM 

1. Institut. Orat.. I, 7, 28. Cf, Velius Longus, p. 53, 6 k. : C conccrsum qua 
Gaia signi/lcatuf, quod notac rjenus cLdeinus in tnonumcntis, cuni guis liber^ 
tus niulicris ostenditur. 

2. Sur ce signe cf. Hùbner, Exemnla sr.ripturae cpigraphicae, p. lxxmi. 

3. C. /. L., 11, 1485. 

4. MVL (C. /. L., II, 2138; V. 7017), MOL (X, 7312), W [z= MV] (V, 609), 
W\ (V, 358), 5: (V, 7107) ou raùmc IV (II, 558, 1449, etc., XII, 4364). 



TRANSMISSION DU PRENOM, DU NOM ET DU SURNOM 83 

M. Maecio, M. f\ilioi, Occnno ; Nuinisinc, iniulicris^ hibertae], 'lP^^rivatne ; 
C. Maecio Inf^rtiuo, (•(iiiiti lc^[ionis) X Gcin(inac). 

C. A/franchis de plusieurs personnes \ — Si les deux pa- 
trons ont le même gentilice et le môme prénom, il n'y a au- 
cune difïiculté : TafFranchi prend leur gentilice et leur pré- 
nom communs. 

Ex. : C. I. L., YI, 10307 : Q. Cornélius, Q. Q. l'iberfus;, Sa- 
tiirninus. — Q. Cornélius Salurninus, affranchi de deux Q. 
Cornélius. 

Si les patrons ont le même gentilice, mais un prénom dif- 
férent, FafFranchi prend ce gentilice commun et le prénom 
d'un des patrons. 

Ex. : Henzen, 6251 : P. Decaniius, M. P. V. l ibertusl, Phi- 
lomusus. — P. Decumius Philomusus affranchi de ]M. Decu- 
mius, de P. Decumius et de V. Decumius. 

Enfin, si les patrons n'oni ni le même gentilice ni le même 
prénom, Taffranchi prend le nom et le prénom de l'un des 
deux, ou bien le prénom de Tun et le nom de l'autre. 

Ex. : C. I. L., X, 1614 : L. Cocceius, L. C. Postumi liiber- 
tus), Auctus. — L. Cocceius Auctus, affranchi de L. Cocceius 
et de C. Postumius; 

C. I. L., I, 1110 : Q. Caecilius, Cn. A. Q. Flamini libertus. 
Q. Caecilius, alfranchi de Cn. Caecilius, d'A. Caecilius et de 
Q. Flaminius. 

D. Affranchis d'une ville ou diui collège. — Ici les règles 
sont moins précises; on peut pourtant distinguer certaines 
catégories. 

Les esclaves d'un municipe ou d'une colonie, servi publici, 
prennent, lorsqu'ils sont affranchis : 

a) Tantôt le gentiliciuni Publicius, formé de Publicus, 

Ex. : C. I. L., V, 628 : Q. Publicius, Tergesti(noruni) liber- 
tus, Félix. 

1. On conçoit qu'un esclave puisse appartenir h plusieurs personnes, par 
exemple, si, à la mort d'un père, il a passé par succession à ses enfants.- 



84 ÉLÉMENTS COMMUNS A TOUTES LES INSCRIPTIONS 

b) Tantôt un gentiliciiini qui figurait parmi les surnoms du 
municipe ou de la colonie. 

Ex. : C. I. L., III, 5227 : Ti. Clandius, miiiucipii Celeiaii[i) 
libîertiis , Favor. Celeia s'appelait nuinieipium Claudiiini 

Celeia. 

c) Tantôt un geiitiliciiiiu tiré du nom du municipe ou de la 

colonie. 

Ex. : C. I. L., X, 5012 : Sex Veiiafranius, coloniae) l iber- 
tus , Felij-. Inscription trouvée à Venalrum . 

L'affranchi d'un collège prenait souvent un nom dérivé de 
la profession des membres du collège'. 

Ex. : Orelli-Henzen, 2461 : T. Vêla tins, acceiisorum vela- 
tonun Ubertus, Ganymedes. 

C. I. L., V, 4422: Fab/'icius Ceiitojiiiis, collegioriini- U- 
b erlus), Cresimus. 

Si Taffranchi, avant de recevoir la liberté, portait deux 
noms, ainsi qu'il arrivait quelquefois, nous l'avons dit plus 
haut', il gardait ces deux noms comme cogiwniiiia après son 
affranchissement. 

C. I. L., W, 443 : Carpiis, Augusti, li{bertus], Pallaiitia- 
nus sanctis draconibiis d{ono) diedit). 

C. I. L., ^', 5889 : Tlieocriti^ AugUistonuu) l{iberto), Py- 
ladi . . . 

C. L L., VIII, 2888 : Dits M aiiibus\ siacnuu. T. Julio 
MciLiro sive Ruzerati . . . Jiilius Bassus . . . libeiio optinio. 

Naturellement les affranchis qui voulaient effacer toute 
trace de leur origine servile et surtout ceux qui étaient 
inscrits par l'emjiereur sur la liste des chevaliers avaient 

1. C'est pur un usage analogue que les esclaves attachés à un temple rece- 
vaient parfois, au moment de leur afïranchissemeni, un gentilice tiré du nom 
du dieu qu'ils servaient: Ex. : C. /. L., IX, 5020 : Venerius, cnl(oniac) l{iber- 
tus], Félix; C. I . L.. III, 1079. Sc/it(in{ius] At<cl{cpius) Hcfincs. Ubertus nuininis 
Acsculap{(i). 

2. Cest-à-dire du collège des/'ahri et de celui des l'CiUoiiarii. 

3. Cf. § 4, p. 78. 



TRANSMISSION DU PRÉNOM, DU NOM ET DU SURNOM 85 

soin do changer leur ancien nom (resclavo en un surnom 
moins caractéristique'. 

1. Tacit., Hist., I, 13 : Nec ininor cjratia Icelo, Galhae libcrto, qucm anulis 
dnnatum eqiicftrt nomine Marcianum cocltahant ; Suel., Galh., 14 : Libertus 
Irelu>>, patillo nnte anulis aureis et Marciaiii cognomlne ornatus. Cf. Siiet., 
Claurl., 2b : Lihertinos, qui se pro equitihus romanis, nr/orrnt, puhlicarit. 



CHAPITRE II 



CURSUS HONORUM 



Nous avons déjà dit que les inscriptions rappelaient sou- 
vent, à coté des noms d'un personnage, les diverses fonc- 
tions et magistratures dont il avait été revêtu soit dans l'Etat. 
soit dans un municipe, soit dans une association particulière, 
et que cet ensemble de titres^ présenté dans Tordre même 
où ils avaient été obtenus, forme ce que l'on appelle le cursus 
honorum du personnage. Or chez les Romains, — nous nous 
placerons surtout à l'époque impériale, la seule vraiment 
riche en inscriptions, — la suite des fonctions auxquelles 
on pouvait arriver était soumise à une hiérarchie bien nette- 
ment définie. Constatons d'abord que les difTérentes dignités 
étaient divisées en trois catégories correspondant aux trois 
classes de la société : 1° celles qui étaient réservées aux 
sénateurs; 2" celles qui étaient réservées aux chevaliers; 
3° celles qui étaient ouvertes aux hommes d'un rang infé- 
rieur. En second lieu, dans chacune de ces carrières, on 
était obligé de passer par les degrés les plus bas pour 
s'élever aux degrés les plus élevés, et encore cet avance- 
ment était-il soumis à certaines conditions. Ce sont là des 
faits qui, depuis Borghesi ^^ ne peuvent plus être contestés. 

11 est donc naturel de diviser ce chapitre en trois para- 
graphes : 

§1. Carrière sénatoriale ; 

§ 2. Carrière équestre; 

Jî 3. (barrières inférieures. 

1. Cf. le fameux mémoire de ce savant sur Hurbiileius : Œiicr., IV, p. lO:^ et 
suiv. Il ne faut pas oublier pourtant que c'est Mariui qui le premior avait 
signalé cette réglementation (Gli atti e monum. dei fratelU Arcali, II, p. 754). 



CURSUS HONORUM 87 

Mais avant de commencer à étudier chacune de ces car- 
rières successivement, il nous faut faire une observation 
générale : 

Tout cursus honorum est dressé dans V ordre direct ou daus 
l'ordre inverse; direct^ si les fonctions du personnage sont 
énumérées en commençant par la plus basse pour se terminer 
par la plus haute; inverse, si, au contraire, on a commencé 
par la plus liante, c est-à-dire la dernière que le personnage 
ait exercée, pour finir par la plus basse, c est-à-dire la pre- 
mière qiCil ait obtenue au début de sa carrière. 

Dans le premier cas, il faut, pour se rendre compte des 
différents honneurs que le personnage a successivement 
reçus, lire l'inscription telle qu'elle est rédigée; dans le 
second cas, il convient de prendre le monument par la fin 
et de remonter peu à peu jusqu'à la première des charges 
énumérées. 

On ne saurait mieux comprendre cette loi épigraphique 
qu'en comparant en Ire elles les deux inscriptions suivantes : 
elles se rapportent l'une et l'autre au même personnage; 
mais, dans le texte n" 1), les fonctions qu'il a exercées sont 
énumérées suivant l'ordre direct; dans le texte n" 2), au 
contraire, on a suivi l'ordre inverse : 

1) • ■ 

C. I. L., VIII, 7049 : 

P-IVLIOIVNIANO • MARTI ALI ANOCV 

ces • QVAEST- PROVINCIAE • ASIAE • TRIB- 
PLEBEI • PRAETORI • CVRATORI • CIVITATIS ■ CA 
L E N O R V M • CVRATORI • V I A R V M ■ C L D I A E • 
CASSIAE-ET-CIMINIAE-PRAEFECTO-AERARI-MILI 
T A R I S • P R O C O N S V L I • P R O V I N C I A E • M A C E D O N I A E • 
LEGATO • LEG III AVG • SEVERIANAE • ALEXANDRIANAE 
PRAESIDI • ET • PATRONO • RES • PVBLICA • CIRTENSIViM • DE 
CRETO • ORDINIS • DEDIT ■ DEDICaVITQVE 



88 ÉLÉMENTS COMMUNS A TOUTES LES INSCRIPTIONS 

P. Julio Jiiniano Martialiano, cylarissimo] i'Uroj, co{n\s[iiU)\ 1] quaes- 
tori) proi'inciac Asiac, 2) tribiuno) plebci, 3) prnrlori, ciiratori cii'i- 
latis Calcnoriint-, 4 ciirutori K'ittriitn Clodiac Cassiac et Ci/iiiniae, 
5 praefccto acr(iri[r i/iilitaris, (i proconsiili proi'inciae Macedoniae, 
Il legnto Icfi'innis III Aug nstae Sevcriniinc Ale.iandrinnnc, — 
pracsidi cl patrono rrs pjiblicn Cirfrnsinni dccrcto ordinis drdit dc- 
dicni'itqnr. 

C. I. L., Vïll, 2392 : 

P IVLIO IVNIANO MARTIALIANO C • V • COS • LEO • ^/?/^' PR PR VROWScicie 
N V .AU D I A E P R O C O S P R O V I N C I A E MACEDONIAE P R A E F A E R A R I MI 
LITARIS CVRATORI VIAE CLODIAE PRAETORIAE • [sic] TRIBVNO PLEBEI 
QVAESTORI PROVINCIAE ASIAE PATRONO COLONIAE ET MVM 
C I P I R E S P \ B L I C A COLONIAE T H A .M ^■ G A D E N S I V M DE 
CRETO DECVRIONV.M 

P. Jiilio Jiiniann Martialiano, c larissinwi ^'[ii'Oi, co\n;siidi, 7 legato 
[Aiig[usti]] prioj pr[aetoro) provinc[iac] yiiniidiac^, Q) proco n]s\uli) 
provincine Macedoniae, ôi praefiectoi aerari{i) util i taris, 4) curatori 
viac Clodiac. 3) practori, 2) tribiino plebci, 1 (/iiacstori provinciae 
Asiac — patrono coloniac et inunicipi rcs ftitblica coloniac Tliaiini- 
gadcnsiiim, dccrcto dccurionuni . 

On voit par là que les deux méthodes étaient simultané- 
ment employées et suivant la eonvenanoe seule de celui qui 
rédigeait Tinseription. 

11 y a naturellement à distinguer, dans Tétude des cursus 
hoiionini comme dans celle des inscriptions romaines elles- 
mêmes, d(!ux périodes distinctes : la |)r(Mnière s'étendant 
d'Auguste à Dioclétien, la seconde coniprcnaiit l'époque 
suivante. 



1. Sur La place du mot ron.<ml, voir plus bas, p. 94. 

2. Cette fonction a élé omise dans le cursus honorum suivant, rolatif au 
même personnatie. 

3. Le légat de la troisième légion Auguste était ou même temps légat de Nu- 
midie; ces deux titres sont donc identiques. 



CARRIKRE SENATORIALE 89 

,^1. (IVHUIKIU-: SKNATORIALK 

N. B. — Les personnao-es d'ordre sénatorial portent le 
litre de vif clarissiniiis [W-C), en grec àrr^p ),a|jtT:pÔTa-:o; ou aj-;- 
■/.>.r,T'./.ô; CMV -- chd'issimae memoriac vir, après sa mori); 
CP = clarissinms puer; CI = cUtrissuuus jiivenis ; CF ou 
C-^ =^ clarissinia femina ; CS clarissinia pjiella) \ 

A. — Carrière sérKilorialr jusqu'il Dioclctieii -, 

La carrière sénatoriale élait, comme nous Tarons dit, 
réservée aux sénateurs, à ceux qui sont par naissance de 
rang sénatorial ou aux fils de chevaliers qui ont le cens 
sénatorial. 

Elle comprenait les anciennes magistratures républicaines, 
qu'Auguste avait conservées, avec quelques modifications 
il est vrai, et qu'il avait soumises à une hiérarchie; de telle 
sorte que, pour arriver au consulat, la plus haute de ces 
dignités, on devait franchir successivement quatre degrés, 
dont le premier était la questure. Ajoutons que pour arriver 
à chacun de ces deg^rés on était tenu d'avoir un certain âg-e 
fixé par la loi, et qu'entre la gestion de deux honneurs suc- 
cessifs il devait s'écouler au moins un an d'intervalle ■'. 

1. Légalemeut ces titres datent de Marc-Aurèle; on trouve pourtant cir 
clarissimus sur les inscriptions bien auparavant : en 56 (C. /. L., X, 1402); 
en 69 ilblcL. X, 7852. 13); en 101 (IbUL, VI, 1492); sous Hadrien (Ibid., Vlll, 
2532, sous la foi'me abrégée v-c); sous Antonin le Pieux {Ibid., V, 532). Cf. 
Mommsen, Droit publif romain, VI, 2, p. 62. 

2. Voir, au sujet de cette carrière, outre le mémoire de Borghesi sur Burbu- 
leius. Mommsen, Étude sur Pline le Jeune, trad. Morel. surtout p. 53 et suiv., 
et Droit public romain, I, 2-, p. 192 et suiv.; Waddington, Fastes des procinccs 
asiatiques, p. 1 et suiv. Pour les diSérentes charges qui la composent, leur na- 
ture, leur duréC; les différentes modifications qu'elles ont subies, on consultera 
les manuels d'Institutions romaines, celui de Marquardt, ceux de MM. Willems, 
Mispoulet et Bouché-Leclercq. Il est, néanmoins, certains détails essentiels 
pour l'interprétation des inscriptions qu'il nous a paru indispensable de rap- 
peler ici. 

3. Dio Cassius, LU, 20 et suiv.; Dig., L, 4, 14, 5 : Gerendoruin iionoriim non 
promiscua facultas est, sed ordo certus liuic rei adhibitus est, nam neque 



90 ÉLÉMENTS COMMUNS A TOUTES LES INSCRIPTIONS 

Mais avant même d'obtenir la questure, qui donnait entrée 
au Sénat, il fallait : 

a) Exercer une des charges du vigintivirat, réunion de 
vingt membres qui se divisait elle-même en quatre collèges. 
On devait être, soit x vir stlilibus jiidicandis, soit /// vir 
kapitalis, soit iii vir aura argento aère fhindo feriundo au- 
trement dit /// ('//• inonetalis, soit cjiliii //// ivV vidiiiin cii- 
randarum. La durée de ces difierentes l'onclions était d'un 
an. 

On sait que les x viri stlitibiis jiidicaiidis ont pour prin- 
cipale mission de juger les contestations relatives à Tétat 
civil des citoyens. Les /// viri laipitales sont les auxiliaires 
des magistrats qui exercent la juridiction : ils |)rési(lent 
notamment aux exécutions capitales; les /// viri inoiielales 
frappent au nom du Sénat la monnaie de cuivic; enfin, les 
an viri viarum curandarum sont chargés, sous la direction 
des édiles, de surveiller les voies dans l'intérieur de la ville 
de Rome. 

b) Faire un an de service militaire comme tribun des sol- 
dats dans une légion \ tribiinus militum laticlavius^. Ce ser- 
vice militaire n'était généralement pas effectif; les jeunes 
gens qui étaient obligés de l'accomplir pour pouvoir arriver 
aux honneurs étaient employés dans l'administration'. 

C'est alors seulement qu'on pouvait arriver à la questure, 
si toutefois l'on était âgé de vingt-cinq ans au moins. On 
distinguait plusieurs sortes de questeurs : les questeurs pro- 

prius inajorem mayistratum quisquam nisi mlnorein susceperit gerere potest, 
nequc ab ornni aetate, neque continuare qiiisque Iionores potest. Cf. C. I. L., 
XII, 3164 : Hic hos /lonores bcne/icio optumù pt-inripis maturius quaiii per 
annos permitti solet (/essit. 

1. C'est seulement depuis l'époque des Klaviens que le tribunal militaire était 
régulièrement obtenu après le vigintivirat; jusque-là, on pouvait faire son ser- 
vice dans l'armée avant d'exercer toute autre fonction. Cf. Mommsen, Droit 
public i-omain, I, 2, p. 202 et suiv. avec les notes. 

2. Avant d'être appelés h la questure, les jeunes geus qui se destinaient à la 
carrière sénatoriale étaient souvent nommés secir equitum romanorum, c'est- 
à-dire chef d'une des six turraes de chevaliers romains. Cette charge était pure- 
ment honorifique. 

3. Mot^imsen, Pline le Jeune, p. 53, et Eph. epi<j., IV, p. 394, note 1. 



CARRIERE SEiNATORlALE 91 

vinciaux [quaestor ou quaestor pro praetoré), qui étaient 
chargés de radministration financière dans les provinces 
sénatoriales, les questeurs urbains {quaestor iirbanus), tré- 
soriers du Sénat, les questeurs de l'empereur [quaestor prin- 
cipis ou Augusti), et les questeurs des consuls {quaestor con- 
suluin)\ ceux-ci servaient d'intermédiaires entre le Sénat et 
l'empereur ou les consuls. 

Les questeurs entraient en fonctions le 5 décembre pour 
en sortir le 4 décembre de l'année suivante; toutefois les 
questeiu's provinciaux prenaient possession de leur ("harge 
dès le début de juillet, en même temps que le gouverneur 
qu'ils accompagnaient. Leurs fonctions duraient un an. 

On devenait ensuite tribun de la plèbe [tribuiius plehis ou 
plebei) ou édile {aedilis), ces deux charges, depuis l'Empire, 
étant considérées comme du même degré. 11 l'aut pourtant 
observer que les citoyens patriciens, étant exclus du tribu- 
nat de la plèbe et de l'édilité plébéienne et n'étant aptes 
qu'à exercer l'édilité curule, étaient dispensés de remplir 
cette charge et arrivaient à la j^réture immédiatement après 
avoir exercé la questure. Les plébéiens, au contraire, ne 
pouvaient être nommés préteurs qu'après avoir été tribuns 
de la plèbe ou édiles curules. 

Chacune de ces magistratures durait un an; mais l'année 
des tribuns commençait le 10 décembre pour finir le 9 dé- 
cembre de l'année suivante; celle des édiles, au contraire, 
courait du l^*" janvier au 31 décembre. 

Le troisième degré du cursus honoruni sénatorial était la 
préture. On sait qu'on distinguait plusieurs sortes de pré- 
teurs qui^ d'ailleurs, n'ont |)as tous existé en même temps : 
praetor urbanus, — c'est celui qui rend la justice inter cives; 
peregriiius, appelé aussi praetor iuter cives et peregriuos, 
et praetor inter peregrinos ; praetor de fideicommissis ; prae- 
tor ad hastas, président du tribunal centumviral; praetor 
aerarii, — il y en avait deux, chargés de la garde de Vaera- 
rium, etc. 11 l'allait, pour obtenir la préture, être âgé de 



92 ÉLÉMENTS COMMUNS A TOUTES LES INSCRIPTIONS 

trente ans au moins. La prélui'e durait un an; on entrait en 
charge au i'' janvier pour en soi'tir au 31 déeeniljre. 

Enfin, à Tàge de trente-trois ans, et a[)i'ès avoir laissé 
deux ans s'écouler de|)uis rexercice de la pi'éture, on |)ouvait 
ari'iver au consulat. 

Ra|)|)elons ici (|ue, sous lEmpire, il y avait |)ai' an un cer- 
tain nombic de personnages revêtus du titre de consul : 

a) Deux consuls, apj)elés ordinaires, cpn' étaient épo- 
nynies^ : ce sont les deux consuls qui entrent en charge au 
r*' janvier : ils étaient désignés pour cet honneur à la fin de 
Tannée précédente, vers le mois d'octobre, à l'exception des 
empereurs, qui étaient souxent désignés antérieurement; 

b) Un nombre plus ou moins grand de consuls suffects 
désignés le 9 janvier* de Tannée où ils devaient exercer leur 
charge, et qui se succédaient par groupes de deux, tous les 
quatre mois, tous les trois nu)is ou même tous les deux mois 
suivant les époques. 

Tels sont donc les qiuitre degrés du cursus Jioiioriiiu séna- 
torial : questure, édilité ou tribunat, préture, consulat, qui 
étaient précédés du tribunal militaire et de la gestion cTune 
des charges du vii>intivirat. 

La censure, s(jus TEmpire, n'est j>lus, à proprement parler, 
une magistrature : elle n'est guère exercée que par les empe- 

1. Ils ne soQl guère distinguc's des consuls suffects sur les monuments épi- 
graphiques avant l'époque de Caracalla; Tcxemple le plus ancien où un consul 
soit appelé ordinarius dans une inscription remonte à l'an 155 (C. /. L., VI, 
21^0); le second est de l'an 214. Cf. Mommsen, Ephein. cpujr.. I. p. 136. A partir 
de cette époque également, on prend l'habitude de dater les actes publics du 
peuple romain par les noms des consuls ordinaires, ;\ quelques mois de l'année 
qu'ils soient rédigés : auparavant, il était d'usage de les dater par los noms des 
consuls en charge au moment de leur rédaction, même si ces consuls étaient 
suffects. On ne coniinît que deux exemples où les consuls ordinaires et les con- 
suls suffects en fonction au moment de la rédaction du texte, soient cités en- 
semble sur une inscription. Le premier, figure au Corpus (VI, 2120). Le second 
a été publié dans le BuUettino delV Istituto (1886, p. 128); il porte : [T. M]an- 
[lio] Valente, C. Antistio Veterc co(n).<(ulibus); Q. Asiaio Marcello, A. Cae- 
jdonc Crispino co{n)s{ulihus). T. Manlius Valens et C. Antisiius Velus sont les 
deux consuls ordinaires de l'an 96. 

2. Cette date ne s'applique qu'à l'époque postérieure aux Llaviens; antérieu- 
rement, leur désignation avait lieu au mois de mars. 



CARRIERE .SENATORIALE 93 

reiirs; encore disparail-c^lle avec DoiiiiliiMi. h^IIe esl (railleurs 
démembrée en un ceiiain nombre <b' curac, (|ui soni coiili<'es 
à des sénateurs. 

Les personnages d'ordre séiiatoi'ial poiiNaienI être appides 
à exercer-, outre b's (|ualre grancU's magisiralures, cerlaines 
ibnctions, soit à Rome, soil en Italie, soil dans b>s proxiiices. 
C'est ainsi que les gouvei'iieui's tles provinces im[)ériales ou 
sénatoriales^ et leurs lieutenants, comme aussi les cliels tie 
différentes administrations importantes à Rome et en Italie 
et les personnages (jue les em|)ereurs voulaient cbarger de 
missions exceptionnelles, étaient toujours cjioisis parmi les 
sénateurs. Ces fonctions étaient, elles aussi, soumises à une 
stricte hiérarchie et partagées en catégories correspondantes 
aux divisions des magistratures, de telle sorte (jue cha(|ue 
nouvelle magistrature obtenue, à Texception du tribunat de 
la plèbe et de Fédilité, qui ne menaient à aucune autre charge 
que la préture, ouvrait à celui qui en avait été revêtu Faccès 
à de nouvelles fonctions d'un ordre plus élevé. .Mais, con- 
trairement à ce qui se passait pour les magistratures, ces 
différentes fonctions pouvaient être exercées l'une à la suite 
de l'autre', sans intervalle; sauf pour les grands commande- 
ments entre lesc|uels il était d'usage ck' laisser écouler un 
certain laps de temps'. 

Il faut donc, pour comprendre l'ordre suivant le([uel ces 
diverses fonctions se rencontrent dans les inscriptions, ne 
pas oublier (|u'elles étaient réparties en trois classes dis- 
tinctes : 

1. Le tableau des provinces impériales et sénatoriales avec leur divi'^ioii eu 
prétorieuues ou consulaires a déjà été donné plusieurs fois. Nous ne le repro- 
duirons pas ici. Cf. Marquardt, Orrjanisation de l'Empire romain, II, p. 490; 
Mispoulet, Itistitutions /lolitiques des Romains, II. p. 107; Bouclié-Leclercq, 
Manuel des Institutions romaines, p. 209 et suiv. 

2. Auguste avait seulement exigé qu'on ne fût éligible pour le gouvernement 
d'une province sénatoriale que cinq ans après la gestion d'une magistrature ur- 
baine, préture ou consulat. Cet intervalle fut bientôt, en fait, de dix et même 
quinze ans. Cf. Waddington, op. cit., p. lo. 

3. Mommsen, Pline le Jeune, p. 92. 



94 ELEMENTS COMMUNS A TOUTES LES INSCRIPTIONS 

1° Celles qui étaient données à d'anciens quest(Mirs, qiiaes- 
toricil viri (quaestoriciiis = TîTa.a'.ïj/.o!)?) ; 

2" Celles qui étaient données à d'anciens préteurs, prae- 
torii viri (praetorius :=^ ■j-.^%~r^'ny.'U) \ 

3" Celles qui étaient données à d'anciens consids, coiisii- 
larcs viri (consularis = 'j-iiiyA-) \ (V COS = vir consiilaris; 
CONS M • V = consularis memoriae vir). 

Il y avait, naturellement, dans chaque classe même, une 
hiérarchie entre les différentes fonctions, qui dépendait de 
la nature de ces fonctions comme aussi de l'importance des 
provinces où chacune d'elles était exercée ; mais cette hié- 
rarchie n'était pas toujours strictement observée. 

Enfin, les sénateurs étaient appelés à certains sacerdoces 
dont la mention se retrouve dans leur cursus honorum. ]\Iais 
il est à remarquer que ces dignités religieuses ne sont 
presque jamais mêlées aux autres honneurs sur les monu- 
ments épigraphiques : quel que soit le moment de sa carrière 
où le personnage en a été honoré, elles sont éniimérées 
en tête de l'inscription. Il en est de même, d'ailleurs, du 
consulat, qui est presque toujours mentionné au début du 
texte épigraphique soit avant, soit après les fonctions sacer- 
dotales, comme étant la dignité suprême^; plus rarement, 
il figure à la place même qu'il a occupée dans la série des 
fonctions et honneurs accordés à celui dont le monument 
veut rappeler la mémoire. 

Les deux cursus honorum suivants, rédigés tous deux dans 
Tordre inverse, rendront j)lus sensibles les règles que nous 
venons délablir : 

1" Cursus hono/'uni Jus(/u\/u consulat c.rclusivenient. 

C. I. L., VIII, 2747 : 



1. Celte disposition est {id(Momeiu observée, nn'me quand le rursus est pré- 
senté dans l'ordre direct. Voir plus haut l'inscription de C. Julius Juuianus 
Martialianus. 



CARRIERE SENATORIAF.E 95 

L • NOVIO • CRISPINO 
MARTIALI • SATVRNINO 

COS • DESIG • LEG • AVG ■ PR • PR 
PROVINCIAE • AFRICAE • PROCOS • GALLIAE 
NARBONENSIS • LEG • AVG • LEG • 7 • ITALICAE 
LEG • AVG • IVRIDICO • ASTVRIAE • ET • GALLAECIAE 
PRAETORI • TRIB • PLEB • QVAESTORI • PRO • PRAET 
PROVINCIAE • M A C E U O N I A E • TRIB • MIL 



LEG • VIIII • 111 S P • un • VI RO • VIARVM 
C V R A N D A R V ,■« • S E V I R O • E Q • R O M A N O R V M 

VETERANI LEG III AVG 

QVI • MILITARE • COEPERVNT • GLABRIONE 
ET • TORQVATO • ItEM • ASIATICO • II • ET ■ AQVILINO COS 

L. Nôvio Crispino Martiali Satiirnino, co(n)s[uU) desig{nato], 

Fonctions prétoriennes. 

Ir-rrito Aiii^nusti) pr[o) pr[actorc) provinciae Africae, proco{n)s'idi) 
Gnlliae Narbonensis, leg(ato) Aifg{[isti) legi/onis) I ItaUcae, legiato) 
Ai(g(usti) juridico Asturiae et Gallaeciae, 

— praetori, 

— trib[uno) pleb[is) 

— quaestori pro praet(ore) provinciae Macedoniae, 

— trib[uno] mil{itum] leg[ionis) VIIII Hisp[anae], IIII viro viarum 
curandaruin, seviro eq[uituin) roinanoruin 

veterani leg{ionis) III Aug{ustac) qui militare coepcriint Glabrione et 
Torquato, item Asiatico II et Aqiiilino co[n)s[ulibiis]. 

2° Cursus honorum d'un consulaire. 
C. I. L., IX, 3365 : 

L - DASVAIIO • P F 

STEL • TVI. LIO 

TVSCO • COS • COMITI 

A V G V S T 
AVGVRI • SODAL • HADRIA 

NALI • SODaL • ANTONI 



96 ELEMENTS COMMUNS A TOUTES LES LNSCHIPTIONS 

N 1 A N O • c: \' R A T • O P E K \ .M 
PVBLICÛRV.M LEGATO PR • PR • PROVINCIAR 
G E R .M A N I A E ■ S V P E R I O R 

ET • P A N N Û N I A E • S \ P E R I O R 
PRAEFECTO • AER • SAT^R^I 
P R A E T O R I • T R I B \ N • P L E B 
L E G • P R O ^■ I N C ■ A F R I G A E 
QVAEST ■ I.MP • ANTOMM • AVG • Pli 
T R I B • M I L I T • L E G • I I I I • F L A A" ] A E 
TRIA- .Ai A" I R O • A • A • A • V ■ V 
P • T ALLIA- S ■ CALLISTIO 
POSVIT 

L. Dasumio, P. filio , Stcilatina tribu , Tullio Tiisco co ns[uli], comili 
Augustii) \ 

Fonctions sacerdotales. 

auguri, soda/ i tiddriaiiali, sodal i. Antuiiiniano, 

Fonctions consulaires. 

curât ori opcri/iii publicormn, Icgato pr o pr actore provinciar uni) 
Gcrnianiac Supcrior is, et Pannoniuc Supcrior{is\ *, 

Fonction prétorienne. 
praef'ccto acr arii] Saturni, 

— praetori, 

— tribun[o) plcb[is , 

1. Ou remarquera que le graveur, ayant oublié de signaler ce titre houoritique, 
l'a ajouté après coup au seul endroit où il restât de la place sur le monumeut. 

<5. D'ordinaire, lorsque deux fonctions se suivent dans un cursus honorum et 
que le mot qui indique la nature de ces fonctions, Icfjatus, proconsul, etc., est 
le même pour les deux fonctions, on a soin de le répéter; on dira par exemple : 
lerjalus jtro pr. proe. Germaniae Supcrio/is, lc;jatus pro pr. proc. Pannoniae 
Superioris. Mais il peut arriver que, comme ici, le mémo terme serve pour les 
deux cas et soit omis dans l'énoncé de la seconde l'onction. D'habitude, en 
pareille circonslance, on se sert comme particule copulative de item et non 
de e^. Régulièrement item indique la succession dans rénumcralion des hon- 
ueurs ou des cbarges, et signifie le cumul. 



CARRIÈRE SÉNATORIALE 97 

Fonriion (jucsloricnnc. 
leginto) proi'inc'uuA Africac, 

— qita('sl[orii l/ii/j crutoris) Antoiiini Aiig[iis(i. PU. 

— trib[iino) iiiilit[uiii) lc^\ionis) Illl Fhn'iac, triiiiiiviro a[uro) a[r- 
gento) a[cvc) fi/ando) f[rr/i/iido) 

P. TuUiiis CdlUstio posiiii. 

On voit ([lie, dans ce cursus^ on a mis (^n tèlc le oonsnlal, 
((iii fut obtcMiii en réalité |)ar L. Dasiiniiiis TuUiiis Tiiscus 
entre la préleetiire du trésor de Saturne et les légations 
provineiales; puis on a mentionné ses saeerdoees. Les diffé- 
rentes magistratures et ("onctions (pi'il a exercées sont rap- 
portées (Misuite dans Tordre chronologique inverse. 

Telle est la règle généralement suivie, dans les inscrip- 
tions, pour les cursus houoruin des fonctionnaires d'ordre 
sénatorial. On s'en départit l'arement. II peut arriver, pour- 
tant, que les magistratures et charges d'un personnage soient 
groupées autrement que dans l'ordre chronologique; c'est 
ce qui se remarque, par exemple, dans l'inscription suivante: 

C. I. L., XI \', 3609. 

Q ■ POMPEIO • Q • F • QVIR • SENECIONI 

SOSIO • PRISCO • POXTIFICI • SODALI 

H A D k I A N A L I • SODALI • A N T O N I N I A N I [sic) 

VERIANI • SALIO • COLLINO • QVAESTORI • CAXDIDATO ■ AVGG • LEGATO • PR • PR • 
ASIAE • PRAETORI • CONSVLI • PROCOXSVLI • ASIAE 
S R T I T G • P R A E F E C T G • A L I .M E X T R 

XX V I R • 31 X E T A L I • S E \- I R • P R A E l' 

F E R I A R V .M • L A T I X A R V .M • Q Q • P A T R O X 
.M V X I C I P I I • SALIO • C V R A T R I • F A X I • H • V 
S • P • Q • T 

Ç. Poiiipcio, Q. f\/7io!, (Jninina tribu), Senccioni Sosio Prisro 

i" pontiftci, sodali Iladrianali, sodali Antoninian[o] Vcriaii[o], Salio 
ColUno (fonctions sacerdotales], 

1 



98 ÉLÉMENTS COMMUNS A TOUTES LES INSCRIPTIONS 

2° quaestori cnndidato Aitg{iistorii/n diioruin)^ 
legato pr[o) pr[actorc) Asiac (fonction qucstorienne), 

— praetori, 

— consuli, 

proconsuli Asiac sortito (fonction consulaire), 

3" proefccto alinwntor[um (fonction prétorienne ou consulaire). 

— XX vira monctaU\ sei'iro, praefiecto) fcriariini latinarum, 

k'^ q[idn)qucnnaU), patrono iniinicipii . Salio, ciiratori fnni H erciiUs] 
V[ictoris) (honneurs municipaux ol>tenus à Tihur) 
s[enatus] p[opulits)qu[e) T{ibursj. 

On a d'abord éminiéré : 1" les dignités sacerdotales du per- 
sonnage obtenues à Rome ; 2" ses magistratures et ses fonc- 
tions provinciales, dans Tordre direct; 3° les fonctions qu'il 
a exercées en Italie, dans Tordre inverse; 4" les honneurs 
muni('ii)aux et les fonctions sacerdotales dont il a été revêtu 
à Tibiir. 

Il est inutile (Tajouter que ce sont là des irrégularités : 
elles n'infirment en rien la règle générale que nous avons 
posée plus haut. 

On trouve parfois sur les monuments, au lieu du mot 
quaestor, la locution allectiis inter quaestorios. Il faut en 
conclure que Tempereur avait, par une faveur spéciale, dis- 
pensé les personnages ainsi désignés d'exercer effectivement 
la questure. Admis en quelque sorte d'oflice, j)armi les ques- 
toriens, ces personnages pouvaient être appelés aux mêmes 
fonctions que les anciens questeurs. Une observation iden- 
tique peut être faite au sujet des (illecli iiiler li-ihttiucios' et 
des allecti iiiter pravlorios. 

Dans la deuxième moitié du troisième siècle, les institu- 
tions romaines subirent cTimportanles Iransformalions : le 



\. On voit qu'ici au lieu de considérer les ni;igistrats monétaires comme for- 
toant un collège ii part, on les a rattacbés au collège général des xx viri, d'où 
le titre xx riro au lieu de tu ciro qui se rencontre habituellement en pareil cas. 

2. Il n'y a pas d'allccti intcr aerlilicios : la locution allecti inter tribunicios 
est rcxi>ression consacrée pour indiquer la réception dans le second ordre. 
Cf. Mommsen, Pline le Jctinc, p. 53. note 5i 



CARRIERE SliNATUKIALE 



99 



cu/siis Itonorinii sénatorial en csl par siiilc niodifH'. D<'|)iiis 
Caracalla, \c liibunat Irgioiinairc n'est plus obligatoire avant 
la quoslmc'; à partir de Sévère Alexandre, le vigintivirat 
disparait; le tribunat et rédilité ne sont guère exereés non 
plus après e(>tte épo(|ue; enfin, les personnages de Tordre 
sénatorial étant exclus des armées depuis (lallien ', il n'y a 
plus ni légats légionnaires, ni légats propréleurs eoniman- 
danls d'arnuM*; les premiers sont remplacés par des prac- 
fecti Icgionis (|ui ne sont ])as recrutés dans Tordre sénatorial, 
les seconds par différentes sortes de gouverneurs qui appar- 
tiennent seulement à Tordre équestre, du moins jusqu'à 
Constantin '. 

Nous donnons, pour terminer ce paragraphe, une liste 
alj)bal)étique des sacerdoces, magistratures et fonctions de 
Tordre sénatorial avec les sigles et abréviations usitées en 
épigra])hie pour les désigner et les équivalents les plus em- 
ployés dans les inscriptions grecques'. 

Sacerdoces de l'ordre sénatorial 



AVG 



PVBPRQ 



FL. FLAM DIALIS 



Auifur 



publicus populi 



romani Quirilium 
Fctialis (sacerdos) 
FI amen Dialis 



a ' j Y 'l 'j p , ; oj v. tt r, , 



rz'.il'., 



1. Cf. Centerwal. Quac /nihUra n/ficia aide quacsturam [jcrl. solda sint. 
Upsaliae, 1874, p. 39 et suiv. 

2. .Aur. Vict., Caca., 33. 34. Scnatiiin m'ditia cetuit, ctiain adiré exercitum. 

3. Cf. Borghesi, Œar., III, p. 277, avec les noies de MM. Renier et Momniseii, 
et V, p. o:»7; voir aussi un très important article de M. Mommsen. Hermès, 
XXIV, p. 195 et suiv. 

4. Dans celte liste, comme dans celles qu'on trouvera plus loin, on ne ren- 
contrera p.ns la mention des dignités ou des fonctions pour lesquelles il n'y a 
pas d'abréviations connues comme fetialls ou dilcctator, à moins qu'il n'y ait 
possibilité d'en indiquer l'équivalent grec. De plus, on n'oubliera pas que les 
abréviations qui consistent uniquement dans la suppression de la fin du mot 
(PRAKT pour Practor. AEDIL pour Aeclilis) n'ont été admises dans ces listes 
que lorsqu'elles sont les seules usitées ou du moins très communes. Les équi- 
valents grecs ont été empruntés, pour la plupart, au tableau (lui en a été dressé 
par M. Reinach, Traité d' épi 'j rapide ;/recque, p. 523. 



100 



ELEMENTS COMMUNS A TOUTES LES INSCRIPTIONS 



QVIR 


Qiuntiahs 




AVG 


Auguslalis 




CLAVD 


Chudialis 




FLAM 


Flaminica 




FRARV 


Frater Arvalis 


~y^\J. ipo'jx/.t'i {cicc.) 


LVPERC 


Liiperciis 




PONT 


Pontifex 




PM, PONT MAX 


Pontifex maximiis 


àp/'.îOEJ,- 


XV VIRSF 


Qiiindeccvivir sciais 


hoî'j; -îvTî/.X'.oi/.xvoio^ 




faciiindis 


UpEÙr iv -0Ï4 '.z' àv- 

OpXJ'.V 



SAL 

PALAT 

VIIVIREPVL 



50D • AVG, AV- 

GVST 
AVGVST • 

CLAVDIAL 



VV 

VVM 



Salins 

Palatinus 

Septemvir cpiiloniDU 



Sodalis Aiif^nstalis 



AuoriislalisClaii- 



dialis 

— Hadrianalis 

— Titiiis 



Virgo V est a lis 
VivQO resta lis maxinia 



rwv zizzoL avooiov leoo- 

— 0'.t7)V, lTc7:Tt[JlOl>tO 



Ètto'jXojvo'jul 



7Ô0XA'.; Aôp'.avâA'.î 



Magistratures sénatoriales 



CEN, CENS, CES 

DIC, DICT 

C, COS et posté- 
rieurement CON, 
CONS^ 

— D, DES, DESIGN 



Censor 

Diclalor 

Consul 



dcsi'jnalus 



O'.y.'zizMO 



1. Kii Gaule Narbonaisc, M. Hirscbfeld (C. /, L., X[I, huliccs) fait observer 
qu'on rcnconlre consiainmeiU COS jusqu'en 245. 



CARRIERE SENATORIALE 



101 



P, PR, PRAET 
C, K, CAND, 

KAND. CANDID, 

KANDID 
PER 



VRB 



AER 



TVTEL 

AED, AEDIL 
^CVR 

PL 



PL-CER 

TR, TRIBP, PL 

C,K,CAND,etc. 

Q, QVAE, QVAES 

C, K, etc. 

AVG, CAES, 

IMP 

VRB 



PRPR=:PR 

ou PROV 
X VSI ou SL, 
STLIVD,STLIT- 
IVDIC 



Praelor 

candidalus^ can- 

didatus Caesaris 

pcreQiinus 



iirhanus 



aerarii = ctdaera- 

rium 

tille la ri us 

Aedilis 

curulis 



■ plebis 

plebis Cerialis 

Tribtinus plebis 

candidatiis 

Qiiciestor 

candidahis 

Aiigiisti, Caesa- 
ris, Imperaioris 
urbamis 



pro praetore = 

provinciae 
Decemvir stlitibus jii- 

dicandis 



•/.avoîôaTo? 
Ô £11'. TÎiJV ^Ivtov, 

;îv;y,ô; (JxpaxiqY'îiî , 
Ttoaîxioo TZtzi'ip'.yo^ 
OtOVEÎ ÇevooÔxTji; 

êavô;, TroÀ'.xiy.ôi;, ô sv 
xf, ttôXei, y.axà toÀ-.v, 
TToaîxwo TcoX'.xty.ô? 



aYopavo[Jtoc 

XO'jOOjÀTjÎ, XO'J- 

pO'jÀXtOÎ 

OL'lopi-jo[xoç 0T,[jiox'.y,0Çj 
ïy. xoy T:X'r,6'j'Jî 



xaijt'.a;, y.'ja'.jxiop 



6 y.axà ttoXiv, xr,; tcôXscoî, 
PwjjiTj;, 'Ptojjiaîcov 

xa;ji(a; xa- àvxisxpâxT)- 
70; 

xwv oixa àvopwv xwv xà 
csov'.xà otxaïâvxwVjXÔiV 
èxotxa^ôvxwv xà izpi^f- 
[jiaxa, 0£xi,aou'.p âi:'. 
xû)v y.X'^povo[jitxcôv 0'.- 
xaJXY^oîwv, TtîvxExat- 
oixavopoç (sic) 'wv sx- 



lOi! 



Kf.KMENTS COMMUNS A TOUTES LES INSCRIPTIONS 



IIII VVCVR 



IIIVKA,CAP,KAP 
CAPIT, KAPIT 

IllVMON = AA- 
AFF- 



Qualuorvir viariim cii- 
) .inJ.innu 

Triiinivir capiLTlis 

Triumvir nwneljlis= 
aura ari^enlo aère 
flancio feriundo 



o'.xa,ov:u>v ~.% -rpaY- 
,uaTa, apçaî oÉ/.a àv- 

OptOV àp/V' ï-\ PoJUTjÇ 

3'.ô/.o'jpo;, àp/V' ip?^î 
àvosôjv ôoôiv ir:'.- 



y.îjr,; yyjivj -/.a! ip. 
-'■Jpo'j /.a- ^aXxoj, 
tp'.ôjv à.-iZzï<yi yrù:/.ryj 
apY'jpoo "/.a". vouïO'j 
Tjv^tovîJTcw; xal ya- 
pâçEojî, Tp'.wv àvoowv 
•/.aTar/.îj-?;? yp-jTOj y.aî 
àpY'jpOj /.aï y a/.y.o-j 
7'JY/wvïjjîioî xal ya- 
px^îw;, Tp'.wv àvopôjv 
y aXxoj àpY'Jpoo yp'jzryj 
/ap3(xrr,p'.âjav:o;, -rpt- 
avopov aovT,Tâ),'.v acc.) 



Fonctions confiées aux personnages d'ordre sénatorial 



AB ACT- SENAT 



CENS ACC 



/l/î jïc/îs se}iatiis=zcu- 
rator aclorumsenatus 
CENS=LEGAVG- | Censitor-legatusAu- 

gusti pro praetore 
(electusj ad cejisus 
accipiendos ou ce«- 
sîT'MS accipieudis 
(provinciaej 

Cornes Aitcriisii 

Correct or 



COMAVG 
CORR 

C, CVRALV- TIB- 
ET . RIP . ET 
CLOACVRB 



Curalor alvei Tihcris 
et riparum et cloj- 
carum urbis 



ZT.'. TOJV 'JTTOaVT, |Jl3!TtOV 

y.T'nî'.-Loz 






OPERPVB 



MIN 

CVR,PRAEFFD- 
EXS-C 



CARRIERE SENATORIALE 

aediiim sacrarum 

et operiim publico- 
riim, operiim loco- 
rumquepiiblicorum, 
operum publicorum 

aqiiarum et Mi- 



CVRRP- 



niciae, Miniciae 
Curator^ postérieu- 
rement praefectus 
frumenti dandi ex 
senatus consultn 



Curator liberarum ci- 
vil atum = logista 
Curator reipiiblicae 

■ Aemiliae 
l Appiae 
Aureliae ve- 
ieris et no- 
vae, Cortie- 
liaeettrium- 
phalis 

Anniae,Cas- 
siae, Clo- 
■ViaeJ diae, Cimi- 
viarum\ niae, triiim 
T raj ana-\ 
rumetAme-\ 
rtnae 
^ Flaminiae 
Labicanae 
Latinae 
Salariae 
Tiburtinae 
Valeriae 



103 
ffûov 



ÈTrtiJlîXrjTT,^ ZO'J Tf'tO'J, 
ZT.'XT/rjÇ -Z'yj (TtXTjOE- 

tÎo'j to'j o'.aocoojaévo'j, 
oy';jiou Poj[JLa'!iov, lirap- 

rôXîoJv 
àT~'jvo[jL'.y.ô;? ou y.i\oz- 
[jitov T^î ttÔXeoj; 



s7:'.[jieXt,-t,s ou stt'.ijisXtq- 
6ct;, OU Tpoaxàrriç 
000 'j = ^lôxo'jpoî 



104 



ÉLÉMENT.* COMMUNS A TOUTES LES INSCRIPTIONS 



IVR, IVRID 

— LEGIVR. IVRID 

LEGAVG 

LEGAVGPRPR 
LL;LEGLEG,LG 



Dilectator=m{ssusad 
dilectum juniorinn. 
ad jiiventulem le- 
g en dam 

Dii.x 

Juridicus per Italiam 
rcgionis... 

Juridicus, le gains jtiri- 

diciis frovinciae 

per provinciam... 

Légat us Augusti in 
provincia... (Mis- 
sions extraordi- 
naires) 

Legatiis Augusti pro 
praetore provin- 
cia e... 

Le^atus le^ionis 



ermanicae 



I G- 

I Adjutricis, piae 
Jîdelis{AD,ADl, 
ADIVTPF) 

I Italicae (ITAL, 
ITALIC) 

I Minerviae piae 
Jidelis (M, MIN, 
MINER- P- F) 

\Parthicac[PXKY 
PARTH) 

II Augustae (II 
AVG) 

II Adjutricis piae 
Jidelis (II AD, 
ADI, ADIVT- 
PF) 

II Trajanae. For- 
tis (TR, TRA, 



TEjaciesU t\- ou 



O'./.aiooÔTTj; 
O'.xoc'.ooÔTr.c 



-pEffos'j-:-/;?, TTOîaoE'j;, 

Tapsopî'jcov 
TTOsaoE'JTr,!; xa'. àvT'.TToi- 

£7:apye(a;... 
T:p£aê£'jTï,ç ou li'lZlXÙi^l 

À£Y'-wvo;, Xsvïôjvoç 
a FîpjjiavtXT,; 

x' 'lTxÀ'.xr,ç 
a' 'A6r,v5cî 

a' IlapOtx-^- 



CARRIERE SENATORIALE 



105 



TRAIAN • F, 
FOR, FORT) 
II Italicae piae 
fidelis (ITAL, 
ITALIC • P • F) 
m II Piae 

II Parihicae piae 
felicis , fidelis , 
aeternae (PART 
ou PARTH- 
P-FFouPIF- 
FI-AEouAET) 

III Augiistae piae 
vindicis (AVG- 
PV) 

III Cyrenaicae 

(CYR) 
III Gallicae felicis 

(G, GALLF) 
III Italicae (ITA- 
LIC) = III Con- 

cordiae 
III P arthicae 

(PART ou 

PARTH) 
IIII Macedonicae 

(M, MAC) 
un Scythicae 

(SCYT,SCYTIi; 
IIII Flaviae felicis 

(FF, ou FL- 

FEL) 
V Alaudae 

(ALAVD) = Ga/- 

licae (G)^ 



fi' 'IxoLl'.yS,; 



3 naoe-.y.?;; 



Se6 



acjxri; 



Y KupTQva'.y.f,? 



raXX 



ly-T,? 



'IiaÀ'.xîjç 



Y nap6 '.•/.?;(; 



o' MaxEOcvi-XY,. 



ô Sy.'J«f/.r,; 



o' <i»Xao'jia(; 



1. C. /. L., III, 294. La traduction grecque du nom Alaudae, ne s'est pas 
encore rencontrée. 



106 



ÉLÉMENTS COMMUNS A TOUTES F,ES INSCRIPTIONS 



V M ace do nie ae 
pïae fidelis (M, 
MAC, MACED• 
p.F)=V Urba- 
nae (VR, VRB) ^ 

V^I Victricis picie 
fidelis (V, Vie. 
VICT, VICTR- 
P-F) = Hispa- 
nae{W, HIS)' 

VI Ferratae 
(FERR) 

VII Claudiae piae 
fidelis (C, CL 
PF) = Macedo- 
nicae (MA CE- 
DON)' 

VII Géminée picie 
felicis [G, GEIA- 
FF) 
WWAiigiistaepicie 
fidelis constan- 
iis{kWG-PF) 

IX Hispanae 
(HISP) = Ma- 
cedonicae (MA- 
CEDONIC)* = 
Triîimphatricis 
(TRIVMPH)' 

X Gemiiiae piae 
fidelis {G, GEM- 

P-F) 



t' Ma/soov'.y.Tî 



ç' Nî'.xr/jôpo'j 



ç' ZiOT^pà; 



C K),aoo'!a; 



r FîjJLÎvT,; 



■r' Zzoolt:t: 



l' r£U'!vT,Ç 



1. Cf. c. /. L.. V, 2508. 2510, 2514, 2515, 2518. 

2. C. I. L., III, 1632, 3754. 

3. Henzen, 6768. 

4. C. /. L., III, 555. Je ne crois pas qu'on ail jamais trouvé la mention de 
cette légion dans iin texte grec. 

5. /6/f/.. V. 397. 



CARRIÈRE SÉNATORIALE 



107 



X Fretensis ( F, 
FR, FRET) 

XI Claudiae picic 
jïdelis (C, CL- 
PF) 

XII Fiilminalae 
ccrtae consiantis^ 
(FVLM, FVL- 
MlC-C) = Pa- 
ternae ■ 

XIII Geminae piae 
fidelh [G, GEM- 

PF) 

XIIII Gémi nae 
Martiae vidricis 
(G, GEM • M, 
MARTV, Vie, 
VICT, VICTR) 

XV ApoUinaris 
piae Jidelis (AP, 
APOL, APOL- 
LIN) 

XV Primigeniae 
(PRIM, PRI- 
MIG, PF) 

XVI Gallicae (G, 
GAL, GALL) 

XVI Flaviae fir- 
tnae ou Jïdelis ou 
piae Jïdelis (F, 
FLFou PF) 

XVIII = XIIX 

XIX 

XX ]'aleriae vic- 



:' <I'p£-:r,T'!a:; 
'.a' KXaoota; 

-.6 KsOOt'JVO'iôoO'J 



'.0 l ïa'.vT,^ 



u' 'AroXXwvaota; 



tô' no'.a'.YSV'.aç 



'.;; tl>).ao'jiac ^îp^T); 



y.' OùaXspîotî Nï'.XTicpôpo'j 



1. Un seul exemple des surnoms C<?/-<a Constans en toutes lettres : Notisie 
degli scMci, 1888, p. 236; un exemple en abrégé : Eph. epigr., V, p. 32. n. 61. 

2. Wilmanns. 1448. 



108 ÉLÉMENTS COMMUNS A TOUTES LES LNSCRIPTIONS 



LEG • PROCOS, 
LEG • PR • PR • 
PROV 

P, PF, PR, PRAE, 
PRAEF 

AERMIL 

AER ■ SAT 



PR. PRAET 



tricis (V, VAL- 
V-VIC, VI CT, 
VICTR) 

XXI Rapacis (R, 
RAP) 

XXII Dejotarianae 
(DEIOT) 

XXII Primigeniae 
piae fi de lis 
(PRIM, PRI- 
MIGPF) 

XXX Ulpiae vic- 
tricis piae fidelis 
(VVPF) 

Legatus proconsulis. 

legatus pro praeiore 

proviticiae... 
Praefectus 

aerarii militciris 

aerarii Saturni 

feriarum Latina- 



V, VRB 



riim 
— praetorio 



iirbi, urbis. urhis Ro- 
mae 



7.ê' n.O'U'.VEvîaC 



À' OjÀ-(otç N'./.T/i.ô:o'j 



ST.OLpyo^ spap'.o'j iToaT'.to- 

TtXO'J 

ÏTZoLOyo; a'.paoïfj'j toù 
Koovo'j 



z-toyoz, £7rap/_o; Trpat- 
Tiopio-j OUTîpatTwoîwv, 
■jrpETtoptiov, TÙ)v 8oou- 
cpôpwv, xr,; aùX?;;, xwv 
a-roaTo-iotov. — On 
trouve aussi o-ap^^^o; 
au lieu de ï-^o/oi^, 
depuis Dioclétien 
surtout 

•jrapyoî TT,c ttÔXsw^, 
7:oÀ!apvo; 



p. p 

p. PRO, PROCO, 
PROCOS, PRO- 
COSS 

VI VIR EQR 



TR. TRIBMIL 
LEGL AT, LA- 
TIC, LATICL, 
LC, LT 
III VIR, V VIR, 
X VIRADAI 



V-SC = VSI 



109 

r,Y£[Jtwv, àp/ojv (apça;) 

<rcpaxT)YÔ; uTCaxoî, àvôj- 
t'Àap/o- VÀt,; a', ^',etc., 

ITTTCcWV p0J[i.a(0JV 

yOJ.OLpyrj:^ 



CARRIERE EQUESTRE 

Prcicscs provinciae... 

Proconsul 



Sevir cquituin roina- 
noruui tiirmae I. II, 
etc. 
Tribumis mililum 
legionis laticla- 



Triumvir. qiiinquevir^ 
dcccmvir agris dan- 
dis adsignandis jii- 
dicandis 

Vice sacra cognos- 
ccns, vice sacra ju- 
dicans,judex sacra- 
rum cosnitionum 



B. — Carrière sénatoriale après Dioc/étien. 
Voir plus loin, ^ 2 Ois. 

§ 2. — Carrière équestre 

N. B. Les foiu'tioiinaii-es de Tordre équestre poilenl, du 
moins depuis le règne de Marc Aurèle, les titres de vir egre- 
giiis (VE), oi'rr,p /.pâT'.TToç ^EM-V = egregiae memoriae vir, après 
leur mort); vir perfectissinius (V-P), avrjp otaaT,[;LÔ-:xtoç; vir enu- 

lienlissiniUS (VEM), avr^p È^o/w-ua-io;. 

A. — Carrière équestre jusqaWi Dioctétien \ 
Pour aborder la carrière équestre, il fallait : 

1. Cf. O. Hirschfeld, UntersuclauKjeix auf dem Gebiete der rôtn. Verœaltung?- 
Qcscfùcfitei surtout p. 240 et suiv., et Mommsen, Droit public romain. VI, 2, 
p. 68 et suiv. 



110 ELEMENTS COMMUNS A TOUTES LES INSClllPTlONS 

1° Posséder le cens équestre de 400,000 sesterces; 

2" Être eques equo publico (EQP, PVB, PVBL), ''-r.iy ot,îjlo(j.:»j> 
■z'.\irfiz<.^ [eques roniaiius ^'.-T.zji pwaxTo; , c'est-à-dire être com- 
pris sur la liste des chevaliers dressée sous le contrôle de 
l'empereur. Or, pour pouvoir figurer sur cette liste, on devait 
ou être chevalier de naissance, ou avoir obtenu le rang: 
équestre par faveur impériale. Le titre de equo publico n'est 
pas exprimé généralement dans les cursus honoru/u, par 
suite d'un simple sous-entendu'. 

Mais, avant de parvenir aux fonctions civiles qui formaient 
la véritable carrière, aux procuratèles, on était tenu d'ac- 
complir un certain temps de service militaire, de remplir 
une ou plusieurs des charges dites luilitiac equestfes, c'est- 
à-dire la préfecture ou le tribunat d'une cohorte auxiliaire, 
le tribunat légionnaire angusticlave '. la préfecture d'une 
aile de cavalerie. Claude, au dire de Suétone ', équestres 
luilitias ita ordinavit ul post cohorleni (iJaiu, post alaiii tri- 
bunatuin legioiiis darel; mais cet oj-dre hiérarchique, qui 
n'est pas confirmé par les inscriptions de cette époque, fut, 
en tout cas, bientôt interverti. Sur les monuments épigra- 
phiques, le tribunat légionnaire se rencontre habituellement 
entre la préfecture d'une cohorte et la préfecture d'une aile 
de cavalerie \ 

Quelques auteurs regardent la ])réfectiue (h's ouvriers 
comme faisant partie des milices équestres. 11 est plus juste 
de la considérer comme une situation semi-militaii'e ([ui, la 
plupart (lu temps, conduit à ces milices. Les trois tribunats 
militaires urbains, (ribuiiiis coJiortis vigilu/n, Iribuiius colior- 
lis urbcinae^ Iribuuus coJiortis pracloriae, sont également 
(h's degrés pour s'élever aux procuratèles. 



1. Hirschfeld, Untersuchuncjcn, p. 214, note 4. 

2. On ne trouve pas le mot ainjnsiiclarius dans les inscriptions, par la raison 
qu'il indique une infériorité de situation dont il n'y a pas lieu de tirer vanité. 

3. ClaucL, 25. 

4. Cf. L. Renier, Mélanges d'c/ii graphie, p. 203 et suiv., et Hirschfeld, Untcr- 
fuchungcn, p. 247^ 



CARRIÈRE ÉQUESTRE 111 

En adniottanl, avec ]\I. jMonnuscii ', (|ii(' Tàf^c de vingl- 
ciiiq ans environ (iait celui des tribuns militaires de rang 
équestre, on voit (|ue Ton entrait dans la earrière des procu- 
ratèles entre vingt-sept et trente ans en moyenne, e'est-à-dire 
un peu plus tard que ne le faisaient les sénateurs pour la 
carrière sénatoriale. 

On peut distinguer, parmi les charges qui composent la 
carrière équestre, plusieurs catégories : 

1° Les fonctions financières attribuées à des procuratoves 
Augusti, qu'elles fussent exercées dans les |)roviiices, en 
Italie ou à Rome. Dans cette catégorie, on peut ranger les 
procurateurs, (jui occu|)enl, dans les provinces de Tempereur, 
auprès du gouverneur, la place que tiennent les questeurs, 
auprès des proconsuls, dans les j)rovinces sénatoriales, et 
un gi'and nombi-e d'autres agents financiers de Tempereur : 
procuralof a ra/ioiiihiis, I/eredita/iti/ii^ j)i-ocui'(ilor XX liere- 
(li latin m, etc. ; 

2" Les fonctions à la fois administratives et militaires délé- 
guées par l'empereur aux procuratoves (praesides), gouver- 
neurs des provinces procuratoriennes impériales; 

3" Les charges confiées aux ofiiciers de la maison impériale 
ou aux emplovés de la chancellerie : procurator hibliothe- 
carum^ a libellis, ah epistulis, etc.; 

4" Diverses préfectures administratives, comme la préfec- 
ture de l'annone, et celle de la poste; 

5" Certains commandements militaires : la préfecture d'une 
flotte, des vigiles, de l'Egypte, du prétoire. 

Il n'est guère possible d'établir une hiérarchie rigoureuse 
entre ces difTérentes fonctions, d'autant plus (pu* l'impor- 
tance d'un grand nombre d'entre elles a varié suivant les 
époques. Le classement (pie M. llirschfeld a fait des procu- 
ralèles, d'après le traitement qui y était affecté, j)eut être 
utilement consulté à ce sujet'; nous n'avons pas à le repro- 

1. Étude sur Pline le Jeune, p. 13. 

îi. Untcrsucfiungen, p. 258 et suiv. II recouuait, à partir d'Hadrieu, quatre 



112 ÉLÉMENTS COMMUNS A TOUTES LES LNSCRIPTIONS 

diiire ici. Nous rappellerons seulement que les plus hautes 
fonctions de la caiiière équestre sont, en suivant Tordie 
progressif : la préfecture de la flotte de Ravenne ou de 
Misène, la préfecture des vigiles, celle de rannone, celle 
d'Egypte, et enfin celle du prétoire. 

Le personnage suivant, qui figure sur une inscription de 
Tarragone, ne faisait que commencer la carrière équestre 
quand le monument lui a été élevé : 

C. 1. L..U, 42.18: 

MPORCIO MF 
A N 1 É N S • A P R O 
riVlRO • PRAEFEC 

fabrtribmIlit 
leg • vi • ferrât 

PRÔC ■ AVGVST 

AB • ALIMENTIs 

FLÀMINI ■ P • Il • C 

P • Il • C 

M. Porclo, M. f[ilio , Anic/isi tribu , Apro, duiuiwiro. 

Fonction de transition entre les honneurs iinini(i[)aux 
et la carrière équestre 

jiroefcctoi fabriuni]. 

Fonction préparaloire à la carrière écpieslre 
trib tinoj nii(it[(/in) Icgiionis VI Ferrât ne], 

Fonction de la cai'rière éqiicslre 
proc' urntori) Aiif^iisl i <ib al i mentis, 



classes de procurateurs : ireccnarii (CGC ou ad HS CGC), r/arcnarii (CC ou ad 
US CC), centenarii {C ou ad HS C), sca-agenarii (ad HS LX). Cf. aussi sur la 
même question Liebeiiara. Die Laufbalm dcr ProeUratorcn bis au/' die Zeit 
Diocletians, léna, 1886. 



CARRIERE EQUESTRE 113 

Fonction sacerdotale. 

flaiiiini p(rovinciac) Hispaniae) Cyltcrioris) 
oroK'incia Il[ispani(i\ C{itcrior). 

L'iiiscri})tiou (.\uc nous allons citci", au conlrairc, nous l'ait 
coiinaitre un chevalier ([ui s'élait avancé assez loin dans la 
carrière équestre, sans parvenir néanmoins aux charges 
suprêmes. 

C. /. L., VIll, 8934 : 

S EX • CORNELIO 
S E X ■ F ■ A R iN • D E X T R 
PROC • ASIAE • IVRIDICO • ALE 
XANDREAE • PROC • NEASPO 
LEGS • ET • MAVSOLEI ■ PRAEF ■ 
CLASSIS • SYR • DONIS • MILITA 
RIB • DONATO • A • DIVO • IIADRI 
ANO • OB ■ BELLVM • IVDAICVM 
HASTA ■ PVRA ■ ET • VEXILLO 
PRAEF • ALAE • ï ■ AVG • GEM • CO 



LONORVM ■ TRIB • LEO • VIII • AVG 
PRAEF • COH • V • RAETORVM 
PRAEF • FABRVM ■ TU ■ PATRONO 

COLONIAE 
P -BLAESI VS • FELIX • 7 • LEG • II • TRAI 
AN • FORT • ADFINI • PlISSIMO 

OB MERITA 

iScv. Cornelio, Scx. f[ilio), Arnicnsi tribu), Dc.vtro. 

Fonctions de la carrière éc^uestre 

proc^aratorif Asiae, juridico Alejcandreac, proc[uratori) Ncaspolcos 
et yiausolei, praef[ecto) classis Syr[iacae), 

Fonctions préparatoires à la carrière écjuestre 
donis niilitai'(b[ns) donato a Di\o Iladriano uh belluin Jiidaicuin 



114 ELEMENTS COMMUNS A TOUTES LES INSCRIPTIONS 

liasta pura et i'c.rillo\ praef{ecto) alae I Aug[ustae) Geni(inae) colo- 
noruin, trib[uno) leg{ionis) VIII Aug[ustac), praef[ecto) co[liortis) 
V Raetonan, 

Fonction de transition 

praefccto fabritin ter, 

patrono coloniue P. Blaesius Félix, c{^enturlo) leg[ioriis) II Trajan[ae) 

For{tis) 

adfini piissimo, ob mérita. 

Enfin voici un monument qui nous présentera un exemple 
de ciLi'sus lionoriiin équestre complet, du moins tel qu'il était 
pendant les deux premiers siècles : 

C. I. L., VI, 1599 : 

M ■ BASSAEO • M • F • STe/ 

RVFO • PR • PR a. 177 

/;»PERATORV.M • M • AVRELI • A.NTONIM ■ ET 
/ • AVRELI • VERI • ET • L • AVRELI • CO.M.MODI • AVGG 
CONSVLARIBVS • ORNA-MENTIS • HONORATO 
CT • OB • VICTORIA.M • GERMANICA.M • ET • SAR.MATIC 
aNTONINI • ET • CO.M.MODI • AVGG • CORO.NA 
«n'RALI • VALLARI • AVREA • HASTIS • PVRIS • IIII 
/OTIDE.MQVE • VE.XILLIS • OBSIDION'ALIBVS 

ab iisdem donato • praef ■ aegypti ■ prael an. 1(31-1(30 

a7in? PROC • a • RATIONIBVS • PROC • BELGîCJe et 
duAR\'M • GER.MAMARV.M • PROC • REGNI • HO 
rici- PROC -ASTVRIAE • ET • GALLAECIAE TRIB ■ Co/l 
... PR-TRIB-COllX-VRB-TRIBCOH'VVIGVL-P.P BIS 

etc. 



1. Il est à remarquer, au sujet de la mention de ces décorations militaires, 
que les doua militaria sont généralemeut indiqués dans le cursus koiwruin à 
la suite de la fonction pour laquelle ils ont été accordes; mais, parfois, cette 
indication est rejetée après l'énumération des différents honneurs obtenus par 
le personnage. Nous rappellerons ici que les décorations sont : pour les soldats, 
sous-oHiciers et officiers jusqu'au grade de centurion, inclusivement, des arinil- 
lae, torques e,i jiltalcrac, distinctions qui sont généralement conférées ensemble; 
pour les officiers supérieurs, des coronac, liastac jnirac et ccxilla. Les ceu- 
turions les plus élevés en grade ont droit à une coruna et une hasta pura; les 



CARRIKllE EQUESTRE 115 

M. Bdssfico. M. l\ilio), St[vl[latiii(i tribu)], lîit/'o 

Fondions supt-i'ieures do l;i carrirrc ('•([uoslre 

j)r[ac/crio) pr^iictoi-io) [Ini]pL'ratoriini M. Aurcli[i) Anlonini et \_L.'\ 
Aureli[i) Veri et L. Atircli(i) Coinmodi Aiig[nstorum), [c]onsularibus 
ornanicntis Itonorato \_e]t ob v/ctoriniu Gcnnanicaiii et Sanii(itic[aiii) 
\_A]ntoniiii et Coinmodi Aiig[iistoriiiii) corona [iii]iirali vallari aurca, 
/lastis piiris IIII, [to]tideiiiqi/c ve.vi/lis obsidionalibus [ab iisdeni] do- 
nato, pr'uef'i^eeto] Acgypti, j)r<ie/]ecto) [annl^onae) on i'ig{^i/uiii]], 

Procuralèles 

proe(i/ratori) n rnlioitibiis, proe[iiratori) Belg[irfic et dii](trum Gcrina- 
nidi'uin, proe[nr(ituri) regni [A'or/jr/, proe^uratori) Asturiae et Gal~ 
laccine. 

Fondions niililaires prc'paraloiros 

trib[i/noj [eo/i[ortis)...] pi\aeloriae), trib(iino) co/i(ortis) X iirb[anae), 
trib((ino) coli[ortis) V i'ig/i/(uiii), p(riiiio) p(ilo), bis... 

D(>|)iiis [ladrien, on adiiiel coiiiiiu' ronctions préparatoires 
à la carrière dc^s procui-alMos, à volé des niiliees équestres, 
et souviMil avec dis|)ense al^solue de service militaire, 
(|iiel([iies emplois civils, comme celui d'avocat du fisc ou 
des charges administratives inférieures ^ ; aussi certains 
ciirstis ne mentioiuuMit-ils aucun grade mililaire [)armi les 
fonctions antérieures aux procuratèles. 



tribuns et les préfets aux mêmes décorations augmentt'es d'un cexilluin, ou 
même à deux décor.iiions de chaque sorte; les légats légioiuiaires de rang pré- 
torien obtiennent trois coi-onac, trois /lastae purac et trois rcxilla, et les légats 
consulaires quatre insignes de chaque espèce (Henzen, / doni militari de' 
Romani dans les Annali, 186'J, p. 205 et X'IU. Cf. Marquardt, Organisation mili- 
taire, p. 322 et suiv.), Henzen a établi que la mention des armlllac, torques 
et p/ialerac ne se rencontre plus dans les textes épigraphiques depuis Hadrien; 
on n'y lit plus que la phrase donis militarihus donatus. U n'est plus du tout 
question de décorations militaires dans les inscriptions après l'époque de Cara* 
calla (Borghesi, Œuc, II, p. 338). 
1. Hirschfeld, Untcrsuriiun'jen, p. 255. 



116 ÉLÉMENTS COMMUNS A TOUTES LES INSCRIPTIONS 

De Boissieii, Iiisci'. de Lyon, p. 246 : 

C • IVL • C • FIL • QVIR • CELSO 
A LIBELLIS ET CENSIBVS 

PROC PROVINCIAR L \' G V D ET AQVITAMC 
PROC PATRIMOM PROC XX IIEREOITAT ROMJfe 
PROC NEASPOLEOS ET .MAVSOLEI ALEXA.NDRIAE PROC 
XX HEREDITAT • PER • PROVINCIAS • NARBONENSe»? 
ET AQVITANICAM DILECTATORI PER AQVITANICAC 
XI POPVLOS CVRATORI VIAE LIGNARIAE TRIV.MPIIa/îS 
APPIANVS • AVG • LIB • TABVL • RATION ■ FERKAR 

C. Jul[io), C. fil[io), Qulr{ina tribu) Cclso, 

Procuratèles 

n Ubcllis cl ccnsibiis. pror[nr(itori) provinc/(ir[iuii) J.ii<^inliinicnsis) et 
Aqiiitanic{ac), proc[uratoi'i] p(itriiiioni{i), proc[iiratori) XX licredita- 
t(iuni) Ro/na[e], procyuratori) Xeaspolcos et Mausolcl Alc.randriae, 
oroc^uratori) XX heredltat[iuiii) per proi'incias yarboncns[em] et 
Aquitanicam, 

Fonctions préparatoires 

dilectatori per Aqititanicfi[c] Xf populos, ruratori iiae Lignnriae 

triuinp/ia[lis], 

Appianus, Aug[usti) Ii[l)erlus], tabul[nrius) ratio[nuin) ferrar[iaru/ii). 

La carrière équestre siiljit trimportants ehangeiiients au 
troisième siècle. La praefectufd fahrnin (lis|)arut, le centu- 
rionat lut compris parmi les milices équestres et en i'orma 
le premier degré; c'est à partir de cette époque qu'apparaît 
l'expression a tribus mililiis. ou (t qiKtlitor niilitiis suivant 
le nombre de charges oblenues, ou simplement ab cqiicS' 
tribus j)iilitiis, a niilitiis \ 

En même temps, le primipilat el la j)rél'eclure d'une légion 

1. Cf. Hirschfeld, Untcrsuc/ninr/en, p. 249, 250 et les notes. Cet auteur sup- 
pose môme que le titre a milillis, à cette époque, était purement honorifi(|ueet, 
comme tel. accordé souvent à des chevaliers qui n'avaient pas fait de service 
militaire elîectif. 



CARRIERE EQUESTRE 117 

(|ui, auj)ai'avaiit ('taiciit ])()iir les vieux soiis-odieiers le plus 
haut grade à obtenir, de telle sorte (^ril y avait, à côté de la 
earrière équestre, une carrière militaire inférieure distincte 
et ne menant pas aux milices équestres', deviennent un 
titre pour obtenir des procuratèles. Les places de procu- 
rateurs paiaissent n'être plus, dès lors, qu'une récompense 
donnée aux anciens oiïiciers. L'importance de ces places était 
naturellement d'autant plus grande que le grade militaire 
obtenu antérieurement était plus élevé '. 

Ce sont là autant de changements dont nous retrouvons 
la trace dans les inscriptions. 

Comme nous l'avons indiqué au début de ce chapitre, les 
procurateurs de Tordre équestre portent, sur les monu- 
ments, la qualification de c//' egi'egius, dont la première 
mention épigraphique connue remonte au règne d'Anlonin 
le Pieux'. Ce titre j)eut, d'ailleurs, être accordé à d'autres 
membres de l'ordre équestre. Le titre de vir perfectissimus 
est porté par les préfets depuis le rang de praefectus classis 
jusqu'à celui de praefectus aiiiwiiac, ainsi que j)ar certains 
procurateurs de rang élevé. Le préfet du prétoire seul est 
vir eminentissiimis. 

Les équités iiilusti'es sont ceux des chevaliers qui, ayant 
le cens sénatorial, peuvent prétendre à la carrière réservée 
aux sénateurs. 

Nous donnons ici une liste des sacerdoces et des dif- 
férentes fonctions de l'ordre équestre dont on connaît des 
abréviations épigraphiques, comme nous l'avons fait plus 
haut pour les fonctions sénatoriales. 

1. Voir plus loin, § 3, 2" (p. 136). 

2. Cf. Hirschteld, op. cit., p. 249 el suiv. 

3. C. /. L.,V, 532, ligne 28. Cf. Mispoulet, Inst. polit, cle.^ Romains, II, p. 208, 
note 71. On lit cependant sur un papyrus égyptien de 59/60 ap. J.-C. [Aegyptische 
Urkunden, n" 112) : xoîl -/.paTiffTO'j -t^^isixrr/o^ As'jxtou 'louXîo'j Oùr^axeivou. 



lis ELEMENTS COMMUNS A TOUTES EES INSCRIPTIONS 



Sacerdoces de l'ohdre équestre 



HAR 



Ilantspcx 
Liiperciis 



LVPERC 

LL: LAV ■ LAV ; j f Sacer^/osj Laurens 

LAVRLA\^ Lavinas 

T\'B • SAC ■ P • R • Q ; Tubicen sacrorum po- 

I piili romani Quiri- 

\ tiiim 



f~.'J.-rjT/.'j—rjÇ , 



Fo>CTioNs confip:es aux membres de l'ordre équestre 



PP; PPP; PRI- 
MO P"- 

P, PF, PR, PRF', 
PRAE, PRAEF- 
CM, CIIO, CIIOR, 

C3H 

T, TR. TRIB, TRI- 
BVCH, CHO. 
CHOR,.COH 

COHCR 

EQ 

■ — PED 

— co 

— B 

- PR 

— VRB 

— \\G 

tr;j-ribmil,leg 



Primipihis^ primipi- 
lavis, primopilaris. 
Pracfectits cohortis 



Tribunus cohortis 



cohortts civium 



romanorum 

— eqiiilatae 

— peditalae 

— miliariae 

— quingenariae 

— praetoriac 

— tirbanae 

— vigiliim 
'Irihuniis duUIidu. le- 



Tïpetji.'.Ti'.Xâp'.oc 
Tpa!(f £XTO? aTiEÎpa; ou 

7. lô p T TQ ?, y. Ô p T T, C , 
/wpTTQÎ, /ÔpTT,; 

Tpioo'jvoî OU yiÀtapyo; 
ywpTTj,- 



y'./'.ap/o; OU /î'./.'.ap/o;; 



1. C. I.L., XII, 2210. 
a. C. /. L., \IIL 9015. 
3. C. /. L.. NU. 150. 



— SEXM, SEM, SE- 
MEN, SEMENS 

P, PF, PR, PRAE, 
PRAEFAL, EQ, 
EQAL 

A MIL 



P, PR etc., K, KAS, 
KASTL, LEG 

AD, ADLEC • IN • 
DEC, INVD, 
DEC;IVDDEV- 
DEC; IVDDEC- 
I, etc. 



CENS;PROCAVG- 
A CENS 



C, CVRRP 



C.CVRVIAE,VIAR 



CARRIERE EQUESTRE 

— semeslrïs 

Praefectus alae, equi- 
tum., equitum alae 

A milttiis, a tribus ou 
qiialluor mililiis 



Praefectus castrorimi^ 
legionïs 

Adlectus in decurias ; 
in quinquc decurias^ 
judex de quinquc 
decuriis, judex de- 
curiae primae se- 
cundae^ etc., judex 
selectus 

Advocalus fisci 

Censitor, procurator 

Augiisti a censibus 

Consiliarius A ugusti ; 

Cl sacris consiliis., a 

consiliis 

Curator reipuhlicae 

Lignariae 
triiimphalis 
Curator Praenestitiae 
viae oui Nomenta- 
viarum\ nae Labica- 
nae et La- 
tinae 

Dilectator ; inissus ad 
dilectum jimiorum., 
ad juventutem le- 
gendam 



119 



ZTfxpyoi, uTzoi.O'/o^ , ou 

aXifi;, î'Xr;;, 
aTTo axpaxiôjv, cltzo ffTpa- 

xptwv y tXtapyiwv, TS- 
TîtiJirjiJiÉvo; TExipxTjî 
(TtpaTsîa; 

O'.x.aTTtov 



(juvr^Yopoî TO'J '.EpwTaxou 
•ca[Jiî(ou 

X7]tJ.a£?'ta)p, ÈTTiXpOTTO? £71'. 

XTJvaov, xï^vJtov 

T'iaêouXoç TO'J SeêauTO'j 



^■K•.lJ.tA^r\zr^q ôooù 



T:£[ji.cp6£'.(; £U OU £7ï'. uTpa- 
-coXoY'-av 



120 ÉLÉMENTS COMMUNS A TOUTES LES INSCRIPTIONS 



DVC^ 

IVR, IVRID 
MAG 



PRO MAG 



P, PF- etc. AEG, 
AYG = 

ALI M 

A, ANNVR 



SP, SPR, SVBPR, 
SVBPRAE, SVP- 
PRAEF 

P, PF etc. CLASS 

SP, SPR, SVB- 
PRAE , SVB- 
PRAEF- CLASS 

P, PR etc. FAB, 
FABR 

COS, 

PR ou PRAET 

P, PR etc. PR, 
PRAET 



Ditcenarius (prociira- 
tor diicenarius) 

Dux 

Juridiciis Aegypti 
Alexandiiae 

Magister (a censibus. 
a libellis, cognilio- 
num sacrarinn, me- 
moriae, summariim 
rationum, etc.) 

Pro magister (heredi- 
tatïiim, XX heredi- 
tcttium. etc.) 

Praefectus Aegypti 






ZTZoiÇiyo: A'.yj77TO'j 



— alimentorum 

— annojjae, annonae \ ^~a?X°5 ou l-<.\i.z\rf:r^z 



iirbis Romcte 

Siibpraefectus [anno- 
nae., iirbis) 

Praejectits cLissis 

Siibpraefectus classis 

Praefectus fabriim 
consula- 



ris, praetorius 
praefectus praetorin 



cùôsvîotç, £'jOr,v'aç ou 



à-apyo; ttôXci'j, (iTÔ/ao- 
yo;, TToÀipyr,? 



îTîapyo; tsy vtTtov , twv 
ipy ttexTÔvcov 



E-apyo;, tr.xpyo^ rpa;- 

TdJpîo'J, ZT.lLpyO^ TtOV 

oop'jtiôpcov, TTJç aùX-f,?, 
':cov(T':pa':o77iOiov; "^(Y^- 

fXlOVTWV CJTpaT077ÉOtOV, 



1. C. /. L., VIII, 797 

2. C. /. L., III. 35. 



CARRIERE EQUESTRE 



121 



VEHIC 
VI G 



SP, SPR etc. VIGIL 
P, PR etc. PROV; 

— G 

— G 

PPANN' 

— N, NVM 
PP 

P,PR, PRO.PROC; 
PROC • AVG 

— AB ACT-VRB 



— ALIM, AB ALIM, 
AD ALIM 

— A, ANiN 

— AQVAR 

— BYB, BIBLIO- 
THEC 



— vehiculoriim 

— viailiim 



Siihprae/ectiis vigi- 
lum 

Praefecliis provin- 
ciae ; 

— civitatiim ... in 
provincia ; — gen- 
h's (en Afrique) 

Praepositus annonae 

— niimeri 
Praeses provindae 
Prociiralor ; procura- 

tor Aiigusti 

— ab actis urbis 

— Alexandriae, ad 
diocesin Alexan- 
driae 

■ — alimentorum, ab 
alimentis, ad ali- 
menta 

— annonae, ad anno- 
nain 

— aquarum 

— bibliothecae, a bi- 
bliotheca , bibliothe- 



ptwv ; uTTapjiro; Trpat- 

1(00 (lOV 

È-ap^o; rjyr^ij.izi<yj, pzi- 
■/.O'jXojv 

v'jXToaTpâTïJYo;, vuxTspi- 
voç axpaxTiYoÇ, ô Twv 
vu/.TO(f'j)vâxcov apj^ojv, 
ZT.'xpy 0^ vux-zocf uXâ- 

y.lOV, Ô TTjV V'jy.TSOtVTjV, 

TTpaTTjY'-av axpaTT)- 
Y w V 



•/■iY£;jLiov 



- Vcfi^ 



tiz'.'ZQOTzo: 2,îoaff-0'j 



- £71'. ototxrjaswç 'AX; 

^avopEt'ac 



àvvo'jvTii; 
— ûoàTwv 

6 ETtl TÔjV £V PoJ[JL'(1 pt- 



1. Après Dioclétien. 



122 ÉLÉMENTS COMMUNS A TOUTES LES INSCRIPTIONS 



— ADBDAMNA- 
TORVM 

— RAT • CASTR ; 

FC 

— A CENS, CENS 

— A COGNIT 



- A COMMEN- 
TAR • PRAEF • 
PRAET 

- AB EPIST, AB 
EPISTVLLA- 
TIN, GRAEC 

- FAM, FAMIL 
G LAD 

- A FRVM 

- HER, HERED, 
HEREDIT,STAT- 
HER 



— A LIBELL 

— LVD • MAT 

—M, MET, METAL; 
FERR, FERRAR 

— MIN 

— M, MONET 

— A MVNERIB 



cannn graeccte et 
latinae 

— ad bona damnato- 
niiu 

— castrefisis, rat ion i 
castretisis. fisci cas- 
trensis 

— a censibus = cefisitor 

— a CQcr'iitionibiis 



a commentariis 
praefecti praetorio 

- ab epistulis latinis, 
i>raecis 



- familiae gladiato- 
ri'ae 

- a frumento 

- hereditatium, sta- 
tionis hereditatium 

idiologiis ad Ae- 
gyptiim 

- a libellis 

- liidi matutini 

- a memoria 

- marmonun, métal- 
li^ ferraiiarum 

- ad Miniciam, Mi- 
niciae 

- monetae 

■ munerum, a inuiic- 
ribits 



p'jêX'.ciOTjy.ùJv pcojjiat- 
•/.ôjv ~t xa; £).).T,v'.y.ùJv 



"/.XTtOTjJi.; 



— £— ; àTroy.p'.jJiàTiov, ztI 
y. V a Y V w a £ (0 V , £— it e- 
■zoL'iiJ.iv'jç Ta~; or/.at;, 

arrô /.ojJLîvTasrjVT'.wv 



- £7ïi TÛ)v imj-oXwv, 

ETT'.TToXe'JÇ, £7îl TWV 
E).XTjVV'."/,à)V ZT.'.IJZO- 

).tov 

- oajjL'.Xfa; [JLovo;jt.âyt07 



- x)>T,povo[JL'.xÔ!;, xXtj- 

OOVOJJL'.WV 

ÀÔYCi'J 

- £TT'. ptOÀ£'.0:C0V, £— '. 

■zol'.ç pîêXotç 

- ),0'jCiO'J jJiaTO'JTtVOl» 

- Ttov [Ji£-:aXXo)v, Aaxo- 
aîcov, [jiîxaXXàpyTjÇ 



— OPERPVB 

— P, PATRIM 

— PPILLYRICl 

— IIIIPAFR 

— XXXX, = Q\^\- 
DRAGPAPHLA- 
GOiN, GALL ou 
GALLIAR 

— RATPRIV 



- SR, SVMMA- 
RVMRAT; AR, 
A RAT, A RA- 
TION 



— REG 

— SILIC, AD SILIC 

— VEC, VECT, VE- 
TIG 

— VIAR 

— XX IlER, HERE, 
HERED, MERE- 
DIT 

— XX LIB 

— VIN, AB VIN 

— PR. PROV 
RAT 



CARRIERE ÉQUESTRE 

— operum publicorum 

— patrtmoni, a patri- 
iiionio 

— piiblici portorii II- 
lyrici 

— quatuor publicorum 
Africae 

— qua drag esimae 
(Asijc. Bithyniae, 
Poiilij Paphlago- 
niae, Galliarum 

— rationis privalae, 
frivatae 



123 



- sumiiiaru)]} ratio- 
num, summarum 
a ratio nibus 



— regioms 

— silicum^ ad silices 

— a siiidiis 

— vectigalium^ ad 
vectigalia 

— viay-um 

■ — vigesimae heredi- 
tatiiim 

— vigesimae liberta- 
tis 

— vinorum^ ab vineis 

— provinciae 
Rationalis 






- TCpE'.OoâTTjÇ , XÔy(,)V 
p • f 

i.pz'.oy.zr^^ , Trp'.o'jaxw 
Y îv ixôç xooodtTwo, 

TTpÔç TttJ lo'.lU XÔy'îJ "^î- 
-UXYflîVOÇ , ÈTTÎ-CpOTTO; 
OU '('HOlloy/ TO'J '.OÎO'J 

Xôyo'j 

- i~\ t(ov xaO' oÀo'j Xô- 
Ytov, ô TO'j; xaOôXo'j 
XÔyo'j? £7:iT£Tpa;ji[jiÉ- 
vo^, iwv xa6ôXo'j Xô- 
Ywv £T-apyo;, /.aÔoXt- 



— axo Ttatos'.ac 



■ s ly.0 (TXT, ç xXr, po vo ijl ko v 



î'./.oo-:r,ç ÈXsuOîoia^ 



îTtiTpo—e'jaaç z-KOLOy z'.ryj 



124 ÉLÉMENTS COMMUNS A TOUTES LES INSCRIPTIONS 



SVBPROC 



Suhprociiraior 



Ït.'.-.O'jT.^'J 



Ceux des chevaliers qui parcouraient la carrière équestre 
formaient la noblesse équestre equestris nobilitas), suivant 
l'expression de Tacite. Aussi arrive-t-il fréquemment, depuis 
Yespasien, que les procurateurs d'un certain rang sont admis 
à entrer dans la carrière sénatoriale. Tordre des chevaliers 
étant appelé ainsi à alimenter Tordre des sénateurs \ Ils y 
sont introduits par aUeclio, soit inter praetorios-, c'est la 
règle, soit inter tribu iiicios^ ce qui est moins fréquent. Cette 
allectio n'a pas pour résultat de conférer à celui qui en est 
Tobjet telle ou telle magistrature, mais bien de le classer 
dans la catégorie des anciens magistrats aptes à exercer 
certaines fonctions j)rovinciales ou urbaines. C'est, pour 
l'empereur, un moyen de faire arriver à des charges réser- 
vées aux sénateurs ceux des chevaliers qui peuvent y rendre 
de véritables services. Les procurateurs abordaient plus 
rarement la carrière sénatoriale en obtenant la questure, 
le tribunat ou la préture. 

On comprend par là pourquoi Ton rencontre, dans cer- 
taines inscriptions, la mention d'honneurs sénatoriaux et 
d'honneurs équestres accordés au même personnage; ces 
sortes de cursus honorum pourraient être appelées cursus 
honorum mixtes ; l'exemple suivant, très caractéristique, 
servira de type : 



1. Seminarium senatorum equestrem locuni esse (Lamprid., Vita Alex., 19). 

2. Cf. sur cette question le travail de M. Bloch, De derrctis furiftorum maf)is- 
tratuwn ornamentis. Paris, 18S3. 



CARRIERE EQUESTRE 125 

C. I. L., II, 4114 : 



TIB • CL CANDIDO • CoS 



X V V I R • S • F • L E G ■ A V G G 
PR ■ PR • PROVINC • II • C 
• ET • IN ■ EA • DVCI • TERRA • MARIQVE 
ADVERSVS REBELLES • H • H • P ■ R 
ITEM A S I A E ■ I T E M N R 1 C A E 
DVCI EXERCITVS ■ ILLYRICI 
EXPEDITIONE • ASL\NA • ITEM • PARTHICA 
ITEM • GALLICA • LOGISTAE CIVITATIS 
SPLENDIDISSIMAE • NICOMEDENSIVM 
ITEMEPHESIORVMLEGPR- PR- PROVINc 
ASIAE • CVR • CIVITATIS • TEANENSIVM 
ALLECTO • INTES • PRAETORIOS • ITEM 
TRIBVNICIOS ■ PROC • XX • HERED • PER 
GALLIAS • LVGDVNENSEM • ET • BEL 
GICAM • ET • VTRAMQ ■ GERMANIAM 
PRAEPOSITO ■ COPIARVM • EXPEDITI 
ONIS • GERMANICAE- SECVNDAE 
TRIB • MIL • LEG • ÏÏ • AVG • PRAEFECTO 
COHORTIS • [sic] SECVNDAE CIVIVM 

ROMANORVM 

SILIVS HOSPES • HASTATVS • LEG • X 

G E M I N A E • S T R A T O R • E I V S 

P T I M O ■ P R A E S I D I 

Tib. Ct[audio) Candido co[ii)s[idi), 

Fonction sacerdolalo 
AT i7/'(o) !i[acris] [[aciiindis), 

Fonction consulaire 

lr-^[at(>) Aiig{iisforiini ditoruni) pr[o) pr[actorc) pr{^oi'inciae) Ii(ispa- 
niae) C[itci'ioris) et in ca duci terra mnriqnc adversiis rebelles Jt[onii- 
fics) /i(ostes) p(opuli) r[oinani), 



126 ÉLÉMÉNt.S COMMUNS A toUJ-KS 1-ËS INSCRIPTIONS 

Missions exlraordinairos 

ilaii^ ^Isidc, Uciii yoricac-, dncis e.rrrciiiis Il/i/rtci c.ipcditionc Asiana, 
itriit Partliicd, item Gallica, lo<>istac ciiùlatis splcndidissiinae Nicoine- 
dcnsiii'ii, ilcni I:p/icsiori(iii, 

Foiulioii pi'i'loriennc 

leg(ato) pr{o) pr[actorc) y^/"0i7'«[c(/«c)] Asiac, cur[aturi) ci\'itatis Tca- 

nensiuin, 

— allccto inicr practorios, 

Fonction do livinsition cnlre les deux carrières 
item (c'esl-à-dire allectn inter] trihunicios, 

ProcuraU'Ie 

j)roe[iiralori) XX /lered(itatiiim) per Gal/ins Lii-^dminiscm et Belgieain 
et i(tra-)iq{'ie) Gcrnianidm ^ 

Fondions militaires préparatoires à la carriéi'c t'queslre 

praeposito cvpiariim expcditionis Gcriuanicac secimdar, trih[i(no) mi- 

I[itir)i) legi^ionis) H Aug{:istne), prnefccto coli[o)rtis II civiiiin roma- 

norum. 

Silius IIospcs, liastntus lei^(ionis) X Gcminae, slrator ej'iis, oplinio 

pracsidi . 

Oii voit ([lie Til). (]laii(liiis Caiidicliis csl ciilrr dans la l'ar- 
rièr(; équestre après avoir a("coin])ii son service niililaire, 
suivant la règle. 11 obtient (Fabord une proeiiratèle ; j)uis, 
au lieu tle continuer la carrière des chevaliers, il esl admis 
au rang dos fft bit 11 ici/ ; dès b)rs, il l'ail partie de Tordre séna- 
lorial. Il aur;ul dû ensiiile gérer la prc'lure; mais, |)ar une 
nou\elle laveur im|)ériale donl nous avons déjà |)arlè ', il 



1. Voir sur l'emploi de item dans les cui\^iis lionoriun la note 2 de la page 90. 

2. C. /. L., II, p. 552. « Quo perlitieant verba item Asiac item Xoricac doceri 
vellem : nain neque unde pendeant uequc quid significent adhuc e.xpedire po- 
tui. » Th. M. 

3. Cf. S l à la lin p. DS. 



CUHSUS HONORUM APRÈS IDIOCLËTIEN 127 

est classé parmi les anciens pi-cleuis. Puis il esl l'evèlii de 
diverses ionctions (>l missions ('ixiles el mililaiics, résci-- 
vées aux prétoriens ou aux consulaires ; car, de mod(>sl(^ 
chevalier, ce personnage parvint jus((u'au consulat. Celui-ci, 
comme la l'onction sacerdotale du personnage, est j)lacé en 
tète de l'inscription, ainsi (jue nous Tavons explicjué |)lus 
haut. 

B. — Carrière C(jiiestrc après Dioclcticn. 

\'oir s^ 2 bis. 

l 2 bis. — Cursus HGXORUM après Dioclétien et Constantin'. 

La division entre Tordre sénatorial et Tordre équestre, 
qui donnait lieu aux (\qv\x sortes de cursus /ioiioru/i/ ([ue 
nous venons d'étudier, dura encore quelque tem[)s après 
Dioclètien. La carrière sénatoriale et la carrière équestre 
subsistèrent donc dillerentes Tune de Tautre; mais les insti- 
tutions se transformant peu à peu, elles subirent, chacune 
de leur côté, des moditications ; cependant les lois que nous 
avons exposées dans les paragraphes précédents s'observent 
encore dans la rédaction des cursus hoiioruni de cette 
époque. 

Après Constantin se produit un changement capital : 
Tordre équestre disparaît ou à j)eu près, absorbé dans 
Tordre sénatorial ; il ne forme plus, dans l'Empire, un 
second ordre où une partie des i'onctionnaires importants 
est recrutée. Par suite, les deux sortes de cursus ho/ioru/n 
que nous avons étudiées précédemment se confondent en 
une seule ; la carrière des honneurs est luiique ; mais il est 
possiJîle d'v arriver par deux routes dillerentes. 



1. Cf. Willems, Le Droit public /-orna//;, 2" époque, période de la monarchie; 
Mispoulet, Institutions politiques des Romains, I, p. 337 et suiv. La question 
a été examinée de nouveau par M. Lécrivain, Le Sénat romain après Diode- 
tien, p. 19 et suiv. Les conclusions de ce travail sont un peu différentes de 
celles qui sont résumées dans ce paragraphe. 



128 ELEMENTS COMMUNS A TOUTES LES INSCRIPTIONS 



Si l'on est clarlssiine, c'esl-à-clire fils <riiii sc'iiaU'iir, on 
peut, comme par le passé, tléhiilei' par exercer les anciennes 
magistratures, à savoir, la queslure et la prétiii'e'. 

Or, ces dignités sont devenues ties chaj'ges plutôt que des 
honneurs, les attributions des magistrats qui en sont revê- 
tus étant nulles, ou presque nulles, et les dé|)enses qu'elles 
entraînent avec elles très considérables. ]^a (piesture, en 
])articulier, pour lacpielle Tàge légal esl maintenant de dix- 
huit ans", ne répond plus à aucune fonction cU'ective ; aussi 
était-elle souvent onn'se sur les inscri|)tions. soif qu Clle ne 
lût pas regardée comme assez honorable, soit plutôt (|ue les 
jeunes nobles eussent trouvé moyen de s'y soustraire ou en 
eussent été dispensés par faveur spéciale. C'est donc la pré- 
ture qui, en réalité, est la première magistrature ; c'est elle 
(jui donne véritablement accès au Sénat. Après avoir été 
préteur [arbanus, tuteldris, trUiniphalis), on arrive à des 
emplois de clarissime, soit en ])rovince. soit à la cour impé- 
riale. 

h) 

Si Ion n'est pas clarissime de naissajice, on |)eut être 
appelé à ces emjdois, réservés aux clarissimes. sans avoir 
passé par la questure ni par la préture, sans avoir suivi la 
voie que nous venons de tracer et (pii est un reste de l'an- 
cien ordre de choses établi sous le Haut-Empire, il sullit, 
en ce cas, d'être ((Ilectus dans le Sénat. }J'(fllecli(). (|ue nous 
avons vu pratiquer avant Dioclétien surtout j)our les person- 
nages d'ordre équestre, allectio inler trihunicios^ inler qiiaes- 
torios, devient un jirocédé très fréquemment usité. Mais il 
n'y a plus maintenant (piuiu' sorte iValIcrlio, (dlcvlio inler 



1. Nous avons dit plus haut que le viginlivirat avait disparu depuis long- 
temps, et que les fonolious militaires n'étaient plus données aux sénateurs. 

2. .Mispoulct, Inslitutiuns iiolitifjues des Roinaimf, I, p. 345 et 346. 



CURSUS HONORUM APRES DIOCLETIEN 129 

consulares\ Le consuhn'is, (railleurs, n'a nullement le rang 
(Fancien consul; carie consulat est, comme nous le verrons 
plus loin; le couronnement delà carrière, et ne conduit pas 
à des fonctions spéciales. On peut être coiisiilaris longtemps 
avant d'être consul; on peut même, étant consiilaris, ne 
jamais arriver au consulat'. Consiilafis est devenu synonyme 
de sénateur effectif, tout simplement. Cette allectio ne figure 
pas dans les cursus Jionoruiu, précisément parce qu'elle est 
le mode habituel, pour un non-sénateur, d'arriver aux fonc- 
tions sénatoriales. 

Lorsqu'on avait géré la ({uesture et la préture ou (fu'on 
é\^?à\. allectus iiiter consulares, on était appelé aux diverses 
fonctions de la carrière sénatoriale. 

Il y avait naturellement entre elles une hiérarchie bien 
établie; les dignitaires inijiériaux étaient divisés en trois 
classes : 

l^Clarissimi, Xati.TtpÔTato-. (C)- 

2" Clarissimi et spectabiles, -spigÀE—o' (CETS, SP). 

3" Clarissimi et inlustres, hoo^o, (CET I, IN, INL). 

Entre chacune de ces catégories étaient répartis les diffé- 
rents emplois réservés aux clarissimes ; mais comme l'im- 
portance d'un grand nombre de ces emplois a varié suivant 
les époques, il est impossible d'en rédiger un tableau hié- 
rarchique: la liste qui en a été parfois dressée*, d'après les 
renseignements de la Notice des dignités, ne s'applique 
qu'au début du cinquième siècle ; et encore ne faut-il pas y 
ajouter trop d'importance, la Notice étant faite de renseigne- 
ments de dates différentes. 

On passe donc du rang de clarissimus à celui de spccta- 

1. ^illem^, Le Droit public romain (6' édition), p. 571, et Mispoulet. op. 
cit., p. 349 et suiv. 

2. Par là s'expliquent les titres de consularis procinciae, considaris aquaruni, 
portés par des personnages qui ne sont pas encore arrivés au consulat. 

3. Cf. VVillems, Le Droit publie romain, p. 548, et Mispoulet, op. cit.,ç. 314 
et les notes. Les sigles et abréviations usitées pour désigner ces fonctions sont 
à peu près les mêmes qu'auparavant. 

9 



130 ÉLÉMENTS COxVlMUNS A TOUTES LES LNSCRIPTIONS 

bilis^ et ensuite à'inlustris, comme on passait autrefois du 
rang de quaestorius à celui de praetorius^ et enfin à celui 
de consularis . Mais la promotion d'une classe à une autre 
ne se produit pas, comme antérieurement, après gestion 
d'une nouvelle magistrature. 

De plus, dans chaque classe, il y a des sous-divisions 
strictement observées. 

Les consuls sont les premiers d'entre les inlustres; le 
consulat est, comme le passé, laplus haute charge à laquelle 
on puisse aspirer\ Cette magistrature est obtenue, généra- 
lement, immédiatement avant ou après la préfecture de la 
ville, ou du prétoire. Au delàj il n'y a plus que le patriciat. 

Les deux cursus honorum suivants appartiennent : le pre- 
mier à un clarissime de naissance, qui a débuté dans la 
carrière sénatoriale par la gestion de la questure et de la 
préture ; le second à un personnage qui y est entré par allec- 
tio. 

a)C. I.L., X, 1996. 

MAVORTII 

Q • FLAVIO • MAESIO • EGNATIO 
LOLLIANO • G • V ■ Q • K • PRAETORI • VR 
BANC AVGVRI PVBLICO POPVLI 
ROMANI • QVIRITIVM • CONS • ALBEI • TI 
BERIS • ET • CLOACARVAl • CONS • OPERVAl PVBLI 
CV.M CONS AQVARVM CONS CAMP COMITI 

FLAVIALI COMITI ORIENTIS COAUTIS PRIMI {sic) 

ORDINIS ET PROCONSVLI PROVINCIAE AFRICAE 
REGIO PORTAE TRIVMPHALIS PATRONO DIGMSSIMO 

Mm'ortii. Q. Flcwio Macsio JSgnalio Loliiano, c larissiino) i>[iroj * 
^— qiuacstori) k[andidato) , 
— practori nrbatio, 



1. Il y a eucore de? consuls ordinaires et des consuls sulîects. 

8. Ce personnage l\x\, pracfectuts Urbi en 342et consul ordinaire en 355. 



CURSUS HONORUM APRÈS DIOCLÉTIEN 131 

Fonction sacerdotale 
niigiiri piiblico popitli romani Qitirit/uin, 

Fonctions de darissime 

cons[ulari] albei Tiberis et cloacaruin, cons{iilari] operuin puhIic[or)uni, 
consUiIari) aqitaruin, cons[ulari) Campiardae), 

Fonctions de spcctabilis 

coiniti FlaviaU, co/iiiti Orieiitis, coiniti priiiii ordinis et proconsuli 

provinciac Africac 

rrgiû porinc Triuniphalis, patrono dignissinio. 

Il est à remarquer qiie^ tout en ayant droit au titre de 
spectdbilis par suite des fonctionsqu'il a exercées, O. Flavius 
Maesius Egnatius Lollianus est appelé vir clarissimus; il en 
est ainsi dans presque toutes les inscriptions de cette époque : 
on y marque non pas le rang- du personnage, mais la 
catégorie générale à laquelle il appartient, celle des sénateurs. 

b) C. I. L., VIFI, 989 : 

PL • ARPACII • V C • 



PL • ARPACIO • PL • PP • HVIVSCE 
CIVITATIS • EX AGENTE IN 
REBVS V C • EX ADIVT • INL • 
VIRI • MAG ■ OPFICIOR • V 
SPECTAB • TRIB • ET NOT 
OB liNSIGNIA EIVS ERGA 
REMP • MERITA ET PRAECIPVE 
OB PAT • BENEF • STATVAM AD 
AETERNITATEM MERI 

TORVM EIVS . MISS • CIVES 
CONLOCAVERVNT 

Fl[avii)Arpacii ,v[iri) c[larissiini). Fl{avio] Arpacio , fl{aniini)p[er)p[etuo) 
hujusce cii'itatis, 



132 ELEMENTS COMMUNS A TOUTES LES INSCRIPTIONS 

ex agente in rébus, 

— v(iro) c(larissi/no), ex ac/jul\orr) /n/{Kstri.'<) iv'r/ ///c/^'(/.s7/7'i ojjicio- 
r[um), 

— v[iro) spectab[ili), trib[uno) et not(ario), 

ob insiffnia ejiis erga remp{ublicam) mérita et praccipur obpatr[onatus?) 
benef(icia), stataani ad acternitatetn mcritoruni rjas Miss\itcnscs) cives 
conlocavcrunt. 

On voit que ce personnage avait d'abord été ageiisiii rebiis, 
ce qui était une position d'ordre inférieur, puis il avait été 
admis parmi les clarissimes par r/Z/ec/Zo, cedont il n'est pas 
fait mention dans l'inscription ; c'est en tant que vir claris- 
simiis qu'il avait été adjutor du maître des oiïices, sous les 
ordres duquel, du reste, il s'était déjà trouvé comme agens 
iii rebits; puis il avait été promu au rang de speclahilis et 
chargé des fonctions de tribunus et iwtarius. 

Dans ces deux inscriptions, l'ordre suivant lequel les diffé- 
rentes charges des personnages sont rapportées est l'ordre 
direct; il ne serait pas difficile de citer d'autres textes de la 
même époque où l'ordre inverse a été adopté'. Car, ainsi que 
nous l'avons dit, le principe du cursus Jionorttm, tel que nous 
l'avons établi pour le Haut-Empire, persiste sans change- 
ment après Constantin ^ C'est ce qu'il nous suffira d'avoir 
établi dans ce paragraphe. 



§ 3. — Carrières intérieures 

Les différentes fonctions auxquelles pouvaient parvenir les 
personnages appartenant à la troisième classe de la société 
étaient multiples : c'était parmi eux qu'étaient recrutés les 
employés inférieurs de toutes les administrations publiques, 



1. Le plus fameux est celui de C. Caelius Saturninus. que M. Morarasen a 
commenté flans les Memo/ve dclV Istituto. II. p. 19 et suiv. 

2. Waddington, [n.-trriptions de Syrie, 1847 a : Flario Domitto Leontio [c. c. 
prae/cc]to praetorio atque o[rd]inarlo consuli, prorocantibui? cjus mcritis quac 
per singulos honorum grados ad hos \c\um dignitatum ajdccs proi'cxcrunt, etc. 



CARRIÈRES INFÉRIEURES - 133 

comme aussi les soldats et les soiis-officicrs de l'armée 
romaine ; c'étaient eux qui fournissaient la plupart des magis- 
trats municipaux et qui composaient les nombreux collèges 
dont on trouve la trace dans toutes les parties de l'Empire. 
Nous citerons cjuelques exemples de carrièi-es de cette 
nature, et l'on verra que les règles suivies dans Ténuméra- 
tion des fonctions y sont identiques à celles que nous 
venons d'exposer pour les sénateurs et les chevaliers. 

■ 1" Employés (l'administrdtion, esclaves ou affranchis, 
occupés dans les bureaux, à Rome ou en province • 

Epheiu. epigr., 111, 48, à Tarragone : 

aur ■ /aVSTINO • AVGVSTO 
rum liherlO ■ COMM ENT ARî ExN 
SI XXXX • GALL • ITEM • VRBISALBEI 
TIBERIS ■ ITEM • PROVINCIAE • BAE 
TIGE • ITEM • ALPIVM • COTTI • VI 
XIT • ANNIS • XXXXII • DIEBVS • XXXXI 
STATIA • FELIGISSIMA • CON 
IVGI • INCOMPARABILI • CVM • QVO 
VIXIT • ANNOS • XXI ■ M • VI • D • XXXII 

[^Aur[elio) Fà]ustino, Aiigusto[rum liber\to^ 
commentar[i\ensi quadragesimae Gall^iaruin), 
item (c.-à-d. commentariensi) Urbis, albci Tiheris, 
item proi'inciae Bactic[a)e, 

item Alpium Cotti(i) * 

vi.rit annis XXXXII, diebus XXXXI. Statia Felicissima conjugi incom- 
parabili cum cpio vi.vit annos XXI, m[enses) VI, d[ies) XXXII. 

Les différentes fonctions de cet affranchi sont rapportées 
dans Tordre direct; il était mort, sans doute, au moment où il 
allait quitter la province de Bétique pour se rendre dans les 
Alpes Cottiennes où il venait d'être nommé. C'est ce qui 
expliquerait la présence de cette tombe à Tarragone. 

On trouvera dans la liste suivante les principales abrévia- 
tions qui représentent épigraphiquement les diverses charges 
exercées par ces sortes de fonctionnaires. 



134 



ÉLÉMENTS COMMUNS A TOUTES LES INSCRIPTIONS 



Fonctions confiées a des employés d'administration a Rome 
ou dans les provinces \ — Offices d'ordre inférieur 



ABAEG 

AB • INST, INS- 
TRVMAVG.TAB 
A CAD 

ACCENS 

A CORLN 
ADIVT • PRAEF. 
PROC, TABVL 

AED, AEDIT 
AFRVMCVB 



ARK, ARKAR 

ATRI 

COM, COAIM, COM- 
MENT, COM- 
ME N T A R ; A 
COM,COMM,etc. 

3 (7), se (7 SC). 
D SCR(7 SCR) 

CORP C VST 

CVB, CVBIC, C\^- 
BICV 

CVST- TABVL 

DEC 



Ab aegris 

Ab insiriimeniis Au- 

giisti, tabularii, etc. 
A cadiicis 
Accensus imper atoris, 

consuhs, etc. 
.4 Corinthiis 
Adjutorpracfecti^pro- 

ciir atoris Aabiilario- 

riim 
Aediluus 
A friimento ciibicula- 

rioriim. ad friimen- 

tiim 
Arkarius provinciae. 

vectigalis 
Atriensis^ atriarius 
Commentariensis^ a 

commentariis 



Conlrascriptor 

Corporis custos 
CubiculariusAiigusli , 

a ciibiciilo 
Ctislos tabularii. la- 

riim 
deciirialis 



XO'.TtOV'.TTj; 



ET'. TOJ y.O'.- 



1. Oa ne répétera pas ici les noms des différentes adminisf rations do Rome ou 
des provinces qui ont été signalés, avec leurs abréviations épigraphiques dans 
la liste des fonctions équestres, .''. r. Procurator. 



CARRIERES INFERIEURES 



135 



D, DIS, DISP, DIS- 
PEN, DISPES 

EXAC 



FID 
LAPID 
LIB, LIER 

LINT 

MARG 

MED 

MENS AGRAR, 

AGROR 
NOMENCLAT 

NOT, NOTAR 

NVM 

NVMM, NVMMVL 

OFF 
OPSON 
OPT 

PAVIMEN 
PEDIS, PEDISEQ, 
PEDISQ^ 



PRAEC 

PRAEP, P • P, 
PRAEPOS 

PRAEP • P • PEDI- 
SIC 



Dispeiisator annonae, 
Jîsci castre nsis, sum- 
marum, etc. 

Exactor aiiri, argen- 
tin aeris 

Fidicen 

Lapidarius 

LihrariiLS 

Lictor 

Lintiariiis 

Margaritarius 

Mediciis 

Mensor agrarius agro- 

rum^ agrimensor 
Nomenclator censo - 

rius^praetof-ius, etc. 
A'otariiis 
Numerarius 
Nummularius 
OJficialis 

Ojficinator monetae 
Opsonator 
Optio tabellariorum 
Pavimentarius 
Pedisequus^ pedise- 

quus rationis cas- 

trensis, voluptiia- 

7-ïae, etc. 
Praeco imperatoris, 

consulis, etc. 
Praepositiis tabula- 

rioriim, tabellario- 

riim, etc. 
Praepositiis piieio- 

riim pedise quorum 



Oi/.OVO[Jt.Oî 



xoojv xaxau/.îLiïiV xa- 

6£axa}ji£vo; 



paboou^oî 






voTapioi; 



TaÇ'.WTT)? 



TToatroaitoç 



1. C, /. Z.., X, G38. 



136 



ÉLÉMENTS COMMUNS A TOUTES LES INSCRIPTIONS 



PROX 

S, SCR, SCRIAE- 

DILICouTRIBV- 

NIC, etc. 
SIGNAT 

SPEC, SPECLAR 
SPHAER 
TAB, TABEL, TA- 

BELL, TABEL- 

LAR 
TAB, TABVL, TA- 

BVLAR 
TEC 
TEGVL 
THER 
TOP 
TRET NAV 

VIAT 

VIL, VILIC, VIL- 

LIC 
SVBVIL 



Proximiis rationiim , 
tabiilarïoriim, etc. 

Scriba aediliciiis. tri- 
buniaus. etc. 

Signator monetae 
Speclariarius 
Sphcieiista 
TabelLiritis 



Tabulariiis rationis^ 
Jîsci., vectigalis, etc. 

Tector 

Tegiilariiis 

Thermariiis 

Topiarius 

Transvectuaiiuset na- 
viciilariiis 

Viator aedilis plebis, 
Jribuni plebis, etc. 

Vilicus 

Siibviliciis 



o:y,quou.o^ 



2" Soldats et sous-officiers ju-squ'au grade de centurion % 
et centurions qui n'arrivent pas à la carrière équestre : 

C. I. L., XII, 2602 . 

M • CARAXTIVS • .MACrInvS • CENTVRIO • COH 

PRI.MAE VRBAXAE 

FACTVS • MILES • IN EAD • COHORTE • DOMITIANO II • COS 

BENEFICiAR • TETTIEM • SEREnI • LEG • AVG • VESPAS • X • COS 

U CORNICVLAR • CORNELI • GALLICANI • LEG • AVG • EQVESTKIB 1U 

STIPEXdIs • DO.MIT • VIIII • COS • ItEM ■ AIIMCI • RVFI • LEGAtI AVG 

evocaTvs-avg-domit-xiiii-coscentvriO'I.mp-nerva-ii-cos-t P-I 



1. Les grades inférieurs au centurionat sont souvent omis dans les cursus 
honorum militaires, comme n'étant pas sunisammenl honorables. 



CARRIERES INFERIEURES 137 

l)[ii)s [M[nr)ibiis^]. M. Carantiits Mocrinns, ccnlurio coh[ortis) priinac 

Urbnnac, 

fncttis miles in <'a(l[ciii) cohorte, Doinitiano II co{n)s(ule), 

/)('ncflciar{ii/s) l^ettirni Scrcni lcg[ati) Ang[iisti), Vespnsinno X co[n)- 

s(u/c), 

corniciilar(iiis) Corneli(i) Gàllicani, icg^atij Aiig[iisti), t'qiies(rib(us) 

stipendi[i]s, Doinit^iano] VIIII co[n)s[ule), 

item (c'est-à-dire cornicularius) Minici[i) Rufi, legati Aiig{iisti), 

cvocatiis Aug[usti), Domitiano XIIII co(n)s[i/le), 

centiirio^ fmp[eratore) Nen'a II co[n)s{iile), 

t[estomento) p{oni) j\iissit). 

On voit que le grade le plus élevé qu'ait obtenu M. Caran- 
tius Macrinus est rapporté en tête de l'inscription, comme 
le consulat au début des cursus hononim sénatoriaux; puis 
ses différents états de service sont énumérés dans Tordre 
direct. Ce texte est un exemple très curieux, parce que l'on 
s'est donné la peine d'indiquer les diverses dates, marquées 
par des consulats impériaux, où le personnage a obtenu 
chacun de ses avancements. 

C. L L, , VIII, 2907, à Lambèse^ quartier général de la 
légion IIP Auguste : 

D M 

C • IVLIO • C • F 
CL • M A R I T I M 1 
ARA • 7 LEO • VI • VIC 
7 LEO- • XX • V • V- 7 LEG 
II • AVG ■ 7 LEG • III 
A V G • V I X 1 T 

A N N ' X X X X V 

etc. 

D[iis) M{anibus); C.Julio, C. f(ilio), Cl[aiidia tribu), Maritimo, 
Ara, c[enturioni^ leg[ionis) VI Vic[tricis), 
c(enturioni) leg(ionis) XX V(aleriae) V[ictricis), 
c[enturioni) leg(ionis) II Aug[ustae), 
c[enturioni) leg(ionis) III Aug{ustae), 
vixit ann[is) XXXXV, etc. 



138 



ÉLÉMENTS COMMUNS A TOUTES LES INSCRIPTIONS 



Du fait que rinscription a été trouvée à Lambèse, on doit 
conclure que C. Julius ^laritimus élait^ en dernierlieu cen- 
turion de la légion IIP Auguste; le cursus est donc rédigé 
dans Tordre direct comme les précédents. 

Ces carrières inférieures prennent un grand développe- 
ment à partir du milieu du troisième siècle, le nombre des 
fonctionnaires s'étant accru outre mesure à cette époque, et, 
par suite des réformes de Gallien, continuées sous ses 
successeurs, la carrière militaire étant devenue distincte de 
la carrière civile. 

Voici avec leurs abréviations épigraphiques, la liste des 
o-rades militaires de l'armée romaine jusqu'au centurionat 
inclusivement : 

I. Armée de terre ^ 



A, ACT 

ADI OFFCORN, 
RAT, PRAETER 



ANTESIGN 

AQ, AQA, AQV- 

CO, COH 
AQV, AQVIL 
ARCHIT 

A, ARMATV 

AC = C A; ARM, 
ARMO • CVST; 
AR, ARM 

BAL; AB, AD B, 
ABA; A BAL 

B, BE, BF, BF 



Actariiis. ah a dis 
Adjutor officii cor- 

niculariorinn , ra- 

tioniim, praeterito- 

rum, etc. 
Antesignamis 
Aquarius cohortis ivi- 

gilum) 
Aquilifer 
Architedus 
Armatura 
Armoriim ciistos = 

armoi-um 

Balnealor, a halneis 
Benejïciarius 



aîTQCSOOOÇ 



ôrXoo'jÀa; 



t^\ paXc 



1. Cf. sur les fonctions militaires inférieures au centurionat un long article de 
M. Cauer, où toutes les inscriptions relatives à la question sont rassemblées: 
De muneribus militaribus centurionatn ittfcrioribini {E]>h. epigr., IV. p. 355 et 
suiv.). Sur les centurions et leurs différentes dénominations, voir Mommsen, 
ibirl., p. 226 et suiv ; Nomina et pradtis ccnturionum. 



CARRIERES INFÉRIEURES 



139 



b?:nif% benefic 

COS, CON 

LEG, TR,etc. 

SEXM 

BV, BVC, BVCC 

G 

GP-C 

KANAL 
G, GAND 

G A R , G A R G ; 
AGENSGG 

D,7, ZSGE,GENT, 
G' 

G, GO, GOD 
GOM,GOMM,GOM- 

MEN,GOMMENT; 

AG 
GOR, GORN, GOR- 

NIG 
GVR 
D, DEG 
DISP 
DA,EQ 

DARARGAR 

DS 

DOG-, GAMPED'' 



Benejiciarius 
■ consularis 

legali , trihiini , 

praefecti, etc. 

— [tribiini) sexmeslris 
Buccinator 

Caciis, ccipsariiis 
Cacus praefecti cohor- 

lium 
Canaliclarius 
Candidatus 
Carcerarius,optio car- 

ceris, agens ciiram 

carceris 
Centurio 



Codicillarius 
Commentariensis^ a 
commentariis 

Corniciilarius ^ cor- 

nicen 
Curator fisci 
Decurio 

Dispensator legionis 
Discens aqiiilijerum, 

equitinn^ etc 
Discens a rationibus 

arcarii 
Discens signiferum 
Doctor campi, cohor- 

tis fabrum ; campi- 

doctor 



y.avo'.oaxo.; 



y.evxop '. wv , ■/. s v x d p '. u) v , 
xôvxTjvâp'.Oî , Exaxov- 

xoijLEvxaorjVj'.rj; 



CîxaoxpvTQç, oïxotoap^o; 



1. C, /. L., 111,1956. 

2. C. I. L., X, 1770. 

3. Cette sigle est employée pour ccnturia au C. /. L., XIV, 2278, 

4. C. /. L., V, 8773, 



140 ÉLÉMENTS COMMUNS A TOUTES LES INSCRIPTIONS 

D, DV, DVP,DVPL 



DVPLI, DVPLIC 

ce' 

EM 

E, EQ 

EQSING, SINGVL 

E,EV,AEV\EVOC, 

EVOK 
EXACCOS, CV 

EXCT, PR 

EXERC 

FR, FRVM 

HAR 

H, HAS, HASTP, 

PR, PRI ou PO, 

POST 
H, HO 
IM, IMA, LMAG, IM- 

MAG» 
IMM, IMMV 
L, LIB; LC;LL; 

LT 



MAG K% FAB 

MAR 

MED, MEDORD 

MES.MEN 
M, MIL 
NOT, NOTAR 

1. C. I. L., VIII, 4197. 

2. C. /. L., III, 1583. 

3. C. /. L., VIII, 2562. 



Duplariiis, duplicia- 

riiis 
Diiplici avilis 
Ducenaritis 
Emeritiis 
Eques 

Eqiies singiilaris 
Evocatus 

Exactus consularis , 

clarissimi viri 
Exceptor tribimi ^ 

praefecti 
Exercitator 
Friimentaiius 
Haruspex 
Hastatiisprioi\, hasta- 

tus poslerior 

Horrearius 
Imaginifer 

Immunis 

Librarius, librarius 

cohortis ?, librarius 

legali ?, librarius 

tribuni 
Magister ka...?\ ma- 

gister fahrum 
Marsus 
Medicus, mediciis or- 

dinarius 
Mensor 
Miles 
Notarius 



r/jjxaTOî, àviy.XTjTo; 



(iOO'jasvTaoïoî 



O, OP, OPTCO. 

COII 
-EQ 

— A, ARK 

— B, BA 

— C, CA 

— PR, PRI 

— VAL 
ORD 

PQ, I?EC 
PILPRI, POST 
POL 
P, PR, etc. N, NVM 

— VEX, VEXIL 
VEXILL 

PP, PRAEP 

PR, PRI, PRINC 

— LEG-, PR, PRE 
PRAET 

— PR, PRI; POS, 
POST 

— PEREG 
P,PR, PRINC 
PRO, PROT, PRO- 

TECT 
AQ; ADQS' 



S, SE, SEC 
SESQ, SESQVIPL 
SIF 

SIG, SIGN, SIGiNF 
SC; SINGCOS, 
PRAEF, etc. 



CARRIERES INFÉRIEURES 

Opho, optio en liai lis 

■ — equilum 

— arcarii 

— balnearii 

— carceris 

— pnncipis =: prac- 
torii 

— valetiidinarii 
Ordinarius 
Pequartiis 

Pilus prior, posterior 
Polio 
Praefectus niimeii 

— ve.xillationis 



141 



Praepositus Icgionis, 
aliie, cohortis, etc. 
Princeps 

— legionis, practorii 

— prior, posterior 

— peregrinorum 
Principalis 
Protector 

Quaestionarius ; r= a 
quaestionibus =ad 
quaestiones 

Sccutor 

Sesqiiiplicarius 

Sifonarius 

Signifer 

Singularisconsularis^ 
praejecti, tribuni 



Xaxtwvwv 



TrpiY"''-'-'!' 



ffT)fi.5i'.OtoôpO^ 

pio^, T'.YïXâptç 



1. C. /. /.., VIII, 2568. 



142 ELEMENTS COMMUNS A TOUTES LES INSCRIPTIONS 

Speciilator 



SPEC, SPECVL, 

ISPEC 
STR, ISTR = 
T, TAB, TABVL 
TABLI, TABLIF 
TES. TESS 
T, TIR 

TRE, TREC, CGC 
TVB 
V,VE,VET,VETER 

VET-HMM, MH 
M, MISS -I ION M 

VEX, VEXILL 

Vie, vict' 

VNC 



Strator 

Tabiilariiis 

Tabulifer 

Tesserariiis 

Tito 

Trecenarius 

Tubicen 

Veteranus 

Veteranus honesta mis- 
sione missiis, mtssiis 
ho 11 esta missione 

Vcxillamis 

\ ichiuarius 
Lnctor 






P'.OÎ 



11. Armée de mer' 



ARCHIG 
ARCHIT 
ARM • CVST ; AR 

ARM, H ARM* 
B,etc. 
BIXPRP 



3, Z 



Archigybernes 
Architectus 
Armorum citslos = 

armoriim 
Bénéficiai ïiis 
Bixillariiis ? p rincip a ■ 

lis 
Ccleiistes 
Cenliirio 



xeÀî'jT-ur'î 



1. C. /. /.., VII, 2833. 

2. C. /. L., VIII, 2957. 

3. Une liste très complète des fonctious de l'armée de mer a été dressée par 
M. Mowat dans le Bulletin épir/rap/iiq(ir, 1880, p. 286 et suiv. 

4. C. /. L., X, 3395. 

5. C. l. L.,X, 3502. 



CARRIERES INFÉRIEURES 



143 



CLASS ' 
DOCT 
D, DVPL 

EMERIT 
EXCEPT 
GYBER, GYBERN 

L, LIB, etc. 
M?%MAN\MANIP, 
MANIPL, MANI- 

PLR' 
iMED 
M, MIL 
N 

NAVF 
NONAG 
OP,OPT 
PR,PRAE,PRAEF- 

CL, GLAS, 
PRAEPCL, etc. 
PR, PRING 
PROR 

3,SGR, SCRI 
SEG-TR 

SIG, SIGN, SIGNIF 
SÏRIG 
SVBVNG 
TABVL 
TES 
TR, TRI 
VEL 
VET, VETER, B' 



Classicus y 
Doclor 
Diiplariiis. diipli 

vins 
Enieritus 
Exccptor 
Gy bernât or 
Hortator 
Librariiis 



Manipularis 

Mediciis 

Miles 

?\ avarchus 

Nauphylax 

Nonagenarius 

Optio 

Praefectus classis 

Praepositus classi 

Principalis 

Proreta 

Scriba 

Secutor trierarchae 

Signifer 

Striganus'y 

Subiinclor 

Tabiilarius 

Tesserarius 

Tncrarcha 

Velarius 

Vcieranus, bêlera nu s. 



y.£X= 



vajap^Os 



îTîap^o? atoAo'j 



TipiOOE'JÇ 



Tp'.T,papyo; 

oùeXàpioç 



1. C. /. L., X, 3894. 

2. C. I. L.. X. 3595. 

3. C. /. L., .N. 3535. 

4. C. /. L., X, 3568. 

5. C. /. L., X, 719. 



144 ÉLÉMENTS COMMUNS A TOUTES LES LNSCRIPTIONS 

.3" Citoyens des miinicipes et des colonies. Ils parcourent 
dans leur cité une carrière analogue à la carrière sénatoriale 
à Rome : ils sont d'abord admis dans le Sénat {ordo decu- 
rîonuni, conscriplornm ; Iionestissimus, sanctissinms, splen- 
didissimus ordo; senalus) soit après avoir obtenu une 
mairistrature inférieure, soit par aUeclio. Puis ils deviennent 
questeurs, s'ils ne l'ont déjà été avant d'entrer au Sénat, ou 
édiles \ et arrivent enfin à la dignité suprême, le duumviral 
ou le quatuorviraty>//'e dicundo. Les quinquennales sont les 
duumvirs ou les quatuorvirs élus pour l'année du recense- 
ment qui se fait tous les cin(( ans : leur rang est supérieur 
à celui des simples duumvirs ou quatuorvirs. 

En dehors de ces dignités, qui, sous l'Empire, remplacent, 
dans toutes les cités jouissant de l'organisation romaine, les 
anciennes magistratures locales', il existait dans la plupart 
des munici|)es différentes charges s|)éciales {cura fanovum, 
annonae, aquaeductus, etc.), ainsi que des fonctions reli- 
fj-ieuses, les unes communes à toutes les municipalités du 
monde romain, les autres propres à certaines contrées ou à 
certaines villes; elles sont ra|)pelées, comme les autres 
dio-nités, dans les cursus /to/ioru/n nuinicipaux et suivant les 
règles énoncées plus haut. 

C\ I. L., VIII, 8439 : 

MARTI 
V I C T O R 1 
A V G • SAC 
M ■ VLPIVS • M 
F • PAP • ANDRO 
NICVS • Q • AED 

nVIR j FLAM 

IIVIR Q • Q PE 

C V N I A S \' A 

POS\'// 

1. Cf. De cjradu et statu quaestoriim in inuiiripiis colnniisrjuc, par O. Maii- 
tey (Halle, 1882), où il est prouvé par de nombreux exemples que la questure 
n'est pas toujours obtenue avant l'cdilité; dans la plupart des municipes, ces 
deux fonctions sont gérées dans un ordre quelconque avant le duumvirat. 

2. On trouvera quelques-unes de ces magistratures locales mentionnées dans 
la liste qui commence à la page 148. 



CARRIERES INFERIEURES 145 

Marti Victori Aug[iistu) sac[niiii): M. Ulplus^ M. l\Uius), Pop[ii'i<( 
tribu), Andronicus, 
qi^naestor) 

— acd^ilis) 

— duunuif 

— /Iam[en) 

— /f v/'r <i[inii)q[ucniialis) 
pcriinia sini posiiljt]. 

C. I. L., VI IJ, '3m?> : 

C FVLCINIO M F _QV1R 
OPTATO FLAM AVG II VIR 
QQ PONTIF ÎT VIR AVGVR 
AED QVaeSTORI QVI 
INRVP//:ONE BAQVA 
TIVM CO/ONIAM TVI 
TVS EST /esTIMONIO 
DECRETI ORDINIS ET 
POPVLI CARTENNITAiNI 
ET INCOLAE PRIMO IPSI 
NEC A N T E V L L 1 
AERE CONLATO 

r. Fi/ Ici II il), M. f{i/io), Qiiir[iii(i I ri lui), Optiilo 
/!ain[ini} Au^[usta/i , 

— dnunn'ir(o) q[uin]q[uciinali), 
/»)iui/\ici], 

— duumvii'[o), 
augur[i), 

— aed{ili], 

— qu[ae]stori , 

qui inrajf[ti]uiic Duiptaliiiiii cui/jOiudiii luitiis est; [tes]ti/nonio dccrcli 
ordinis et popiili Carteniiitani et ineolae, primo ipsi née iinte ii/li, 
(lere eonlolo. 



10 



146 ÉLÉMENTS COMiMUNS A TOUTES LES INSCRIPTIONS 

Listes des dignités et fonctions municipales religieuses 

et civiles 

i" Dignités eL fonctions religieuses. 



AEDETPRSAC 
VOLKFAC 

LVSTR 

AEDIT 
ARCMYST' 
AVG 
CVR 

F, PL, FLAM 



— IVVENT, IVENT 
FL • P; FL P • P; 

FLAMPERP 

— P, PR, PROV 



SACRPVB 

HAR 
HIEROF 
Al, MAG 



Aedilis et praelor sa- 
cris Volkanojaciun- 
dis (Ostia) 

/z/s/;ïî//s (Tuscu- 

lum) 

Aeditiius 

Archimysta 

Augur 

Curator fatiorum, so- 
da lHa lis 

Flamen (des dieux ou 
des empereurs divi- 
nisés) 

juvenliitis 

flamen perpetiius.fla- 
minica perpétua 

— provinciae = Ro- 
mae et divorumAu- 
giistorum 

— sacrorinn publico- 
mm mumcipii... 

Haruspex coloniae , 

piiblicus 
Hierophanta ( d' 1 Ic- 

cate) 
Magisler Auguslalis^ 

hanispiciim.Larum, 

Meiciiiialis, de . , 

maoistra 



—asa'jLOvsoio: 



1. r. 1. L., 111,0150. 



CARRIERES INFERIEURES 



147 



MFLA 

MIN 

MON SAC 

PONT 

MAX 

PERPET 

REXSAC 

S,SA,SAC,SACER- 

C, COL, MVN 
S-SAC-SACER 



P, PR, PROV 
P, PVB 



SAC 
SAL 



Magister fani Lariitn 

Aiigustorum 
Ministri dei ou deae^ 

Augiisti 
Monitor sacrorum 

(Tusculum) 
Pontifcx 

— m aximiis {y [ho] 

— perpeluus 

Rex sacrorum (Lanu- 
vium) 

Sacerdos civitatis, co- 
lomae, municipii 

Sacerdos (des diffé- 
rents dieux, des 
empereurs ou des 
impératrices divi- 
nisés) 

— provinciae 

— publiciis ou publi- 
ca (d'un dieu ou 
d'une déesse) 

Sacerdotalis 

Salit (Alba, Lavi- 
nium, Opitergium, 
Saguntum, Tibur) 



aoyt 



Culte de la Mère des dieux 



ARCHIG 
CYMBAL 
DEND.DENDR 
SACMDXV VIR 

SACPHRYGMAX 



Archigallits 
Cymbalislria 
Dendrophorus 
Sacerdos matris Deum 

quin decim vira lis 
Sacerdos Phrygius 

niaxiimis Rome) 



14S ÉLÉiMKNTS COMMUNS A TOUTES LES INSCUIPTlONS 



Culte de M il lira. 



LEG 



PP 
P-S 



{Lco) /eoj/i<s (dansle 
collège des den- 
drophores de Me- 
diolanium)' 

Pater patrimi 

Pater sjcroriiui 



2" Dignités et fonctions civiles. 



ACT; ACT- PVB , 

PVBL 
ADL.ADLEC AER, 

AERA 
ADVOC • PVB. 

PVBL 
A, AED, AEDIL 
CVR 

HABIVRDIC- 

QPROPRAET 



PRO-Q 



VA-SP-P 



ID. IVRDIC 



Actor. jclor publicus 

Adlediis aerario 

Advocaius, advocaliis 

publicus 
A eJilis 

— curulis (Arinii- 
num, Oslia. etc.) 

— hahens jurisdictio- 
nem quaesloris pro- 
pr je tore (Cirtai 

— pro ^ujeslore [S'à- 
porana) 

Aedilis ou duuDivir 
v(iis) a(edibus) s(a- 
cris) p{ublicis) p[ro- 
curandis) ?? (Pom- 
peii) 

— jure dieu n do 



1. C. /. L., V, 5465. 



CARRIERES INFERIEURES 



149 



OP 



AGOXOTH 

ALIMENT 

ARK 

AVCr,AVGVSTPP, 

PERP 
SEV, VI MR, IfïTil 

VIR • A\'G .A\- 

GVST;PP,PERP 
VI VIR- A VG- ET- 

CL A. CLAM) 

IIIVAVG,A\'GVST 

BIS 

BVL 

CEN, CENS 



CEN 

C VIR 

COMM 

C, CVR-ANN;KAL: 
OPER-PVBL;etc. 

AVG 



XVIR 



D,DEC 



— quctesloricictc po- 
leslatis (dans les 
colonies Girtéen- 
nes) 

A <Jonothetci (en 
Egypte et en Asie] 

AhiucnLiriKs 

Ar cari lis 

Ati^iistalis, AiiQrit-;' 
lalis perpeliiiis 

Sévir Aiis^iistjlis. pcr- 
pcltiiis 

Sévir Augiislalis et 
Clciudicilis, Auii^us- 
lalis et Flavialis, etc. 

Triumvir. Au ({iistalis 

Hisellarius 

Buleutci (Nicopolis , 
Tomi) 

Ceiisor (dans cer- 
taines \illes ita- 
liennes de la con- 
fédération latine) 

Censitor populi 
(Troas) 

Centutnvir (Cures, 
Veii, etc.) 

Co mmentariensis 

Curator annonae, ka- 
lendarii, operuin 
publicorum 

■ A iigusta Hum 

Decemvir ( Ferenti - 
num, Ostippo, 
Aquincum, etc.) 

Decurio 






oe-xo'jp'.tov, oexop'.wv, -o- 
X'.ts'jÔuievoi;, jîouXs'jTy,; 



lâO ÉLÉMENTS COMMUNS A TOUTE.S LES INSCRIPTIONS 



DEFENSCou RP; 
DD PERP ' 

DIC,DICT 



DIS,DISP 



DISSIGN 

Il\',D\\liAlR,D- 
VIR 

— ID. IVRDIC 
IIVIR 

HONOR 

HORR 

LEG 

LIB, LIER 

Lie, UCT 

MAG 

MES 

MIN 

-MVNER 

\III VIR 

P,PAT, PATRP]\ 
PERP 

— \VG 

1' , PR . PRA1<: . 
PRAEF AEDIL- 
1>0T 



Defensor civitatis ou 

reipublicae ; defenaor 
perpetmis 

Dictatnr (dans quel- 
ques villes italien- 
nes de la confédé- 
ration latine) 

Dispiinclor (surtout 
danscertaines cités 
d Afrique) 

Dissignator (Pom- 
peii) 

Duorir. dnitmrir 

— jure dicimdo 
Duiimviralis . dviini- 

rijaliciits 
Honoratiis 
Horrearius 
Legatiis 
Librarius 
Lictor 

Magister, Magislratus 
Mensor 

Minister (pagi) 
Munerariiis 
Octovir, octovir aedi- 

licia pot est aie 
Patronus , patroniis 

perpetiius civitatis 

coloniae, municipii 

— Augiistaliiim 
Praeco 
Pracfcctus aedilicia 

poiestale (Brixia) 



viri =r o'jo avooE;?) 



T.zziofj-.-f,; 



TTOOJ'aTTJÇ, — 3tT0«OV 



1. c. I r . \. 7(ii: 



CARRIERES INFERIEURES 



151 



— ID, IVR- DIC 

— PROPRID 

— VIGILETARM, 

etc. 



PR, PflAPZT 



PRID, CERID 



PRI. PRINC 

Q, QVAE, QVAES 

A, AER; ARK; 

PP 

— REIP 

— A AL, ALIM; 
A; PAP; SAC 
•PALIM 



— AVG 

IIIl V, IIII VIRI- 
D, IVR DIC 

AED, AEDP, 

POT 

— AE. AER 



— jure dicimdo 

— pro praelore jure 
dicundo 

vigilum et armo- 

rum (Nemausus), 
mur o mm (Tar- 
raco), etc. 

Praetor (dans cer- 
taines villes ita- 
liennes de la con- 
fédération latine , 
en Gaule et même 
en Tarraconaise) 

Praetor jure dicimdo, 
— Cerialis jure di- 
cundo. 

Princeps (particuliè- 
rement en Afrique) 

Quaestor 

— aerarii, arcae, pe~ 
cuniae publicae 

— reipublicae 

— alimentorum ; pe- 
cuniae alimenta- 
riae ; pecuniae ali- 
mentorum publico- 
rum, sacrae pecu- 
niae alimentariae 

— Auguslalium 
Quattuorvir^ quattuor- 

vir jure dicundo 

aedilis, aedili- 

cia potestate 

aerarii, ad aera- 

rium., ab aerario 
(Vienna, Nemau- 
sus. Antipolis) 



■ l'^Mt) 



;aaao£î avbps; 



i:.2 



ÉLÉMENTS COMMUNS A TOUTES LFS INSCRIPTIONS 



P-LP ^ 


— praefectus lege Pe- 
tronia (Interamna) 




— VCVR 


— viarum ciiranda- 
rum 




IIII VIR 


Quathiorviralis 




Q, QQ, QVIN. 


Quinquennalis, (aedi- 


apycov O'.à TÀ'i 


QVINQ 1 


lis, praetor, diium- ' 
vir, etc.) 


•7r£VTa£t7)ptXÔ 


— AVG 


— Augustaliiim 




QQ etc. 


Quinqiiennalicius 




V VIR 


Quinquevir (dans cer- 


1 


taines villes d'Ita- 






lie) 




S, SCR, SCRI 


Scriba 




SVF 


Sw/es (en Afrique) 


TABELL 


Tabellarius 




TAB, TABVL 


Tabiilarius 




III V 


Triumvir (particuliè- 
rement dans quel- 
ques villes d'A- 
frique) 




— AED-POT. P 


— aedilicia potestate 
(Ariminum) 




— PRID 


— praefectus jure di- 
cundo (dans les 
quatre colonies 
Cirtéennes) 




-L, LOCP, PVB- 


— locorum publico- 




P, PERSEQ 


rum persequendo- 
rum (Vienna) 




TR, TRIB 


Tribunus aquarutn , 
gentis (en Afrique) 




— PL 


— plebis (Teanum , 
Venusia) 




XI PR 


Undecimpritnus gen- 
tis (en Afrique) 


1 


XI VIP 


Undecimvir Nemau- 

sus) 





1. c. /. L., X, 34UJ 



\'IAT 



CAR RI ERIÎS 1 N PVAU EURES 

Viator 

Viliciis aerarii. arkae. 
summarum 



V^?^ 



De iiK^'iiio ([irmi clievalier pouvail rtic admis à (|iiiller la 
carrière équestre j)oiir entrer dans la carrière sénatoriale, 
de même les employés des administrations impériales, les 
centurions et les magistrats municipaux pouvaient arriver à 
la carrière équestre, soil en gérant c(M'taines fonctions inter- 
médiaires, soit en obtenant, par une faveur spéciale, Vequiis 
piiblicus. De là autant d'espèces de cursus mixtes où les 
fonctions les plus élevées appartiennent à la carrière 
équestre, et les plus basses à une carrière d'un ordre infé- 
rieur. Il est inutile d'ajouter que, comme les autres, ces 
cursus sont rédigés suivant la méthode habituelle. 

4" Dignitaires des collèges. Les dignitaires des collèges 
parcouraient une carrière tout à fait semblable à la carrière 
municipale; on sait, en effet, que l'organisation des collèges 
de toute nature, existant dans l'Empire romain, reproduisait 
fidèlement celle de la cité, comme l'organisation de la cité 
elle-même celle de l'Etat. Pour eux aussi, les honneurs rap- 
pelés sur les inscriptions sont énumérés dans l'ordre où ils 
ont été obtenus % en commençant soit par le plus élevé, soit 
par le ])lus humble : 

C. I. L., VI, 10302 : 



T I • CE A V D 1 O 

SCAPVLANO • D ■ III 



AVG • L FELICl 

Q • III • QVINQVENNALI • INMVNI 
TRIPLICARIO • BEXEMERENTI • EX • CONSENSV • DECVRIAE • VNIVERS 
HONORIS • CAVSA • ZOTHECAM ■ PVBLICE • DEDERVNT 
ATI.AIETVS • I. SVA PECVXIA ADORNAVrr 



Ti. Claudio, Au^[usn) l{ibcrto), Felici Scapiilano 

1. Gruter, 354, 1. FI. Annio Annae'o]. Lcmonia [tribu). Fortiinato, piscat(ori.) 
urina[tnri) q[uin)q(uennali) ter et q(uin)q{urmnaU) p{er)pl(!tuo), pntrnno dirini-"- 
simo, honor[ibus] omn[ih]u8 per gradus/wncïo, etc. 



154 



ELEMENTS COMMUNS A TOUTES LES INSCRIPTIONS 



d[ecurioni) ter 

— q(iiaestori) ter 

— quinquennal/ 
iiiniuni triplicario 

bene merenti, e.r conscnsu, decuriae univers{^ae), lionoris cniisa, zotlie- 
cam publiée dederunt. Atimetus 1 ibcrtus) sua pecunia adornavit. 



Liste des dig>'ités religieuses et civiles dans les collèges 



ACT 

A, AED. AEDIL 

AEDIT 

ARC, ARK, etc. 

BIS 

D VET 

C. CVR 

D, DEC 

DEt^ENS, ECD 
DISP 

F, PL P. PP, PERP 

HAR 

HON, HONOR 

IMM, IMMPP 

M, MAC 

Q. QQ, QVINQ 

P. PP. PERP 

MAT 

MED 

M, MES 

MIN 

P, PAT, PATR 

P, PR, PRAE, PRAEF 

PP- PRAEP 

i^R-n'V 

PRI, PRINC 

Q. Q^^\E. Q\'AES 



Actor 

Aedilis 

Aedituiis 

Arcarius 

Biscllariiis 

Centurio veteranorum 

Curator [Collegii. arcae collegii. 

t empli, etc.) 
Deairio 

Defensor. ecdicus 
Dispensator 

Flamen, Jlamen perpetiiiis 
Haruspex 
Honoratus 

Immunis, immunis perpetuus 
Magister 

quinquennalis 

perpetuus 

Mater 

Medicus 

Mensor 

Ministej- 

Patronus 

Praefectiis 

Praepositus 

Praetor juventutis (Nepete) 

Princeps 

Quaeslor 



Q, QQ, QVINQ 

S, SCR, SCRT 
ÎII VIR 
TRIB 



CARRIÈRES INFÉRlELIKE^i 155 

Quinqiiennalis, quiiiqucnnaliciiis 

Scribct 

Triumvir 

Tribiiuiis 



Il peut arriver que des pej'sonnages ayant exercé des 
Ibnctions honorifiques dans un collège aient obtenu aussi 
des honneurs dans leur cité et que les deux sortes de fonc- 
tions figurent à côté l'une de l'autre dans une inscription. 
Dans ce cas, il faut avoir bien soin de distinguer, par le con- 
texte de l'inscription, les dignités municipales des dignités 
collégiales, désignées souvent par le même terme ou les 
mêmes sigles. Une semblable distinction est souvent assez 
difficile. 



Ainsi, et pour résumer toute cette partie, la loi qui pré- 
side à la rédaction des cursKS honorum est constante, et 
s'applique à toutes les carrières, même les plus modestes. 
Toutes les fois, donc, qu'on se trouve en présence d'une 
inscription, régulièrement rédigée, où les fonctions d'un 
personnage sont mentionnées, il suffît de chercher dans 
quel sens le cursus lionorum est présenté, ce qui est géné- 
ralement aisé à reconnaître, pour se rendre un compte exact 
de la carrière de ce personnage et en tirer, à coup sur, les 
renseignements historiques ou administratifs qui y sont 
renfermés. 



CHAPITRE HT 



NOMS ET TITRES DES EMPEREURS ET DES MEMBRE? 
DE LEUR FAMILUE 



SI. — Noms kt titkes uks kmi>i.iu:i"iis di, i.kur vivant 



Lorsqu'un empereur vivant est mentionné sur une inscrip- 
tion, ses prénom, gentiiice et surnom (ou surnoms) person- 
nels sont généralement accompagnés d'une série de titres 
et de noms divers qui se représentent constamment et dans 
le même ordre. Nous examinerons brièvement les différents 
éléments qui constituent une inscription de cette sorte, car 
ils contiennent des renseignements importants pour This- 
toire des empereurs et la chronologie de leur principat. 

L'exemple suivant permettra de distinguer aisément 
chacun de ces éléments : 

C. I. L.. III. p. 868. 

IMP CAESAR DIVI NERVAE F NERVA TRAIANVS 
AVG ■ GERM • DACICVS PONTIF MAX TRIBVNIC 
POTESTAT XIIII IMP VI COS V P P 

etc. 

rmp(erator) Cncsav, dh'i Xcrvac f{iUtis), Ncr^'n '/'rn/aniis Aug{ustus) 
Germ{ani(us) Dacicits pontif r.r ma.r(imi/s). tribiinic ta) potcstat{e) 
quartum decimum, imp{crator) sc.vttim, coln^sliil] cpiintitm. plater] 
p(atrine etc.. 



NOMS ET TITRES DES EMPEREURS DE LEUR VIVANT 157 

Les noms ot litres eoiilomis dans cette insci'iptioii doiveni 
être divisés en onze eatéooiics (|ue nous examinerons suc- 
cessivement : 



1" Ini[)eralor 7" ponliCex niaximiis 

2° Caesar 8" Irib. pot. XI III 

3« Divi Xervae i". <)" imp. VI 

4" Nerva Trajaniis - 10" cos \' 

5" Aiigustiis 11" j). p. 

6" Germaniciis Dacicus 



!" Imperaloi' lAÙTov-pâ-ciop). — (> terme, qui désigne pro- 
prement le chef' tl'armée revêtu de Vimpci-iuni, se r(MU'ontre 
deux fois dans cette inscription. 

a Au début. A cette place, il ne doit pas être considéré 
comme un titre^ honorifique, mais comme un prénom, 
« insitpei- praeiioinen Imperatoris », dit Suétone'. Aussi 
est-il écrit en abrégé dans les inscriptions, suivant la règle 
générale que nous avons rapportée plus haut pour les pré- 
noms : IMP. 

Tous les empereurs, said' Tibère, Caligula et (Claude, se 
donnèrent ce titre comme |) renom. Vitellius le faisait figurer 
j)armi ses surnoms'. Jusqu'à Antonin le Pieux, le prince, en 
[)renant ce j)rénom, abandonnait celui qu'il portait antérieu- 
lement ; à partir du règne de cet empereur, il n'est pas rare 
de trouver accolés le prénom ///ip. et le prénom véritable du 
souverain. 

0) Dans le courant de l'inscription, suivi d'un chiffre, A 
cette place il désigne le nombre des salutations impériales 
de l'empereur. Chaque fois (jue le prin(*e ou un de ses lieu- 
tenants remportait une victoire, il ajoutait une unité au 



1. Caes., 76. Cf. Tiù., 26; Claud., 12. 
•2. Eckliel, Doctr. num. cet., VI, p. 309. 



158 ÉLÉMENTS COMMUNS A TOUTES LES INSCRIPTIONS 

nombre de ses salutations impériales. Il est à remarquer, à 
ce sujet, qu à la première victoire Tempereur prenait le titre 
à'Imperator II, et non à'Imperator (c'est-à-dire Imperator 
primum), le fait d'être proclamé empereur étant en réalité 
une première salutation impériale \ 

Caracalla est le dernier dont les salutations impériales 
aient figuré régulièrement sur les monuments; après lui, 
on ne rencontre plus cette sorte d'indication que par excep- 
tion, et seulement pour certains princes comme Gordien, 
Gallien, Dioclétien, etc. (Voir la liste qui termine ce cha- 
pitre *.) 

2° Caesar (KaTaao). — C'est lui cognonieii de la gens Jiilia 
que prirent successivement tous les empereurs. Ils le men- 
tionnent dans la série de leurs dénominations à la place 
réservée au gentilice, c'est-à-dire immédiatement après le 
prénom Imp. et avant leurs noms particuliers ou l'indication 
de leur filiation. A partir du règne d'Hadrien, ce cognometi 
appartient exclusivement à l'empereur et aux personnages 
officiellement destinés à le remplacer; mais, pour ces der- 
niers, il est relégué à la suite de tous les autres surnoms. 

Ex. : M. Aelius Aurelius Verus Caesar. 

3" Divi Nervae f. — Filiation de l'empereur. 

Nous parlerons plus bas du mot Divus. 

4** Nerva Trajaiiiis. — Noms personnels de l'empereur 
Trajan avant son élévation à l'Empire. 

5° Augustus (SsêajTÔî), — C'est un titre honorifique décei'né 
à Auguste' et (|iii fui pris par tous ses successeurs comme 
cognomen ; Augiislus signifie que la personne de l'empereur 
est sacrée : 

1. Dio Cassius, XLIII, 44. Cf. Eckhel, Doct. iiam. cet., VIIL p. 351. et Momiii- 
sen. Droit public romain, V, p. 43. 

2. .Sur les salutations impériales au l\' siècle^ voir Uessau (E'ph. epigr., VIL 
p. 42'J et suiv.). L'ailicle tend à prouver qu'après Dioclétien les chiSres qui suivent 
le litre imp. désignent non plus le nombre des victoires de l'empereur ou de ses 
lieutenants, mais les années de règne du prince. M. 0. Seeck a conibatui cette 
théorie dans le Rcinise/ies Mro-enm, XLVIII, p. 196 et suiv. 

3; Suct., .\f','/.- 7. 



NOMS ET TITRES DES EMPEREURS DE LEUR VIVANT 159 

Hic suciidn sinntno cuin Jocc nonirn Jtahct ; 
Sancta rocant aurjnsta patres, augtis/a cocantur 
Teinpla, saccrdotum riio dlcdtn inanu\ 

A partir de Commode, ce cognonieii est généralement pré- 
cédé des surnoms Pius Félix; à partir de Caracalla, de Plus 
Félix Invictus^. Dès le début du quatrième siècle, le surnom 
Augustus ne se rencontre guère qu'accompagné d'épi thètes 
plus ou moins solennelles : perpetuiis Augustus, seniper 
Augustus, Victor ac triumpJiator seniper Augustus, etc. 

Les dénominations diverses contenues dans ces cinq pre- 
miers paragraphes constituent, à proprement parler, le nom 
de Tempereur. On trouvera à la fin de ce chapitre une liste 
de tous les empereurs : nous y avons mis en regard les 
noms sous lesquels on a coutume de les désigner dans l'his- 
toire et ceux qu'ils portent sur les monuments épigra- 
phiques. 

6" Germaiiicus, Daciciis. — A la suite de certaines expédi- 
tions heureuses, les empereurs recevaient un surnom hono- 
rifique, tiré du nom des peuples vaincus. C'est ainsi que 
Trajan, auquel se rapporte l'inscription que nous avons 
choisie comme type, joignit au surnom Gennaniciis, qui lui 
avait été donné en même temps qu'à Nerva, à la suite des 
victoires remportées sur les Suèves (an 97) ', celui de 
Dacicus qu'il prit à l'occasion de la conquête de la Dacie, en 
l'année 103 '. 

Marc Aurèle est le premier ([ui ail fail suivre un surnom 



1. Ovid. , Fasi., I, 608 et suiv. Cf. Snet. , loc. cit., et Eckhel, Doct. nuin. cet., 
VIII, p. 355. 

2. Commode reçut le surnom de Pins eu 188, et celui de Felij7 eu 185. Cf. 
Ëckhel, Doct. num. rct., VII, p. 111 et 135. Ou rencontre une fois le surnom 
Iiicictus dans les dénominations de Commode. (C. /. L., XIV, 3449.) Septimc 
Sévère porte ce surnom d'Incirtus sur les monnaies, mais non sur les ins- 
criptions. Cf. Eckhel, ibid., p. 192. 

3. Cf. Mommsen, //e/'me.9, III, p. 131. 

4. Plin., Epist., VIII, 4; Dio Cassius, LXVIH, 9. Cf. Eckhel, Doctr. num. 
ret.A VI, p. 415. 



160 ÉLÉMENTS COMMUNS A TOUTES LES INSCfUPTlONS 

de cette luiliiic de répilhéle Mdxinuis : Paithicus Maximus. 
C'est un exemple qui l'ut souvciil imité par ses successeurs. 

Avant ou après les surnoms, tirés du nom des peuples 
vaincus, on en rencontre parfois d'autres accordés aux emj)e- 
reurs dans des circonstances spéciales, pai- exemple celui 
iVOptinn/s. (pu.' Trajan recul du Sénat \ A'oir la liste des 
empereurs à la fin du cliajjitre. 

On comprend rimj)ortance de ces suiiioms : ils peuvent, 
à défaut d'aiilre indication cliioiiologique, servir à dater 
approximativement les inscriptions où ils figurent. Dans le 
cas actuel, |)ar exem|de, Trajan portant le surnom de 
Dacicus, cette inscription est certainement postérieure à 
Tannée 103; comme, d'un autre côté, il n'y porte pas celui 
iVOptimus qu'il reçut en l'an 114 ;ni, à j)lus forte raison, 
celui de Partlncus, qu'il prit en I16j, c'est que le monument 
est antérieur à l'an 114. La date doit donc être cherchée 
enti-e les années 103 et 114. 

7" Poulifcx Ma.vinius -Ip/'.iot'j: aiv-T-co;), — On sait que César 
et Auguste avaient été grands pontifes; celte dignité, qui les 
rendait |)résidenls du collège des pontifes et, par là, maîtres 
de la religion, fut octroyée à tous leurs successeurs. 

8" Tribunicia potestate XIIII (ou Iribuiiiciac potestatis — 
or, ,aap;/ './.?; ç È^ojataç). — La puissance tribunice qu'Auguste avait 
reçue en l'année 28 av. J.-C. fut accordée à tous ses succes- 
seurs au moment de leur élévation à l'Empire. Elle est à la 
fois perpétuelle cl annuelle: pei peliielle parce (ju'elle a été 
concédée au prince sans limile ni de temps ni de lieu; 
annuelle, parce (jue, à cha(|ue année nouvelle de règne, 
l'empereur ajoute une unité au chiffre de ses puissances 
tribunices\ Cette indication donne donc la date exacte des 
inscriptions où elle figure. 

Sous les successeurs d'Auguste juscfu'à Ti-ajan ex<-lusi- 

1. Plin., }'auerji/r., 88. 

I.'. Sur la façon dont les difïérents empereurs uni indiqué les années de leur 
règne parla mention de leur puissance tribunice, voir Monun<cn. Droit public 
romain, V, p. 00 et suiv. 



NOMS ET TITRES DES EMPEREURS DE LEUR VIVANT 161 

vcmcnt, rauiK'c impériale se compte du jour de ravèiiemeiit 
de Tempereur. On trouvera à la fin de ce cliapilre Tiiidica- 
lioii des dates à partir desquelles chacun de ces piinces 
supputait ses puissances tribunices. 

Trajan, au contraire, après avoir reçu la puissance tribu- 
nice le 27 octobre 97 ', la renouvela le 18 septembre (?) 98' ; 
à cette date, il prit donc le titre de trib. pot. II; il prit celui de 
l.rib. pot. ///au 10 décembre de cette môme année, et, dès lors, 
lui et ses successeurs choisirent toujours cette date comme 
point de départ pour la supputation de leurs puissances 
tribunices^ iVinsi Hadrien, nommé empereur le 11 août 117, 
prend le titre de Irih. pot. II dès le 10 décembre de cette 
même année. 

Au troisième siècle, et surtout dans les provinces, il se 
j)roduit de nombreuses infractions à cette règle, ({u'on est 
réduit à constater sans j)ouvoir, la plupart du temps, les 
expliquer ' . 

11 sullit donc généralement, pour trouver la date d'une 
inscription postérieure à Hadrien, d'après le chillVe éiiuméré 
des puissances liibunices, de chercher Téiiocpic à la(|uelle 
l'empereur mentionné dans cette inscription a de (■•l<'^('• à 
l'Empire, et de calculer ses années de règn(^ d'après hî priii- 



1. C. de la Berge, Etude sur Trajan, p. 20, note 4. 

2. D'autres auteurs veulent que Trajan ait renouvelé sa puissance tribu uice 
dès le 10 décembre 97; il aurait donc porté le titre de trib. pot. pendant un peu 
moins de deux mois et celui de trib. pot. II pendant un an plein. Cf. Mommsen, 
op. cit., p. 64 et note 1. 

?>. Dio Cassius, LUI, 17; Mommsen, Droit public romain, V, p. G5. M. Stobbe a 
soutenu, dans le P/iilologus, \S73, t^. 22 et suiv., un système tout ditïérent. Cet 
auteur veut que certains événements arrivés dans le courant d'un règne, par exem- 
ple le choix d'un successeur à l'Empire, aient modifié la façon dont l'empereur 
supputait ses puissances tribunices : il se serait produit ainsi souvent plusieurs 
changements successifs dans les années tribunices d'un munie prince. Cette 
théorie a été combattue par M. Mommsen. Droit public romain, V, p. 60, 
note 3. 

4. Nous ne pouvons pas naturellement entrer dans l'examen de ces singu- 
larités ; ici, comme dans les listes qui terminent ce chapitre, nous ne faisons 
que constater la règle générale. Il faut avoir, pour chaque prince, recours aux 
articles spéciaux publiés sur le sujet. 

11 



162 ELEMENTS COMMUNS A TOUTES LES INSCRIPTIONS 

cipo qui vient crètre énoncé. Pour plus de facilité nous 
avons dressé, à la fin de ce chapitre, une liste complète des 
puissances tribunices de tous les emj)ereiiis. 

9° Imp. VI. — Voir i". 

10° Cos F (j-xTo;. — Les empereurs, comme les simples 
particuliers, pouvaient être nommés consuls, et cela aussi 
souvent qu'ils le désiraient. Certains d'entre eux se sont 
fait attribuer le consulat un grand nombre de fois ; d'autres 
au contraire, assez rarement. Ils ne restaient généralement 
en charge que peu de temps et cédaient la place à des con- 
suls suffects. 

La désignation des empereurs au consulat se faisait dans 
le courant de Tannée qui précédait celle où ils devaient 
exercer cette magistrature, souvent vers la fin; mais parfois 
aussi, au milieu ou au début de Tannée ' , Dès lors, ils por- 
taient jusqu'au 31 décembre de la même année, le titre de 
consul désigna tas {'i-oL-zo- à-oo£0£'.Y!Jt^vo;), suivi du chiffre qui 
convenait à leur futur consulat. Ex. : Cos. II. cos. desig. III. 

On conçoit qu'en combinant les renseignements chrono- 
logiques fournis parle chiffre des puissances tribunices d'un 
empereur, par celui des consulats, par ses surnoms et 
même par le nombre de ses salutations impériales, ou peut 
arriver à dater une inscription, souvent à quelques jours 
près : 

Ex. : — hup. Nerva Caesar Augustus G<:'/7;/rt7^/r«6^pontifex 
maximus, Irihunicîa potestate II, cos. III, designatus IIII, 
faciunduin cnra\it ". 

Le quatrième consulat de Xerva est de Tannée 98. Donc 
ce prince fut cos. dcs.IIII, au moins depuis la fin de Tan 97. 
D'un autre coté, il commença à compter ses puissances 

1. Ainsi, Vespasiea fut désigné consul pour la seconde fois en décembre 69, 
pour la troisième en novembre 70, et pour ses six autres consulats, au mois de 
mars. Domiiien fut désigné consul aumo'xs de novembre, consul II eu mars 71, 
consul IV dans la seconde partie de 75, consul VII en mars 79, consul VIII eu 
novembre »1, consul IXelconsulX les 9 janvier S2 ei83. Cf. A. Ciiambalu, De 
mafjistratibus Flaoiorum, Bonn, 1881, in-»% p. 17 et suiv, 

2. Orelli-Henzen, 5438. 



NOMS ET TITRES DES EMPEKELKS DE LEUR VJVANT 163 

tribunices du 18 septembre 96; il fut donc Irih. pot. II du 
18 septembre 97 au 17 septembre 98. 

Comme il porte ici le titre de trib . pot. H, complété par 
celui COS. des. IIII, c'est que cette inscription est posté- 
rieure au 18 septembre 97, jour avant lequel il n'était que 
trib. pot.\ etantérieure au l*"" janvier 98, jour oii il (piilla 
le titre de cos . des. IIII pour celui de cos. IIII. 

De plus, comme on lui a donné, dans ce texte, le surnom 
de Germanicus, qu'il ne reçut qu'en octobre ou novembre de 
cette année 97 ^, c'est que l'inscription est postérieure à l'é- 
poque où il commença à porter ce surnom, c'est-à-dire qu'elle 
appartient certainement à l'un des trois derniers, peut-être 
à l'un des deux derniers mois de l'an 97. 

Les différents consulats des enipei-eurs figurent dans la 
liste qui termine ce chapitre. 

L'ordre dans lequel ces trois derniers titres sont présentés 
ici [trib. pot. . ., imp..., cos. ..), est l'ordre habituel. Il n'est 
pourtant pas toujours suivi. Sous Auguste on trouve le 
chiffre du consulat en tète, puis celui de la puissance tribu- 
nice, puis celui des salutations impériales, sauf sur certaines 
inscriptions de Rome^ où les salutations figurent en premier 
et la puissance tribunice à la fin. Sous Tibère où la puissance 
tribunice est inscrite au premier rang, la mention du consu- 
lat précède celle des salutations impériales \ 

ii° Pater patriae (na-uTjp Tra-cptcoç). — C'est un titre honori- 
fique que prirent tous les empereurs, sauf Tibère, Galba, 
Othon et Vitellius. 

Tels sont les différents noms et titres que l'on rencontre 
sur les inscriptions relatives à des empereurs. Il faut y 
ajouter le titre de ceiisor (xtjjLrjT/-;;) qui fut porté par Claude, 



1. On n'exprime jamais le moi priniuni après les mots trib. pot., pas plus 
qu'après imperator ou consul. 

2. Momrasen, Hermès, III, p. 131, 

3. C. /. £,., VI, 457, 701, 702, etc. 

4. Cf. Momrasen, Droit public romain, V, p. 45etsuiVi 



164 ELEMENTS COMMUNS A TuUTES LES INSCRIPTIONS 

Yespasien et Titus, celui de ceiisor perpeluus qui se lit sur les 
iiionumeiits de Domitien, enfin celui de proconsul (àvÔJTraTo;) 
((ui est donné quelqut^fois. dans les inscriptions, à Trajan, 
à Hadrien et aux Antonins, surtout quanti ils séjournent à 
ce moment hors de l'Italie, et presque toujours à Septime 
Sévère et à ses successeurs, même quand ils ne quittent pas 
Rome\ 



^' 2. — Titres des princes et princesses de la famille 
impériale 

Nous Venons de dire, dans le coinmencenuMit de ce cha- 
pitre, quels étaient les noms et titres portés par les empe- 
reurs de leur vivant; il nous faut maintenant parler des 
différents titres que les princes et princesses de la famille 
impériale prenaient, eux aussi, dans certains cas; nous les 
rassemblerons ici; 

1" Caesar. — Hadrien, en adoptant L. Aelius Verus, el 
pour le désigner comme son successeur', lui donna le titre de 
Caesar, qui avait appartenu jusque-là, comme nom, exclusi- 
vement aux membres de la famille de Jules (]ésar et d'Au- 
guste et aux empereurs régnants. 

Cette qualification servit, dès lors, à désigner l'héritier 
du trône par opj)Osition au prince qui roccuj)ait et auquel 
le titre (VAngiislus était réservé. C'est ainsi (jue Marc Au- 
rèle, par exemple, avant son avènement à l'Empire, est 
désigné sur les monuments par les noms de M. Aurelius 
Cae.^a/\ ou M. Aelius Aurelius Verus Caesar. le titre de 
Caesar étant ajouté à la suite de tous les noms du prince: 
tandis que, après son avènement, il porte ceux de Inip. 
Caesar' M. Aur(dius Antoninus Aiif^i/sfus. 



1. Wilmanns. 940, iiole3, et Mommsen. op. cit., p. 38, note if. 

2. Vita Ven',\: Huic naturalis pâte r fuit L. Aelius Verus, (jui ab Ihnlriaito 
adoptatus, priinus Caesar clictus est. 

3i Sur Caesar, cognomen de l'emporcur. voir plu^ baut, p. IhS. 



NOMS ET TITRES DES EMPEREIHS DE LEUR VIVANT 165 

Lo mol Caesar est d'ailleurs, parfois, complété par dos 
expressions qui en précisent le sens : iiiiprralor (frs/infffns* 
imper a //rrçs". 

A j)artir du déhul du troisième siècle, le titre Caesar est 
toujours accompagiu- (répithèles pom|)euses : iiobilissimus 
Caesar; et |)ostérieurement : prrpeliiiis, healissuuns ac 
feli.v Caesar, nobilissiiuus ac floreutissinius Caesar, nobilis- 
siiiius ac fortissimus Caesar, etc. 

'1" Princeps jiiventutis. — Les princes de la famille impé- 
riale, fils et frères des empereurs régnants, et particuliè- 
rement les héritiers du trône, j)reiiaient également le titre 
de princeps juventiitis (upôxptTo:; tt^; veôttixoç) accordé d'abord 
par Auguste à ses fils adoptifs C. Caesar et L. Caesar, et 
qui, à partir du troisième siècle, devient (Ywn usage général 
pour les futurs maîtres de l'Empire^ 

3° Augusta. — Les princesses de la famille impériale 
reçoivent aussi du Sénat certains titres qui figurent parmi 
leurs noms. Le plus fréquent est celui à' Augusta ; Livie, la 
première, eut ce surnom : il lui fut décerné après la mort 
d'Auguste \ Un grand nombre d'impératrices en furent 
honorées dans la suite. Ex. : Agrippina Augusta, femme de 
Claude; Faustina Augusta, femme de Marc Aurèle ; Julia 
Augusta, femme de Septime Sévère ; Ulpia Severina Augusta, 
femme d'Aurélien ', etc. 

Ce nom n'était pas, d'ailleurs, réservé seulement aux 

femmes des empereurs régnants; il pouvait être donné 

])areillement aux autres princesses de la famille impériale : 

1) A la grand'mère de l'empereur : Ex. : Julia Maesa 

Augusta, aïeule d'Elagabal et de Sévère Alexandre. 

1. Cf. par ex., Boissieu, Inscr. de Lyon, p. 36; C. I. L., X, 5174. 

2. C. I. L., VII, 585. 

3. Momrasen, Droit public romain, V, p. 96 et suiv.'; G. Koch, De principe 
Jiwcntutis, Leipzig, 1883. 

4. Tac. Ann., I. 8; Dio Cassius, LVI. 64 

5. Il est à remarquer que l'impératrice n'y a pas droit par le seul fait de soa 
mariage; il faut une décision spéciale de l'empereur qui ne se produit qu'à une 
date dont il est juge. Cf. Mommsen, ibid., p. 90. 



IGG ÉI-EMENTS COMMUNS A TOUTES LES INSCRIPTIONS 

2) A la mère de rempeveur : Ex. : Julia Mamaea Augusta, 
mère de Sévère Alexandre. 

3) A la sœur de l'empereur : Ex. : Mareiana Augusta, 
sœur de Trajan. 

4) A la fille de l'empereur : Ex. : Claudia Augusta, fille 
de Néron et de Poppée. 

5) A la nièce de l'empereur : Ex. : Matidia Augusta, 
nièce de Trajan. 

^" Mater pairiac. — L'empereur portant le titre de pater 
palriae, quelques impératrices reçurent celui de mater 
palriae (parfois mater popitli romani); ce sont : Livie, qui 
a aussi, dans un texte épigraphique, le titre àe genetrix orbis^ \ 
Julia Domna; Julia Mamaea, qui est même appelée, sur une 
inscription, mater universi generis humani'^, et Marcia Ota- 
cilia Severa, femme de Philippe I. 

.5" Mater senatus. — De môme que certains empereurs. 
Commode* Balbin ■ et Pupien, eurent le titre de pater 
senatus, quelques impératrices obtinrent celui de mater 
senatus. Ce sont : Julia Domna, Julia Maesa, Julia ^lamaea, 
et Otacilia Severa. 

6" Mater kastrorum'' . — Faustine, femme de Marc Aurèle, 
fut la première à qui ce titre fut accordé'; après elle il est 
porté, soit seul, soit uni aux titres de mater senatus et 
patriae, par Julia Domna, Julia Maesa, Julia Mamaea, 
Marcia Otacilia Severa, Herennia Etruscilla, femme de 
Dèce, Ulpia Severina, femme d'Aurélien, et Magnia Uriiica, 
femme de Carin. 

Ces trois derniers titres (4", 5", ^f) ne sont plus («mployés 
après Dioclétien. 

1. C. /. L., II, 2038. Cf. Eckhel, Doctr. num. cet., VI, p. 154. 
■^. C. I. L., II, 3413. Cf. Epig. arnfi. MiUficil., 1884, p. 53, n° (i. 

3. Cohen, Monn. impér., III. p. 70, n» 128; cf. p. 153, ir632. 

4. Jbid., IV, p. 114, n" 7. 

5. lbid.,iy, p. 120, n°ll. 

6. Sur le tilre de pater kastrorum, faussement atlribné à oortains eniporeurs, 
voir Eckhel. Doctr. num. cet., VIII, p. 452. 

7. Cohoii. Monn. impér., II. p. .584. n" fiO: p. 59t). n"- 191 ot 105. 



NOMS ET TITRES DES EMPEREURS DE LEUR VIVANT 167 

L'ensemble de la famille impériale est désigné, sur les 
monuments épigraphiques, par Texprcssion Domiis Augusta, 
ou plus rarement Dont us Augiisti\ 

Postérieurement, cette formule est remplacée par la for- 
mule analogue Domus Dlvina, dont on rencontrer déjà un 
exemple épigraphique sous Claude ou Néron % mais qui 
n'est employé commmiément que vers la fin du deuxième 
siècle'. 

La plupart des titres que nous venons d'énumérer, sont 
réunis dans l'inscription suivante : elle servira à montrer 
dans quel ordre ces différents titres se rencontrent sur les 
monuments épigraphiques. 

C. I. L., VIII, 8323 : 

MARCIAE OTACILIAE SEVERAE 
AVG CONIVGI D N IMP CAES 
M IVL PHILIPPI PII FELIC AVG 
PONT MAX TRIB POT V CoS III 
PROCoS P P MAT IMP CAES M IVLI 
PHILIPPI AVG F PII FELICIS 
PONT MAX TRIB POT ÏÏ CoS 
ÏÏ PROCOS P P PRINCIPIS IV 
VENTVTIS AVG ET CASTRO 
RVM ET SENATVS ET PATRIAE 
RES P CVICVLITANOR DEVoTA 
NVMIN MAESTATIQ EORVM 
D D P P 

Marciae Otaciliac Sei>er'ac Aug[u.sta.e), conjugi d(omini) n[ostri) Iinipera- 
toris) Caes(aris) M. Jul(ii) Philippi Pu FeUc[is) Aug[usti) pont{ificis) 
max[ijni), trib'unicia) pot[estate) quintuin, co{n)s[iiIis) tcrtium, pro- 
co[n)s[ulis), p[atriii) piatriae), inatri I nipper atoris) Caes[aris) M.Juli(i) 

1. BulletUno, 1886, p. 42. 

2. C. I. L., VII, 11. 

3. Cf. Heiizen, BuUettino. 1872. p. 105; et surtout R. Mowat, La Domus 
Dicina et les Dici. Vienne, 18S6, in-8°. — Bull. epi(//-., 1885, p. 221 et suiv. ; 
708etsuiv.; 1886, p. 31 et suiv. 



108 ELEMENTS COMMUNS A TOUTES LES INSCRIPTIONS 

Pliilippi, Aug[usti) f\ilii , PU Felicis, poiiliificis) mn.r[iini), frib(tinicia) 
pot(estatr) iterum. co n)s[jilis). p{atris) p[ntriae), principis juventutis, 
Aug[usti) ' et castroruni ot senatus ot j)atriae, resp[iihUca) Cuiculitn- 
nor(um) devota tuimin(i) inajestatiq{iie) connu: d{^ccrcto) d eciirioniim), 
p[ecunia) p[uhlicn). 



§ 3. — Titres des empereurs et des membres de la famille 
impériale après leur mort 



11 était d'usage, sous TEmpire, que ceux des empereurs 
dont on voulait honorer la mémoire fussent divinisés après 
leur mort: ils portaient dès lors le titre de Divas (eeôç)*. 
César, le premier, avait été honoré de cette apothéose, et un 
certain nombre de ses successeurs la reçurent après lui. 

Lors donc qu'on rencontre le mot Divus dans une ins- 
cription, il faut y avoir vme preuve que l'empereur ainsi qua- 
lifié était mort au moment où l'inscription a été gravée : 
c'est une donnée chronologique. 

Si, par exemple, on trouvait dans un texte épigraphique, 
à propos d'un personnage, la mention suivante : Donatiis 
flouis militaribus hello Armeniaco et Parthico ah Imp. Anto- 
lïino Aiig. et a Divo Vero Aug.^ on devrait en conclure que 
ce texte est postérieur à la mort de L. Verus (169), puisque 
ce prince y est qualifié de Divus, et antérieur à celle de 
Marc Aurèle (180), qui y porte le prénom à'Iinperator et non 
le titre de Divus. 

Lorsque, au contraire, la mémoire d'un prince avait été 



1. Ici le fils de l'empereur ayant été associé à l'Empire par sou père, et non 
pas seulement désigné comme successeur, porte le titre d'Auguste : il a gardé 
néanmoins celui de princeps jurentutis. Cf. Koch, op. cit.. p. 37 et suiv.; 
cf. 44. 

2. Par flatterie on peut appeler Dews un empereur régnant, —ainsi on lit sur 
une inscription africaine : Secerus Aufi.deus tiio-^tcr) {Ann. épigr., 1894, n" 14), 
mais ce n'est point là un titre officiel. 



TITRES DES EMPEREURS APRES LEUR MORT 169 

alxilie par un (Ircicl du Sénat, son nom ('tait martelé sur 
les monuments \ 

Il faut, dans le cas où l'on rencontre un nom d'cmpereui- 
ainsi effacé, considérer le contexte de Tinscription ((ui sullil 
généralement poui' permettre de reconnaiire à qui elle doit 
être rapportée. 

Parfois l'espace blanc obtenu par le martelage est rempli 
au moyen de mots étrangers à Tinscription, comme pour 
effacer la trace même de ce martelage : c'est ce qui arrive 
souvent, par exemple, sur les monuments où sont mention- 
nés Garacalla et Géta. 

Ex : C. I. L., VIIT, 6306 (cf. 6305, 6307) : 
Au lieu de : 

Al AVRELI ANTONINI PII FELICIS AVG 
PONT MAX Ci TRIB POT VIII COS III PROCOS 
FORTISSIMI FELICISSIMIQ PRINCIPIS P P 
ET L SEPTIMI GETAE NO B I LI S S I M I 
CAES RES PPHVENSIVM 

On lit : 

FORTISSIMI FELICISSIMIQ PRINCIPIS PP 



ET SVP ER OMNES RETRO PRINCIPES INVIC| 
TISSIMll RES P-PHVENSIVM 



D'autres fois, comme pour Commode, dont la mémoire 
abolie d'abord fut ensuite réhabilitée, le nom de l'empereur 
est regravé à l'endroit même où il avait été précédemment 
martelé. 



1. Cf. Zedler, De memoriue damnatione quae dicttur, Darnistadt, 1S85. Cet 
usage est de toutes les époques et il n'est pas nécessaire de chercher longtemps 
pour trouver chez nous des exemples de semblables martelages. A la porte 
d'entrée du praetorluin de Lambése. on voit une base antique anopigraplie sur 
laquelle on avait inscrit le nom de Napoléon UI, à la suite de son voyage en 
Algérie et de sa visite à l'ancien camp de la légion d'Afrique. Le nom du sou- 
verain déchu a été effacé à la suite de la révolution du 4 Septembre, 



170 



ELEMENTS COMMUNS A TOITES LES INSCRIPTIONS 



Les empereurs qui reçurent le titre de Divus sont les sui- 
vants ^ : 

N. B. — Les noms marqués d'un astérique sont ceux des 
empereurs pour lesquels on n'a pas encore rencontré le 
titre de Divus sur les monuments épigraphiques ou numis- 
matiques. 



1" César; 


25° Valérien I ; 


2" Auguste ; 


26" *Piso Frugi (proclamé 


S-^ Claude I ; 


en Thessalie ; 


4" Vespasien ; 


27° Gallien ; 


5° Titus ; 


28° Victorin ; 


G" Nerva ; 


29° Claude II; 


7" Trajan; 


30° Aurélien ; 


8" Hadrien ; 


31° *Probus ; 


9" Antonin le Pieux ; 


32° Carus; 


10" Lucius Verus ; 


33° Xumérien ; 


11° Marc Aurèle; 


34° Maximien I ; 


12° Pertinax ; 


35°*Dioclétien; 


13° Commode ; 


36° Constance I ; 


14° Septime Sévère; 


37° Maximien II (Galère) ; 


15° Géta ; 


38° Constantin I ; 


16° Caracalla ; 


39° ^Constant ; 


17° Sévère Alexandre ; 


40° *Constance II ; 


18° Gordien I ; 


41° Julien II ; 


19° Gordien II ; 


42" Jovien ; 


20° Gordien III ; 


43° Valentinien I ; 


21° ^Philippe I ; 


44° *Valens ; 


22°ThilippeII; 


45° *Gratien ; 


23° *Trajan Dèce ; 


46° * Valentinien 11 ; 


24° *Herennius Etruscus : 


'«7° Théodose ; 



t. La liste des Dici et des Dicae a été dressée par E. Desjardins (Rcc. de 
Philol., 1879, p. 43 etsuiv.), par M. R. Mow;it, La Domus Dicina et les Dici, 
p. 20 et suiv. (Cf. un supplément, Bull. é/>i(/r.,lS86, pl.37). et d'une façon bien 
plus complète par l'abbé E. Beurlier, Le Culte impérial {Purin, 1891, in-S"», p. 325 
et suiv. 



TITRES DES EMPEREURS APRÈS LEUR MORT 171 

48° *Arcadius ; 53° *Léon I ; 

49" ^Constance ITI ; 54" Léon II ; 

50" *Honorius ; 55" *Zénon ; 

51" *Théodose II ; 56° *Anastase. 
52" Valentinien III ; 

Outre les empereurs, certains personnages de la famille 
impériale reçurent Tapothéose et portent, en conséquence, 
le titre de Divu?, ou Diva ; ce sont: 

Livie ^ [Diva Augusta) ; 

Drusille, sœur de Caligula ; 

Claudie, fille de Néron et de Poppée ; 

Poppée ; 

Domitille, femme de Yespasien ; 

T. Flavius Vespasianus, fils de Domitien ; 

Julie, fille de Titus ; 

César, fils de Domitien ; 

Trajan, père de l'empereur Trajan ; 

Marciane, sœur de Trajan; 

Matidie, nièce de Trajan; 

Plotine, femme de Trajan ; 

Hadrien, père de l'empereur Hadrien (?); 

Sabine, femme d'Hadrien ; 

*Aelius Caesar, fils adoptif d'Hadrien ; 

Faustine, femme d'Antonin le Pieux ; 

Faustine, femme de Marc Aurèle ; 

Julie, femme de Septime Sévère ; 

Maesa, aïeule de Sévère Alexandre ; 

Pauline, femme de Maximin I : 

Marin, père de l'empereur Philippe ; 

Valérien (César), fils aîné de Gallien ; 

* Salonin, son second fils : 



1. Elle ne rcçnt cet honneur qu'à l'avènement de Claude (Suet., Claud.. 11) ; 
cf. Mowat, op. cit., p. 9. 



172 ELEMENTS COMMUNS A TOUTES LES INSCRIPTIONS 

Mariniane, femme ou sœur de Valérien 1 ; 
Nigrinien, fils de Carin^; 
* Romiilus, fils de Maxence ; 
Crispus, fils, de Constantin. ' 

D'un autre côté, ceux des empereurs dont les noms sont 
martelés sur les monuments sont les suivants : 

Galigula ; Maximin 1 ; 

Néron ; Maxime I '' ; 

Domitien ; Gordien 111 très rare- 
Commode ■ ; ment) * ; 

Albin ; Philippe I (le père) ; 

Géta ; Philippe II (le fils) ; 

Macrin ; Trajan Dèce ; 

Diaduménien; Herennius Etruscus ; 

ÉlagabaP; Hostilien ' ; 

Sévère Alexandre ; Gallien " ; 



1. Cf. Cohea. Monn. imp., V,p. 368 et 369. Ce n'est que par conjecture que, 
jusqu'à ces derniers temps, on faisait de Nigrinien le fils de Carin, et en se fon- 
dant sur la présence à l'exergue deses monnaies, de certaines lettres qui ne se 
rencontrent que sur relie de Carus et de ses enfants. On n'avait encore, dans 
les textes, aucun souvenir de ce personnage, qui n'est probablement qu'un 
César. (Cf. Mionnet, Méd. rom., II, p. 137; Rollin et Feuardent, Catalogue 
d'une coller-tion de médailles romaines, Paris, 1880, p. 662, et Mowat, op. cit., 
p. 32.) Une inscription récemment trouvée (Bullett. comunale, 1889, p. 31) 
apprend qu'il était le petit-fils de Carus. 

2. Les noms de l'empereur Commode ont été rétablis sur les monuments où 
ils avaient été précédemment martelés en Italie et en Afrique, nulle part ailleurs, 
que je sache. 

3. Dans les dénominations d'Élagabal, c'est le nom Antoninufi qui est martelé. 
Vita Elagahali, 17 : Nomen ajus, id est. Antonini erasam est, senatu jubente. 
Cf. Vita Alexandri, 1. On trouvera des exemples du fait au C. I. L., notam- 
ment tome VI. 2001, ligne 7. 

4. En Afrique, les noms de de Maximin et Maxime ont été regravés sur cer- 
tains monuments où ils avaient été effacés primitivement; en Espagne, ils n'ont 
pas été martelés. Cf. Wilmanns, 1008 et 1009. 

,T. Cf. C. /. L.. III, 4644 et la note : « Nomen Gordiani in hoc lapide studio 
sublatum esse constat; quod quo référendum sit, ignoro. » 

6. Cf. Bullettino, 1865, p. 27. 

7. Cf. Wilmanns, 1026, note 4 ; 1029, note 1. 



TITRES DES EMPEREURS APRES EEUR MORT ITo 

Valérien ; Maximien II (Galère) ; 

Saloniii ; Flavius Sevei'us ; 

Aurélien (très laremenl, ; Maxiinin 11 (Daza) ; 

Pi'obiis ; Maxenee ; 

Carus ; Licinius I de |)ère) ; 

Cariii; Constantin 11 ; 

Xumérien ; Constant 1 ; 

Dioclétien ^ ; Magnence ; 

Maximien I ; Maxime H. 

Une flétrissure de cette nature fut infligée aussi à certains 
membres de la famille impériale, soit à cause de leurs 
propres méfaits, soit à cause des liens de parenté qui les 
unissaient à des empereurs condamnés ; ce sont : 

Cèsonie, femme de Caligula; 

Messaline, femme de Claude I; 

Agrippine, mère de Néron; 

Crispine, femme de Commode ; 

P. Septimius Géta, frère de Septime Sévère'; 

Plautille, femme de Caracalla ; 

P. Fulvius Plautianus, père de Plautille; 

Julia Soaemias, mère d'Elagabal ; 

Julia Maesa, aïeule de Sévère Alexandre; 

Julia Mamaea, mère de Sévère Alexandre; 

Macrin? César, l^eau-père de Sévère Alexandre^ ; 

Otacilia Severa, femme de Philipe le père; 



1. Sur le martelage des noms de Dioclétien et de ses collègues, cl'. Moinmsea, 
Eph. epigr., I, p. 123. Le résultat de cet article est que le nom de Dioclétien 
a été martelé en Afrique et en Espagne, mais pas ailleurs ; que celui de Maxi- 
mien a été martelé partout ; et que celui de Constance César a été respecté, 
tandis que celui de Galère était efEacé la plupart du temps. Ces martelages ne 
sont pas antérieurs à l'année 305. 

2. Il est évident que les noms de ce personnage ont été martelés sur les 
monuments parce qu'ils rappelaient ceux de son neveu, l'empereur P. Septi- 
mius Géta. 

o. R. Cagnat, Now elles Explorations en Tunisie, p. 94 ; CIL., VIII, p. 1496» 



174 ÉLÉMENTS COMMUNS A TOUTES LES INSCRIPTIONS 

Valérien, fils de Gallien ; 
Magnia Urbica, femme de Carin; 
Crispus, fils de Constantin; 
Fausta, femme de Constantin 1 ; 
Constantia, femme de Licinius; 
Gallus, frère de Julien. 



NOTE ADDITIONNELLE 
SUR LES MARTELAGES DANS LES INSCRIPTIONS ROMAINES 



Les martelages de noms d'empereurs ou de membres de la famille impériale 
ne sont pas les seuls que l'on puisse constater sur les inscripiious. On trouve 
aussi parfoi ; des noms de particuliers marielés. 

Dans la plupart des ras, l'histoire nous fournit l'explication de ce fait. On 
peut avec M. Zedler (De memor-iae damnatioiie quae dio.ittir, p. 4i et suiv.) 
citer, parmi ceux dont les noms sont effacés sur les monuments : Marc Antoine, 
le triumvir (C. /. L., \, 2, p. 06),— le nom a été ensuite regravé; Cn. Calpurnius 
Piso [Ibld., VI, .385 ; Epli. cpigr., IV, 740); L. Aelius Sejanus (C. /. L., X, 898); 
C. Asinius Gallus (Ihid., III. 6070; V, 6ob9) ; M. Furius Camillus Scribonianus 
(Willmanns, 64 a); Q. Pomponiiis Secundus {CI. L., VI, 2015); L. Antonius 
Saturninus (Ibld., X, :>42(}); C. Calpurnius Crassus F rugi (Bulk-tt., \8->b, p. 23); 
Avidius Cassms (Waddiiigton, Inscr. do Syi-ie, 2n-^ et suiv.); Sex. Quintilius 
Condianus (C. /. L., VI, l'.iyi); Mamertinus (Ibid., Ul, 6;i2.i); Q. Clodius Huflnus 
{Ibid., VllI, 4;;ill) ; L.Domitius Gallicanus Papinianus (Ibid.,U, 4115); C. Ful- 
vius Plautianus {Ibid., VI, Z20 et suiv.; V, 2rf;il; VIII. 2557, 2655, etc.); C. Pe- 
trouius Magnus {Ibid., IX. 336); Fabius Titianus {Ibid., VI, 1166 a ); Proculus 
{Ibid., 111, 737) ; Slilichou {Ibid., VI, 1188, 1190; Eph. epigr., IV, 849). 

Dans d'au très cas le nom du personnage a disparu sans qu'il y ait moyen de savoir 
quelil était, ni pourquelles raisons on l'aeffacé (Zedler, o/). c/^., p. 47); c'est ce qui 
est arrivé pour deux légats : le premier de Pannonie (C. /. L., III, 3385, cf. le commen- 
tairequisuit le texte. Borgbesi a supposé qu'il pouvait être question dans cette 
inscription de Perennis, le fils, qui périt avec son père vers le temps où l'inscrip- 
tion fut gravée, mais ce n'est là qu'une hypothèse tout à fait incertaine), et le 
second, de Numidie (C. /. L., VIII, 2581,4;;;08), sous Marc Aurèle, en 167, ainsique 
pour un préposé du quarantième des Gaules, mentionné sur un texte de S. -Ber- 
trand de Comminges, actuellement au musée de Toulouse (Sacaze, Inscr. anti- 
ques des Pyrénées, p. 155). Dans les fouilles récentes de l'atrium de Vesta, on a 
découvert une base où le nom de la vestale avait été martelé dés l'antiquité. M. 
Marucchi suppose que la vestale s'était convertie au christianisme, M. de Rossi 
qu'elle avait été condamnée pour avoir manqué à ses vœux (Builcttino, 1884* 
p. 33). Parmi les hommes de rang inférieur dont les noms sont martelés sans 
qu'il soit possible de les deviner, il faut rappeler ces soldats de la légion IIP 
Auguste qui avaient été dégradés (C. /. L., VIII, 2557 : si qui locum suum 
amisorit, quod abominamur .') et dont les noms avaient été, par suite, rayés 



176 ÉLÉMENTS COMMUNS A TOUTES LES INSCRIPTIONS 

sur les registres matricules du corps d'armée de Numidie (C. /. L., VIII, 2554 b, 
I. 7, 2567, 1.25. etc.)- 

Le même cbàtimeut était appliqué aux corps qui avaient mérité une note 
infamante et particulièrement aux légions qui s'étaient révoltées contre l'empe- 
reur réo-uant. (Zedler. op. cit., p. 48 et suiv.) L'exemple le plus fameux est 
celui de la légion IIl" Auguste, qui, ayant pris le parti de Capellien contre 
Gordien I, fut licenciée à l'avènement de Gordien III et dont le nom fut effacé 
sur toutes les inscriptions de l'Afrique (C.I.L., VlIF. p. 1073, col. 1). On 
connaît aussi celui de la légion IIP Gallica (C. /. L., III, 186 et 206; cf. le com- 
mentaire). Son légat a\-ant voulu se faire déclarer empereur sous Elagabal (Dio. 
LXXIX, 7;, elle fut licenciée pendant quelque temps. 

II arrivait aussi, ce qui se produisait pour les empereurs dont la mémoire 
était d'abord condamnée, puis réhabilitée, que l'on regravait sur les inscriptions 
les noms de certains personnages ou de certains corps qu'on avait précédem- 
ment effacés. C'est ce qui se passa pour Ciaudius Candidus, un des géné- 
raux les plus fameux du règne de Septime Sévère, dont le cursus honorum 
(C. I. L., II, 4114) a été rapporté ci-dessus, p. 125, et à plus d'un « cujus memo- 
ria, comme il est dit dans une inscription de Rome (C. /. L., \T, 1343), par 
cirn oppressi in inteyruin secundum arnplissimi ordinis consulturn restituta 
esti>. C'est ce qui se produisit également pour la légion IIP Auguste, lors- 
, qu'elle eut été rappelée en Afrique. 

Il ne faut pas confondre ces martelages, qui ont une portée déshonorante 
avec d'autres, assez fréquents aussi, dont le but était soit de corriger une erreur 
commise dans la gravure d'un texte, soit de détruire une inscription hors d'u- 
sage pour y substituer une nouvelle. On trouvera dans les Eœempla scripturac 
epigraphicae de M. Hûbuer (p. XLiii) toute une suite de références où l'auteur 
a rassemblé des corrections dues au graveur de l'inscription (FECIT martelé et 
remplacé par FACIVNDVM CVRAVIT : Eph. epir/r., IV, 734; ZOSIMVS 
ET IICASSIA PYRRHAIIVXOR SIBI ET SVIS corrigé en ZOSIMVS SIB 
ETIICASSIA PYRRHAE | VXORI ET SVIS : C. A. L., V, 1919. etc.). Quant 
au procédé économique qui consistait à marteler un texte pour le remplacer 
par un autre, il était couramment employé sur les milliaires. à la fin de l'Em- 
pire. Je n'en citerai qu'un exemple qui est des plus caractéristiques. Une borne 
milliaire des environs de Maktar (Tunisie) contient jusqu'à trois inscriptions 
superposées, ce qui a nécessité deux martelages successifs [Eph. epigr., V, 
1079 à 1031). La première inscription contenait les noms des deux Philippe, 
la seconde ceux de Maximien et la troisième est dédiée à Honorius; il ne reste 
sur la pierre que des fragments minimes des deux plus anciennes. En parcou- 
rant la partie des différents tomes du Co/y^as consacrée aux milliaires, on ren- 
contrera de nombreux martelages de celte espèce. 



L I STE C H R()AH:)L0GIQ 1 1 E 

DES 

EMPEREURS ROMAINS 

AVEC LIXUICATIOX 

Ï)K LEURS NOMS ET SURNOMS, DE LEURS PUISSANCES TUIliUNfCES, 

DE LEURS CONSULATS 

ET DE LEURS SALUTATIONS IMPERIALES^ 



AUGUSTE {23 av. J.-C. — 14 ap. J.-C). 

C. Octavius; après son adoption : C. Julins Caesar Ocl a via- 
nus. Tl est appelé dans les inscriptions : IMP CAESAR 
AVG 

Augur, en 717 = 37 av. J.-C, au plus tard. 

XV i'ir sacris fadundis, entre 717 et 720 = 37 et 34. 

Augiistus^ le 16 janvier 1627 =: 27. 

VII VÎT epiiloniiin, avant Tannée 738 ^ 16. 

Pontifex ma.riimis, le 6 mars 742 = 12. 

Pater patriae., le 5 février 752 = 2. 

Il reçoit la puissance tribunice le 27 juin ou le 1"'" juil- 
let 731. 

1. Cf. pour les puissances tribunices des empereurs, Stohbe, Philolo;jus, 1873, 
p. 22 et suiv. ; Mommsen, Droit public romain, V, p. 60 etsuiv.; O. Hirsch- 
feld, Das Netijahr des tribuniciscJiea Kaiserjahrcs (Wiener Studien 1880. 
p. 97 à 108); pour les consulats, les Fastes consulaires de M. J. Klein et ceux 
qui terminent le Manuel de M. Bouché-Leclercq; pour les salutations impé- 
riales, les différents Indices du Corpus et les Monnaies impériales de Cohen . 
Il n'est pas besoin de dire que, pour les salutations impériales notamment, les 
monuments sont souvent en désaccord entre eux. Le cbifïre de chaque saluta- 
tion impériale d'un empereur a été placé, dans le tableau qui suit à la date où 
il apparaît pour la première fois sur les documents épigraphiques que l'on 
possède; c'est la constatation d'un fait, non l'affirmation théorique d'une vé- 
rité, la plupart du temps bien ilifficile à établir. 

12 



irs 

731i 
7;J2: 



ELEMENTS COMMUNS A TOUTES LES LNSCRIPTioNS 



:23 
:22 



733r 
;34r 
/35: 

r36z 



Il juin 
l"^"" janvier 
27 juin 

:21 j 1 janvier 
I 27 juin 

:20 I 1 janvier 
27 juin 

:iy I 1 janvier 
I 27 juin 

:18 I 1 janvier 

i -~ jui" 
:17 I i janvier 



/ juin 



738=1(3 


1 


janvier 


739=15 


27 
1 


juin 
janvier 


740=14 


27 
1 


juin 
janvier 


741=13 


27 
1 


juin 
janvier 


742=12 


27 
1 


j u i n 
janvier 


743=11 


27 
1 


juin 
janvier 


744=10 


i 


juin 
janvier 


745= 9 


27 
1 


juin 
janvier 


746= 8 


27 
1 


juin 
janvier 


747=r 7 


27 
1 


juin 
janvier 


748= G 


27 
i 


juin 
janvier 


749= 5 


27 
1 


juin 
janvier 


750= 4 


27 
1 


juin 
janvier 


751=: 3 


27 
1 


juin 
janvier 



753= I 



Il juin 

1 janvier 
27 juin 

\ janvier 



.:/ |iiin 

1 lanvier 
27 luin 



tril). j)ol. 

Iril>. |)()l. II 

- — III 

— — llll 

— — ^• 

— — VI 

— — VII 

— — VIII 

— — VIIII 

— — X 

— — XI 

— — XII 

— - XIII 

— — XIIII 

— — XV 

— — XVI 

— — XVII 

— - XMII 

— — XVIlll 

— - XX 

— - XXI 

— — XXII 

— — XXIII 

— - XXIV 



COS. XI 



inip. Mil 



iinp. 



VIIII 



l iiiip. X 



S 



XI 



inip. XII 



>^ inq.. XIII 



) 



iin|.. XIIII 



•..s. XII 



XIII 



L18TK CHR(JNULOliI(^>L'K UK.s lùVll'EKKURS HUMAINS 
1 1 iaiivicr 1 





27 


juin 


Irih. |)()l. XX\' 


3 


1 


janvier 






27 


juin 


— XXVI 


4 


1 


janvier 






27 


juin 


— XXVII 


5 


1 


janvier 






27 


juin 


- XXVIII 


G 


1 


janvier 






27 


juin 


— — XXVIIII 


7 


1 


janvier 






27 


juin 


— — XXX 


8 


1 


janvier 






27 


juin 


— — XXXI 


<) 


1 


janvier 






27 


juin 


— XXXII 


10 


1 


janvier 






27 


juin 


— XXXIII 


11 


1 


janvier 






27 


juin 


— — XXXIIII 


12 


1 


janvier 






27 


juin 


— — XXXV 


13 


1 


janvier 






27 


juin 


— — XXXVI 


14 


1 


janviei' 






27 


juin 


_ _ XXXVII 



.|). XV 



I. \xny. XVII 



^ iM.|). XVIII 



M. X\ 



' inii). XXI 

s ' 



Aiio-uste 111 eu ri le il) aoùl 14 \ 



TIBÈRE (14-37). 

Tl. ChnidUis Xei'o; après son atloplion : 77. Jiiliiis C<ies(ir; 
il est appelé sur les nioiiunients : Tl CAESAR AVG ' 

Il reçoit la puissance tribun ice |)()ur la ])ieinière lois le 
27 juin? 748^; le même jour de raiiné(> l'Vl. il la recnil |)our 
la cincpiième fois el ne la reçoit |)our la sixième l'ois (pie 
rannée 4 à pareille date. 

1. Sur les salutations impériales d'Auguste, qui coïncident comme dates avec 
celles de Tibère, voir Mommsen, Rcs pentac DLci Atcr/nsti. 188:i, p. 15 et suiv. 

2. Iinp. Ti. Cacsar Au;/., qui se lit sur quelques inscriptions (Cf. notamment 
C. /. L., VIII, 68'i, 10018, 100:2:^, 10492), est le résultat d'une ignorance ou d'une 
erreur, puisque Tibère refusa le prénom û'impcrator (Suet., l'ih.. 26; Dio Cas- 
sius, LVII, 2). 

3; A propos de celte date, voir Mommsen, Dinit /mOlic romain^ \, p. fjl, n. o. 



180 
748= 

749: 



ÉLÉMENTS COMMUNS A TOUTES LES INSCRIPTIONS 

COS. II I iinp. II 



750= 
751= 
752= 
753= 



6 

7 

8 

9 

10 

11 

12 

13 

14 

15 

16 

17 



27 luin 
1 janvier 

27 juin 
1 janvier 

27 juin 

1 janvier 
27 juin 

1 janvier 

27 juin 
1 janvier 

27 juin 
1 janvier 

27 juin 

1 janvier 
27 juin 

1 janvier 
27 juin 

1 janvier 
27 juin 

1 janvier 
27 juin 

1 janvier 
27 juin 

1 janvier 
27 juin 

1 janvier 
27 juin 

1 janvier 
27 juin 

1 janvier 
27 juin 

1 janvier 
27 juin 

1 janvier 
27 juin 

1 janvier 
27 juin 

1 janvier 
27 juin 

1 janvier 
27 juin 

1 |anviei" 

27 juin 

1 janvier 
27 juin 

1 janvier 

27 iuin 



tril). puL 

trib. pol. Il 

— — III 

— - Illl 

— — V 



— VI 

— VII 

— VIII 

— VIIII 

— X 

— XI 

— XII 

— XIII 

— XIIII 

— XV 

— XVI 

— XVII 

— XVIII 

— XVIIII 

— XX 



imp, 



III 



imp. 



VI 



Vil 



Illl)) 



VIII 



LISTE CHRONOLOGIQUE DES EMPEREURS ROMAINS 



181 



19 


1 janvier 






27 juin 


Iril). pot. XXI 


20 


1 janvier 






27 juin 


— — XXII 


21 


1 janvier 






27 juin 


— — XXII I 


22 


1 janvier 






27 juin 


— — XXIIII 


23 


1 janvier 






27 juin 


— — XXV 


24 


1 janvier 






27 juin 


_ _ XXVI 


25 


1 janvier 






27 juin 


_ _ XXVII 


20 


1 janvier 






27 juin 


— - XXYIII 


27 


1 janvier 






27 juin 


_ _ XXVIIII 


28 


1 janvier 






27 juin 


— — XXX 


29 


1 janvier 






27 juin 


— - XXXI 


30 


1 janvier 






27 juin 


— - XXXII 


31 


1 janvier 






27 juin 


— — XXXIII 


32 


1 janvier 






27 juin 


— — XXXIIII 


33 


1 janvier 






27 juin 


— - XXXV 


34 


1 janvier 






27 juin 


— — XXXVI 


35 


1 janvier 






27 juin 


— — XXXVII 


36 


1 janvier 






27 juin 


— - XXXVIII 


37 


1 janvier 





ros. IV 



COS. V 



Tibère meurt le 16 mars 37. 



CALIGULA (37-41). 

C. Jidius Caesar. Sur les monuments il est appelé C CAE- 

SAR GERMANICVS 
Pater patriae, dès les premiers jours de Tan 38. 



ISi 



Kl.KMI'.NTS COMMUNS A TOUTES LES INSCRIPTION; 



38 
39 
40 



18 mars 
i janvier 

18 mars 
1 janvier 

18 mars 
1 janvier 

18 mars 
1 jaiivici' 



Iril). ])()l . 

tril). |K)I. TI 

— — m 

— — IV 



fOS. II 

.(.s. m 

COS. IllI 



(^aligulii iiiciirl le 24 jainicr. 



CLAUDE I (|i-S4). 

Ti. Claudius Nero Drtisi/s Gennaïuciis. Sur les inonumonts 
il est appelé : TI CLAVDIVS CAESAR AVG GERMANICVS 

Pater patriae, 5-13 janvier 42. 

Britaunicus, après les victoires de Bretagne ' (Ce titre ne 
figure pas'd'habitude sur les monuments. 

Ceusor, 47-48. 



'A 



25 janvier 
1 janvier 
25" — 



43 


1 




25 


44 


i 




25 


4.-) 


1 


t 


25 


4() 


i 




25 


47 


1 




25 


48 


1 




25 


V.) 


J 




25 


50 


1 




25 


51 


J 



Iril). pot. 

— — II 

— — III 

— — IV 

— — \ 

— — M 

— — Vil 

— — Mil 

— — l.\ 

— — .\ 



fOS. ( i,n|,. il 

COS. II ) 

^ imi). II! 
COS. III ^ 

^ imi). IV, V 

I 

\ imp. Vin 

) unp. \IIII. \. 

eos. IIII î ""P- ^" 

^ imp. M\ , XV 



.s. V 



( imp. XNI 

I imp. XVII 
) X\ill 
I imp. XXI 



1. Dio Cassius, EX. L';'. 



LISTE CHRONOLOGKiUE DES EMPEREURS ROMAINS 



is;5 





25 janvici- 


Iril). pof. XI 


52 


l" — 






25 — 


— — XII 


53 


1 — 






25 — 


— - XII 


54 


1 — 






25 — 


— — XII 



} imp. XXIIII 
S 

! iii.p. XXVII 



('.laiule nu'iirl le VA ()ct()l)ro 54. 

iNÉRON (54-68). 

L. Domiiiiis A/ienobûrhiis; après son adoption Ti. Claudius 
Driisus (jcrnidiiictis Cacsar. K)\\ Tapix'llc sur les monu- 
ments : NERO CLAVDIVS CAESAR AVGVSTVS GERMA- 
NICUS. postérieurement: IMP NERO CLAVDIVS CAESAR 
AVG GERMANICVS 
Pater patriae, fin de .55 ou début de 56. 

M. Mommsen avait admis ^ que les puissances tribunices 
de Xéron se comptèrent à partir du 13 octobre, jusqu'en 59, 
mais que, à cette date, il y eut un changement dansla manière 
de supputer les années du règne de ce prince: après avoir 
pris sa VP puissance tribunicele 13 octobre .59, Néron aurait 
reçu une VIT'' puissance tribunice le 4 décembre de cette 
même année; et dès lors, jusqu'à sa mort, il aurait renou- 
velé, à cette dernière date, sa puissance tribunice. Mais 
dans son Droit public romain- il a émis un autre système. 
En l'an 60, Néron aurait changé le mode suivant lequel se 
t;omptaient jusque-là ses puissances trilmnices et établi la 
loi que sa première année de règne avait duré du 13 octobre 
au 9 décembre 54, et les autres du 10 décembre au 9 dé- 
cembre des années suivantes. Il y aurait donc eu deuxfacons 
de supputer les puissances tribunices de Néron jusqu'en 
Tan 60; la seconde aurait été adoptée par effet rétroactif 
dans la rédaction de certaines inscriptions déjà gravées ou 
qui restaient encore à graver. Nous avons dû signaler ici 
concurremment les deux modes de numération. 



1. Hermès. II, p. 56. 

2. Drnit piihlir .'-omain, V, p. Cy2, note L', 



184 
54 

55 
56 
57 
58 
59 
60 

61 

62 
63 
64 
65 
66 
67 
68 



ÉLÉMENTS COiMMUNS A TOUTES LES INSCRIPTIONS 
ti'il). pot. 



13 octob. 
10 déc. 

1 janv. 
13 oc lob. 
10 déc. 

1 janv. 
13 octob. 
10 déc. 

1 janv. 
13 octob. 
10 déc. 

1 janv. 
13 octob. 
10 déc. 

1 janv. 
13 octob. 
10 déc. 

1 janv. 
13 octob. 
10 déc. 

1 janv. 
10 déc. 

1 janv. 
10 déc. 

1 janv. 
10 déc. 

1 janv. 
10 déc. 

1 janv. 
10 déc. 

1 janv. 
10 déc. 

1 janv. 
10 déc. 

1 janv. 



— II 

— III 

— IIII 

— y 

— VI 

— VII 



ti'ib. pot. 
trib. pot. Il 



VIIII 

X 

XI 

XII 

XIII 

XIIII 

XV 



Néron meurt le 9 juin 68. 




iaip. VII 



imp. XI 
inip. XII 



COS. V I 



GALBA (9 juin 68 — 15 janvier 69). 

Ser. Sii/pirii/s\ Sur les moniimenls il est appelé : SER GALBA 
IMPERATOR CAESAR AVG ou IMP SER SVLPICIVS 
GALBA CAESAR AVG 



1. Sur les noms que portait Galba avant son avènf>mf»nt, voir Snét.. Galha,4, 
et C. /. Gr., 4967. 



LISTE CHRONOLOGIQUE DES EMPEREURS ROMAINS 185 



OTHON (15 janvier 69 — 25 avril 69). 

M. Sah'ius ; sur les monnaies il est appelé : IMP M OTHO 
CAESAR AVG 



VITELLIUS (2 janvier 69 — 20? décembre 70). 

A. VitelLiwA; sur les monuments il est appelé: IMP A VITEL- 
LIVS CAESAR et A VITELLIVS IMPERATOR GERMANICVS 

VESPASIEN (69-79). 

T. Flavius Vespasianiis; sur les monuments il est appelé: 
IMP CAESAR VESPASIANVS AVG et IMP VESPASIANVS 
CAESAR AVG 

Censor, 1 juillet 73. 



69 


1 juillet 


70 


1 janvier 




1 juillet 




novembre 


71 


1 janvier 




1 juillet 


72 


1 janvier 




1 juillet 


73 


1 janvier 




1 juillet 


74 


i janvier 




1 juillet 


75 


1 janvier 




1 'juillet 


76 


i janvier 




1 juillet 


77 


1 janvier 




1 juillet 


78 


1 janvier 




1 juillet 


79 


1 janvier 



rib. pot. 




COS. 
COS. II 




rib. pot. 


II 


s 


iinp. V 






COS. III l 

) 
COS. un ( 


imp. VI 


— — 


III 


imp. VIII 


— — 


IIII 


! 


imp. VIIII, X 


— — 


V 
VI 


COS. V ( 
COS. VI 


imp. XI, XII, XIII 
XIIII 


— 


VII 










COS. VII ( 


imp. XVII 




VIII 










COS. VIII 


imp. XVIII 


— — 


VIIIl 








X 










COS.VIIII 


imp. XVIIII, XX 



Vespasien meurt le 23 juillet 79. 



18G 



ELEMENTS COMMUNS A TOl.TES LES INSCRIPTIONS 



TITUS (71-81). 

T. Flavius Vespasiamis ; sur les momimeiits il csl nommé: 
IMP TITVS ou T CAESAR VESPASIANVS AVG et IMP 
TITVS (ou T VESPASIANVS CAESAR AVG 



71 




jnillfl 


72 




janvier 






jiiillel 


7.3 




janviof 






juillet 


74 




janvier 






juillet 


75 




janvier 






juillet 


70 




janvier 






juillet 


/ / 




janvier 






juillet 


78 




janvier 






juillet 


70 




janvier 






juillet 


SO 




janvier 






juillet 


81 


1 


janvier 






juillet 



l|-iii. ])n|. 



IIII 

VI 

VII 

VIII 

VIIII 

X 

XI 



COS. 



COS. 



III 

COS. un 

COS. A' 
COS. ^ I 

COS. VII 
COS. VIII 



lUJp 



m 



imp. \\\ 
inip. XI 



imp. 
iuip. 



XIIII 
XV 



imp. XVI, XVII 



Titus meurt le 13 septembre 81. 



D03UTIEX (81-96). 



T. Flavius Doiniliduus; sur les monuments il se nomme : 
IMP CAESAR DOMITIANVS AVG et IMP DOMITIANVS 
CAESAR AVG 



Germcniinis, en 84. 

Çensor pcrpcluiis. en <S.^ (après le .^1 septembi'e . 



LISTE CHRONOLOGIQUE DES EMPEREURS ROMAINS 
trih. pol. 



187 



81 I 13 septemb. 

82 i janvier 
13 septemb. 

83 I 1 janvier 

I 13 septemb. 

84 ' 1 janvier 

; 13 septemb. 

85 1 janvier 

j 13 septemb. 

86 1 janvier 

' 13 sepleml>. 

87 I 1 janvier 

13 septemb. 

88 1 janvier 
13 septemb. 

89 1 janviei- 
13 septemb. 

90 1 janvier 
13 septemb. 

91 13 septemb. 

1 janvier 

92 13 septemb. 

1 janvier 

93 13 septemb. 

1 janvier 

94 1 13 septemb. 
I 1 janvier 

95 j 13 septemb. 
1 janvier 

96 13 septeml). 
1 janvier 



trib. pol. Il 

— — III 

— — IIII 
_ __ \ 

— — VI 

— ^ VU 

— — VIII 

— — VIlIl 

— — X 

— — XI 

— — XII 

— — XIII 

— — xiin 

— — XV 

— — XVI 



COS. vu 
(OS. VIII 

)s.vini 



; imp. II 



(•( 

COS. X 
COS. XI 



imp. \ 



\ Il 



; imp. Mil. VIIII 

COS. XII 1 

/ imp. XI, XII.XIll. 

COS. XIII { >^''" 

'•"^•^"" ! imp. XV,XVT 

J imp. XVII, XVIII, 

) XVIIII, XX 

VA' i inii). XXI 

COS. X\ * i 



COS. XVI 



i i 



mp. 



XXII 



COS. XVII 



Domitien est tué le 18 septembre 96. 

NERVA (96-98). 

M. Cocceius Nerva ; sur les inoutiiueiiLs il est appelle : IMP 

CAESAR NERVA AVG et IMP NERVA AVG CAESAR 
Germaiiicus, en oclc^bre ou novembre 97. 



'■ imp. II 



1. Surlespiiissaiicestribuiiices de Nerva, voir Mommsen, Droit public romain, 
V, p. 64, note 1. 
I, Cette troisième puissance tribunice n'est pas indiquée sur les inscriptions 



96 


18 septemb. 


trib. pot. ^ 




97 


1 janvier 




COS. III 




13 septemb. 


trib. pot. II 




98 


10 décemb. 


— — m ^ 




1 janvier 




COS. IIII 




28 janvier 






> 


Jerva meurt le 


25 janvier 98. 





188 ÉLÉMENTS COMMUNS A TOUTES LES INSCRIPTIONS 



TRAJAN (97-117). 

M. Ulpius Trajamis. Dans les inscriptions il est nommé 
IMP CAESAR NERVA TRAIANVS AVGVSTVS 



Germanicus, en octobre ou novembre 97. 

Pater patriae, en 98. 

Dacicus, à la fin de 102. 

Optimiis\ en 114. 

Parthicus, en 116, avant le 29 août'. 



97 


27 octobre 


trib. pot. 


COS. 


98 


l^"" janvier 


— — I 


COS. II 




18 septemb. 


— — II 






10 décembre 


— — III 




99 


1 janvier 








10 décembre 


— — IIII 




100 


1 janvier 




COS. III 




10 décembre 


— — \ 




iOi 


1 janvier 




COS. un 




10 décembre 


— — VI 




102 


1 janvier 








10 décembre 


— — VII 




103 


1 janvier 




COS. V 




10 décembre 


— — VIII 




104 


1 janvier 







imp. II, III, un 



qui, n'admettant pas le renouvellement de la puissance tribunice de cet empe- 
reur au 19 décembre, prolongent la deuxième année de régne de Nerva jusqu'à 
sa mon (C. /. L., V, 4314; VI, 953). 

1. On sait par Pliue, Paneg., 2, que Trajaa rec;ut ce surnom avant 114; et 
de fait, il figure sur les monnaies et sur des textes épigraphiques, suivi de 
prince/is: « optimus /irinrcp.<, » dès l'année 105. Cf. EcUhel, Doct.num. cct.,Yl, 
p. 446. Aussi certaines inscriptions, par excei)tion, le lui donnent-elles anté- 
rieuremenià 114. Cf. C. /. L., VllI. 10117. 

2. De rares inscriptions lui donnent ce litre dès l'an 114; c'est le fait d'une 
initiative privée devançant la décision officielle. Dessau [Inscr. selectae, 297, 
note 1), 



LISTE CHRONOLOGIQUE DES EMPEREURS ROMAINS 189 



l imp. V < 





10 décembre 


Irib. \)o[. VIIIl 


105 


1 janvier 
10 décembre 


— — X 


106 


1 janvier 
10 décembre 


— — XI 


107 


1 janvier 
10 décembre 


— — XII 


108 


1 janvier 
10 décembre 


— — XIII 


109 


1 janvier 
10 décembre 


— — XIIII 


110 


1 janvier 
10 décembi-e 


— — XV 


111 


1 janvier 
10 décembre 


— — XVI 


112 


1 janvier 
10 décembre 


— — XVII 


113 


1 janvier 
10 décembre 


— — XVIII 


114 


i janvier 
10 décembre 


— — XVIIII 


115 


1 janvier 
10 décembre 


— — XX 


116 


1 janvier 
10 décembre 


— — XXI 


117 


1 janvier 





Trajan' meurt le 11? aoiit 117 



IV 



i imp. VI 



imp. VIP, VIII 
) VIIII 

j imp. X, XI 
;l imp. XII, XIII 



HADRIEN (117-138). 

p. Aelius Hadrianus. Sur les monuments il est appelé : 
IMP CAESAR TRAIANVS HADRIANVS AVG 

Pater patricœ, en 128 ^21 avril.'); mais ce titre se trouve 
quelquefois avant cette date sur les inscriptions ^ 



1. L'inscription d'Espagne (C. /. L., II, 759, 760) qui porte trlb. potes. VIII, 
imp. V, contient certainement une erreur dans les chiffres. De la Berge. Essai 
sur Trajan, p. 54. 

2. Le diplôme militaire de l'an 114 (C. /. L., III, p. 869) renferme une erreur 
dans l'indicalion de la puissance tribunice. 

3. Sur les puissances tribunices de Trajan, voir plus haut, p. 161. Sur ses sa- 
lutations impériales voir de la Berge, Essai sur le régne de Trajan. p. 48, 54, 
169, 172 et Mommsen, Rôni. Geschichte, V, p. 398. note 2 (t. X, p. 234. note 1, de 
ma traduction). 

4. Les inscriptions grecques donnent à Hadrien UU certain nombre de sur- 



19U 



ÉLÉMENTS COMMUN:^ A TiJlTKS LES INSCRIPTIONS 



117 


11 


août 


118 


1 


janviei- ' 


119 




— 


120 




— 


121 




— 


122 




— 


123 




— 


124 




— 


125 




— 


126 







127 




— 


128 




— 


129 




— 


130 




— 


131 




— 


132 




— 


133 




— 


134 




— . 


135 




— 


136 







137 




— 


138 




— 


II 


atlricMi mcii 



trilj. pol. 

— — Il 

— — III 
_ — IIII 

— — ^' 

' — — VI 

VII 

I — — VIII 

! — — viiii 

I — — X 

! — — XI 

— — XII 

— — XIII 

— — xmi 

— — x\ 

— — XVI 

— — XVII 
_ _ XVI II 

_ _ XVllII 

— — XX 

— — XXI 

— — XXII 

•t le 10 iuillcl i;38. 



' nui). 

* • II 

' mil). Il 



VI- 



ANTONIN LE PIEUX (138-161). 

T. Aurelius FiiU'us Boionius Ai'riits Anlouiniis ; après son 
adoption, T. Aclius Hadrianiis Antoniiius Pins. Sur les 
monuments il est appelé : JMP CAESAR T AELIVS HA- 
DRIANVS ANTONINVS AVG PIVS 

Pdter palriae. en 13*). 



noms qui ne figurent pus dans les textes cpigrapliiques de la partie latine de 
l'Empire: vio^ Atôvjao; (C. /. Gr., 6766); V.vj^ AtoowvaTo^ (ibid., 1822); IIjO'.o^. 
llavEÀÀr^v.'j; [ibid., 107:3 1; 'KÀsoOip'.oj (/6/>./., 2021). Zsù; 'OÀôfji-'.o; ou 'OXjijltt'.o; 
tout court se rencontre fréquemment; Jf/fiïf/- Oiym/iius ou Olympias s'est 
même trouvé sur des inscriptions latines de Grèce ou d'Asie-Mineure. Cf 
Eph. epifjr.. II, p. 13. Ce dernier litre fut donné à Hadrien lors de la dédicace 
de rOlympieion (automne de 129 ap. J.-C). 

1. Bien qu'il soit certain que les empereurs qui suivent renouvelaient leur 
puissance tribunice le 10 décembre, nous avons recule jusqu'au 1" janvier do 
l'année suivante l'indication de cette puissance pour la commodité de nos tables, 
ainsi qu'il est fait dans les Indires du Corpus Ini^criptionum Latinarurn. 

2. Ce chiTre qui se lit sur une inscription d'Espagne (C. /. L., Il, 2014), est 
cerlainemcni une crrour. 



LISTE CHRONOLOGIQUE DES KMPl'lREURS ROMAINS 



l'Jl 



Gernianiciis, (? 








Dacicus\ !?' 








138 


25 février 


irib. 


put. 


COS. 


139 


1 janvier 


irib. 


pol. 11 


eos. II 


140 


— 


— 


— III 


ros. III 


141 


— 


— 


— un 




142 


— 


— 


— V 




143 


— 


— 


— VI 




144 


— 


— 


— VII 




145 


— 


— 


— VIII 


COS. III 


146 


— 


— 


— VIII l 




147 


— 


— 


— X 




148 


— 


— 


— XI 




149 







- XII 




150 


— 


— 


— XIII 




151 


— 


. — 


^ XIIII 




152 





— 


- XV 




153 





— 


— XVI 




154 


— 


— 


— XVII 




155 


— 


— 


~ XVIII 




156 





— - 


- XVIIII 




157 


, — 


— 


~ XX 




158 


— 


— 


XXI 




159 


- - 


— 


— XXII 




160 


— 


— 


— XXIII 




161 


— 


— 


— XXIIII 





llllj). 



Antonin le Pieux meurt le 7 ? mars lOi 



MARC AURÈLE (161-180). 

M. Anniiis Calilias Severus ; après son adoption M. Aeliiis 
Aiirelius Verus; sur les monuments, et seulement après la 
mort (rAntonin, il est appelé : JMP CAESAR M AVRELIVS 
ANTONINVS AVG 

Arnieniaciis, en 164^ sinon à la lin de 163. 

Parthiciis Ma.iimus, en 1G6 (pas avant le mois de marsj, 

Mediciis, à la même date. 



1. Titres qui ne se rencontrent qu'une lois à Carlbagc dans une inscripliun 
peut- être fautive : C. /. L., VIII. 12513. 



19;J 



ELEMENTS COMMUNS A TOUTES LES LNSCKIPTIONS 



Pater patriae, en 167. 
Germanicus, en 172. 
Su r/iuf ficus, en 175. 

iV. B. — Marc Aiuèle (|iiilla a la inoil de son frère ;169) 
les litres de Armeniacits, Parlhicus Mdxinms et Mcdicus, 
que Ton trouve encore pourtant dans quelques inscriptions 
postérieures à cette année. 



147 

148 

149 

150 

151 

152 

153 

154 

155 

156 

157 

158 

159 

160 

161 

162 

163 

164 

165 

166 

167 

168 

169 

170 

171 

172 

173 

174 

175 

176 

177 

178 

179 

180 



25 février j irih. 
1 janvier trih. 



II 



II 

III ! 

un 

y 

VI 

VII 

VIII 

VIIII 

X 

XI 

XII 

XIII 

XIIII 

X\' 

XVI 

XVII 

XVIII 

XVIIII 

XX 

XXI 

XXII 

XXIII 

XXIIII 

XXV 

XXVI 

XXVII 

XXVllI 

XXVIIII 

XXX 

XXXI 

XXX H 

XXXIII 

XXXIIII 



COS. m 



iinp. 

imp. 
imp. 
iiup. 



» imp 



llllp, 
imp. 



II 

III 
IIII 



VI 



VII 
VIII 

\ lin 



lli'guo siiuiil- 
taiip do Marc 
Auivli' et de 
Liiciiis Vcrus. 



t;«n.. ,h' 
Aiirel,. , 
Conimod 



iiiinl- 
M:n<- 
•l do 



Marc Aiirclc mciiri le 



ISO, 



LISTE CHK(JNOLUaiQUE DES EMPEREURS RuMAINS 



1!J3 



LUCIUS VERUS (161-169). 

L. Cciojiius Coiuuwdus Venis ; après radoption de son père 
par Hadrien, L. Ceioniiis Aelius Aiirclius Coiiimodus 
Verus; après son adoption par Antonin le Pieux, L. Aelius 
Aiireliiis Coiiiniodus Verus. Sur les monunieiUs il est 
appelé : IMP. CAESAR L AVRELIVS VERVS 

Arnieniacus, en IG.*). 

Pai'lJiicus Maxinius, en 165. 

Medicus, en 166 (à la même date que son frère). 

Pater patriae.^ à la fin de 166. 



161 
162 
163 
164 
165 
166 
167 
168 
169 



7 mars 


trih. 


[)Ol 




i janvici' 


irib. 


[)Ol 


II 











m 











iiii 





' 





V 











VI 











VII 











VIII 


— 


— 


— 


VIIII 



COS. II 



llllp 



. Il 



• os. m 



inip. III 
iinp. ini 
imp. V 



L. Verus meurt dans Tliiver de 169; 



COMMODE (176-192). 

Inip. Caes. L. Aelius ou L. (OU M). Aurelius Coniinodus Anlo- 
uifius Aug. 11 est nommé sur les monuments : L AELIVS 
AVRELIVS COMMODVS au début de son règne, puis 
L AVRELIVS COMMODVS jusquen 180 (fin d'octobre ou 
novembre), M AVRELIVS COMMODVCde 180 à 191, et de 
nouveau L AELIVS AVRELIVS COMMODVS depuis 191. 

Ger/nanirus, en 172. 

Sarn/ffticusren 17r>. 

Paler pafriue, en 177. 

Plus, en 183. 

Britanniciis, en 184. 

Félix, en 185. 

13 



194 



ELEMKNTS COMMUNS A TOUTES LES INSCRIPTIONS 



M. Mommsen a fait remarquer^ que, d'après les textes 
biographiques comme d'après les monnaies. Commode 
semble avoir pris le titre à'imperator le 27 novembre 176, 
mais n'avoir recula puissance tribunice que dans le courant 
de 177. Dès lors la fin de sa première année de puissance se 
place au 9 décembre 177. Mais, par une convention pos- 
térieure, on décida qu'il y avait lieu de faire coïncider la 
collation de la puissance tribunice avec celle du titre d'//;/- 
peiator et que la seconde année de règne commencerait 
par suite au 10 décembre. C'est la chronologie habituelle- 
ment suivie sur les monuments. 



176 


27 iiov. j 


ti-ili. 


|)(il 




177 


1 janvier i 


iril». 


|)(jt 


II 


178 


' 


— 


. — . 


III 


179 





— 





IIII 


180 





— 





A 


181 


— 


— 


— 


VI 


182 


— 





— 


AU 


183 







— 


YIII 


184 











VIIII 


185 


— 


— 


— 


X 


186 








— 


XI 


187 


— 


— 


— 


XII 


188 


— 


— 


— 


XIII 


189 


— 


— 


— 


XIIII 


190 


— 


— 


— 


XV 


191 


— 


— 


— 


XVI 


192 


10 déc. 


— 


— 


XVII 
XVIII = 



' iiiip. 1 1 



COS. JI 



> iiii|). 111 
111 ; i>"l':llll 

; ili iiiai>). 

un ; !'"P- ,^', 

' inip. > 1 
' iiiip. Vil 

V I Mil 

' iiiip. \ III 



VI 
VII 



Commode meurt le 31 décembre 11)2. 

PERTINAX (193). 

IMP CAESAR P HELVIVS PERTINAX AVG 
Priuceps senali/s. 

193 I 1 janvior | iril). pol. j cos. 11 

P(;rtinax meuri le 2S mars I!).). 



Hfgiie siuiul- 
tané do .Marc 
Aiirélo et dt 
r.oinniiido. 



1. Droit public romain, V, p. 66, note 1. 

2. Sa wiii'^ puissance tribunice n'est signalée qu'une fois (C. /. L., VI, 992)( 
dans l'èpilaplie qui lui est consacrée sur le mausolée d'Hadrien. Il l'avait reçue 
le lu décembre 19:;.' ; ,à sa mort, il on était revêtu, par conséquent, depuis vingt 
et un jours. 



LISTE CllRON()L()lil(^>UK DES EMPEREURS ROMAINS 



11(5 



DIDIUS JULIANUS (193). 

IMP CAESAR M DIDIVS SEVERVS IVLIANVS AVG 

193 i 28 mars | Icil). pol. | cos. 

Didius.Tulianus meiirl le l'''jiiiii. 



SEPTIME SÉVÈRE (193-211). 

IMP CAESAR L SEPTIMIVS SEVERVS PERTINAX AVG 

Per/inajc,' en 19o. 
Pater patriae, en 194. 
Pins, en 195. 
Arabicus, en 195. 
Adiabcuicus, en 195. 
Pailhicus Majcini us ' , en 1 1 )9 . 
Britannicus^ en 210. 



imp. Il, 111,1111, V^ 
\ imp. VI, VII, VIII 

' imp. VIIII, X 
; imp. XI,XIP 



193 


1 juin 


Irib. pol. 


eus. 


194 


1 janvier 


trib. pot. 11 


COS. II 


195 


— 


- - III 




196 





— — IIII 




197 





— — V 




198 




— — VI 




199 




— — VII 




200 





— — VIII 




201 




— — VIIII 





Uègiic; siimiltaur 



1. Avant 199 ou trouve déjà dans les inscriptions de Septime Sévère le titre 
deParthicus, mais accolé aux mots Arabicas etAc/iabeniras : il est appelé Par- 
tliicus Arabicas, Parthicus Adiabeiiicus. Cf. Momraseii, Rôin. Geschichtc, 
p. 410, note 1 (t. X, p. 2'A, note 1 de ma traduction). Le titre Parthicus Maxi- 
mas n'apparaît qu'en 199. Septime Sévère prend aussi celui à'Ineictas sur les 
monnaies après les succès de la guerre Parthi(jue; sur les monuments on ne 
rencontre que Incictus princeps. 

2. Sur les salutations impériales de Septime Sévère voir la dissertation inti- 
tulée De acclainationibus imporatoriis Scceri dans les Quacstiones Secerianae 
de M. Wirlh. p. 24 et suiv. 

3. Laplui art des inscriptions de Septime Sévère gravées entre l'année 198 cl 
sa mort ne lui donnent que le titre de imp. XI ; celui de imp. XH est signalé 
pourtant sur quelques textes : C. /. L., Vlll, 10337 et suiv. (an. 198); lli, 5735 
(an. 200); 111,5715, 5746 (an. 201) ; C. /. L., X, 5909 (an. 207); VIII. 1628 (an. 
208); etc. 



196 



ÉLÉMENTS COMMUNS A TOUTES LES INSCRIPTIONS 



202 


1 janvier 


trib. pot. 


X 


203 





— — 


XI 


204 


— 


— — 


XII 


205 





. — 


XIII 


206 


— 


— — 


XIIII 


207 





— — 


XV 


208 





— 


XVI 


209 


— 


— — 


XVII 


210 


— 


— — 


XVIII 


211 


— 


— — 


XVIIII 



COS. III 



de Septime Sé- 
vère et de Cara- 
calla. 



irap, 



XV' 



1 Règne simultané 

' de Septime Sé- 

\ vère, Caracalla 

■' et Géta. 



Septime Sévère meurt le 14 février 211. 

N. B. — Les dénominations marquées trun astérisque 
dans la suite de cette liste sont celles qui ne se sont encore 
rencontrées que sur les monnaies. 

CLODIUS ALBINUS (193-197). 

* IMP CAESAR D CLODIVS SEPTIMIVS ALBINVS AVG 

Caesar, 193. 
Augustus, 190. 

PESCENNIUS NIGER (193-194). 

*IMP CAESAR C PESCENNIVS NIGER IVSTVS AVG 



CARACALLA (198-217). 

Septimius Bassianus, appelé par son père, en 196, M. Au- 
rcliiis Antoninus {Caracalla ou Caracallus est un so- 
briquet). Sur les monuments il est nommé : IMP CAESAR 
M AVRELIVS ANTONINVS, quchiuefois SEVERVS AN- 
TONINVS AVG 



1. Cf. /-.'//A. e/ti>jr.. TV, p. .327, n. 5^385 a, Ql Mélanges de Home. 1893, p. 516. 



LISTE CHRONDLOdiUUE DES EMPEREURS ROMAINS 



197 



Caesar, en 196. 

Imper atov deslinaius, cii 197. 

Augustus, en 198, avant le 3 mai '. 

Plus, en 201. 

Britannicus, en 210. 

Arabicus, en 211, après la mort de Septime Sévère 

Adiabenicus, — 

Parthiciis Maximus, — 

I]H'ictiis\ — 

Pater patriae, — 

Germcmicus, en 213 (quelquefois avant) . 

Félix, en 213. 



198 

199 

200 

201 

202 

20.3 

204 

205 

206 

207 

208 

209 

210 

211 

212 

213 

214 

215 

216 

217 



2 juiii<4 


trib. 


pot. ^ 


1 ianvier 


trib. 


pot. Il 


j 





— III 







— un 







— V 







— VI 







— VII 







— VIII 







— VIIII 







— X 







_ XI 







— XII 




. 


_ XIII 







_- XIIII 







— XV 







- XVI 




1 


_ XVII 







_ XVIII 




. 


_ XVIIII 


— 




— XX 



II 



m ; imp' 



II 



un 



imp. III 
imp. un 



Règne simultané 
de Septime Sé- 
vère et de Cara- 
calla. 



Id., avec Géta. 

Caracalla et Gé- 
ta seuls. 



Caracalla meurt le 8 avril 217. 



\ C I L VIII 2465 Cf la dissertation intitulée Quando Caracalla Augustus 
appeliaius'sit, d'ans les QuaesUones Secerianae de M. Wirlh, p. 31 et suiv. 

2 Ce surnona n'est pas constant. . . .■ 

3 Cf Wilmans. lZi.e..v. 519. « Ceterum vide ne duplex fucr.trat.o nume- 
ror^m tnbun.ciae potes.atis, altéra incipiens ab anno 1J8, eaque solemn.s et 

légitima, altéra ab anno 197. „^.„i^r.^ a^ 

4. Cette quatrième salutatiton impériale ne figure pas sur un boa nombre de 

monuments relatifs à Caracalla. 



li)S 



KLEMENTS COMMUNS A TOUTES LES INSCRIPTIONS 



GÉTA (209-212). 

IMP CAESAR P' SEPTIMIVS GETA AVG 

Caesai\ le 2 .'juin 198-. 

Pius^ en 209, en même temps qu'il reçoit la puissance tri- 

bunice. 
Atigiistiis, en même tein[)s qu'il reçoit la puissance tribu- 

nice. 
Britauniciis, en 210. 
Pater pdtriae, à partir de la mort de son père (au moins sur 

les monnaies). 



209 
210 
211 
212 



trib. pol. 
trib. pot. II 

— -- III 

— — IIII 



i janvier 
Géta meurt le 27 ? février 212 



COS. II 



( Régne avec Septime Sé- 
^ vère et Caracalla. 

. Rt'CTiic avec: Caracalla. 



MACRIN (217-218). 

IMP CAESAR M OPELLIVS SEVERVS MACRINVS AVG 



217 
218 



11 avril 
1 janvier 



trib. pot. 
trib. pot. II 



Macrin meurt le 8 juin 218. 

1. Dans sa jeunesse Géta avait le prénom de L; on le trouve gravé sur cer- 
tains documents; iU'abaudonna pour celui de P étant encore César et portant 
déjà le litre de pontij'eœ. A partir de cette époque on ne rencontre plus que ce 
dernier prénom. Tous les documents épigraphiques et toutes les monnaies, 
moins trois, lui donnent le prénom de P pendant le cours de sa troisième et de 
sa quatrième puissance tribuuice. Les trois monnaies qui font exception sont : 

1° Deux monnaies d'Anlioche (Cohen, Monnaies impériales, IV, p. 283, 

n. 285 ; p. 284, n. 286 : i.mi' caes l septimivs getas 
2" Une monnaie de fabrique syrienne (Cohen, op. cit., p. 270. n. 155) : ivp 

CAES L SEI'Ï GETA AVli COS II l'ONTIF TIUB P 111 1' P 

Ces exemples isolés ne sont pas suflisamraent probants. 

2. Géta portedéjà le titre d'Auguste joint à celui de Césav {Caesai- .\ui/ustiis) et 
placé après toutes ses dénominations, en 198, sur certaines inscriptions d'Afrique 
(C. /. L., VIII, 2527, 2528) ; à partir de 209, le mot Caesar figure avant les noms 
de cet empereur: Imp. Caesar, et Auijustus après, suivant la coutume géné- 
rale. Cf. C. / /... VIII. p. 971, n" OO.-^S. 



LISTE CHRONOLOGIQUE DES EMPEREURS ROMAhNS 



199 



HÉL10Gy\BAL ou ÉLAGABAL (218-222). 

Varias Avitus Bassiaiius, salué par les soldats du nom de 
M. Aurelius Antoninus [Elagabalus est un sobriquet). 
Sur les monuments il ostappelé : |MP CAESAR M AVRE- 
LIVS ANTONINVS AVG 

N. B. — A partir d'Elagabal, tous les empereurs prennent 
les surnoms de Plus Félix Aug. ou Piiis Feli.v hwictus Aug., 
dès leur avènement. 



218 


16 mai 


Irib. pot. 


COS. 


219 


1 janvier 


trib. pot. II 


COS. II 


220 


— 


— — III 


COS. III 


221 


— • 


— — IIII 




222 


— 


— ~ \ 


COS. IIII 



Élagabal meurt le M mars 222. 



SÉVÈRE ALEXANDRE (222-235). 

IMP CAESAR M AVRELIVS SEVERVS ALEXANDER AVG 
Caesar, en 221. 



222 
223 
224 
225 
226 
227 
228 
229 
230 
231 
232 
233 
234 
235 



11 mars 


trib. 


pot. 


1 janvier 


trib. 


pot. II 


. 


— 


- III 


— 


— 


— IIII 

— V 





— 


— VI 





— 


— VU 


— 


— 


— VIII 

— VIIII 





— 


— X 


— 


— 


— XI 

— XII 





— 


— XIII 


— 


— 


— XIIII 



COS. 



OS. II 



COS. 



III 



Sévère Alexandre meurt le 15 ou 16 janvier (Stobbe), ou 
le 10 février (Clinton), ou le 19 mars (Tillemont) de Tau 235'. 



1. Cf. Goyau, Chronologie de VEmpire romain, p. 280, qui admet la date du 
18 raars. 



200 ÉLÉMENTS COMMUNS A TOUTES LES INSCRIPTIONS 

MAXIMIN (235-238). 

IMP CAESAR C IVLIVS VERVS MAXIMINVS AVG 

Genuan l'eus Maxim us, en 236. 
Sai'jnaticus Mari/nus, en 226 ou 237. 
Dacicus Max i mu s. 



235 
236 
237 
238 



janv. ft'V. luarî- 
1 janvier 



li'il). [)()! . 
d'il), pol. II 

— — 111 

— — 1111 



imp. 111, IIII 

iiiip. V, ^ 1 

imp. VU 



Maximin meurt vers le début de mai ou, suivant d'autres, 
au milieu de juin 238. 

GORDIEN I (238). 

IMP CAESAR M ANTONIVS GORDIANVS SEMPRONIANVS 
ROMANVS AFRICANVS AVG 

Reçoit la puissance tribuniee vers le milieu de février? 
238, et meurt 20 jours après. 

GORDIEN II (238). 

IMP CAESAR M ANTONIVS GORDIANVS SEMPRONIANVS 
AFRICANVS AVG 

Partage la destinée de son père. 

BALBIN (238). 

IMP CAESAR D CAELIVS CALVINVS BALBINVS AVG 



238 I mars, juin | Irih. pol 



COS. Il 



LISTE CHRONOLOGIQUE DES EMPEREURS ROMAINS 201 



PUPIEN (238). 



IMP CAESAR M CLODIVS PVPIENIVS ou PVPIENVS sur les 
monnaies AVG 

Coinnie Ralbin. 

GORDIEN III (238-244). 

IMP CAESAR M ANTONIVS GORDIANVS AVG 



238 
239 
240 
241 
242 
243 
244 



milieu de juin? 
1 janviei' 


Irib. poL 
trib. pot. II 

— — III 

— — IIII 

- — VI 

— — VII 


— 



., . II ' iii'p- 11' III 
COS. 11 ^ 1 

/ imp. VI 



Gordien III meurt entre le 23 février et le 13 mars? 244. 



PHILIPPE L'AINÉ (244-249), 

IMP CAESAR M IVLIVS PHILIPPVS AVG 

Caesar, en 244. 

Persicus Maxim us (rare), en 244. 

Augustus, en 244. 

Germanicus, en 248. 

Car pieu s, — 



244 

245 
246 
247 
248 
249 



mars ? 
1 janvier 



trib. pot. 
trib. pot. II 

— — III 

— — IIII 

— — \ 

— — VI 



COS. 

COS. II 
COS. III 



Rùgno siinultanô des 
deux Philippe. 



Philippe Faijié meurt entre le l" septembre et le 16 oc- 
tobre 249. 



202 



ÉLÉMENTS COMMUNS A TOUTES LES LNSCRIPTIONS 



PHILIPPE LE JEUNE (244-249). 

IMP CAESAR M IVLIVS PHILIPPVS AVG 

Caesai\ en mars ? 244. 
Augustus, en août? 246. 
Germanicus, en 248. 
Carpicus, — 

Philippe le Jeune, alors qu'il était seulement César, était 
déjà revêtu de la puissance tribunice; en 247, il portait donc 
le titre de trib. pot. IIII, comme son père; mais au milieu 
de l'année précédente, il avait changé son titre de César 
en celui d'Auguste; ce qui constituait, pour ainsi dire, le 
début d'un second règne; voilà pourquoi, sur certains mo- 
numents, ses puissances tribunices postérieures à 246 
sont indiquées comme ayant leur point de départ au 
10 décembre 246'. 



244 


mars ? 


li'ib. 


pot. 






245 


1 janvier 


— 


— Il 






246 


— 


— 


— III 






247 


— 


— 


— IIII 


trib. pot. 




248 


— 


— 


— V 


— — II 


COS. 


249 


— 


— 


— VI 


— — m 


COS. Il 



Philippe le Jeune meurt en même temps que son père. 

DÈCE (249-251). 

IMP CAESAR C MESSIVS QVINTVS DECIVS TRAIANVS AVG 
ou TRAIANVS DECIVS AVG 

Dacicus Maximus . 

Il y a deux façons de compter les puissances tribunices de 
l'empereur Dèce, suivant qu'on prend pour point de départ 
le jour inconnu où il fut salué empereur par les troupes de 



1. Epli. ejjigr., IV, p. 181 et suiv. ; Bulletin épigraphique,lS2,ç. 250 el suiv. 
Lanoiani, Notisie, rfeQlf .<'cac'\\S8'^, p. 450 et suiv. 



LISTE CHRONOLOGIQUE DES EMPEREURS ROMAINS 203 

Mésie ou celui de la mort de Philippe, et de sa proclama- 
tion par le Sénat (1 sept. — 10 oct. 249) \ 



248 
249 



250 
251 



.' [ Irib. pot. I 

1 janvier trih. pot. II 
sept, octobre Irib. pot. 

1 janvier ) — — III i trib. pot. II 

I _ _ IIII __ _ m 



COS. II 

•os. III 



Dèce est tué avec son fils en novembre 251 



DÈCE LE FILS HOSTILIEN (250-251). 

IMP CAESAR Q HERENNIVS ETRVSCVS MESSIVS DECIVS 

AVG 
IMP CAESAR C VALENS HOSTILIANVS MESSIVS QVINTVS 

AVG 

Dans le courant de l'année 250 ils reçoivent tous deux le 
titre de Caesar avec la puissance tribunice; en 251 ils ont le 
titre d'Aug/tstus, le premier pas avant le mois de juin, le 
second à la mort de Dèce, c'est-à-dire en novembre. Hosti- 
lien meurt, à son tour, en décembre. 



TRÉBONIEN GALLE (251-253). 

IMP CAESAR C VIBIVS TREBONIANVS (ou TREBONIVS), 
GALLVS AVG 



251 


novembre ? 


trib. pot. 


cos. 


252 


1 janvier 


trib. pot. II 


COS. u 


253 


" — 


— — IIII'- 





Trébonien Galle meurt en septembre? 253. 

1. Mommsen, Btdlett., 186b, p. 67. 

2. On suppose qu'au 9 décembre 252, date à laquelle Trébonien Galle devait 
prendre le litre de trib. pot. III, il changea la façon dont se comptaient jusque- 
là ses puissances tribuuices et prit le titre de triO. pot. IIII. On n'a pas encore 
trouvé la mention de la troisième puissance tribunice de cet empereur, non 
plus que de son collègue Volusien. Cf. Wilpaanns. n" 1022, note L 



204 



ÉLÉMENTS COMMUNS a TOUTES LES INSCRIPTIONS 



VOLUSIEN (251-253). 

IMP CAESAR C VIBIVS AFINIVS GALLVS VELDVMIANVS ^011 
VELDVMIVS VOLVSIANVS AVG 

Il partage en tout le sort de son collègue Trébonien Galle, 
sauf pour les consulats. Il est consul en 252 et consul pour 
la deuxième fois en 253. 



ÉMILIEN (253). 

IMP CAESAR M AEMILIVS AEMILIANVS AVG 

VALÉRIEN (253-259). 

IMP CAESAR P LICINIVS VALERIANVS AVG 

Caesar., en 253. 

Gennanicus Maximiis, en 256 ou 257. 



imp. VII 



Yalérien est fait prisonnier par Sapor en 259. 



253 


août, sept. 


ti'ib. pot. ' 




254 


1 janvier 


trib. pot. II 


ros. II 


255 


— 


— — III 


COS. III 


256 


. — 


— — IIII 


/ 


257 


— 


— — V 


COS. IIII 


258 


— 


— — VI 




259 


— 


— — VII 





1. Voir au sujet des consulats de Valérien et de Gallien. qui présentent de 
graves anomalies, sur les inscriptions et les naonnaies, Mowat. Le Tresoi- do 
Monaco (E-cti ait des Mémoires de la Soi'iélé des Antiquaires, XL), p. Zî . — Une 
grande partie de ces anomalies disparaît, pourtant, si l'on fait commencer Tan- 
née tribunice au 10 décembre et non au l" janvier, ainsi que l'admet l'auteur de 
l'article ci-dessus mentionné. 



LISTE CHHONOLOUIQUK DES EMPEREURS ROMAINS 



205 



GALLIEN (253-268). 



IMP CAESAR P LICINIVS VALERIANVS^ EGNATIVS GALLIE- 
NVS AVG 

Germanicus Maximus^ en 256 ou 257. 
Daciciis Maxim us (rare), — 



253 


août-sepl. 


li-il). 


pot 










254 


1 janvier 


tril>. 


pot 


II 


COS. 






255 


— 


— 


— 


III 


COS. II 




Régne simul- 


256 


— 


— 


— 


IIII 




iriin. III 


tané de Gallieii 


257 


— 


— 


— 


V 


COS. III 


et de Valérieii. 


258 


— 


— 


— 


VI 








259 





— 





VII 








260 


— 


— 


— 


VIII 








261 


— 


— 


— 


VIIII 


COS. IIII 






262 


— 


— 


— 


X 


COS. V 


unp. X 




263 


. — 


— 


— 


XI 








264 


— 








XII 


COS. VI 






265 


— 


— 


— 


XIII 








266 


— 


— 


— 


XIIII 


COS. VII 






267 








— 


XV 








268 


— 


— 


— . 


XVI 









Gallien meurt vers le 20 mars 268. 



POSTUME^ (258-267). 



IMP CAESAR M CASSIANVS LATINIVS POSTVMVS 

Gennaniciis Maximus, 262. 



1. Le cognomen Valerianus ne figure que sur les monnaies alexandrines 
de ce prince et sur de rares inscriptions (Cf. J. Sacaze, Inscn'pf.ions des Pyré- 
nées, n.l29; ; encore l'empereur n'a-t-il ce surnom que pendant qu'il est asso- 
cié à son père. 

2. Postume n'a jamais été reconnu par le Sénat; mais il avait institué en 
Gaule un sénat et des consuls à l'imitation de ce qui se passait h Rome. La 
plupart des titres rapportés ci-dessus sont donnés parles monnaies. Cf. Eckhel, 
Doct. nuin. ceter., Vil. p. 438. 



206 



ÉLÉMENTS COMMUNS A TOUTES LES INSCRIPTIONS 



258 


trib. 


pot 




COS. 




259 


trib. 


pot. 


II 


COS. 


II 


260 





— 


III 


COS. 


III 


261 


— 


— 


IIII 






262 


— 


— 


V 






263 


— 


— 


VI 






264 





— 


VII 






265 





— 


VIII 


COS. 


IIII 


266 


— 


— 


VIIII 






267 


— 


— 


X 


COS. 


^ 


268 


— 


— 


XI 






269 


— 


— 


XII 







LOLLIEN ou AELIEN ou AEMILIEN' (267). 



IMP CAESAR LOLLIANVS AVG 

VICÏORIN (265-267). 

IMP CAESAR M PIAVONIVS nu PIAVVONIVS^ VICTORINVS 
AVG 

MARIUS. (268). 

IMP CAESAR M AVRELIVS MARIVS AVG 
Règne trois joins. 

TÉTRICUS LE PÈRE (268-273). 

IMP CAESAR C PIVS ESVVIVS TETRICVS AVG 



1. Trebellius Pollion nommo ce prince Lollianus, Aemilius Viclor l'appelle 
Aelianus, Orose lui donne le nom d'Aemilianus. 

2. Cf. Espérandien, />c.« niiUia'/-cs ric Rennes, Rennes. 1892. p. 47 et suiv. 



LISTE CHRONULUGIQI E DES EMPEREURS ROMAINS 



207 



268 


trib. pol. 




269 


trib. pot. 


11 


270 


— — 


III 


271 


— — 


IIU 


272 


— — 


V 


273 





VI 



TÉTRICUS LE FILS (269-273). 

* IMP CAESAR C PIVS ESVVIVS TETRICVS ' AVG ' 
Caes(i/\ eu 268. 

CLAUDE IP (268-270). 

IMP CAESAR M AVRELIVS VALERIVS CLAVDIVS AVG 

GerDianiciis Maxiniiis, en 269. 
Gothicus Maximus, en 269 ou 270 '. 
Parthicus Maxiiiius, en 270*. 



268 


milieu de mars 


Irib. })ot . 




260 


1 janvier. 


trib. pot. 


II 


270 


— 


— — 


III 



Claude il meurt entie le 24 mars et le 20 août 270. 



1. Sur les noms de Tétricus et de son tils voir : de Longpérier, Journal des 
Sarants, 1873, p. 643 et suiv., et une note de L. Renier (Borghesi, Œw., Vil, 
p. 430) : « Tétricus s'appelait Esuvius, gentilicium devant lequel lui et son fils 
placèrent, sur quelques-uns de leurs monuments, quelquefois en toutes lettres, 
mais le plus souvent en abrégé le surnom Pitis. » 

2. Claude II ne fut qu'une fois consul, et pourtant il porte, sur quelques ins- 
criptions d'Espagne (C. /. L., II, 3619, 3834, 4505), et d'Afrique (VHI, 4876), le 
titre de cos. II (Cf. les Fastes consulaires de J. Klein, p. 110, et la note du 
C. I. L., VIII, 4876). 

3. Ce surnom ne s'est pas encore rencontré sur des monuments (inscriptions 
ou monnaies) d'une authenticité incontestable. 

4. C. /. L., V^III, 4876, avec la note suivante : « Parthici Maœimi cocabulum 
in Claudio plane inaudituin est nec qidcquam in rerum memoria traditum 
habemus que rccte id re/cramus. >» 



208 ELEMENTS COMMUNS A TOUTES LES INSCRIPTIONS 

QUINTILLUS (270). 

IMP CAESAR M AVRELIVS CLAVDIVS QVINTILLVS AVG 
Règne un mois îui |)liis. 

AURÉLIEN (270-275). 

IMP CAESAR DOMITIVS AVRELIANVS AVG 

Gennatiiciis Ma.rinius, en 270 ou 271. 
Gothiciis Maximus, — 

Parthiciis Maxim us \ en 271 ou 272 
Carpicus Maximiis, — 

Dacicus Maximiis, — 



270 


août ? 


irih. pot.- 




271 


1 janvier 


trib. pot. II 


COS. 


272 


— 


— — III 




273 


— 


— — IIII 




274 


. — 


— — V 


COS. II 


275 


— 


— — VI-' 


COS. III 



Aurélien meurt en mars ? 275. 

TACITE (275-276). 

IMP CAESAR M CLAVDIVS TACITVS AVG 



1. Il est quelquefois appelé Arablcus Mcueiinus ou même Palini/renicus 
Madjinius au lieu de Part/ùcus Maximus. 

2. Les diiïéreuies raeniions des consulats d'Aurélica sur les iuscriptious pré- 
senieiit de grandes irrégularités dont ou n'est pas encore arrivé à fournir l'ex- 
plication. Cf. Wilmanns, n. 1040, note 1. 

3. Ou rencontre aussi bien sur les inscriptions que sur les monnaies la men- 
tion d'une VIP puissance tribunice d'Aurélien. Le fait ne s'explique pas. puis- 
qu'il semble être mort avant le 10 décembre 275. 



LISTE CHRONOLOGIQUE DES EMPEREURS ROMAINS 209 

Gotliicus Maximtis, en 27(5. 

275 [25 septenihrol Irib. pot. I ros. [ 

276 i 1 janviei" | ti'ib. pol. Il 1 cos. II ' 

Tacite meurt en janviei- (Stobbe) ou au début (ravril 
(Tillemont) 27(). 

FLORIEN (276). 

IMP CAESAR M ANNIVS FLORIANVS AVG 
Règne quelques mois. 

PROBUS (276-282). 

IMP CAESAR M AVRELIVS PROBVS AVG 

Genuaiiiciis ? en 277. 
Gotliicus ? 



276 


avril 


Irib. pot. 




277 


1 janvier 


trib. pot. II 


COS. 


278 


— 


— — lit 


COS. II 


279 


— 


— — IIII 


COS. III 


280 


— 


— — V 




281 





— — VI 


COS. un 


282 


— 


— — YII 


COS. ^' 



Probus meurt en septembre 282. 



GARUS (282-283). 



IMP CAESAR M AVRELIVS CARVS AVG 



Persicus Maxim us. 


Gennan icus Maxim us. 


282 
283 


sept. ? 
1 janvier 


Irib. pot, 
trib. pot. 11 



COS. 
COS. II 



Carus meurt peu après le 8 décembre 283. 



14 



no 



ÉLÉMENTS COMMUNS A TOUTES LES LNSCRirTIONS 



CARIN (283-285). 

IMP CAESAR M AVRELIVS CARINVS AVG 

Caesar, on septembre ? 
Augustus, en 283. 



283 
284 
285 



trib. |)0t. 
li'ib, pol. II 
_ — III 



COS. 
COS. II 

COS. m 



1 janvier 
Carin meurt au commencement de 285. 



NUMÉRIEN (283-284). 

IMP CAESAR M AVRELIVS NVMERIVS NVMERIANVS AVG 

Caesar, en septembre ? 282. 
Ausustiis. en 283. 



283 
234 



1 janvier 



trib. pot. 
~trib. pot. II 



Numérien meurt au commencement de septembre 284. 



DIOCLÉTIEN (284-305). 

IMP CAESAR C quelquefois M AVRELIVS VALERIVS DIOCLE- 
TIANVS AVG 

Brilaunicus Maximus, on 285-288. 
Germanicus Maximus, en 285. 
Germaidcus M a xi mu s II, — 
Sarmaticiis Maximus, on 289. 
Persiciis Maxinuis \ en 288. 

1. C'est le liu-o qui est sans doute exprimé dans uue iiiscriplion grecque par 
les mots « 'lfiT,p'.y.ô; [jl^vuto; » (C. I. Gr.,46'à2]. Sur une autre inscription (C. /. 
L., V'III, 7U0J), trouvée à CoQStantiue, Dioclélien et Maxiuiien portent le titre 
de ParthicHS Pcrsicus. 



LISTE CHRONOLOGIQUE DES EMPEREURS ROMAINS 



211 



Gernuiluciis Ma.rimiis 111,1V, en 288-293. 

Sa/'inalicus Max/ m us II, en 291. 

SaniKiticus Mdximus III, en 293 ? 

Cernianicus Ma.vi/iiiis V, en 294. 

Cdrpiciis Mdxinuis V, en 295. 

Brititiiiiiciis Maxi/iiiis, de 296 à la fin du règne. 

Ariiieiiiaciis Ma.vinius, en 297. 

Me clic us Maxim us, — 

Adiabenicus Maxiiiius, — 

Persicus Maxim us II, 

Germanicus Maxim us VI, — 

Sarmaticus Maximus III I, en 299. 

Les inscriptions le nomment parfois Jovius, tout court V 



284 


17 sept. 


trib. pot. 


COS. 


285 


1 janvier 


trib. pot. II 


COS. II 


28G 


— 


- - III 




287 


— 


— — IIII 


COS. III 


288 


. — . 


— — V 




289 


— 


— — VI 




290 


— 


— — VII 


COS. un 


291 


— 


— — VIII 




292 


— . 


— — VIIII 




293 




- - X 


COS. V 


294 


— 


— — XI 




295 


— 


— — XII 




296 


— 


— — XIII 


COS. ^'I 


297 


— 


— — XIIII 




298 


. — 


— — XV 




299 


— 


— — XVI 


COS. VII 


300 


— 


— — XVII 




301 


— 


_ _ XVIII 




302 


— ■ 


_ _ XVIIII 




303 


— 


— — XX 


COS. VIII 


304 


— ■ 


— — XXI 


COS. VIIII 


305 


— 


— — XXII 





iinp.VIIP 
ipin. X 



Régne simul- 
tané de Dio- 
clétien et de 
Maximien. 



imp. XVIII 



Dioclétien abdique vers le l'"' mai 305. 



1. Cf. Wilmans, n. 105P, note 1, et Eckhel,Z)oc?;. num. cet., p 9, 

2. Sur les salutations impériales de Dioclétien et de ses successeurs, cf. Dessau 
Eph. cfji'gr., VII, p. 429 et suiv. 



O10 



ÉLÉMENTS COMMUNS A TOUTES LES INSCRIPTION; 



MAXIMIEN (285-305), 



IMP CAESAR^ M AVRELIVS VALERIVS MAXIMIANVS AVG 



Mêmes surnoms, aux mêmes dates que Dioclétien. 

Caesar, en 285, avec la puissance tribunice. 
Augustiis^ le 1*"" avril 286. 

Les insciiptions le nomment parfois Hcrculius tout court. 



285 


trib. 


])Ot. 








286 


trib. 


pot. 


II 






287 








m 


ros. 




288 





— 


iiii 


COS. 


II 


289 


— 


■ — 


\ 






290 





— 


VI 


COS. 


III 


291 








VII 






292 





— 


VIII 






293 


— 


— 


VllII 


COS. 


IIII 


294 








X 






295 


— 


— 


XI 






296 








XII 






297 





, 


XIII 


COS. 


^ 


298 








XIIII 






299 


— 


— 


XV 


COS. 


VI 


300 





■ 


XVI 






.301 








XVII 






302 


. 





XVIII 






303 


— 


— 


XVIIII 


COS 


VII 


304 


. — 


— 


XX 


COS. 


VIII 


305 


— 


— 


XXI 







iiiil). Vllll 



imp. X\I1 



Uègne simultané cli 
Dioclétien et cit 
M.ixiinien. 



Maximien al)dique avec Dioclétien. 

Nous arrêtons ici le taljleau des puissances tribunices des 
empereurs. Jusque-là et malgré de fréquentes irrégularités, 



1. \ partir de Dioclétien. les mots Imp. Ca(?.«rtr sout presque toujours précé- 
dés ou leniplacés par la formule D'N (clominus nostcr), titre que Sévère 
Alexandre semble avoir été le premier îi recevoir. Cf. par exemple, C. /. L.. 
II, 3413 ; III, 536, etc. 



LISTE CHRONOLOGIQUE DES EMPEREURS ROMALNS 



213 



il avait été possililc de le dresser. A partir de Dioclétien, les 
documents diminuant de nombre et d(^ valeur et le désordre 
y augmentant à pro|)ortion, on ne saurait faire le même 
travail. Nous indiquerons donc seulement, après le nom 
de chaque empereur, les quelques renseignements qui 
pourront être utiles à la chronologie de son règne. 



CONSTANCE I CHLORE (292-306). 

IMP CAESAR M FLAViVS VALERIVS CONSTANTIVS AVG 

Caesar, le i*"" mars 292, avec la puissance Iribunice. 

AugiisUis, en 30.5, à l'abdication de Dioclétien. 

Snrinaticus Maxinnis^ en 293. 

Oeriiunuciis Ma.viiiiini, en 29^j. 

Cai'piciis Maxim lis, en 295. 

Drildtniiciis Maxinius, en 290. 

Arnicniaciis Md.vi/iiiis, en 297. 

Medicus Ma.viniiis\ — 

. 1 didheii iciis M(i.ii/n iis, — 

Persiciis Maxim us, — 

(Teriuanicus Ma.iinuts II, en 299. 

Sarniaticits Maxiuius II, — 



292 


COS. 




296 


COS. 


II 


300 


COS. 


III 


.302 


COS. 


un 


305 


COS. 


\ 


306 


COS. 


M 



imp. II 
Constance meurt le 25 juillet .306. 



GALERE (292-311). 

IMP CAESAR C GALERIVS VALERIVS MAXIMIANVS AVG 



1. Dans l'iuscriptiou grecque rapportée p. 210, notel, on lit IlapO-./.ô; au lieu 
(ic Mr,v./,o,-. 



214 



eli:ments communs a toutes les inscriptions 



Caesai\ le i" mars 292, avec la puissance tribiinice. 
Augiistiis, en 305 à raljclicalion de Dioelélien. 

]Mèmes titres que Constance Chlore elauxmcnies dates \ 



292 


COS. 




207 


COS. 


11 


300 


COS. 


]II 


302 


COS. 


IV 


305 


COS. 


A^ 


306 


COS. 


VI 


307 


COS. 


VII 



Galère meurt en mai 311. 

CARAUSIUS (287-293). 

IMP CAESAR M AVRELIVS MAVSAEVS'^ VALERIVS CARAV- 
SIVS AVG 

ALLECTUS (294-297). 

IMP C ALLECTVS AVG 

FLAVIUS SEVERUS (305-307). 

IMP CAESAR FLAVIVS VALERIVS SEVERVS AVG 

Caes(ii\ au T'inai 405, avec la puissance triJmnice. 
Augiislus^ le 25 juillet 30G. 

Sévère meurt en avril 307. 



1. Un édil de 311 rapporte jjar Eusèbe [Hist. eai-l., VJII, 17i. (ioiine à Galère 
les titres suivants : 'Avr/.TjTo;, ^^îoxjtÔç, àpy'.zoz'j^ p.îYt'^'-oç, Y tp\).%'v.yJiç [JLÉytJ- 
To;, A'Y'jTrtty./.ôi; aîv'.jTo;, 9T,êa'./.ôc \i.k'n.az(jz, SapuaTCXoç \i.i"^<.izo:i -vi-ziyj.z 
llcjjwv [jlÉy'.tto; C(';, Kap— wv [j.Év'.j-roî érixi;, 'Aptjisv'cov |jiÉy'^"'^^, ^I/ocov ijii- 
Y'.^To;, OTjuapy'.y.r,? i^ouT-aç ih e'.xoaTÔv, a'JTOxpxTwp ih ivvîaxx'.oÉxaTov, vJ-aTOi; 
TÔ OYOOov, T^yr.ro t.t.zz'.Zo^, àvOÛTaTo;. — Sur tine inscription de Sinope de 
de date incertaine (C. /. L., III, 6979), on lit les titres de : Inrictus At<f/ustas, 
j)onti/\rx)... quint{um), J^ersicius] Maa;('iii(us) tcrt(ium], Brctt(annirus]..., 
A/ec/(à:a.«) Ma,e((nius), Adialj{enirus]Maœ(iinus), trib(unifia) fJOt(cstatc]... 

2. Cf. Mowat, BuLi. de la Société dos Antiquaires de France, 1895. p. 145 
et suiv. 



LISTE CHROiNOLOGIQUE DES EMPEREURS ROMAINS 215 

MAXIMIN DAZA (305-314). 

IMP CAESAR GALERIVS VALERIVS MAXIMINVS AVG 

Caesar, le l*^'" mai 305, avec la puissance tribiuiice. 
Augitstus^ en 308. 

Maximin Daza meurt vers le mois d'août .'U4. 

MAXENCE (306-312). 

IMP CAESAR M AVRELIVS VALERIVS MAXENTIVS AVG 

Caesar, en 306. 

Augi/s/iis, le 28 octobre 306. 



308 


COS. 




309 


COS. 


H 


310 


COS. 


m 


312 


COS. 


III 



Maxence meurt le 27 octobre 312. 

ALEXANDRE (311). 

IMP CAESAR L DOMITIVS ALEXANDER AVG 

LICINIUS LE PÈRE (307-323). 

IMP CAESAR VALERIVS LICINIANVS LICINIVS AVG 
Augt/stifs, le 11 novembre 307. 



216 ELEMENTS CONLMLNS A TOUTES LES INSCRIPTIONS 



311 


COS. 




312 


COS. 


11 


313 


COS. 


III 


315 


COS. 


51II 


318 


COS. 


^' 



Licinius abdi({iie TEinpire en 323 et meurt en 324. 

LICIXIUS LE FILS. 

'IMP CAESAR VALERIVS LICINIANVS LICINIVS IVNIOR^AVG 

Caescir, le 1" mars 317 avec Crispus et Constantin. 
319 I CCS I 

Lieinius le fils meurt en 326 avec Crispus. 

CONSTANTIN I LE GRAND (306-337). 

IMP CAESAR C FLAVIVS VALERIVS CONSTANTINVS AVG 



C(iesai\ le 25 juillet 30G, avec la puissance hil)unice 

Aitgustus, en 308. 

Gez-manic/is Ma.viniiLs\ cil 'M^i, au pins taid. 

Sa rmn tiens Ma.rimns, — 

Md.rinnis, en .'! \7^. 

Gotliiciis Mdïiniiis, en .■!l'i-;)l."i. 

(jcriufiniciis Mr/.ii/iu/s If. en .' J I. ")-."'> I S. 

lirilanniciis Maxim us, 

AiYf/jictis Md.riiniis, 

Àdiahcniciis Maxim us — 

Pc/ siens Maxim us — 



LISTE CHRONOLOGIQUE DES EMPEREURS ROMAINS 



21T 



Médiats Maxim us, en 315-318. 
Armeniaciis Maximus, — 
Germa II iciis Maxim us III, en 318 



307 


COS. 




312 


COS. 


II 


313 


COS. 


III 


315 


COS. 


un 


319 


COS. 


V 


820 


COS. 


VI 


326 


COS. 


VII 


329 


COS. 


VII 



^I. Stobbe^ a avancé, sur les puissances tribimices de 
Constantin, un système que nous résumons dans le tableau 
suivant, mais sans nous porter garant de son exactitude. 



306 


25 


juillet 


U-ib. 


poL 




307 




— 


U-ib. 


pot. 


11 




11 


novembi'e 


— 


. — . 


III 


308 




— 


— 


— 


IIII 


309 




— 


— . 


— 


V 


.310 




— 


— 


— 


VI 


311 




— 


— 


— 


VII 


312 




— 


— 


— 


VI 11 


313 







. — . 


— 


VIIII 


314 




— 


. — 


. — 


X 


315 




"4" 


— 


— 


XI 


316 






— 


— 


XII 


317 


1 


mars. 


— - 


— 


XllI 


318 







— 


— 


XIIII 


319 




— 


— 


— 


XV 


320 







— 


— 


XVI 


321 




— 


— 


— . 


XVII 


322 










— 


XVI II 


323 







— 


— 


XVIIII 




8 


novembre 


— 


— 


XX 


324 







— 


— 


XXI 


325 










— 


XXII 


326 













XXIII 


327 







— 


— . 


XXIIII 


.328 










— 


XXV 


.329 




— 


— - 


— 


XXVI 



1. Sur les titres de Constantin voir : Ferrero. / titoU di cittoriadi Costantino 
(AtU délia R. Accad. délie Sriemc di Torino, 1897, p. 657 et suiv.) 

2. PhllolofjH^, XXX IL p. 88 et 89. 



21S ÉLÉMENTS COMMUNS A TOUTES LES INSCRIPTIONS 

8 novembre 



330 
331 
332 
333 
334 
335 
336 
337 



25 décembre 
18 septembre 



irib. pot. XXVII 

_ _ XXVllI 

_ _ XXVIIII 

— — XXX 
_ — XXXI 

— — XXXII 
_ _ XXXIII 
_ — XXXIIII 



Constantin meurt le 22 mai 337, 



CONSTANTIN II (317-340). 

IMP CAESAR FLAVIVS CLAVDIVS CONSTANTINVS IVNIOR 
MAXIMVS AVG 

Caesar^ le l*^"" mars 317, avec la puissance tribunice. 
Augustiis, le 9 septembre 337. 



320 


COS. 




321 


COS. 


II 


324 


COS. 


III 


329 


COS. 


un 



Constantin II meurt en 340. 



CONSTANT (333-350), 



IMP CAESAR FLAVIVS IVLIVS C0NSTAN5 AVG 



C(iesai\ au 25 tlécemjjrc 333, avec la puissance tribunice. 
Aiigitstus, le 9 septembre 337. 



339 
342 
34(5 



COS. 
COS. II 

COS. m 



Constant meurt en janvier 3.50, 



LISTE CHRONOLOGIQUE DES EM1»EREURS ROMAINS 



219 



CONSTANCE II (323-361). 

IMP CAESAR FLAVIVS IVLIVS CONSTANTIVS MAXIMVS AVG 

Caesar, le 8 noveml)re 323, avec la puissance tribunice. 

Augustiis, le 9 septembre 337. 

Genufiiucus Alaïuannicus Majcitnus, en 323-332. 

Germa /n'eus Maxinuis, — 

Gothictis Mdxinius^ en 332. 

Adiahcnicus Maxiimis, en 338. 



326 


COS. 




339 


fOS. 


II 


342 


COS. 


III 


346 


fOS. 


IlII 


352 


COS. 


\ 


353 


COS. 


VI 


354 


COS. 


VII 


356 


COS. 


VIII 


357 


COS. 


VIIII 


360 


COS. 


X 



Constance II meurt le 3 novembre 361. 

MAGNENCE (350-353). 

IMP CAESAR FLAVIVS MAGNVS MAGNENTIVS AVGVSTVS et 
FLAVIVS MAGNENTIVS MAXIMVS AVG 

Augustus, en janvier 350. 

jNIaçrnence mourî le II août 353. 



JULIEN (355-363)- 

IMP CAESAR FLAVIVS CLAVDIVS IVLIANVS AVG 



220 ÉLÉMENTS COMMUNS A TOUTES LES INSCRIPTIONS 

Caesav, au 6 novembre 355. 
Augustus^ dans Thiver de 360. 



356 


COS. II 


.360 


COS. III 


363 


COS. IIII 



Julien meurt le 26 juillet 363. 

JOVlEiN (363-364). 

IMP CAESAR FLAVIVS lOVIANVS AVG 

Augustiis, le 24 juillet .363. 
364 i COS. I 

.Jovien meurt le 20 lévrier 364. 



VALENTINIEN (364-375). 



IMP CAESAR FLAVIVS VALENTINIANVS AVG 



Augnstus, le 26 février 364. 
Gcrmanicus Maxim us, en 366-368. 
Alamaniiicus Maximiis, — 
Finiuicits M(ixii))iis, en 368. 
(îo/hirits Maxim us, en .36!). 



565 


COS. 


{().S 


COS. If. 


570 


COS. m 


m:\ 


C..S. Hll 



\ ajciiliiiicii incnri le 17 n<)\ ciiihro .'57^. 



LISTE CHRONOLOGIQUE DES EMPEREURS ROMALNS 221 



VALENS (364-378). 



IMPCAESAR FLAVIVS VALENS AVG 



Mêmes titres que Valentinien et aux mêmes dates 



376 I COS. V 
378 COS. Vï 



Valens meurt le 9 août 378. 

GRATIEN (367-383) 

IMP CAESAR FLAVIVS GRATIANVS AVG 

Auguslus, le 25 août 367. 

Mêmes titres que Valentinien et aux mômes dates. 



371 


COS. 


II 


374 


COS. 


III 


377 


COS. 


un 


380 


COS. 


V 



Gratien meurt le 25 août 383. 



VALENTIiNIEN II (375-392). 



IMP CAESAR FLAVIVS VALENTINIANVS IVNIOR AVG 



Auguslus, le 22 novembre 375. 



37G 
378 



COS. 
COS. II 



Valentinien II meurt en 392. 



222 ÉLÉMENTS COMMUNS A TOU'JES LES INSCRIPTIONS 

MAXLAIE (383-388). 

IMP CAESAR MAGNYS MAXIMVS AVG 



384 
388 



COS. (en Gaule) 
COS. II 



Maxime meurt le 28 juillet 388. 

FLAVIUS VICTOR (384-388). 
IMP CAESAR FLAVIVS VICTOR AVG 
Augustus, en 384. 

Flavius Yietor meurt en 388, un peu après son père 
Maxime. 

EUGÈNE (392-394). 

IMP CAESAR FLAVIVS EVGENIVS AVG 

Augus/us, en 392 à la mort de Yalentinien 11. 
393 I COS. I 

Eugène meurt le 17 septembre 3'J4. 

1. Cf. de Rossi, Iiisc. cfi/ist., I, p. 1G2 et suiv. 



LISTE CHRONOLOGIQUE DES EMPEREURS ROMAINS 2ifi 



THÉODOSE (379-395). 



IMP CAESAR FLAVIVS THEODOSIVS AVG 



380 


COS. 


388 


COS. II 


393 


COS. III 



Augustus, le 19 janvier 379. 



Théodose meurt le 17 janvier 395. 

Les inscriptions postérienres au règne de Théodose sont 
assez rares pour que nous ayons cru pouvoir arrêter ici la 
liste des empereurs. 



f 



TROISIÈME PARTIE 

DES DIVERSES CLASSES D'INSCRIPTIONS ET DE LA 
FORME PROPRE A CHACUNE D'ELLES 



Les difTérents textes épigraphiqiies latins qui nous sont 
parvenus peuvent se diviser en un certain nombre de grou- 
pes distincts'. Nous les rangerons en six classes : 

§ 1. — Dédicaces aux divinités; 

g 2. — Inscriptions honorifiques (généralement sur des 

bases de statues); 
§ 3. — Inscriptions gravées sur des édifices; 
§ 4. — Inscriptions funéraires ; 
§ 5. — Actes publics et privés; 
§ 6. — Inscriptions sur objets divers. 

Nous étudierons successivement (>liacune de ces classes; 
nous examinerons les particularités qu'elles présentent; 
nous distinguerons les divers éléments dont se composent 
les inscriptions, suivant la catégorie à laquelle elles appar- 
tiennent et nous signalerons les formules les plus fréquem- 
ment usitées dans leur rédaction. 



1, Cf. Zell, Handhuch der rôm. Epirjraplùi.\ II, p. 139 et suiv.; Ilùbner, ar- 
ticle Inscri/itions, dans VEiirijclopaedia britannl<;a, t. XIII; Handljur/i, p. 527 
etsuiv.; S. Reinach, Manuel de pliilologie classique, II, p. 43 et suiv. 

13 



226 DIVERSES CLASSES D'INSCRIPTIONS 
§ 1. DÉDICACES AUX DIVINITES 

Les dédicaces aux divinités étaient très courtes dans les 
temps anciens : peintes sur les vases que Ton consacrait aux 
dieux, gravées sur de petits autels qu'on exposait dans les 
temples ou sur de petites plaques de métal qu'on y suspen- 
dait, elles ne contenaient primitivement que le nom de la 
divinité au génitif, pour indiquer que les objets étaient de- 
venus la propriété du dieu, ou au datif pour marquer qu'ils 
lui avaient été offerts \ Parfois', on y ajoutait soit le nom 
de l'objet offert (Vesta pocolo)^^ soit celui du dédicant ainsi 
que la formule dono dédit ou doiium dat'' \ encore cette 
dernière pouvait-elle être omise, le datif seul suffisant à 
exprimer l'idée d'offrande, de don'. 

Mais bientôt on ajouta à ces éléments primitifs d'autres 
renseignements : la qualité du dédicant, le motif pour lequel 
l'offrande était faite, la nature de l'objet offert, etc., de sorte 
que les inscriptions votives prirent de grands développe- 
ments. Dès lors, les dédicaces aux dieux comprirent un cer- 
tain nombre de parties qu'il est facile de distinguer. 

A. — Parties essentielles 

i° Nom de la divinité à laquelle le monument est consa- 
cré (l-OM, lOMD. DIM, M DM, S A etc. Jovi Optimo 
Maximo, Jovi Optinio Maximo Dolicheno, Dco Invicto Mi- 
thrae, Matri Deiim Magnae, Satiinio Auguslo, etc.), au datif 
ou plus rarement au génitif, suivi ou non du mot sacrum 
(S, SA, SAC). 

2° Noms du ou des dédicants. Ces noms peuvent être 
accompagnés de la filiation des personnages, de la mention 

1. C. /. L., I, 43 à 50; Eph.epirjr., I, 5 et 6. 

2. Hermès, 18S1, p. 225 et suiv. 

3. Notizie degli Scaci\ 1895, p. 45. 

4. C. /. L., I, 167 à 180. 

5. C. I. L., I, 630, 1153, etc. 



DEDICACES AUX DIVINITES 227 

de la tribu à laquelle ils appartiennent, et même de l'indi- 
cation de leur patrie. Leur profession ou leurs titres honori- 
fiques peuvent aussi figurer à la suite de leurs dénomina- 
tions. 

3" Un verbe, présenté au singulier ou au pluriel (1" ou 3® 
personne), suivant le nombre des dédicants, ou une expres- 
sion plus développée, exprimant Tidée de donner, d'offrir; 
par exemple : 

dat (D), dédit (D, DD), donavit, vovit, sacravit, consacravit, 
posuit{P),fecit{?), statuit, constituit,dedicavit{D, DED, DD), 
ponijiissit (PI), faciendum curavit (F, FAC • C, CVR), dédit 
idemqiie dedicavit, dédit dedicavit (DDD), fecit dedicavit 
(F-D), sacrum ou domuu dat (S ou DD), dono dédit (D-D), 
donum posait (DP), votum solvit (V-S), dono dédit dedica- 
vit (DDD), libens fecit (L • F), testamento fierijiissit (T • F • !•), 
ex voto (E-V), ex voto ou ex voto relato dédit on posiiit, voto 
dicavit^ ex voto fier jussit, voto suscepto posait, votum 
libens posait (VLP), votum solvit libens animo (VSLA), 
ou libens merito (LM), ou libens laetus merito (LL-M)\ 
ex voto posait laetus libens animo, etc. 

B. — Parties accessoires 

1" Mention d'un ou plusieurs personnages qui se sont unis 
au dédicant pour faire Folfrande : cum conjuge, cum flio et 
matre, nomine filiarum suarum, nomine suo et conjugis 
suae, etc. 

2" Cause pour laquelle, motif en vue duquel la dédicace a 
été faite : 
exjussu ou j'usso (dei ou deae), monitu, ex monitu (E-M?)*^ 

ex praecepto, ex imperio, ex responso (EX-R), somnio ad- 

monitus, visu, ex visu, ex viso ; 
ex senatus consulto (EX S-C), de senatus sententia (D-SS), 

1. Ces abréviations ne paraissent que vers l'époque d'Auguste. 

2. C. /. L., X, 205. 



228 DIVERSES CLASSES D'INSCRIPTIONS 

décréta decurioniun {DD),Jussu (magistratus), décréta col- 

legii{D-C)j ex teslameiita (EX T), ex voluntate patris; 
ah honorem (illum), ab sacerdatium (illiul , ab juerces recte 

canservatas^ ab {•ictoiia/n ; 
sublato haste peruiciasissimo, hastibiis caesis fugatisque, 

valetudine recuperala ; 
grai'i marba liberatus, ancipiti inorba recreatiis, reversas ab 

expeditiaue, régressas ad lares patrios ; 
quod sah'us et iucahiniis régressas est; 
(statuam) qaam ab Iianarem (illum) pramiserat, poJlicitas est, 

aedilis vovit,daamvir pasait; sei'vas vovit, liber sahil SER- 

V LIBER S); 
in Iianare/ii damas divinae (IN • H ■ D- D in liaiwrem hup. Caes.^ 

etc., in menwriani '^ill.ius), pra felicitatc et incalamitale 

(ûWws), pra filia, pra ita et redita (illiiis),/>/'o 5«////e (illiiis), 

pra salute sua et canjagis, pra se et suis, etc. 

3" Mention de l'objet dédié à la divinité : aedem, arani^ 
basim, signum, stalaani, I empli/ m, etc. 

4" Mention de la somme consacrée à Toffrande et de la 
source oii celte somme a été puisée : ex sestertian? (HS' (tôt) 
milibas nammam, ex auri panda P ///; sua pecunia (SP), 
ex redita pecaniae, ex patrimania sua, de sua (DS), aère 
publico, de praeda, de stipe, ex ludis, etc. 

5° Date de la dédicace. 

Elle est indiquée de plusieurs façons' : 

a) Par les noms des consuls de Tannée, accompagnés sou- 
vent de la désignation du mois et du jour : c'est la façon 
ordinaire de datei- chez les Romains ; 

b) Par le chiffre de la puissance li'il)uiiice des empereurs 
et de leur salutation injpériale (voir plus haut, pages 160 et 
IGl). Pourtant dans certaines j)rovinces, suitout en Egypte*, 

1. Cf. de Ruggiero, Di:ionarto ppifjrajico, s. v, Annu^. 

2. La première année égyptienne d'un empereur courait depuis le jour où il 
avait reçu la puissance tribunice jusqu'au 29 août suivant, les autres années du 
29 août au 28 août de l'année romaine subséquente. Sur cette année égyptienne 
cf. Monimsen, Rom. Clironolo;j., p. 262. et de Ruggiero, op. cit., I, p. 288, s. v. 

Arr/yjitus. 



DEDICACKS AUX DIVINITES 229 

on indique aussi rannée du règne de i\Mnj)ei'eui* actuel : 

Egypte : C. I. L., III, 35 : ainio Iinp. Doiuilianl Aug. ; 

Xar)3onaise : C. I. L., XII, 406 : aiiiw V Ti. Caesaris ; 

Espagne : C. I. L., II, 185 : anno IIII iinperii ejus (= Ves- 
pasiani) ; 

6') Par Tannée de règne de certains rois, goths, burgondes 
ou francs, en Xarbonaise {C. I. L., XII, p. 914 , vandales en 
Afrique [C. I. L., VJII, p. 1062); 

d) Par certaines ères locales : (/h ui-he condild, à Rome 
{C. I . Z/., VI, 472, par exemple); post Intcrduinum conditam^ 
à Interamna (\\'ilmanns, 64 d)\ anno Caftliaginis (1 =44 
av. J.-C. ou, pour les inscriptions postérieures à la reprise 
de Carthage par Justinien, 533 ap. J.-C), en Afrique pro- 
consulaire (6^. 7. Z/., A'III, 805, 5262 ; (iiino provinciae^ 
c'est-à-dire par l'ère de rassemblée provinciale (1 = 71 ap. 
J.-C.?), également en Afrique [C. /. L., VIIJ, 12039); anno 
provinciae (1 = 39 ap. J.-C), en Maurétanie {C. I. L., VIII, 
p. 1062), etc. ' ; 

e) Par les noms des gouverneurs de la province en fonc- 
tion : proconsuls (par exemple C. I. L., VIII, 1170, 1488, 
5290), légats pro-préteurs [C. I. L., VllI, 2609, 2610, 
2611, etc.); 

f) Par Tannée des magistrats de la municipalité à laquelle 
appartient le dédicant : dictateurs (Wilmanns, 1817), duum- 
virs ou quatuorvirs, édiles (Wilmanns, 2025), magistri vici 
{C. I. L., V, 1829), suffètes, en Afrique [C. I. L., VIII, 
5306) ; 

g) Parles noms des présidents ou dignitaires des collèges: 
mogistri [C. I. L., VI, 556; II, 5064); questeurs (Wilmanns, 
178); scribes [C. L L., VI, 407); 

h) Par les noms des prêtres en fonctions [C. I. L., III, 
4015, 4401, etc.). 



1. Sur difléreiites ères employées eu Grèce et eu Asie pour la supputation 
des dates voir Saglio, DIH. des Antiquités grecques et romaines, s. v. Calen- 
darium; S. Reinach, Manuel d'cpigraphie grecque, p. 479 et suiv.; Pauly- 
Wissowa, Rcalenri/clopûdic, s. v. Aéra. 



230 DIVERSES CLASSES D'INSCRIPTIONS 

La numération par post(>onsulats et indictions appartenant 
à Tépigraphie chrétienne, il n'en peut être question ici que 
pour mémoire. 

6" Nature du lieu où le monument est élevé : solo prlvato^ 
in SUD fundo, in fora nova; locus datus décréta decurionum 
(LDDD), etc. 

7° Mention des personnages qui permettent l'érection du 
monument ou assistent le dédicant : permissu (illius), per 
patrem, per collegiiim^ adsislente (illo), curante (illo), ciiram 
ageiite [C- k) (illo), instante operi (illo), etc. 

L'ordre suivant lequel ces différentes parties sont disposées 
n'est pas soumis à des lois absolument rigoureuses. On peut 
pourtant établir que, généralement, le nom de la divinité 
est en tête ; puis viennent soit les noms du dédicant, soit 
quelqu'une des parties accessoires que nous venons d'énu- 
mérer. Le verbe est d'habitude rejeté à la fin. Seules, les 
formules, comme locus datus decreto decurionum , les dates 
et les longues phrases commençant i^diT quod, qui contiennent 
un autre verbe, se placent après le verbe principal. Il en est 
de même des ablatifs absolus indiquant les personnes qui 
ont assisté ou aidé à l'exécution du monument votif : 

Ex. : illi deo sacrum 

ille cwn illo 

signum 

voto suscepto 

de suo 

posuit 

curante illo 



INSCRIPTIONS HONORIFIQUES 231 

§ 2. — Inscriptions honorifiques 

L'habitude d'élever des statues s'introduisit à Rome assez 
tard et seulement, scmble-t-il, après la deuxième guerre 
punique'; elle ne se généralisa qu'à la fin du cinquième 
siècle. Dès lors, quand un grand personnage construisait un 
monument public, il y faisait figurer les images de ses 
ancêtres avec des inscriptions honorables pour leur mémoire 
[elogia] : le nom de chacun d'eux, au nominatif, était suivi 
de l'énumération de ses dignités et de ses principaux titres 
de gloire. 

Le plus ancien des monuments épigraphiques de cette sorte 
que l'on possède est l'inscription de la colonne rostraledeDui- 
liusdont nous parle Pline l'Ancien"; nous n'en avons conservé 
qu'une copie, malheureusement mutilée, qui remonte pour 
le moins à l'époque d'Auguste'. On peut encore citer les 
elogia gr axés sur l'arc Fabien*, ceux qui se lisaient dans la 
chapelle de la Do m us Augiista\ et une suite de textes assez 
courts qui ont été relevés sur des statues élevées à certains 
hommes illustres, après leur mort\ Ces elogia honorifiques 
ne diffèrent pas, d'ailleurs, pour la rédaction des elogia 
funéraires de la même époque, de ceux des Scipions_, par 
exemple, dont il sera question de nouveau à propos des 
épitaphes. 

L'exemple suivant est emprunté aux elogia de l'arc de 
Fabien: 

C. I. L., 1, 2, p. 198 (XXV) : P. Cornélius Paulli f. , Scipio Afri- 
canus COS. II, cens., augur, triumphavit II. 

1. L'inscription honorifique la plus ancienne que l'on connaisse est celle que 
les Italiens de Sicile élevèrent en 561 de Rome à L. Cornélius Scipio (C. /. L., 
I, 533 = X, 7459); elle est rédigée suivant les habitudes grecques : Italicei L., 
Cornelium Sci pionum honoris eaussa. 

2. Hist. nat., XXXIV, 17. 

3. C. /. L., I, 195. Cf. le commentaire qui accompagne l'inscription. 

4. C. I. L., 1,606. 607. Cf. p. 198 delà 2« édition, éloges XXIV à XXVI. 

5. IbicL, éloges XXVII à XXIX. 

6. IbicL, I, 40, éloges XXX à XLV. 



232 DIVERSES CLASSES D'INSCRIPTIONS 

Cette coutume fut remise en honneur par Auguste. Il fit 
placer autour de son forum les statues des généraux illustres 
et des triomphateurs de la Rome républicaine: Enée, Romu- 
lus, Camille, Ti. Sempronius Gracchus, Marins, etc., et 
graver leurs e/o^?Vz au-dessous de ces statues^ L'initiative de 
Fempereur fut imitée dans les municipes ; Ton a trouvé à 
Pompeii, àLavinium, à Arretium, des reproductions exactes 
des inscriptions de Rome '. La caractéristique de ces elogia, 
c'est que le nom du personnage honoré s'y présente au 
nominatif et que le texte ne se termine par aucune formule 
dédicatoire . 

Cependant, antérieurement à Auguste, et à peu près vers 
l'époque de Sylla, re/o^/?//?z s'était déjà modifié pour prendre 
iineforme analogue à celle des dédicaces, c'est-à-dire que 
le nom de l'homme ou de la femme en l'honneur de qui 
l'inscription est gravée y figure dorénavant au datif. 

Les inscriptions honorifiques, telles qu'on les rencontre 
sous l'Empire depuis Tàge d'Auguste jusqu'au l\' et au 
Y' siècle (statues de Symmaque: C. I. L., M, 1698, — de 
Claudien: C. I. L., Yl, 1710, etc.), se composent de trois 
parties essentielles: 

1" Xoms du personnage honoré, suivis de l'énuméralion 
des divers titres (ju'il a ojjfcnus ; 

2" Noms de celui qui a élevé la statue ou fait graver l'ins- 
cription ; 

3° Raisons pour l('S(|ucllos le personnage est honoré. 
A ces trois éléments nécessaires s'ajoutent souvent diffé- 
rentes formules complémentaires. 

A. — Parties essentielles 

i° Noms et titres du personnage Jionoré. Si le personnage 
qu'on veut honorer est un ompei-eur, on fait figurer, en tête 
de l'inscription, au datif, les dlMV'rents noms et titres (\n\\ 

1. Suet., AuQ., 31 ; Horat., Carm., IV, 8, 13. 
2.Cf.C. /. L., I, 11, p. 188. 



INSCRIPTIONS HONORIFIQUES 233 

porte au moment de Térection du monument, avec l'indica- 
tion du nombre actuel de ses puissances tribunices, de ses 
consulats et de ses salutations impériales. 

Si c'est un simple particulier, on inscrit en première 
ligne ses prénom, nom et surnoms, accompagnés de sa filia- 
tion et de la mention de sa tribu, à la place réglementaire. 
Ces dénominations sont généralement au datif; elles peuvent 
pourtant être au génitif, précédées de la formule Iionori ou 
in Jionore7n\ Puis on énumère les difl'érents honneurs et 
fonctions dont il a été successivement revêtu, de la manière 
que nous avons exposée plus haut (voir 2' partie, chap. II, 
p. 86 et suiv.j. 

2° Noms du personnage ou de la communauté qui élève la 
statue ou fait graver Vinscription. Les noms du personnage 
qui fait graver l'inscription ou élever la statue s'indiquent 
au nominatif; ils sont parfois accompagnés de sa filiation 
et delà mention de la tribu à laquelle il appartient. Sa pro- 
fession, le degré de sa parenté ou les liens qui l'unissent 
au personnage honoré sont souvent aussi marqués. 

Si c'est une communauté, colonie, municipe, collège, le 
ou les noms de cette communauté sont inscrits également 
au nominatif. 

Z" Raisons pour lesquelles le personnage est honoré. Les 
raisons pour lesquelles le personnage est honoré prennent 
place d'habitude en troisièmelieu ; mais parfois elles figurent 
dans rinscrij)tion immédiatement après les titres du per- 
sonnage auquel le monument est dédié. Elles sont expri- 



mées : 
a 



Par un substantif au datif en apposition avec le nom 
de ce personnage: pracsidi ahstinentissi/no; patrono dignis- 
sinio, praeposito sanctissinio, conspicuo reparatori fori, etc. ; 
b) Par une phrase secondaire: 



1. Il y a quelques exemples de l'accusatif, régi par le verbe honoracit ou 
honoracerunt. sous-eatetidu ; c'est une imitation de la tournure usitée en grec 
pourles inscriptions lionoritiques. On les trouve surtout à l'époque républicaine. 
Cf. Reinach, Traite d'EpijjrapIiie (jrccque, p. 381, et ci-dessus, p. iJ31, note 1. 



234 DIVERSES CLASSES D'INSCRIPTIONS 

honoris causa (HC)\ testimonii gratia, honoris ergo; 

ad aeternitatem meritorum, ad referendam gratiam; 

ob eximiam adfvctionem tam in singulos quam in universos 

cives, ob eximium amorem in patriam^ ob splendorem 

muneris gladiatorii^ob insignes liberalitates in rempubli- 

cam, ob depulsam a provinciafamis et inopiae vastitatcni ; 
pro pietate sua, pro singularibus erga civitatem nostram 

meritis, pro singulari ejus circa se amore atque provi- 

dentia; 
pr opter eximiam pietatem ; 
quod thermas longa incuria neglectas sua pecunia restitue- 

rit, quod caste in eadeni provincia integreque versatus 

est; 
qui inruptione Baquatium coloniam tuitus est, cujus religio- 

sam curam saci'orum et morum praedicabilem disciplinani 

numcn quoque Vestae comprobavit; 
ut eximiam voluntatem ejus tanti honoris titulis adaequa- 

rent^ etc. 

c) Soit par une apposition au nom du dédicant: beneficiis 
et remediis amplissimi viri ab intolerabilibus necessitatibus 
vindicatus, devotus numini niajestatique ejus, majestatiejus 
dicatissimus, etc. 

d) Soit même par une nouvelle phrase : hic in ludos cum 
accepisset publice lucar remisit et de suo erogationem fecit; 
hic cum esset annorum XIII Romae. . . coronatus est inter 
poetas latinos. Dans ce cas, la phrase est complétée par 
une autre commençant de même : Huic statua publice posita 
est. 

B. — Formules complémentaires 

Elles indiquent dans quelles conditions la statue a été 
élevée : 

petitu populi romani, postulante populo, testimonio sena- 
tus,judicio Imperatoris, ex sena tus consul to, conscnsu 

1. CetU^ formule figure surtout sur les textes de répoquc républicaine. 



INSCRIPTIONS HONORIFIQUES 235 

concilii universae provinciae, decreto clecurionum (DD 

= DEC DEC), de conscriptorum sententia [DCS]-, permissu 

proconsiilis (PP); 
publiée (P), pecunia publica (PP=: PECPVB), aère conlato, 

conlatione facta, pecunia sua (PS), de suo (DS); 
locus datus decreto decurionum (L • D • D • D = LOC • DAT DEC • 

DEC), loco ab ordine dato, accepta loco a republica\ 
epulo dato, datis sportulis decurionibus , tauro immolando ^ 

ob cujus dedicationem dédit decurionibus sestertium (HS) 

(tôt) m[ilia) n{ummum), 
curam agente {illd) (CA = CVRAG), curante ac perficiente 

[illo)^ dedicante (illo). 

Souvent le verbe qui signifie « élever », « consacrer », est 
sous-entendu, le datif suffisant à indiquer que le monument 
est destiné à honorer le personnage dont les noms figurent 
en tête; parfois aussi est-il exprimé avec ou sans un régime 
direct qui détermine la nature du monument honorifique 
où l'inscription est gravée: Fecit (F); posuit (P) ; ponen- 
durn statuit; posuit idenique dedicavit [P-\D(1DED]; sta- 
tuant fecit^ conlocavit, constituit^ decrevit^ dedicavit, dicavit^ 
exornavit, posuit ; honore statuae ornavit, cuniulavit; statuani 
ponendani decrevit, etc. 

L'ordre suivant lequel se présentent ces différentes 
parties n'est pas toujours le même; on suit pourtant, en 
général, ainsi que nous l'avons dit, celui dans lequel nous 
les avons énumérées, c'est-à-dire qu'après le nom du per- 
sonnage honoré vient celui du personnage qui honore, les 
motifs pour lesquels l'honneur est rendu ne figurant qu'à la 
suite : 

illi 

ille 

ob mérita 

Quand le verbe est exprimé, il se place généralement 
après ces trois premières parties; mais, dans ce cas, il y a 



236 DIVERSES CLASSES D'INSCRIPTIONS 

souvent interversion de la deuxième et de la troisième, le 
nom du dédicant précédant immédiatement le verbe : 

un un 

oh mérita Ule 

■11 ou 

liie ob mérita 

staluam posait statuam posait 

La plupart des formules complémentaires se mettent à la 
fin de rinscription: 

un 

iUe 
oh mérita 
locas datas décret o decarionam 

Si le personnage à qui la statue est élevée prend à sa 
charge les frais du monument, pour éviter à la communauté 
qui la lui a décernée les dépenses que nécessiterait l'érection 
de cette statue, on l'indique en terminant par les formules 
suivantes : honore contentas (HC , ou plus complètement 
honore contentas saa pecania />05?/?7 (H CS-P-P); honore 
nsas impensam remisit (HVIR), samptam remisit [S-R] ; 
honore accepta impensam remisit H • A • I • R ; pecania remissa ; 
titalo usas (T-V). 

Parfois le décret de la communauté qui a voté la statue ou 
la lettre écrite à l'intéressé pour lui annoncer la faveur dont 
il a été l'objet figure à la fin de l'inscription. On peut mention- 
ner, comme tels, le décret du conseil municipal d'Aquilée 
relatif à C. Miniciusltalus C. I. L., Y, 875 ; celui de Tufi- 
cum à propos de Sex Aetrius Ferox (Wilmanns, 692); 
celui de Tergeste concernant L. Fabius Severus (6*. /. L., 
V, 533); la lettre des duunivirs et décurions de Forum Sem- 
pronii à G. lledius Verus (^Vilnlanns, 684), etc. 



INSCRIPTIONS GRAVEES SUR DES EDIFICES 237 

§ 3. — Inscriptions gravées sur des édifices 

Lorsqu'un particulier, une ville, une corporation, un em- 
pereur, faisait élever ou réparer un monument destiné à 
l'usage de tous ou môme de quelques-uns seulement, on 
avait coutume de graver, à un endroit apparent du monument, 
une inscription destinée à garder la mémoire de celui ou de 
ceux auxquels était due la construction ou la réparation de 
l'édifice. 

Les inscriptions de cette espèce, sous leur forme la plus 
simple, qui est la plus ancienne, se composent de deux 
parties: 

1" Les noms du personnage qui a fait élever ou rebâtir le 
monument, au nominatif, 

2" Un verbe comme fecit, restitiiit. Telle est l'inscription 
gravée sur le Panthéon d'AgrippaV Les dédicaces qui figu- 
raient sur le temple de Castor et Pollux à Cora% sur le por- 
tique du forum de Pompéi', sur les thermes de la môme ville*, 
sont un peu plus développées, sans s'écarter beaucoup de 
la simplicité antique. 

INIais généralement, et surtout au temps de l'Empire, on 
ne se contentait pas d'une rédaction aussi sobre; les inscrip- 
tions gravées sur les monuments comprennent un plus grand 
nombre d'éléments : 

A. En tête du texte peut figurer : 

a) un nom de divinité, si l'édifice est un édifice relio-ieux. 
un temple, par exemple. Alors l'inscription rentre dans la 
catégorie, étudiée plus haut, des dédicaces aux divinités; 

b) Le motif en vue duquel l'édifice a été construit : in 
honorein domiis divinae (IN HDD); in honorem memoriae 
(illius); in menwriam (illius) ; />/'o sainte hnperaioris, etc. 
(PRO SALIMP), pro sainte Aug[usti) n{ostri) ; pro ma- 

1. C. /. L., VI, 896: M. Agrippa, L./{ilius}co(n)s{ul) tertiumfecit. 

2. C. /. L., 1,1150,1151. 

3. C. /. L., X, 794. 

4. C. /. L., X,819. 



238 DIVERSES CLASSES D INSCRIPTIONS 

gnificentia saeculi dominorum nostroriim Augustorum duo- 
rum (DDNN- AVGG,\ aiireo saeculo dominorum nostrorum 
trium (DDDNNN;; ou même lmp[eraton) Caes[ari)^ etc. 
Dans ce dernier cas, Tinscription devient une véritable 
inscription honorifique ; 

c) Un nom d'empereur ou de magistrat à Tablalif : c'est 
une façon d'indiquer la date à laquelle le monument a été 
fait ou reconstruit; 

d) Une formule spécifiant sous l'inspiration de quelle auto- 
rité les travaux de construction ont été entrepris : ex auc- 
toritate Imp. Caes.y etc., ou d'un magistrat ; yV/^s^z^ Imp. 
Caes., etc. 

B. Viennent ensuite les noms et titres de celui ou de 
ceux qui ont élevé le monument. Ces noms sont présentés 
au nominatif. 

G. Ils sont suivis généralement d'un accusatif indiquant 
la nature de la construction entreprise : aquaeductum ; bal- 
neum; arcum ; forum ; porticum; forum cum porticibus; por- 
ticus lapideas, marmoreas; porticus cum piscina et signo 
Cupidinis ; arcum cum insignibus; horrea ad securitatem 
populi romani^ etc. Cet accusatif, qui exprime le genre du 
monument peut, et cela est assez fréquent, figurer avant les 
noms du personnage qui l'a fait élever. 

D. Avant le verbe qui exprime Faction de faire ou de 
rétablir, et qui se trouv^e généralement à la fin de l'ins- 
cription, peuvent être introduits certains membres de phrase 
indiquant : 

à) L'état du monument avant la reconstruction actuelle : 
(amphitheatrum) vetustnte corruplum; (macclliim) terrae mo- 
tibus lapsum; (porticus) longa aetate neglectas ; (thermas) 
longa incuria et abolendae civilis vel potius feralis cladis 
vastalione vehemenler adflictas; jampridem a solo coeptam 
(basilicam) ; (aquas)gM«e a capite aquarum vetustate dilapsae 
essent, etc. 

b) La raison pour laquelle l'édifice a été construit ou 



INSCRIPTIONS GRAVEES SUR DES EDIFICES 239 

rebâti : ob honorem aedilitatis^ flamoni; oh benevolentiam 
civiiim ergase et honorem flamoni perpetui conlatum ; 
(sacellum) quod an te voverat ; (aedem) qiiam ob honorem, 

aedilitatis polUcitus est ; 
de senatus sententia, senatus consulto (S-C); petente ordine 

et populo; decreto decurionum (DD); ex pagi decreto, etc. 

c) La nature du lieu choisi pour l'édifice : loco suo ; loco 
privato; accepta loco a rcpublica; mittato loco, etc. 

d) La source où a été puisée la somme nécessaire à l'édi- 
fication ou à la réparation du monument ou le montant de 
cette somme : sua pecunia (SP), impensa sua; sumptu pro- 
prio ; solita in patriam liber alitate; inlata reipublicae summa 
honoraria, amplius ex sestertium (tôt) m[ilibus) n{ummum) 
de sua pecunia; praeter, supra summam honoris legitimam ; 
sumptibus tam suis quani ex sportulis decurionum operaque 
popularium; pecunia publica (P-P), etc. 

E. C'est ordinairement à cette place, à la fin, ou presque 
à la fin de l'inscription, qu'est exprimé le verbe, à la troi- 
sième personne du singulier ou du pluriel suivant le sujet 
de la phrase. Les expressions les plus employées en pareil 
cas sont les suivantes : 

Faire 

Aediflcare [templum : C. I. L., III, 633); 

Aedificare et consummare [basilicain exercitatoriam : Ibid., VII, 965); 
Constituere [burgum ad salutem conimeantium : Ibid., VIII, 2495); 
Constituere et perficere [basilicain : Ibid., VIII, 7037) ; 
Dare (très fréquent) ; 
Exaltare [aedem : Ibid., VIII, 2630). 
Excolere [balineum marmoribus : Ibid., XII, 1708); 
Fabricare [muros : Ibid., V, 3329); 
Facere (très fréquent; c'est l'expression courante); 

Faciundum curare (très fréquent). Faciundum cura^it idemque probavit, 
se dit d'un magistrat public ou municipal; Fieri jussit, d'un empereur; 
Perficere (fréquent) ; 
A solo facere (fréquent) ; 



240 DIVERSES CLASSES DINSCRIFTIONS 

Munire [burgurn : C. I. L., III, 3385 ; fanum et Aiigiisteu/n : Ibid., 

6070) ; 
Ornare^ exornare [nedern : Ibid., VIII, 2C82, 4253, etc.; frontem 

templi : Ibid., V, 2864); 
Ad summam nianuni perducere [biirgùs ad siinnnani inanuin pervenit : 

Ibid., III, 3653); 
Saepiunduin curare {sacelhun : Ibid., X, 5019); 
Sterncre [eniporium : Ibid., III, 2922; forum :\, 7427; lapides theatri? 

per antigrados : Ibid., VIII, 7994: orc/icslruiii ; Ibid., IX, 4133); 
Consternerc (p/atca/ii ; Ibid. , \ III, 4778) ; 
Struere [scalas lapideas : Ibid., IX, 3513); 
E.ttruere et coneludere [templum : Eph . cpigr., V, 1059) ; 
A solo instruere [balneum : C. I. L., VU, 445); 
Tegere, contegerc [balineuin : Ibid., IX, 3152)^; 



Refaire ou augmenter 

Ampliare {templum : C. I. L., VIII. 100); 

E.rplicare [ba/inrum : Ibid.,\ll. 984); 

Innovare [opus aquaeductus : Ibid., VIII, 8809) ; 

Reficere, reficiendum curare (très fréquent); 

Renovarc [templum : Ibid., VIII, 7957; thermas : Ibid., II, 191); 

Reparare [mansiones Saliorum Palatinorum : Ibid., \ I, 2158); 

Restituere (fréquent) ; 

Ad meliorem faciem reformare [centcnarium : Ibid., VIII, 20215) ; 

In meliorem statum et aspectum restituere, reformare [locum : Ibid., 

VIII, 5341); 
[Pristino splendori eleganjtiaeque restituere : Ibid., V, 294; VIII, 12285. 

Naturelhunent ces expressions se modifiaient quelque peu 
suivant la nature des constructions entreprises, des additions 
ou des embellissements qu'on apportait aux édifices déjà 
existants, suivant aussi Timportance des travaux exécutés. 
Nous réunissons ci-dessous (|uel((ues exemples empruntés 

1. Quand la construction est le résultat d'un vœu, on trouve parfois l'expres- 
sion votum solcere, avec le nom de l'édifice, ;\ l'accusatif, en apposition au mot 
cotuui. 



INSCRIPTIONS GRAVEES SUR DES EDIFICES 241 

aux différents volumes du Corpus; on pourrait en produire 
beaucoup d'autres \ 

Aedes : 

Aedcin trinin camcrarnin rcforiiiavit addito cullu nicliori laqucarioruin 

[C. 1. L., VIII, 1183); 
Aggeres : 

Litus vicinum viae Scverianac, adsiduis maris adluentibus fluctibus 

ad labem ruinae labe factotum, aggeribiis marini operis a funda- 

mentis, ut periculum comtneantibus abesset^ extrui cararunt [Ibid., 

X, G881); 
Amphiteatrum : 

Ampliiteatrum cum partis, posticiis et omnem fabricam arène nt sta- 

tum pristinum reducsit [Ibid., X, 6565); 
Apodyterium : 

Apodyterium iiofuni in dextcra cellis exeuntibus construxit, scalas 

novas fecit^ cetera j^estauravit et statuis, marmoribus, tabulis pictis, 

columnis, alvibus ccllarum, cathedrebus ornavit [Ibid., VIII, 828) ; 
Aqua, aquaeduclus : 

Aquain induxit, perduxit [passim] ; 

Aquam Marciam variis kasibus impeditam^ purgato fonte, excisis et 

perforatis montibus, restituta forma, adquisito etiam fonte novo 

Antoniniano, in sacram urbem suam perducendam curavit\^\.. Aurèle). 

[Ibid., VI, 1245); 
Aquam quae fluebat ex lacu conlegit et salienteni in lacu redegit [Ibid., 

X, 6448); 
Aquam quae intcrcidcrat rcpetitam a capite, adjccta structura specus 

et puteorum. novis braccins ampliatam reduxit [Ibid,, IX, 3018); 
Aquam ex agro suo in municipium adduxit, lacus omnes fccit, pisci- 

nam quae in campo est salicndam curavit et aquam in baîneum de- 
dit [Ibid., IX, 4786); 
Aquam, interverso ductu vi torrentis amissam, pcrforato monte, insti- 

tuto etiam a solo novo duclu, restituit [Ibid., VIII, 2661); 
\Aqua adducta] coloniae sufficicns et pcr platacas lacubus impertita, 

domibus etiam ccrta condicione conccssa [Ibid., VIII, 51) ; 
Aquam quaesitam et elevatam in coloniam perduxit [Ibid., VIII, 11); 



1. Voir pour chacune de ces expressions les diSérents volumes du Corpus 
Inscriptionum latinarum [Indices, § Notabilia caria, s. v. Aedijîcia). 

16 



242 DIVERSES CLASSES DINSCRIPTIONS 

Aquae usum i-etiistate lopsum rcquisituni oc rcpertuni cursui pristino 

reddidit [C. I. L., V, 7881 ; 
Aquam quam nullus antiquorum in civitate fuisse memincrit invenit 

et dedicai'it (Ibid., II, 3216); 
Aquam sua omni impensa perduxsit, factis pontibus etfistulis, et lacus 
cum suis ornamentis dedicavit [Ibid. , II, 3140); 

ob gratuitum aquae usum quem saepe amisinius redditum [Ibid., 

II, 1643); 
Balneum : 

Balneum et lavationem publicam in perpetuum dédit [Ibid., V, 6522. 
Cf. 5504, 6668); 
Basilica : 

Basilicas sublaqueai-it, trabes tecti ferro su ffixit (WilmàTins, 718); 
Campus : 

Campum publiée aequandum curai'it, maceriem et sc/iolas et solarium 
semitani de sua pecunia faciendum curavit [C. I. L., X, 1236) ; 
Fistula : 

Fistulam, quae ex elemento caelesti totius anni substantiam vitae ad- 
quae (sic) usui populi, provisa aquae copia, sumministrat formavit 
complevit aquae [Ibid., VIII, 7034); 
Fons : 

Amhitum fontis cancellis aereis concludit [Ibid., VIII, 2369, 2370); 
Horologium : 

Horologium cum suo aedificio et signis omnibus et clatris... dédit 
[Ibid., XII, 2522) ; 
Horrea : 

Horrea per se caepta in securitatem perpetem (sic) rei annonariae de- 
dicavit[Ibid., 4180). 
Locus : 

Locum ruinis obsituni, qui antea squalore et sordibus faedabatur, ad 
necessarium usum et ad pcrcgrinoruin liospitalitatem... in meliorcm 
statuin et aspcctum rcforniai'it [Ibid., ^ II, 5341); 
Molae : 

Molas propter unnonam publicam n l'ctcribus institutas, reformatas et 
instrumcnto pistorio e.rornatas, ad annonac publicae coctionem pis- 
toribus tradidit [Ibid., VIII, 8480) ; 
Munitiones : 

Munitiones ah-ei conlabsas cum substructione rcstituit et labc aggeres 
cadentcs procursui fliiininis reddidit [Ibid., X, 6922) ; 



INSCRIPTIONS GRAVÉES SUR DES ÉDIFICES 243 

Piscina : 

Piscinam piirgavit et loricam imposuit [C. 1. L., XI, G257) ; 
Piscinam, quae antca tennis aquae pigra fluenta capiebat, niinc un- 
daruni intonantiuin /notibiis redundanteni restituit et exceptorio 
[auxit'] [Ibid., VIII, 5335); 
Therraae : 

Thermas magno tempore interinissas et dcstitntas, retractatis portici- 
biis aditibusque [refecit?'\ [Ibid., III, 3525); 
Scamna : 

Scamna marmorca et antam marinoravit (sic) de sua pecunia dédit 
[Ibid.^ II, 1066). 

F. Enfin on ajoute parfois un membre de phrase destiné à 
marquer qui a exécuté ou surveillé Fexécution du monument, 
qui Ta dédié. 

Per legionem (illam) ; manu militum ; opéra militum suo- 
rum; (illo) curante, procurante, administrante, curatore, 
curam agente ; c«/-« (illius) ; sub cura (illius); dedicante [iWo]. 

Le nom de l'architecte est rarement inscrit sur le monu- 
ment; on connaît pourtant quelques exemples du fait: 
CI. L., I, 1216 : Arcitectus, Hospes Appiai ser[vus). 
Jbid.,X, i6i^ : L. Cocceius,L. C. Postumi l{ibertus), Auctus, 
arcitectius). 



Ainsi sont conçues le plus souvent les inscriptions gra- 
vées sur les monuments; mais elles sont parfois rédigées 
autrement; elles sont présentées également non plus sous 
la forme active : Ille illud fecit, mais sous la forme pas- 
sive. Le sujet de la phrase, dans ce cas, est le monument 
lui-même ; le verbe figure au parfait passif, souvent avec 
ellipse du verbe « être », et le nom de celui ou de ceux 
qui ont fait élever Tédifice ne sont cités qu'à la fin : ces 
noms sont généralement à l'accusatif précédés de la prépo- 
sition per. 

Donc, trois types principaux pour les inscriptions gravées 
sur les monuments : 



244 DIVERSES CLASSES D'INSCRIPTIONS 

1" in honorem illias 

ille 
aedificium vetustate corruptum 
refecit 
dedicante illo 

2" pro sainte Imp , Caes. 

aedificium illud 

ille 

ob honorem illiim 

sua pecunia fccit 

idem que dedicavit 

3" aedificium illud 

refectum [est) 
per illum 
cura illius 

Tels sont les renseignements généraux, applicables à 
tous les textes épigraphiques gravés sur des édifices. Il 
nous faut insister quelque peu sur certaines espèces parti- 
culières de monuments publics, qui offrent une importance 
exceptionnelle pour la géographie historique de Rome, de 
ritalie et des provinces. 

A. — Bornes milliaires ^ 

Pour indiquer, sur les routes publiques du monde romain, 
les distances parcourues ou à parcourir, il était d'usage de 
placer de distance en distance des bornes, généralement 
cylindriques, parfois quadrangulaires, où Ton faisait figurer 
divers renseignements. Sans parler ici de celles, qui, 
comme le miliarium Popilianum, élevé par le consul P. Po- 

l. Cf. Bergier, Histoire des grands chemins de l'Empire romain, II, p. 757 
et suiv. ; F. Berger, Ueberdie Heerstrassen des rôm. Rciches : II, Die Meilen- 
steine. Berlin, 1883, ia-4»; Uûbuer, iHandbuc/t, p. 537. 



INSCRIPTIONS SUR BORNES MILl.IAIRES 245 

piliiis Laenas, en 622 de Rome, en Lucanie \ portaient 
des elogia, nous pouvons les diviser en plusieurs groupes. 
1^^ groupe. — Sur les plus simples on ne gravait qu'un 
chiffre exprimant le nombre des milles {niilid — <Tr,[ji£Ta] ', à 
compter à partir de la tète de la route jusqu'au point où 
s'élevait le milliaire'. Telles sont par exemple, celles qui 
figurent au deuxième volume du Corpus, n"' 4674, 4681, 
4818. 

2^ groupe. — Dans un second groupe, on peut ranger 
celles qui, outre le chiffre des milles avec ou sans les 
sigles MP {milia passuum), portent inscrits les noms et 
titres d'un magistrat, sous la République, du ou des princes 
régnants, sous l'Empire '. Ces noms sont ou au nominatif, 
ou au datif, ou à l'ablatif. Le premier cas n'est guère em- 
ployé que lorsque la route était comprise dans le réseau 
officiel des voies de l'Empire, ce qui n'implique pas toujours 
d'ailleurs que l'Etat en fit les frais; le datif est usité d'ha- 
bitude quand les milliaires ont été érigés par les cités sur 
les territoires desquelles passait la route '^ ; l'ablatif ne sert 
qu'à marquer une date ", D'ailleurs, à quelque cas qu'ils 
fussent présentés, les noms et titres des magistrats répu- 
blicains ou des empereurs y étaient inscrits pour dater le 
monument. 

Le nombre des milles était gravé d'habitude à la fin de 

1. C. /. L., 1,551, Viam fecei ab Regioad Capuam, elc. 

2. Quintiliea, Inst. or., IV, 5,22: Facientibus iter multuin detrahunt fatuja- 
tionis notata inscriptis lapidibus spatla; Rutilius Namal., 11,8: 

Intercalla ciaefessis praestare cidetur 
Qui notât inscz-iptus inilia crebra lapis. 

3. On ne coiiuail qu'un exemple (C. /. L., 1,559), où les milles soient comp- 
tés, non du point de départ, mais jusqu'au point d'arrivée de la roule. 

4. Sidon. Apollin., Carin., XXIV, 6: 

Antiquus tibi nec teratur agger 
Cujus per spatium satis cetustis 
Nomen Caesareum ciret columnis. 

5. Quand le chiffre des milles est omis, la borne ne semble porter qu'une 
inscription honorifique : cette particularité n'est pas sans exemple. 

6. Voiràce sujet, Momrasen, C. /. L,, VIII, p. 859. 



246 DIVERSES CLASSES D'INSCRIPTIONS 

rinscription. Cependant il était marqué en tête de la borne 
milliaire sur certaines voies d'Italie et en Sardaigne. On 
trouve même souvent, en Italie, deux chiffres, l'un au début, 
l'autre à la fin du texte épigraphicjue, le premier indiquant 
la distance qui sépare la borne milliaire d'une cité voisine, 
le second devant être supputé à partir de Rome \ 

Ex. C. I. L., X, 6854: 

IlII 
I M P C A E S A R 

M • AVRELLIVS • A N T O N I N V S 
IXVICTVS • PIVS • FELIX • AVG 
PART • MAX ■ BRIT • .MAX • GERM 
MAX • PONT -MAX • TRIB • POTES 
XVIIII • I.MP • II • ces • IlII PROCOS 
VIA.M • ANTE • HAC • LAPIDE • ALBO 
INVTILITER • STRATA.M • ET 
CORRVPLA.M • SILICE • XOVO 
Q V O • F I R M I R C .M .M E A N 
TIBVS • ESSET • PER .MILIA • PAS 
SVM • XXI ■ SVA • PF.CVNTA ■ FECIT 

L X X I 

(Milia passuum) IlII (de Terracine). Iinp[erator) Caesar M. Aurellius 
Antoninus Invictus Plus Félix Aug^iistus) Pnrt[/iicus) Max^imus) 
Brit[annicus) Max[iinus] Genn[anicns) Mnx[uniis\ pont[ifex) maxi^i- 
mifs) trib[unicia) potes' tate) XVIIII, inip[erntor) II, co[n)s[ul] IlII, 
p/'Oco'n)s'id), viani antc liac lapide albo inutilitcr stratam et corriip- 
tain silice noi'o, qiio firniior comnicantibiis esset, per milia pass[u)um 
A'AT, sua pccunia fecit. Milia passuum: LXXI (de Rome). 

On sait de plus que, dans la Gaule et dans la Germanie 
Supérieure, il était d'usage, sur certaines voies, ilv compter 
en lieues (L, LEVG) et non en milles. 

1. Cf. des bornes de cette ualure : C. I. L., III. 3705. Ibid., IX, mi^:Notizie 
def/li Scaci, 1897, p. 160. Parfois même on indiquait sur les miliiaires la dis- 
tance du point où la borne s'élevait k quatre ou cinq villes dilTrrentes. Voir, 
par exemple, C. /. L., I, 551; VIII, 10118, et le fameux milliaire de Tougres 
{Rec. .4/Wt.. 1861, I, p. 410, etll, p. 168.) 



INSCRIPTIONS SUR BORNES MILLIAIRES 247 

3^ groupe. — Les noms et titres de Fempereur sont au 
nominatif, et le verbe marquant l'idée de faire ou réparer la 
route est exprimé : fecit, stravit, munivlt, refecit, poni j assit, 
muniendam curavit^ miliaria restituit. 

4« groupe, — Le lieu d'où part la route est indiqué à 
l'ablatif, généralement précédé de la préposition a, avant 
ou après le nombre des milles. 

Quelquefois même on note aussi le point d'arrivée à l'ac- 
cusatif, précédé ou non de ad ou usque. Il y a alors deux 
noms géographiques exprimés sur le milliaire. On trou- 
vera des exemples de cette particularité au Corpus : II, 
n^s 4697,4701, etc. {a Baete et lano Augusto ad Oceanum) \ 
III, 3705; VIII, 10047, 10083, etc. 

5e groupe. — Le mot viam ou iter est exprimé avec ou sans 
une phrase secondaire rappelant l'état de la route avant 
qu'on la réparât ou les difficultés surmontées pour la per- 
cer : 

Viam Claudiam quam Drusus pater, Alpibus bello patefac- 
tis, derexserat munit a flumiiie Pado ad flumeii Danuvium 
{C. I. L., V,8003); 

i^iam loiiga incuria corruptam adque dilapsam restituit ; 

pontes vetustate conlapsos et iter longa incuria perdit uni 
restituit ; 

viam... quae vetustate interciderat restituit ; 

miliaria vetustate conlapsa restituerunt ; 

viam... dilapsam operihus ampliatis restituendam curavit ; 

viam commeantihus innovavit ; 

montibus excisis, amnibus superatis , viam fecit ; 

vias per fines Ceutronum eversas, exclusis fluminibus et in 
naturalem alveuni reductis, molibus pluribus locis oppo- 
sitis, restituerunt {C. L L., XII, 107); 

viam per valles Numidicas vetustate corruptam, pontibus 
renovatis, paludibus siccatis, miliaribus confirmatis res- 
tituit [Eph, epigr., YII, 645). 

6'* <^roupe. — Les hommes employés à faire la route ou 



248 DIVERSES CLASSES DINSCRIPTIONS 

les personnages chargés d'en surveiller rexéciilion sont 
mentionnés. Leurs noms se présentent : 

Soit au nominatif: Julio Nero Maximo.. . , leg(io) II Adjii- 
trix ; — Tiberiiis..., Asprenas consul... viam muniendam 
eu ravit; 

Soit à Fablatif, avec ou sans participe présent, également 
à Fablatif: Vespasiaiw..., Q. Egnatio Calo legato Aug. pro 
praetore ; Coiumodus . .. resfituit, curante et dedicante L. 
Juiiio Rufino Proculiano legato Aug. pro praetore ; 

Soit à Taccusatif, précédé de la préposition per : Iladria- 
no. .., per A. Larciiini Macedonem legatum Aug. pro prae- 
tore ; Titus et Doniitianus..., per A. Caesennium Gallum... 
straverunt ; Hadrianus ... viam... stravit per legionem III 
Augustam . 

7" groupe. — D'autres milliaires portent des renseigne- 
ments particuliers indiquant sur quels fonds ont été préle- 
vés les frais de la route : 

de vectigali rotari ; reddito vectigali tutelae ejus ; adjectis 
sestertiis (tôt) ad sestertios (tôt) quae possessores agrorum 
contulerunt. 

8® groupe. — Enfin, un dernier groupe comprend les 
bornes où le nom de Fempereur est au datif, tandis que le 
nom de la cité qui a érigé le monument est présenté au 
nominatif; sauf le nomljre des milles exprimés généralement à 
la fin, les inscriptions qui se lisent sur ces sortes de milliaires 
sont absolument semblables à des inscriptions gravées en 
Fhonneur d'un empereur. 

B. — Boi'ties ci limites 

Quand il y avait lieu de fixer nettement une limite entre 
certains territoires publics ou privés, on plaçait une ou plu- 
sieurs bornes destinées à gardei- un souvenii- durable de 
cette opération. .Sur ces bornes on gravait une inscrip- 
tion. Ces textes ne difîèrent pas absohnncnt (b> c(mi\ (K)nt 



INSCRIPTIONS SUR BORNES ET LIMITES 249 

nous avons étudié la nature dans ce paragraphe ; mais 
ils contiennent des particularités assez notables pour qu'il 
soit utile d'y insister. 

La plus ancienne borne que Ton connaisse appartient 
à une époque antérieure à Hannibal ; elle est malheureuse- 
ment mutilée '. Il faut citer aussi, parmi les textes de 
cette nature qui remontent à la République, les inscriptions 
relatives à la délimitation de Yager puhlicus faite par les 
soins de C. Gracchus et de ses deux collègues. Elles étaient 
gravées sur des colonnes et contenaient les noms des trois 
triumvirs au nominatif \ Sous l'Empire, les exemples des 
textes de cette nature se multiplient. On peut répartir en plu- 
sieurs groupes les formides employées pour leur rédaction. 

i*'' groupe. — Lorsqu'il s'agit des limites du pomerium, 
on trouve un nom d'empereur au nominatif avec ses titres, 
et l'inscription se termine parla formule : Auct.is popiili ro- 
mani ftiiibtis, ponieriiim ampliavit tei-iiiinavitque '. Si c'est 
le collège des augures qui a fait rétablir les limites du pome- 
rium, comme cela se produisit sous Hadrien, la formule est : 
Collegium augunim... teriniiios pomerii restituendoscuravit ''. 
Dans l'un etlautre {;as on lit, sur un des côtés du cippe, le 
numéro qu'il porte dans la suite des bornes de môme es- 
pèce. 

2^ groupe. — Les cippes destinés à indiquer la largeur et 
la direction du lit du Tibre offrent à peu près les mômes 
formules : sous la République des noms de censeurs % de 
consuls ', au nominatif, avec l'expression ex senatas con- 
sulto teriniiiaruiit ; sous l'Empire un nom d'empereur 
(Auguste) au nominatif, avec la même expression ' ou les 

1. C. /. L.,-L 185, 186. 

2. C. /. L., I, 55:2 à 556. A la partie supérieure de la colonne était indiquée par 
deux traits la direction du cardo et du dacuinanus qui servaient aux opérations 
d'arpentage. 

3. C.I.L., VI, 1231, 1232. 

4. C. /. L., VI, 1233. 

5. C. I. L., VI, 1234. 

6. C. I. L., VI, 1235. 

7. C. /. L., VI, 1236. 



250 DIVERSES CLASSES D'INSCRIPTIONS 

noms des curateurs du lit du Tibre, qui avaient fait Topéra- 
tion', précédés des mots ex auctoritate Imperatoris Caesaris 
et suivis de la proposition terminavit ou terminaverunt, ripam 
restituer ant. A la fin se lit la distance de la borne à la sui- 
vante : recta regione proximo cippo ou ad proximum cippum 
pedes (tôt) fRR PROX CIPP). 

3' groupe. — Une borne destinée à indiquer une reven- 
dication de territoire pour le domaine public porte des noms 
d'empereurs% de consuls', de curatores locorum publico- 
rum avec l'expression: redemtum a privato puhlicavit ,ex pri- 
vato in publicum restituerunt. 

4® groupe. — Une inscription destinée à indiquer une 
limite établie entre deux peuples, deux villes, deux terri- 
toires, se présente sous deux formes: 

«) Active : elle contient, au nominatif, le nom de l'empe- 
reur ou du magistrat qui avait ordonné l'opération et se 
termine par les formules: «o-rww terminavit^ terminos iiiter 
(illos) et (illos) statuijussit, restituit, restituendos curavit : 

Ex.: C. I. L., 1, 549: Sex. Atilius, M. f{ilius), Saranus, 
proco[n)s{ul) ex seiiati consul to in ter Atestinos et Veicetinos 
finis terniinosque statui jussit; 

C. I. L., XII, 113 : Ex auctoritate Imp'.eratoris) Cae- 
s{aris) Vespasiani Aug{usti) poîit{ificis) max{imi), trib[unicia) 
pot'estate) F, co{n)s'ulis) V, desig{nati) VI, Cn. Pinarius Cor- 
nel[ius) Clemens., lega[tus) ejus pro prae{toré) exercitus Ger- 
maniae Superioris, inter Viennenses et Ceutronas terminavit. 

h) Passive : le sujet alors est le mot finis ou terminus et 
le nom du magistrat ou de l'empereur figure dans une pro- 
position incidente : ex auctoritate ou jussu imperatoris., 
légat i, per fi 11 u m : 

Ex : C. I. L., III, 2883 : Finis inter Neditas et Corinienses 
derectus. mensuris actis, jussu M. Duceni[i) Gemini leg[ati), 
per A. Resium Maximum cienlurionem) leg[ionis) XI... ; 

1. c. /. L., VI. 1237 et suiv. 

2. W'illmauns, 652, 655. 

A. C. 1. L., VI, 13G3, 1564. 



INSCRIRIONS SUR BORNES ET LIMITES 251 

C. I. L., VIII, 8369 : Termini positi inter Igilgilanos.. . et 
Zimizes ut sciant Zimizes non plus in us uni se habere ex 
auctoritale M. Vetti{i) Lalronis proc{uratoris) Aug[usti) quani 
in circuitu a nniro kastelli (passus) D. 

Année épigraphique, 1894, n° 66 : Ex auct'pritate) lmp{era- 
toris) Vespasiani Aug[usti) p[atns) piatriae) fines provinciae 
Novae et Veter\is) derecti qua fossa afuit per Rutilium Galli- 
cum c{on)s[ule?n) pontUficem) et Sentium Caecilianuni prae- 
torem legatos Augu{sti). .. 

Dans ce second cas, la formule peut même être plus 
simple et contenir presque uniquement la mention du ou 
des possesseurs des territoires délimités. C'est ainsi qu'on 
lit sur des bornes, trouvées à Sigus, qui marquaient la 
limite de ïager piiblicus de cette cité et des terrains aban- 
donnés aux habitants : 

C. 1. L., VIII, 19134 ; sur une face : Ex auc{toritate) P. 
Cassi{i) Secundi leg[ati) Augusti; a{ger)p{ublicus) S{igensiu/n) ; 

Sur l'autre : a{ger) d{ivisus) S(igensibus). 

Entre les prés affectés à la légion IIIP Macedonica et le 
domaine de la ville de Juliobriga, on avait inscrit : 

6". /. L. ,11, 2916 : Ter(minus) August{alis) dividit prat[a) 
leg{ionis) IIII et agruui Juliobrigienseni). 

II y avait des bornes analogues entre les domaines des 
particuliers. 

§ 4. — Inscriptions funéraires 

Quelles que fussent ladimension et la nature du monument 
destiné à conserver le corps ou les cendres d'un mort, ou 
bien seulement à rappeler sa mémoire, que ce fût un petit 
cinéraire en forme d'urne ou de rectangle, un sarcophage 
ou un mausolée, un autel en marbre richement décoré ou 
un simple cippe en pierre sans ornement, on avait coutume 
d'y graver une épitaphe. L'étendue de cette épitaphe varie 
suivant la place dont on disposait sur le monument funèbre. 



252 DIVERSES CLASSES D'INSCRIPTIONS 

suivant la volonté de ceux qui Télevaient, suivant les temps 
aussi et les lieux; mais la forme générale de toutes les ins- 
criptions funéraires est à peu près constante. 

Elles étaient très brèves à Forigine ; les noms du défunt 
au nominatif d'abord', au génitif ensuite', composaient toute 
rinscription ; on n'y lisait aucun mot, aucune formule qui 
rappelât la mort, même indirectement'. Bientôt ces épitaphes 
primitives se grossirent d'éléments additionnels: la profes- 
sion du défunt y est mentionnée; Ton termine Finscription 
par un verbe: obiit, lieic situs est, lieic cubât. On ne tarde 
pas à graver sur la tombe Fâge auquel le personnage est 
mort, les dimensions du tombeau oii il repose et d'autres 
renseignements accessoires. 

On prend aussi l'habitude, dans les grandes familles 
d'abord et, ensuite, à leur imitation, dans toutes les classes 
de la société, — et cette habitude se perpétua, en se dévelop- 
pant, pendant toute la durée de l'Empire, — de graver, après 
les noms des défunts, un éloge en vers. Aulu-Gelle nous 
parle de celui du poète Xaevius* ; nous avons conservé 
ceux des Scipions, rédigés en vers saturnins% sauf un seul, 
d'époque un peu postérieure, qui est en hexamètres et en 
pentamètres'. Dans d'autres, le mètre employé est différent. 
L'épitaphe de A. Granius, personnage connu par Lucilius, 
est composée en iambes sénaires', ainsi que celles d'une 



1. Cf. le tombeau des Furii et des Turpleii à Tusculum(C. I.L., 1,65 à 72j, et 
les plus auciennes épitaphes de Préneste [Ibid., 74 à 165, addit: 1501 a — d; 
Eph. epif/r., I, 25 à 131). 

2. C. /. L. , I, 109, 122, 147, 157; VI. 8216, 8245, 8313, etc. ; Eph. epfgr., I, 49, 
119, 125. 

3. Il en est ainsi, non seulement à Rome, mais en Italie (Latium: C. /. L., 
I, 1127, 1128; Ktrurie:/iirf., I, 1346, 1348, i3J9. etc. ; Ombrieel Picenum: Ibid., 
I, 1414 à 1417, 1420,1423; IX, 2310, 2802, 4251, 429i. 4389, etc ; Samnium : Ibid.. 
I, 1174, 1219, 1299. 1301 à 1304, etc. : Cisalpine : Ibid., V, 2316 à 2372, etc. ; 
Gaule Narbonaise: Ibid.,XU, 1038, 1714 ; Espagne : Ibid., Il, 3294, 1586 à 1593. 

4. A'oct. attic, I, 24. 

5. C. /. L., I, 29 ;\ 37. 

G. C. /. L.,I, 38. On sait que ces morceaux de poésie sont, parmi les monu- 
ments les plus importanis de la langue latine archaïque. 
7. Epli. epifir., IV, p. 297. 



INSCRIPTIONS FUNÉRAIRES 253 

Claudia', de C. Caninius Labeo', de Lieiuia Eucharis', etc. ; 
sur la tombe d'une jeune fille anonyme*, on lit des cho- 
liambes; on lit des iambes dimètres sur une autre épitaphe 
de Rome'; ailleurs, ce sont des distiques", des hendécasyl- 
labiques^,ou même des vers d'autre espèce*. 

Vers Fépoque d'Auguste, les inscriptions funéraires 
subissent une nouvelle transformation : elles deviennent 
de véritables dédicaces aux Dieux Mânes dont le nom n'y 
figure que très rarement sous la République ' ; en même 
temps on voit s'introduire dans ce genre de textes des élé- 
ments empruntés aux inscriptions honorifiques. Aussi, sous 
l'Empire, on peut distinguer dans les épitaphes un certain 
nombre de parties très différentes : 

A. — Parties essentielles 

1° L'inscription funéraire débute par la formule : Manibus, 
Diis Manibus (D-M) = 0""^? rjy.'.\x.oii, xaTa/Oovtr;,-^ DUg Manibus 
sacrum (DM S) '" , quelquefois omise, très rarement 
rejetée à la lin de l'épitaphe ^' ou par • des formules ana- 

1. c. /. L., I, 1007. C'est cette épitaphe qui se termine par la phrase souvent 
citée : Domwm sercacit, lanam fecit. 

2. Cl. L., I, 1012. 

3. C. /. L., 1,1009. 

4. Brambach, Inscr. R/icn., 1053. 

5. C. [. L., VI. 6821. Cf. d'autres épitaphes rédigées dans le même mètre eu 
Afrique : C. /. L., VUI, 241, 868, 4447, etc. 

6. C. I. L., I, 1011, 1221; II, 3475, etc. 

7. C. /. L., II, 59 ; VI, 9752. L'épitaphe de Plancina, « Nuinidarum prima 
mullerum », que j'oi publiée (C. /. L., VIII, 16159), est composée en mètres de 
diSérentes sortes. Les vers 1, 2, 4, 5, sont des dimètres i;imbiques, les vers 
6, 7. 8 des trimètres iambiques et le troisième vers est un ionique mineur. 

8. Cf. une liste des principales épitaphes versifiées, classées chronologique- 
ment, dans les Exempla scripturac epigrapliicac de M. Hûbner, p. 396 et suiv. 
et surtout: Bûcheler, Antholofjia latina, pars poste/-ior, Leipzig, 1697, in-12. 

9. C.I.L., 1.2410; II, 2265. 

10. Sur la formule rare ei étrange : Dits Manibus sarris, sanctis, piis même 
(C. /. L., XIV, 70), et Diis Manibus duobus (DDMM) sacris ou sacrum, 
cf. Jullian, BuLlct. épigr., 1884, p. 178 et suiv. 

11. On en trouve quelques exemples en Espagne (C. /. L., II, p. 774, col. 2) 
en Gaule (XII, p. 963) etplus rarement encore dans d'autres provinces. 



254 DIVERSES CLASSES D'INSCRIPTIONS 

logues : Dits iiiferis Manihus (DIM=DMI), Diis Manibus 
et Getiio, Diis Manibus et memoriae \ Diis Manibus et Ter- 
rae matri, cineribus, ossibus, reliquiis, memoriae aeiernae, 
perpetuae securitati, paci et quieti aeternae^ sommo aeter- 
nali. 

Il n'est pas sans exemple que cette invocation aux Dieux 
Mânes soit remplacée par une dédicace à quelque autre 
divinité, Jupiter Optimus Maximus, Diana, Vénus, Junon, 
Isis, Luna, Mars, etc. Le fait se remarque surtout en 
Espagne*. A signaler aussi les formules pax tecum, pax 
aeterna^ pax tecum aeterna, sur des inscriptions païennes 
d'Arles \ 

2° On lit ensuite les noms du défunt avec ou sans la 
mention de sa filiation, de sa tribu, de sa patrie ou de son 
domicile, de sa profession ou des honneurs qu'il a obtenus à 
Rome, dans les provinces, dans les municipes. Ces noms 
sont présentés au nominatif, au génitif ou au datif : 

Au nominatif. — Ils forment ordinairement le sujet d'un 
des verbes qui suit : vixit, liic situs est; à moins que le 
monument n'ait été élevé de son vivant par le personnage 
même qui y est enterré. En pareil cas, le nominatif est 
souvent appelé par la formule i'ivus sibifecit. 

Au génitif. — Il faut les rapprocher alors de l'expression 
Diis Manibus : « aux Dieux Mânes d'un tel. » 

Au datif. — L'infcription funéraire ressemble à une 
inscription honorifique. 

3° Vient ensuite une des formules : annorum (A, AN, ANN) ; 
vixit annis ou annos {y k, AN, ANN) ; qui, quae vixit 
annis ou annos, suivie d'un chiffre indiquant le nombre 
d'années que le défunt a vécu, souvent avec addition de 
mois, mensibus ou menses (M), de jours, diebus ou dies 

1. La formule Memoriae, ■am début d'une inscription funéraire, fréquento en 
Gaule Narbonaise (cf. CI. L. , XIL p ■ 964 et 965). était peu usitée a\'ant la fin 
du deuxième siècle ou le début du troisième. Cf. Wilraanns, u" 244. 

2.C. /. L., II, 8,3386, 4081, 4870, etc. Cf. Indices, p. 774, col. 3, et Wilmanns 
Indices, p.68L 

3. C. /. L., XII, 782, 831, 833, 834, 850, 878. 



INSCRIPTIONS FUNERAIRES 255 

( D, Dl ) et même d'heures, horis ou horas (H, O), surtout si 
le défunt est un enfant. 

La formule vixit annis plus minus (PLMIN;PM) ne se 
trouve que très rarement sur les inscriptions païennes avant 
le milieu du IIP siècle ' . 

L'épithète plus figure souvent avant le verbe — plus ou pia 
vixit annis (PVA) — en Afrique et en Espagne notam- 
ment. 

On rencontre aussi, au lieu de vixit annis, des formules 
analoguescomme: defunctus annoru?n{A, DEFAN, ANN) obitus 
(O, OB) annorum (tôt) ; abcessit, decessit, abreptus est, debi- 
tum naturae reddidit annos natus, annos agens (tôt), annum 
a gens (illum). 

Si le défunt est un soldat, on marque généralement, en 
outre, ses années de service : stipendiorum (ST, STIP), aerum 
(tôt) ; militavit (M» MIL) annis (tôt). 

Si c'est un gladiateur, on indique l'emploi qu'il avait : 
eques (EQ), essedarius (ESSE, ESSED) gallus, munnillo 
(M, MVR), hoploniachus (HOPL, OPL), provocator (PROV), 
retiarius [R), contra reiiarius (DR), sagittarius (SAG), 
sannis (SAM), thraex (TR, THR), tiro (T, TIR), vêles (VEL), 
veteranus (VET) ; on a soin aussi d'ajouter le nombre de 
combats auxquels il a pris part et celui des victoires, coro- 
nae (D), qu'il a remportées. 

Si c'est un cocher, on note sur son épitaphe le parti, fac- 
tio, auquel il appartenait, sa patrie, son âge, le nombre de 
ses victoires [vicit toties), la nature de ces victoires [vicit 
equis his : Circio, Acceptore, Delicato^Cotyno'^ ; inter singu- 
larum vicit toties ; inter binaruni toties ^ ; secundas tulit 



1. Cf. Le Blant.A/anuei d'épigraphle chrétienne, p. 24, et note 12; Wilmanus, 
n* 238. 

2. Eph. eplgr., IV, p. 247 et suiv. Cf. le commentaire qui suit l'inscription et 
Bullett. comunale, 18~8, p. 164 et suiv. On trouvera, dans ces deux articles, 
tous les détails désirables sur les inscriptions relatives aux cochers. Cf. aussi 
Friedlâader, Sittengesckichte, II (6° édition), p. 498 et suiv. 

3. Singulne, c'est la course à un quadrige par parti; binae signifie course à 
deux chars par parti, ternae à trois par parti. 



256 DIVERSES CLASSES D'INSCRIPTIONS 

loties; tertias tu/it iolies ; occupavi/ '' loties; eripiiit^ loties), 
enfin le profit qu'il a retiré des prix obtenus'. 

C'est également dans cette partie de Tinscription, avant 
ou après l'indication de l'âge, que Ton signale certaines par- 
ticularités relatives à la mort du perso)inage * : incendio 
oppressas periit ; tegiila prolapsa perejuptus ; taiiro deceptus ; 
cecidit hello Varia no. 

jNIais il faut remarquer, avec A\'ilmanns % que tous ces 
renseignements ne se rencontrent que dans lesépitaphes des 
sens dont la vie ne fournit rien de vraiment intéressant ; sur 
la tombe des personnages de quelque importance on se 
contente généralement de rappeler leurs honneurs, leurs 
fonctions et leurs sacerdoces, en omettant même la plupart 
du temps la dédicace aux Dieux flânes. Il en résulte que de 
semblables épitaphes ne sont autre chose que des inscrip- 
tions honorifiques, dont on ne peut guère les distinguer que 
par les formules finales. 

La réunion de ces diff'érentes parties, invocation aux 
Dieux Mânes, nom du défunt, mention de l'âge où il est 
mort, forme, à proprement parler, l'inscription funéraire; 
mais on ajoute souvent à ces parties constitutives d'autres 
renseignements. 

B. — Parties accessoires 



ITormules indiquant que le mort repose dans le tombeau 
où figure l'inscription : hicjacet (Hl); hic silus ou sepnltus 

1. Occupaclt signifie que le cocher a gagné la course en tenant constamment 
la tête. 

2. Eripuit \eut dire que le cocher a gagné de vitesse ses adversaires, bien 
qu'on leur eut donné de l'avance sur lui, au départ. 

3. Voir dans les Notisie clr'jU Scaci, 1894, p. 180,répilaphe d'un cursor avec 
des détails analogues. 

4. On trouvera à la lin de chaque volume du Corpus {Notabilia caria, s. v. 
Mortes singulares) la liste des particularités de cette nature signalées dans les 
inscriptions. 

5. Excmpla, n" 168. 



INSCRIPTIONS FUNERAIRES 257 

est (H-S-E); hic siti sunt (H-SS); ossa hic sita ; ossa sita; 
hic cubât (HC); hic ossa sunt (H OS); ossa hic sita sunt 
(O • H • S • S) ; hic quiescit, quiescat (H • Q), adquiescit; hic sepul- 
tus (H -S); hic situs sepultus est (HSSEj, hic crematus est. 
On sait, en effet, qu'un monument funéraire pouvait être 
élevé à un défunt comme souvenir, sans que le corps y 
reposât^; c'est ainsi que le nom d'un même personnage 
pouvait figurer sur deux tombeaux élevés chacun dans un 
endroit différent ou môme au même lieu^ 

2" Souhaits adressés au mort : ossa tua bene quiescant 
(0-TB-Q); sit tibi terra Levis (STTL); opto^ volo sit tibi 
terra levis (OSTT-L ; VSTTL) ; te rogo praeteriens 
dicas : Sit tibi terra levis; ave, vale; bonis bene (BB). 

3° Salutations adressées par le mort aux vivants : Salve, 
vale viator ; tu qui legis valeas; tu qui legis vale et cum voles 
venito; bene valeat is qui hune titulum perlegit meuni ; oro 
felix et hilaris vivas qui legeris et Manibus meis bene opta- 
veris ' . 

*4° Renseignements indiquant dans quelle condition la 
tombe a été faite : ex decurionuni decreto fEXDD); publice 
( P) ; publice decreto decurionuni ; lo eus publice datus decreto 
decurionuni (L • P ■ D ■ D • D) ; en grec, t^'^jv tôtov t-^ç ^ouX-^ç elc -ûatffiv 

1. Cf. par exemple, C. I. L., II, 371 : D. M. L. Aurelto Rufo, ann(orum) 
XXVI, Einer{itae) sepulto, hic stfo, et le commentaire qui suit cette inscription; 
ibid,, 379 : D. M. M. Jul. Serano in itinere urb(ano) dc/uncto et sepulto; 
Coelia Romula mater Jilio piisaimo et coUegium salutare f(aciundum) c{ura- 
cerunt) ; ibid., VIII, 15930 (trouvée au Kef) : D.M.S. M. Antonius, D. /{ilius) 
Turbo Rama defunctus, in mausoleo suo sepultus at Vaticanum. 

2. Cf. par exemple : C. /. L., VI, 10507 et 10507 a, 

3. Les formules de cette nature (2" et 3», adde 6" c. j3, y, o), étaient souvent 
présentées en vers. La plupart du temps, au moins en province et pour les 
petites gens, de semblables pièces de vers étaient empruntées à des formulaires 
que les marbriers devaieni avoir entre les mains; autrement ou s'expliquerait 
difficilement qu'on rencontrât les mêmes tirades dans toutes les parties du 
monde romain. Parfois même ces formules versifiées ont été corrompues par 
l'ignorance des graveurs ou de ceux qui élevaient la tombe ; mais on peut 
remonter aisément, grâce à ces incorrections mêmes, au texte primitif. Cf. à ce 
sujet, R. Gagnât, Sur les manuels professionnels des graceurs d'inscriptions 
romaines [Reçue de philologie, 1889, p. 51 etsuiv.). 

17 



258 DIVERSES CLASSES D'INSCRIPTIONS 

empto loco; lociis eniptus ex denariis (tôt); locus adsigna- 
tus a patrono ; locus acceptus (illa clio) ; solo privnto ; Inde 
ordo locuiu scpiiltiirae, inipciisani fiiuei'is, stdtiiani decrevit ; 
liuic muiiicipiin)i Uiudationem, lociim sepulturae, impeusam 
funeris, exsequias, statuaiu decrevit ; 

ex auctoritate (illiiis) ; bénéficia (illius) ; ex donatione, tes- 
mento, seciindum verba testamenti (illius) ; 

ex i'iso; arbitra tu, arbitrio^ cura (illius); curante^ curam 
agente (illo) ; per (illum). 

Ces renseignements peuvent prendre quelquefois un 
grand développement, par exemple lorsqu'on rapporte à la 
suite de l'inscription Féloge funèbre du défunt, des recom- 
mandations laissées par lui au sujet de son tombeau ou 
quelque partie de ses dispositions testamentaires. 

Des documents de cette sorte ne sont pas rares, en effet, 
dans les inscriptions funéraires. Parmi les éloges funèbres, 
j'entends ceux qui ont été prononcés aux obsèques du défunt 
ou auraient pu l'être, non pas ceux que le mort s'adressait 
à lui-même', il faut citer d'abord celui de Turia, femme 
de Q. Lucretius Vespillo. On connaît l'histoire tragique de 
ce dernier, qui, proscrit par les triumvirs, erra quelque 
temps à travers champs, puis revint chez lui, où sa femme 
trouva moyen de le cacher jusqu'à ce qu'elle eût obtenu sa 
grâce*. Aussi, lorqu'il la perdit, prononça-t-il lui-même 
son oraison funèbre % oii il fait allusion à son dévouement 
envers lui \ On doit rappeler également celle de Murdia' et 
celle de Matidia l'aînée^ Le testament de Dasumius, qui 
figurait sur son tombeau, constitue un document à peu près 



1. Parfois, c'est le mort en effet, qui prononce son cloge : Wilmanns, 2704: 
Vixl quamdiu potui sine lite, sine riœa^ sine controcersia, sine aère alieno; 
amicis fîdem bonain praestiti, peculio pauper, animo dicitissimus. 

2. App., Bel. cic, 44; Val. Max., VI, 7, 2. 

3. C. /. L., VI, 1527. 

4. Frag. d, lignes 1 à 21. 

5. C. /. L., VI, 10230. 

6. Abhandl. der. Berl. Akademie, 1863, p. 483 el suiv. ; Dohner, Laudatio 
Matidiae, Neuwied, 1891, in-4». 



INSCRIPTIONS FUNERAIRES 259 

unique pour le droit romain^ ; on possède pourtant des 
frag-ments de testaments, trouvés éoalement sur des monu- 
ments funéraires, surtout celui d'un Lingon anonyme qui y 
donne toute une suite de recommandations au sujet de ses 
funérailles, de son tombeau et du culte qui lui doit être 
rendu après sa mort". On peut rapprocher de ce texte ceux 
qui contiennent des instructions plus courtes laissées par 
le défunt au sujet de son monument funèbre. Tantôt on 
prescrivait de laisser les abords du tombeau libres pour que 
la famille put y venir sacrifier', tantôt on recommandait 
à ses parents, à ses amis, de veiller à ce que la sépulture 
ne fût pas aliénée* ou violée, en prescrivant des pénalités 
contre ceux qui se rendraient coupables de ce sacrilège ^ 11 
arrivait aussi que Ton gravait sur un tombeau la copie d'un 
acte passé, de son vivant, par celui qui y reposait, lorsque 
cet acte intéressait la sépulture. Telles sont les donations 
de Flavius Syntrophus% de Statia Irène', de Julia Monime' 
et l'acte de vente d'un terrain acheté au fisc pour une 
sépulture'; tel est aussi, en quelque sorte, cet ensemble 
de lettres terminé par un décret du collège des pontifes, 
par lequel un affranchi de Fadilla, mère d'Antonin le Pieux, 
est autorisé à faire un transport de corps dans un sépulcre 
qui vient d'être achevé^". On trouvera rassemblés dans le 
Corpus tous les actes de cette nature relatifs à la ville de 
Rome^\ 



1. C. /. L., VI, 10229. 

2. VVilmaans. 315. 

3. C. /. L., VI, 10235. Une de ces recommandations se présente sous la forme 
suivante (Orelli), 4382 : In eo mon[umento) Itu act[u) amb{itu) inlat(os) mort{uos) 
mort(uas) in/erre coron(are) sacrij{lcare) sacrif(ici.um) /ac(ere) ei a(di q{uem) 
e(a) r(es) p{ertinet) p[ertineblt) r{ccte] l[icet]. 

4. Wilmanns, 289. 

5. Wilmanns, 290, 291. 292, etc. 

6. C. I. L., VI, 10239. 

7. C. /. L., VI. 10231. 

8. C. /. L., VI, 10247. 

9. C. /. L., VI, 10223. 

10. Orelli, 4370. 

11. C. /. L., VI, p. 1349 et suiv. 



260 DIVERSES CLASSES D'INSCRIPTIONS 

5° Dimensions du terrain concédé au défunt : in fronte ou 
frontem (IN F, FR, FRO), in via pedes (tôt); in agro ou agrum 
(IN A, AG), retro (R) pedes (tôt) ; in fronte latum pedes (tôt); 
in agro longum pedes (tôt) ; quoquoversus pedes (tôt) ; liuic 
monumento terra cedit in fronte pedes (tôt), in agro pedes 
[tôt] ; peda tu ra aiite titulum pedes (tôt), ante frontem pedes 
(tôt), in agro pedes (tôt). 

6° Une suite de détails qui forment à eux seuls une ins- 
cription distincte, assimilable par certains points à celles 
qui figurent sur les édifices; ils sont destinés à faire con- 
naître par qui la tombe a été faite et les raisons pour les- 
quelles elle a été faite; on y lit : 

a) les noms de celui ou de ceux qui ont élevé le tombeau; 

b) un verbe, avec ou sans régime, marquant Faction de 
faire, d'élever le monument, soit à la troisième, soit à la pre- 
mière personne du singulier ou du pluriel, suivant le nombre 
de ceux à qui est due la tombe : nwniinientuni, jnausoleum, 
nienioiiam, sepiilcrum, aeternani doniuni, tuniuliim, locuni, 
lociim aeternuni, ciipam, cupulani\ arcani, aedeni^, titulum, 
adornavit, aedificavit, constituit, curavit, dédit, donavit, fecit, 
sub ascia dedicavit^ (SA, ASCD, DED, DD), faciundum 
curavit, instituit, posuit, ponendum curavit ; ollam dat 
(dans les columbaria). 

c) enfin les liens de parenté, d'amitié ou de reconnaissance 
qui unissaient le mort à celui ou à ceux qui lui rendent les 
derniers devoirs; ces liens sont exprimés : 

a) soit par un substantif en apposition avec le nom des 
vivants, souvent accompagné d'épithètes : pater, pater infe- 
licissimus ; mater quae jubet se quandone in ea aede poni; 
conjux carissima ; amicus in moduni fraternae adfectionis 
et ab ineunte aetate coadiscipulatu et omnibus bonis artibus 

1. L'expression cupa se présente à Barcelone [Epli. cpigr., III, 175); cupula 
est un terme propre à l'Afrique (Cf. Joh. Scbmidt, Philolo;jus, 1887. p. 163 et 
suiv.). 

2. Sur ce sens de aerfe.'*, cf. de Ruggiero, Dizionario epigrafico, I, p. 139. 

3. Cette formule se rencontre presque exclusivement en Gaule. 



INSCRIPTIONS FUNERAIRES 261 

copulatissimus ; hères ex parte bonoriim ; parentes desolati, 
non hoc merentes a vobis ; conliberti ejus excessu graviore 
damno quani rei anniisione adfecti ; 

p) soit par un substantif en apposition avec le nom du 
défunt, souvent aussi suivi d'une ou plusieurs épithètes ; 
patrioptinw ; vira honeslo ; amico, conjugi hene merenti, hene 
de se merenti, merito ; conjugi sanctissimae, rarissimi exeni- 
pli ; filiae dulcissimae ; fratripiissimo ; mammulae et nutrici 
hene merenti; palrono indulgentissimo ; servo fidelissimo ; 
socerae tenacissimae^ ; delicio meo ; miinicipibus suis inco- 
leisque ; filius optimus, piissimus, dulcissimus ; sodalis de- 
siderantissimus ; 

'{) soit par les deux ensemble : pater infelicissimus filiae 
dulcissimae ; 

o) soit au moyen de phrases incidentes se rapportant au 
défunt ou au vivant : (marito) cum quo vixit annis (tôt) sine 
ulla animi laesione ; (fûio) qui parentes suos, miseras senes, 
in luctu reliquit ; (uxori) de qua nihil queror nisi quod 
mortua est; (uxori maritus) qui cum ea vixit annis (tôt) sine 
querela ; 

s) soit enfin par un substantif au génitif précédé de causa, 
gratia, ergo : pietatis, honoris, memoriae causa, gratia, 
ergo ; ou à l'accusatif avec ob : ob memoriam custodiendam 
atque propagandam, ob eximiam castitatem fîdemque vere- 
cundiamque ; ou à Tablatif avec pro : pro castitate, pro 
meritis. 

T Certaines prescriptions destinées à protéger la tombe 
de toute violation ou à en assurer la propriété au défunt : 
huic monumento dolus malus abesto (H M • DM • A) ; noli 
violare ; ni violato ; rogo te viator monumento huic nil maie 
feceris; hoc monumentum heredem non sequetur (H • M • H ■ N • S) ; 
hoc monumentum heredem exterum non sequetur (HMH-E- 
N"S)," hoc monumentum sivesepulcrum est heredem non sequetur 
( H • M • S • S ■ E ■ H • N • S) ; hujus monumentijus heredem non sequi- 

1. C. /. L.. VII, 229. 



262 DIVERSES CLASSES D'INSCRIPTIONS 

tur.neque intra niaceriahn) hiiinarl qiiemquam licet\ Sous 
l'influence du christianisme ces phrases prohibitives 
prennent même parfois une tournure qui semble détoner 
avec le reste de Finscriptioii : Fossor vide ne fodias : Deus 
7)iagint{m) oc{u)lu{m) {h)abet ; vide et lu fîlios [h)abes^. 

L'ordre dans lequel se présentent ces différentes parties, 
essentielles et accessoires, n'est pas très rigoureux. Pour- 
tant on peut considérer la tournure suivante, avec additions 
ou suppressions, comme la plus usitée : 

D. M. S. 

ille ou illiiis ou illi 

{qui) vi.rit a nui s tôt 

ille 

patri carissimo fecit 

h. s. e. 

11 arrive aussi qu'à la fin de l'inscription on lise des vers 
rappelant soit les qualités du défunt, ainsi que nous l'avons 
dit plus haut, soit la douleur des parents, ou contenant 
des pensées sur la mort et l'existence future ; on rencontre 
égak'mcnt à cette place des réflexions en prose attribuées 
quelquefois au défunt lui-même : 

(ilifjiioties juortuus sum, sed sic uunquam^ ; 
uon fueruuu non suui, nescio : non ad me pertinet'' ; 
Il ou fui, non suni, non euro N FN S- N -C) ^ ; 
jiiveuis feci ut senex hahiteiu \ 

1. Pour toutes ces formules funéraires, voir les Inclines des différents tomes 
du Corpus au paragraphe Notabilia varia, s. v. sepulcra eorumque Jura et 
laudationum luctusque formulap. quaedam. 

2. Bullctt.. 1887, p. 59; M. de Rossi rappelle h ce propos une autre inscription 
consacrée Somno antcrnali et qui se termine par les mots : Tu qui Icr/cs et non 
lioraheris. erit tihi Deus testimonio . 

3. C.I.L., III, 3980. C'est l'épitapbe d'un mimo. 

4. C. /. L., V, 1939. 

5. C. /. L., V, 1813. Ce paraît être la traduction d'une phrase grecque, qui 
s'est aussi rencontrée sur des tombes : o'jx y,;jit,v, £','''■"^'^'''1'' ' •'•''J''- £TO|jia'. • où ixélsi 
[Jioi. Cf. Reinach, Traité d'c/iif/rapliic r/recquc. p. 431. 

6. C. I. L, VIII, 2177. 



INSCmi'TlON.S FUNERAIRES 



263 



Nous n'avons parlé jusqu'à présent que des tombes éle- 
vées à une seule personne. Mais la môme sépulture était 
souvent destinée à recevoir plusieurs corps, ce qui était 
indiqué dans l'épitaphe. 

Si la tombe était faite par une personne vivante pour gar- 
der le souvenir de plusieurs autres, l'inscription funéraire 
était rédigée suivant la méthode habituelle, c'est-à-dire que 
les noms de chacun des personnages étaient successive- 
ment énumérés avec leur âge, et cela avant ou après le 
nom de celui ou de ceux qui élevaient le tombeau, sous la 
forme suivante : 



Z). M. 

un conjugi SLiae 
vixiL an ni s toi 
et illi fi lia siio 
vixit onnis toi 
et un filiae suae 
vixit annis tôt 
il le fecit 



ou 



D. M. 

ille fecit 

ilU conjugi suae 

vixit annis tôt 

et un filio suo 

vixit annis tôt 

et un filiae suae 

vixit annis tôt 



Naturellement on pouvait ajouter à ces parties constitu- 
tives de l'épitaphe telle ou telle des parties accessoires que 
nous avons signalées plus haut. 

Quant à l'ordre suivant lequel étaient énumérés les dif- 
férents personnages inscrits dans l'épitaphe, il n'était pas 
absolument laissé au hasard; ainsi la femme et surtout le 
mari passent d'ordinaire avant les enfants, les fils avant les 
filles; le patron prime même lemari; mais celui-ci passe avant 
le frère et, à plus forte raison, avant la sœur. Cet ordre, 
d'ailleurs, est loin d'être toujours observé. 

Lorsque, parmi les personnages figurant sur l'épitaphe, 
il en est qui sont encore vivants et pour qui, en consé- 
quence, la sépulture est préparée d'avance \ afin de les 



1. Cette coutume explique comment, dans certaines épitaplies, les nombres 
indiquant l'âpre du défunt manquent aujourd'hui ; l'inscription préparée d'à- 



264 DIVERSES CLASSES D'INSCRIPTIONS 

distinguer des autres déjà morts, on inscrit à côté, géné- 
ralement à gauche de leur nom, la sigle V, VIV = VIVVS, 
VIVIT. Il faut donc bien se garder, en déchiffrant de 
semblables inscriptions, de voir, dans la lettre V, placée 
avant un gentilice, l'abréviation du prénom Vibius. Les 
noms des défunts sont marqués, au contraire, d'un O, O, 0, 
qui doit s'interpréter par Obitiis, Ohiit\ et non par 0avcôv'. 
Mais si la tombe a été faite par un de ceux qui doivent y 
être enterrés, autrement dit si un personnage prépare, de 
son vivant, pour lui et les siens, un tombeau de famille, il 
prend soin, d'habitude, de l'indiquer dans l'épitaphe qu'il 
y fait graver : celle-ci est rédigée en conséquence sous la 
forme suivante, plus ou moins abrégée ou allongée : 

D. M. 

ille ( viviis 
i vivo 
sibi fecit 
et un conjugi suae 
vixit annis tôt 
et un filio suo 
vi.rU annis tôt 
et iUi fiUae suae 
vixit annis tôt 
et suis libertis libertabusque 
posterisque eonun 

Cette tournure est aussi adoptée quand le personnage, au 
lieu de faire ériger le tombeau de son vivant, a laissé, dans 



vance contenait un blanc qui n'a jamais été rempli, soit par négligence, soit 
que le personnage n'ait pas été enterré dans la sépulture qui lui était destinée. 

1. Cf. R. Mowat, Bulletin épigr., 1884, p. 133, et Hûbner, Eœempla scrip- 
turae epigraphicae, p. lxxiii. 

2. Ces signes se rencontrent d'ordinaire en tête de l'inscription ou avnut les 
dénominations ; exceptionnellement ils sont insérés après un nom, avant l'ex- 
pression de l'âge du défunt, ou même après. Leur présence à la fin de l'ins- 
cription est encore plus rare. Voir pour leur emploi dans la Gaule Narbo- 
naise: C. /. L., XII, p. 964, col. 1. 



ACTES PUBLICS OU PRIVÉS 265 

son testament, les instructions nécessaires pour qu'il fût 
élevé après sa mort. Alors la formule vivus ou vivo sibi fecit 
(VSF) est remplacée par testamento fieri jussit (T-FI) ou 
une formule analogue. 

Signalons, en terminant, l'usage où l'on était d'indiquer 
sur les tombes appartenant à un collège funéraire, en tête 
de l'épitaphe, le nom commun aux membres de ces con- 
fréries, au génitif pluriel : Eusebiorum, Pelagiorum\ 



§ 5. — Actes publics ou privés 

Ces documents sont peut-être les plus importants des 
textes épigraphiques; mais comme la forme adoptée dans 
la rédaction de ces actes n'appartient pas en propre à l'épi- 
graphie, puisqu'on en trouve de semblables dans les 
auteurs ou dans les textes juridiques où ils sont cités, nous 
ne saurions insister longuement sur ce sujet, qui nous 
entraînerait d'ailleurs à de trop grands développements. 
Cependant, afin de rendre la lecture de ces sortes de monu- 
ments plus facile à ceux qui auraient besoin d'y recourir, 
nous devons poser au moins quelques principes généraux. 

Nous répartirons ces inscriptions en un certain nombre 
de groupes : 

P Lois et Plébiscites 

La forme donnée aux lois romaines est constante ; elle 
est la même pour les plébiscites . Ces deux sortes de textes 
législatifs se divisaient en trois parties : A. Index et prnes- 
criptio legis ; B. le texte même de la loi; C. une sanctio. 

A. Index et praescriptio legis. — Il y est dit que la loi a 
été proposée et portée suivant la forme légitime, aux lieu et 
jour fixés par la constitution ; on y indique quelle a été la 

1. Cf. de Rossi. / collera /itneraticii famiyliari e prioati {dans les Comment, 
in tionorem T/i. Momm^^eni, p. 705 et suiv.). 



266 DIVERSES CLASSES D'INSCRIPTIONS 

première tribu appelée au vote et le nom du premier votant 
dans cette tribu, comme dans l'exemple suivant qui a été 
conservé par Frontin, dans son traité De Aquaeductibiis ' ; 
Quinctius Ciispitiiis co(n)s{id) populitm jure l'ogavit popii- 
lusquejiire scivit, in foro,pro rostris aedis Divi Jiilii pridie 
kalendas Julias . Tribus Sergia piiiicipiuiu fuit; pro tribu 
Sex. L. filius Varro prinius scivit. 

Dans les plébiscites, la formule initiale est naturellement 
un peu différente ; le magistrat nommé est le tribun de la 
plèbe et c'est elle qui émet le vote. Ainsi le début de la 
lex Acilia repetundarum devait être ainsi libellé : 

C. I. L., 198: M' Acilius Glabrio, t/-ib{uui) pleb{ei), 

plebem joure rogaverunt, plebesque joure scivit.... (Illa) 
tribus principium fuit; pro tribu (ille) preimus scivit. Cette 
partie de la loi était écrite en lettres plus grosses que le 
reste du texte. 

B. Suit le texte même de loi dont les différentes parties 
(chapitres, paragraphes) sont séparées par un blanc, par un 
chiffre ou par les sigles K {kaput), K-L [kaput legis), suivie 
d'un numéro. Les titres de chaque paragraphe [rubriccie] 
peuvent être précédés de la lettre R. 

C. La saiictio contient les règlements propres à accorder 
la présente loi avec les dispositions antérieures qu'elle sup- 
prime ou corrige, et parfois une formule consacrant la per- 
pétuité ou l'inviolabilité de la loi^ 

Quand les dispositions antérieures ne sont pas abrogées 
par la loi nouvelle, la formule employée est la suivante : 
Quominus id ficit, ejus hac lege uiliilum rogatur (E • H • L • N • R). 

Les pi-iucipaux textes de lois et plébiscites dont l'épi- 
graphie nous ait gardé des exeniphiires ' sont : 

1. § 129. Toutes \e?^ praescriiitioncs des lois (|ue nous possédons par l'épigra- 
phie ont disparu, le document étant, par malheur, toujours brisé en tête. 

2. Diij., XLVIII, 19, 41 : Sanrtio ler/um quae nocis.'iime pocnam irrogatiis 
qui praccofiiis le'ji-'< non obtcmpcraoerint. 

.3. On les trouvera réunis d'une façon commode dans le Nocvm F.nrhirliUon 
de C. (liraud (Paris, 1873, in-l;2, p. 577 et suiv.), et mieux encore dans Bruns, 
Fontes juris Romani antiqul; — (les documents juridiques conservés par les 



LOIS, PLEBISCITES, SENATUS-CONSULTES 267 

la h'X Acilia repetuudaruiu, de Tan 631 = 123 avant J.-C. 
{C. I. L., I, 198); 

la lex Bautia, de la même date à peu près, loi per satii- 
ra/ii, traitant de matières diverses {Ibid., 197); 

la lex agraria, appelée souvent à tort lex Thoria, de Tan 
643 = 111 [Ibid., 200); 

la lex Cornelia de XX qiiaestoribus, rendue en Tannée 
673 = 81 ilbîd., 202); 

la lex Antouia de Tennessibus, portée en Tannée 683 = 71 
{Ibid., 204); 

la lex Rubria, de cwitate Galliae Cisalpiuae, de Tan 705 = 
49 {Ibid., 205); 

la lex Julia municipalis, qui est la loi constitutive par 
laquelle César organisa le régime municipal dans tout le 
monde romain; elle est datée de Tan 709 = 45 {Ibid., 
206). 

Sous TEmpire, le mot lex ne s'applique plus à la loi votée 
par le peuple, mais aux décisions du sénat et aux constitu- 
tions impériales; on connaît, par les inscriptions, certains 
documents de cette espèce, j)ar exemple : 

la lex de inipeiio Vespasiaiii, où sont énumérés les diffé- 
rents pouvoirs conférés aux empereurs à leur avènement 
[C. I. L., YI, 930) ; 

et difterentes lois municipales : 

la lex coloniae Genetivae {C. I. L. , 11, 5439) ; 

la lex Salpensana {Ibid., 1964) ; 

la lex Malacitaiia {ibid., 1963); 

la lex Tarentiiia (Moniini. aiiticlii dei Liiicei, 1896, p. 405 
et suiv.) ; 

la lex meldlli Vipascensis, constitution donnée par un des 
Flaviens à un district minier de Portugal {C. I. L., 11, 5181); 
un fragment de loi trouvé à Este {Journal des Savants, 
1881, p. 117). 

inscriptions y sont marqués à la table d'un astérisque), et dans P. F'r. Girard, 
Textes de droit romain, 2' édition, 1895. 



268 DIVERSES CLASSES D'INSCRIPTIONS 

2° Sénatus-consultes ^ 

Les sénatus-consultes se composent aussi de trois parties : 
A. Préambule ; B. Enoncé de la relatio ; C. Sententia adoptée. 

A. Préambule. — Le préambule mentionne les noms du ou 
des magistrats qui ont soumis la question à la délibération 
du sénat, la date et le lieu de la réunion et les noms des 
sénateurs qui font partie du comité de rédaction chargé de 
libeller le sénatus-consulte : 

Ex. : C. /. L., I, p. 110 : 

Q. Liitatius Q. f. Catulus co{n)s{ul) senatiun coiisiiluit 
a{nte) cUein XI k[alendas) Jiiniins) in comitio — Scribundo 
adfuenmt L. Faberius, L. f., Serg{ia tribu), C..., L. f., 
Pop[ilia tribu), Q. Petillius T. /!, Ser{gia tribu). 

B. Énoncé de la relatio, c'est-à-dire de la question sou- 
mise à l'assemblée par le président : Quod ille consul verba 
fecit de... ou Quod verba facta sunt de illa re. Cette formule 
initiale verba fecit peut aussi être suivie d'un exposé des 
motifs de la relatio sous forme de proposition infinitive*. 

L'énoncé se termine par la formule : Quid de ea re fîeri 
placeret (QDERFP). 

C. La sentence prononcée par le sénat vient alors, précé- 
dée de la formule : De ea re ita ce/isueruiit {DE-R\C). 

La lettre C placée à la fin du sénatus-consulte est une 
répétition du verbe censuerunt, qui figure après chaque 
article; lorsque la décision n'a pas été votée d'ensemble '. 

Nous connaissons plusieurs sénatus-consultes ou frag- 
ments de sénatus-consultes, soit par les auteurs *, soit par 
des documents épigraphiques. Ces derniers, abstraction 

1. Cf. Pick, De eenatus consultis Romnnnrum par^ prior (Berlin, 1884, in-8.) 

2. Voir, par exemple, le sénatus-consulte dont nous avons cité le préambule 
(C. /. L.,I, p. 111). 

3. Le sénatus-consulte de Ascleplade (C. /. L., I, 203) est suivi d'une traduc- 
tion grecque, où le mot qui correspond à c{cn^uerunt] est eooïïv. 

4. Cf. la mention de ceux que l'on connaît par les auteurs dans le Handbiirh 
de Hùbner, p. 543 et 544. 



LOIS, PLEBISCITES, SENATUS-CONSULTES 269 

faite de ceux qui, étant rédigés en grec, n'ont pas à figurer 
ici \ sont : 

le s.-c. de Asclepiade, Polyslrato, Menisco in amicorum 
fonnulam referendis, de l'an 676 = 78 av. J.-C. {C. L L., I, 
203); 

un fragment de sénatus-consulte concernant le pagus Mon- 
tanus [C. J. L., M, 3823); 

un fragment de sénatus-consulte de l'an 23 av. J.-G. rela- 
tif aux sex priiui, chefs des appariteurs publics attachés à 
Vaerarium [Ann. épigr., 1891, n" 126); 

difterents sénatus-consultes des années 17, 47 et 203 ap. 
J.-C, rendus à propos de la célébration des jeux séculaires 
{Jbid., VI, 811; Eph. epigr., VIII, p. 248 et 278) ; 

deux autres fragments de sénatus-consultes fixant les hon- 
neurs à rendre à Germanicus et à Drusus le Jeune, après 
leur mort {Ibid., VI, 911 et 912); 

le s.-c. Hosidiaiium et le s.-c. Voliisianinn, destinés à 
réglementer la construction et la démolition de maisons à 
Rome et rendus, le premier en l'an 44-46 ap. J.-G., le second 
en l'année 56 [Ibid., X, 1401) ; 

un sénatus-consulte de l'an 138, autorisant l'ouverture 
d'un marché sur le territoire des Musulames, en Afrique 
{Ibid., VIII, 270); 

le s.-c. Cyziceiium, du temps d'Antonin le Pieux {Eph. 
epigr., III, p. 156 et suiv.) ; 

un sénatus-consulte de 176-177 ap. J.-G. de sumptibus 
ludorum gladiatoriorum minueiidis [C. I. L., II, 6278); 

enfin, dans le règlement du collège de Diane et Antinous, 
à Lanuvium (W'ilmanns, 319), on lit un chapitre d'un séna- 
tus-consulte autorisant la réunion des collèges funéraires. 

1. La liste en a été dressée en dernier lieu dans le Bulletin de Correspondance 
hellénique, 1887, p. 225 et suiv. On trouvera dans le même Bulletin (1885, p. 455 
et suiv.) une étude comparative des formules grecques et latines usitées dans la 
rédaction des sénatus-consultes. Signalons, au sujet de la traduction en grec 
des formules officielles latines, une thèse de l'Université de Gôttingue : Sermo 
graecus quo S. P. Q. R... usquead Tiberii Caesaris aetatem in scriptis publi' 
cis usisunt, par Paul Viereck, Gôttingen, 1888. 



270 DIVERSES CLASSES D'INSCRIPTIONS 

Les fragments de sénatiis-consultes dits de BaccliaiiaUbus 
[C. I. L., I, 196) et de Tibiirtibiis {Ibid., 201) sont, en réalité, 
des lettres écrites par des magistrats conformément à des 
sénatus-consultes, dont ils reproduisent les dispositions 
principales. 



3° Dociinienis émanant des empereurs 

On sait que le pouvoir législatif des empereurs s'exerçait 
soit par l'intermédiaire des comices dont ils obtenaient des 
lois [leges rogatae), soit par celui du sénat, en provoquant 
des sénatus-consultes [orationes principiini), soit directement 
par des constitutions. On a vu plus haut comment les lois 
étaient conçues. Parmi les orationes principum, pour les- 
quelles il n'y a pas de règles fixes à poser, le document le 
plus important est le discours que Claude prononça au sénat 
afin de faire accorder aux primores de la Gaule Chevelue le 
jus honorum \ 

Quant aux constitutions impériales, elles peuvent se divi- 
ser en : 

1" edicta, dispositions législatives d'un caractère général 
qui, parleur forme impérative, rappellent les lois de l'époque 
républicaine ; 

2° mandata, ou instructions adressées par l'empereur à 
des fonctionnaires ; 

3° décréta^ ou décisions rendues par l'empereur, en tant 
que juge souverain ; 

4° rescripta ou réponses faites par l'empereur à une con- 
sultation qui lui a été adressée par un magistrat ou même 
un particulier. 

Les édits impériaux comprennent un en-téte caractéris- 
tique : le nom de l'empereur au nominatif avec le verbe 
dicit ou dicunt, suivant le nombre des princes régnants. 

1. De Boissieu, Inf^c. de Lyon, p. 136. Cf. Tacit.. Ann., XI. 23 et suiv. 



DOCUMENTS EMANANT DES EMPEREURS 271 

Ex. : C. I. L., V, 5050 : 

Ti. CtaiicUus Caesar Augiistiis Gennauicus, pont{ife.r) 
maxim{ufi), tn'bi/{iiin'f/) potest{ate) VI, imp{erator) XI, p{aler) 
p{atriae), co{n)s{jil) desigiuitus IIII, dicii. 

On connaît un certain nombre de documents de cette 
sorte ^ : 

l'édit d'Auguste, relatif aux eaux de Venafrum [C. I. L., 
X, 4842) ; 

Tédit de Claude, dont on vient de lire le début, qui règle 
certaines questions de propriété territoriale en faveur des 
Anauni et de deux autres petites peuplades rattachées au 
territoire de Tridentum ; 

un édit du même empereur relatif à Tégée (C /. L., Il, 
7251); 

le fameux édit de Dioclétien dit édit du maximum [C. I. L,, 
111, p. 801 et suiv. ; p. 1909 et suiv. '). 

Parmi les autres constitutions impériales, on peut citer : 

un rescrit de Vespasien aux Vanacini (Orelli, 4031), rela- 
tivement à une contestation de frontière ; 

un rescrit du même aux habitants de Sabora [C. I. L., Il, 
1425), pour leur accorder ou leur confirmer certains privi- 
lèges qu'ils avaient sollicités ; 

une lettre de Domitien aux habitants de Faleria (Orelli, 
3118), au sujet de contestations qui s'étaient élevées avec 
les habitants de Firmum ; 

une lettre de Trajan à Avidius Quietus, légat de Galatie, 
au sujet des habitants d'Aezani [C. I. L., III, 355) ; 

un rescrit d'Hadrien sur la nomination du directeur du 
collège d'Epicure à Athènes [Ami. épigr., 1891, n° 20); 

un rescrit d'Antonin le Pieux aux habitants de Smyrne, 
qui demandaient à prendre copie d'une constitution donnée 
à leur ville par Hadrien (C /. L., III, 411) ; 

1. Nous ne parlons pas de ceux qui sont rédigés en grec, et qui, par suite, ne 
seraient pas à leur place dans notre travail (Cf., à ce sujet, Reinach, Tracté d'épi- 
graphie grecque, p. 60 et suiv.). 

2. Sur cet édit, et spécialement sur la partie grecque, voir Reinach, op. cit., 
p. 62 et suiv. 



«72 DIVERSES CLASSES D'INSCRIPTIONS 

un resci'it de Commode relatif" aux journées de prestation 
dues parles colons du sa l/us Burit ni tanu s en Afrique {C. I. L. 
VIII, 10570 ; cf. Eph. epigr., V, 471) et peut-être des sal- 
tus voisins [CI. L.., VIII, 14451) ; 

une lettre de Sévère et de Caracalla à Tertullus, légat de 
Mésie Inférieure, et à Héraclitus, leur procurateur, confir- 
mant certains privilèges des habitants de la ville de Tyra, 
dans rillyricum {Ibid.. III, 781); 

un rescrit de Valérien et de Gallien aux habitants de 
Baetocece, pour leur confirmer leurs anciens privilèges 
{Ibid., III, 184) ; 

un autre du même empereur, '^établissant qu'un magistrat 
municipal ne peut pas imposer d'amende à un personnage 
d'ordre sénatorial {Ibid., 412) ; 

un rescrit de Constantin, permettant aux habitants d'His- 
pellum de donner à leur ville le nom de Flavia Constans, 
d'y bâtir un temple à la gens Flavia et d'y célébrer des fêtes 
(Wilmanns, 2843) ; 

deux autres du môme empereur et de ses fils à Ablabius, 
préfet du prétoire d'Orient, de Jure civitatis Orcistenis 
concedeiido, et aux Orcisteni, ne Nacolensibus pro cultis 
amplius pecuiiiam solvant [C. I. L., 111,352); 

une constitution de Julien, de l'an 362, pour donner aux 
praesides de provinces le droit de nommer des pedanei 
judices' {C. I. L., III, 459). 

D'autres textes ne nous sont parvenus que très mutilés : 

un édit d'Antonin de 145 [Jbid., 145) ; 

un rescrit de Sévère au collège des paeanislae [Ibid., VI, 
1370) ; 

un rescrit d'un empereur du IIP siècle pour arrêter les 
exactions des officiales en Numidie (Ibid., VIII, 17639) ; 

un rescrit de Gallien {Ibid., VI, 1222) ; 

une loi de Constantin et de Maximien trouvée à Corcyre, 
{Ibid., III, 578). 

1. Cette constitution était déjà connue par le Code Théodosiea, 1,16, 8= Cod. 
Just.,lU, 2, 5. 



DIPLOMES MILITAIRES 273 

Cependant la lex rogata ou Azotée par le peuple tomba 
rapidement en désuétude sous l'Empire ; elle fut remplacée 
par une nouvelle espèce de loi, la lex data^ c'est-à-dire 
promulguée directement par l'empereur. On a récemment 
trouvé un exemple des plus intéressants de lex data : c'est 
un fragment, malheureusement trop mutilé, de la loi édic- 
tée par l'empereur Auguste au sujet du concilium de la 
province de Narbonaise et du flamine attaché au culte Au- 
gustal^ 

Nous insisterons ici sur toute une catégorie de documents 
de cette espèce, les « diplômes militaires^ », à cause de 
Fintérêt exceptionnel qu'ils présentent pour l'histoire mili- 
taire générale de l'Empire romain. 

Quand les soldats romains, faisant partie des corps auxi- 
liaires ou des troupes de Rome % avaient accompli leur 
temps de service, il était d'usage que l'empereur leur con- 
férât certains privilèges. A cet effet, le prince rendait une 
loi où il comprenait toute une liste de militaires apparte- 
nant à un ou à plusieurs corps de troupes. Cette loi était 
gravée sur bronze et déposée à Rome dans les archives. Mais 
chacun des soldats intéressés en recevait une copie où son 
nom seul figurait: c'est cette copie qu'on désigne sous le 
nom de diplôme militaire. Tous ces diplômes militaires sont 
conçus sur le même modèle, sauf de légères différences qui 
tiennent à l'époque où l'acte a été rédigé. 

Le diplôme suivant peut servir de type : 

1. Bulletin du Comité archéologique, 1888, p. 157 ; Reme épigraphique du 
midi delà France, 1888, p. 344 et suiv. ; C. I. L., XII, 6038; Bullett. delV 
Istitutodl diritio romano, ï, p. 173 et suiv. Cf. Mispoulet, Comptes rendus 
de l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, 1888, p. 177, et Guiraud. 
Comptes rendus de V Académie des sciences morales et politiques, 1888, p. 162 
et suiv. 

2. Voir pour les diplômes militaires, L. Hquïht . Recueil de Diplômes militaires, 
etMoramsen,C./. L., III, p. 843 et suiv. ; p. 1955 et suiv. 

3. Nous ne parlons pas ici des légionnaires ; on n'a pas encore trouvé de 
diplômes relatifs à des légions autres que la / et la // Adjutrix, qui sont de 
formation spéciale. Cf. Mommsen, C. /. L.,III, p. 607. 

18 



274 DIVERSES CLASSES D'INSCRIPTIONS 

C. I. L., III, p. 861. 

IMP NERVA CAESAR AVGVSTVS PONTIFEX 
MAXIMVS TRIBVNIC POTESTAT COS ÏÏ P P 
PEDITIBVS ET EQVITIBVS QVI MILITANT 
IN COHORTIBVS DVABVS T GEMINA SARDO 
RVM ET CVRSORVM ET TT GEMINA LIGV 
RVM ET CVRSORVM QVAE SVNT IN SARDI 
NIA SVB TI CLAVDIO SERVILIO GEMINO 
QVI QVINA ET VICENA PLVRAVE STIPEN 
DIA MERVERVNT ITEM DIMISSO HONES 
TA MISSIONE EMERITIS STIPENDIIS QVO 
RVM NOMINA SVBSCRIPTA SVNT IPSIS 
LIBERIS POSTERISQVE EORVM CIVITA 
TEM DEDIT ET CONVBIVM CVM VXO 
RIBVS QVAS TVNC HABVISSENT CVM 
EST CIVITAS IIS DATA AVT SI QVI CAELI 
BES ESSENT CVM IIS QVAS POSTEA DVXIS 
SENT DVMTAXAT SINGVLI SINGVLAS 

A D VI IDVS OCTOBRES 
TI CATIO /"ronTONE 

M cALPVRNîo ICO COS 

COHORT II GEMINae ligurmn ET CVRSORVM 
CVI />rAEST 

T VLXMius .... GNVS 

TVNILAE F CARES 

DESCRIPTVM ET recogniN^l EX TABVLA AE 
NEA QVAE FIXa est romaE IN MVRO POST 
TEMPLVM DiVî au g ad mINERVAM 

A. En tête, on le voit, se lit le nom de Fempereur qui a 
conféré le diplôme, suivi de ses titres ; ceux-ci sont énu- 
mérés selon la méthode usitée en pareil cas \ 

Imp{eratoi) Nerva Caesar Augustus poiitifex inaximus, 
tribiuiic{ia) potestat{e), co{ii)s{iil) II, p{ater) p{atriae). 

B. Puis on trouve : 

a) la désignation du genre de soldats et des corps de 

1. Cf. 2« partie, chap. m, § 1, p. 106 etsuiv. 



DIPLOMES MILITAIRES 275 

troupes auxquels le privilège est accordé : peditibus et equi- 
tibus qui militant^ in cohorUbus cluabiis I Gemina Sardo- 
rum et Cursorum et II Gemina Ligunnn et Cursoriun ; 

b) la province militaire ou le lieu oii sont fixés ces corps 
de troupes avec le nom du gouverneur de la province, 
c'est-à-dire du général en chef: qiiae sunt in Sardinia sub 
Ti. Claudio Servilio Gemino ; 

c) le nombre des années de service auquel sont arrivés 
les soldats relatés dans la loi: qui quina et vicena plurave 
stipendia nieruerunt. 

Tous ces renseignements sont renfermés en une seule 
phrase, dont les différents membres sont réunis entre eux 
par des relatifs et qui se termine par la formule quorum 
nomina subscripta sunt. Après cette dernière formule, il 
est fait mention des militaires appartenant au même corps, 
qui, bien qu'ayant reçu Vhonesta missio antérieurement, 
sont compris, pour les privilèges conférés par le diplôme^ 
dans la même promotion que leurs camarades encore en 
activité de service. C'est ce que signifient les mots : item 
dimisso [dimissis^ s'il y en a plusieurs) honesta missione 
emeritis stipendiis. Une telle distinction n'existe plus après 
Trajan, Vhonesta missio étant toujours accordée avant le 
diplôme, à partir de ce prince. La formule devient alors : 
miUtibus qui militaverunt, ... quinis et vicenis pluribusve 
stipendiis emeritis, dimissis honesta missione. 

Quand les diplômes sont conférés à des soldats apparte- 
nant aux cohortes prétoriennes ou urbaines, la formule 
usitée après les noms impériaux est un peu différente. On 
y lit: nomina militum qui militaverunt in... cohortibus — 
subjeci. 

Lorqu'il est question, dans le diplôme, des enfants et des 
descendants des soldats qui doivent, eux aussi, bénéficier 
delà loi, mention en est faite à cette place: c'est ainsi qu'on 

l. Quand le diplôme s'adresse à des soldats ayant déjà reçu Vhonesta missio, 
le mot militant est changé eu militacerunt. C'est ce qui arrive toujours après 
Trajan. 



276 DIVERSES CLASSES D'INSCRIPTIONS 

lit dans le diplôme cité plus haut : ipsis, liberîs posterisque 
eoriim ^ . 

C. Suit rénumération des faveurs accordées aux militaires 
compris dans la présente loi : le jus civitatis pour ceux 
d'entre eux qui ne Tout pas encore reçu; le conubium ou 
mariage conforme au droit civil romain avec la première 
femme qu'ils épouseront, après leur congé, même si elle est 
de condition pérégrine. Si, au contraire, ils sont déjà 
mariés, la loi leur donne le droit de transformer ce mariage 
antérieur en conubium : civitatem dédit et conubium cum 
uxoribus quas tune habuissent cum est civitas iis data, aut, 
si qui caelibes essent, cum iis quas postea duxissent^ dum- 
taxat singuli singulas , 

Sur les diplômes conférés aux soldats des cohortes pré- 
toriennes ou urbaines, on lit une formule un peu différente: 
quibus, fortiter et pie militia functis, jus tribuo conubi dum- 
taxat cum singulis et primis uxoribus, ut etiam si peregrini 
juris feminas matrimonio suo junxerint proinde liheros tol- 
lant ac si ex duobus civibus romanis natos. Il n'est pas 
question ici an jus civitatis, parce que les soldats urbains, 
le possédaient tous en entrant au service : on sait qu'ils 
étaient recrutés parmi les Italiens. 

D. A^ient alors la date : jour, mois et année, celle-ci 
marquée, suivant Tusage, par les noms des consuls : a[nte) 
d'jem) VI Idus Octobres, Ti. Catio [Fron]tone, M. [C]alpur- 
n[io...] ico co[n)s{ulibus). 

E. Tout ce qui |)récède est une reproduction exacte de 
la loi impériale; ce qui suit n'en est qu'un extrait : il y est 
relaté seulement ce qui intéresse le sohlat auquel la copie 
est destinée. On y lit le nom de ce soldat, au dalif, avec la 
mention de sa patrie: Tunilae... f{Hio), Carcs{io). Ce nom 
est précédé de : 1" la désignation du corj)s au(|uel le mili- 



1. Dans les diplômes antérieurs à 145, on trouve celte formule; après cette 
date, elle disparait pour ne se rencontrer de nouveau que très postérieuremeut. 
Cf. C. /. L., III, p. r?Ûl:5 et suiv. 



DIPLOME MILITAIRE DE L'AN 98 



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278 DIVERSES CLASSES D'INSCRIPTIONS 

taire appartenait, au génitif, avec le nom du chef de ce 
corps : cohort[is) ii Gemin[ae Ligiirum] et Ciirsorum, cui 
[pr]ae{e)st T. Flav[iiis...]gnus; 2° la mention du grade de 
ce militaire qui, pourtant, est parfois omise, comme ici. Le 
mot qui désigne le grade est précédé de ex quand le soldat 
a déjà reçu Yhonesfa niissio^ : ex gregale, ex clecurione. 

Une formule telle que : descriptiim et [recogni]tiiin ex 
tabula aenea qiiae fix[a est Roma'\e iii iniiro post teinpluni 
Div[i Aug'.usii) ad M' in ef va ni termine le diplôme. Elle 
indique Tendroit oii Toriginal est exposé et certifie l'exac- 
titude de la copie. 

Le diplôme tout entier était écrit sur deux tablettes de 
bronze égales se faisant suite et pouvant se replier l'une 
sur l'autre, de telle sorte que Técriture fût absolument 
cachée. Ces deux tablettes étaient réunies entre elles au 
moyen de fils. Sur Tune des deux faces extérieures du 
diplôme, le texte était reproduit: sur l'autre, de chaque côté 
du fil qui reliait les deux tablettes et qui était recouvert de 
sept cachets de cire, se lisaient les noms des sept citoyens 
romains qui avaient attesté la fidélité de la copie et Tau- 
thenticité du diplôme. Ainsi le voulait un règlement formel*. 
Généralement les prénoms et noms des témoins étaient 
gravés à gauche des cachets, le surnom à droite. On trouvera 
au dos de cette page le fac-similé d'un diplôme militaire de 
Tan 98 (L. Renier, Diplômes militaires, pi. 38 et 39; cf. p. 257 
et suiv.). La disposition des inscriptions sur les faces exté- 
rieures et la correspondance des trous, par oii passaient 
les fils servant à fermer le document, y sont nettement 
indiquées. 

Parmi les documents émanant des empereurs, il en est 



1. Cf. Cf. L., III, p. 908. 

2. Paul., Sent., 5, 25, 6, éd. Huschke: Amplissimus ordo decrecit eas tabulas 
quae publlci cel pricati contracta.'' scripturam continent adliilntis tcstibus 
ita sipnari, ut in sumnia marrjinis ad mediam partent pcr/oratae tripUci 
ligno <:on$tringantur, atque imposito supra Ununi cerae signa imprimantur ut 
exteriori parti scripturaejideni interior sercet. Aliter tabulac prolatae nihil 
mo menti ha bent. Cf. Suet., A'ero, 17. 



DOCUMENTS ÉMANANT DES MAGISTRATS 279 

un qui ne rentre dans aucune des catégories que nous avons 
déjà signalées, mais qui mérite pourtant, par son importance, 
d'être cité ici : c'est Vlndex ve.riun gestanini d'Auguste, 
dont la copie la plus complète est gravée sur les murs du 
temple de Rome et Auguste à Ancyre \ Il nous retrace 
toute riiistoire de l'établissement du régime impérial. 

4" Documents émanant des magistrats 

On peut les diviser en trois classes : 

les edicta, par lesquels ils faisaient connaître les règles 
qu'ils se proposaient de suivre pour l'interprétation de la 
loi dans leurs fonctions judiciaires ; 

les rescripta ou réponses à des requêtes qui leur avaient 
été adressées ; 

les décréta ou sententiae^ c'est-à-dire les décisions prises 
par le magistrat compétent dans telle ou telle circonstance. 

Le plus ancien des documents connus de cette espèce est 
le décret rendu en 565 = 189, par Paul Emile comme pré- 
teur d'Espagne ultérieure {C. I. L., II, 2838). Nous en don- 
nons ici un fac-similé d'après celui qui figure RU^Corpus. \ 



vrEl^aYHf 'HA5TEM^î VM'-SE^V^ f 
/N'TVRUfiASCVTANM-îABITAPvENl 

LE f j& ER E [' fsSSBN T'ACRVM'Or'PfD VMON 
^avOD'FArEMPEiTATH'PoJEDJSENT 

^fTEMPOiJ/DERE'HAB^RHaVE 



ROMA Nfvyv E l EET< ACT I N C ASTRE IJ 



AP^rï'f^-FE&Pv 



i 



1. C. I. L.. ni. p. 769 et suiv.; Mommsen, Res geatao. Dioi Augusti, 1883. 
(J'en ai donné, avec M. Pallier, une édition abrégée. Paris, 1886.) Pourtant, 
par une conception ingénieuse, M. Bormann range ce document parmi les clo- 
gia funéraires {Bemertiungen 2um scliriJtUcIten Nacldasse des Kaisers Augus- 



280 DIVERSES CLASSES D'INSCRIPTIONS 

On peut citer ensuite la lettre des consuls de Tannée 568 
= 18G, aux Teurani, qu'on appelle souvent « sénatus-con- 
sulte des Bacchanales », parce qu'elle fait connaître les 
dispositions prises par le sénat pour empêcher la célébra- 
tion des Bacchanales en Italie, et qu'elle n'est qu'un extrait 
du sénatus-consulte rendu à cette occasion [C. /. L., I, 196; X, 
104), et la réponse du préteur L. Cornélius aux habitants de 
Tibur en 595 = 159 {Ihid., I, 201, XIY, 3584). 

Rappelons encore, parmi les documents d'époque posté- 
rieure : 

la sentence des Minucii, arbitres du sénat en 637 = 117, 
dans une contestation de frontières entre \es CasteUani Laii- 
genses Viturii et les citoyens de Gènes {Ibid., I, 199) ; 

la sentence du proconsul L. Helvius Agrippa, rendue en 
68 ap. J.-C. relativement à une contestation de frontières 
entre les Palvicenses et les Galillenses, en Sardaigne (/^?V/., 
X, 7852) ; 

la sentence du légat correcteur C. Avidius Xigrinus, 
rendue à Delphes, sous Trajan, à propos d'une contestation 
analogue [Ibid., III, 567)^ ; 

le règlement édicté à l'époque d'Hadrien par deux procu- 
rateurs de l'empereur pour préciser les droits et devoirs 
des colons et des fermiers d'un certain domaine africain 
{Année épigr., 1897, n"^ 48) ; 

le rescrit de Claudius Quartinus, légat de Tarraconaise, 
aux duumvirs de Pampaelo, en 119, pour leur donner rai- 
son dans une affaire engagée par eux [C. I. L., II, 2959); 

la lettre des préfets du prétoire Bassaeus Rufus et Macri- 
nius Vindex (166-169) aux magistrats de Saepinum et de 
Bovianum, pour leur interdire de maltraiter les hommes 
chargés de la garde des troupeaux de brebis appartenant à 
] 'empereur (/^/r/., IX, 2438); 

tas. p. 15 et suiv.). Cf. Philolofius. 1885. p. 157 et siiiv., p. 170 et suiv. 
M. Cantarelli, qui s'est occupé à son lourde la nature de ce document, 
repousse formellement cette manière de voir {Bullett. romunale. 1889, p. 1 et 
s., p. 67 et s.). 
1. Cf. un document analogue du même temps: Ibid., 586. 



l 



DOCUMENTS EMANANT DES MAGISTRATS 281 

Ten-tête d'un décret de L. NoviusRufiis, légat de Tarra- 
conaise en 193, au sujet d'une contestation de frontières 
{C. I. L., II, 4125); 

la circulaire de procurateurs impériaux contemporains 
de Septime-Sévère, réglementant la mise en valeur de cer- 
taines parties des domaines impériaux en Afrique (Ann. 
épigr., 1892, n" 90 et 124); 

la décision d'Alfenus Senecio, sous-préfet d(; la flotte de 
Misène, relative à une question de propriété et à la validité 
de l'achat d'un terrain qui contenait des sépultures [C. I. L., 
X, 3334); 

une lettre de Julius Paternus aux habitants de Catina, 
assez mutilée [Ibid., X, 7024); 

un petit fragment d'une ordonnance du proconsul d'A- 
frique? sur les fournitures en nature auxquelles avaient 
droit les soldats de passage dans la ville de Cirta {Ibid., 
VIII, 15868). 

Sur d'autres inscriptions on trouve rassemblés plusieurs 
règlements ou lettres dus soit au même fonctionnaire, soit 
à des fonctionnaires différents, par exemple : 

dans un texte de Lambèse les lettres de deux procura- 
teurs de Maurétanie à deux légats de Numidie, au sujet 
d'un aqueduc de Bougie, qui contiennent elles-mêmes le 
rapport du centurion chargé de diriger les travaux de l'aque- 
duc {C. I. L., YIII, 2728) ; 

dans un texte de Home les lettres de ratioiiales de Sep- 
time Sévère à plusieurs personnages au sujet à' Adrastus , 
procurateur et affranchi de l'empereur, qui demandait à se 
construire une maison {Ibid., VI, 1585); 

dans une inscription de la même ville, les sentences suc- 
cessives de trois préfets des vigiles, relatives à une rede- 
vance que le collège des fullones prétendait à bon droit ne 
pas avoir à payer pour l'eau qu'il employait (/6/f/., VI, 266); 

sur la pierre de Thorigny, des lettres de Claudius Pauli- 
nus, légat propréteur de Bretagne, à Sennius Solennis, et 
d'Aedinius Julianus, préfet du prétoire, à Badius Com- 



282 DIVERSES CLASSES D'INSCRIPTIONS 

nianiis, procurateur et gouverneur intérimaire de Lyonnaise 
(Desjardins, Géogr. delà Gaule, III, p. 203); 

sur une inscription trouvée à Timgad deux édits d'Ulpius 
Mariscianus, gouverneur de Xumidie sous Julien, réglant 
Vorclo salutationis du gouverneur et les taxes que les 
membres de son officium pourront percevoir à propos des 
procès qu'il est appelé à juger (C /. L., VIII, 17896, etc.); 

sur plusieurs pierres découvertes à Rome, des fragments 
d'un ou plusieurs édits de préfets de la ville de Rome au 
IV' siècle, pour priver certains personnages du droit de 
recevoir des distributions gratuites de blé [Bullett. comun. 
de Rome, 1891, p. 342 et suiv.). 

La loi de douane de Zaraï est peut-être aussi un règle- 
ment émanant de l'autorité romaine [C. I. L., VIII, 4508). 

Les sentences, décrets, rescrits des magistrats, com- 
mencent généralement par une phrase indiquant la nature 
du document: on y lit les noms du magistrat au nominatif 
suivis des formules decrevit, dixit, decretiim, recitavit\ 
quelquefois précédées elles-mêmes des mots ciim consilio 
collocutus (CCC). Les lettres sont souvent présentées 
sous la forme épistolaire ordinaire : Ille illi salutem. 

5" Actes publics du peuple romain 

Cette catégorie comprend des documents du plus haut 
intérêt pour l'histoire romaine. 

On doit citer en première ligne les Fastes consulaires et 
triomphaux. Les calendriers, dont il sera plus longuement 
question ci-dessous, ne renfermaient d'abord que l'indication 
des fêtes religieuses de l'année; mais on fut bientôt amené 
à ajouter à ces renseignements la liste des magistrats, prin- 
cipalement des magistrats éponymes, ainsi que la mention 
des événements glorieux pour la République. De là les 

t. Dccretum ex tilia rcciiacU [C. I. L., 11,4125). 



ACTES PUBLICS OU PRIVES 283 

Fastes, tables de bronze ou de marbre qui étaient exposées 
sous les yeux du public et où se lisaient les noms des con- 
suls et ceux des généraux qui avaient été honorés du 
triomphe. Nous possédons des fragments très importants 
de documents de cette espèce, connus sous le nom de 
« Fastes Capitolins », parce qu'ils furent portés au Capitole, 
après leur découverte et qu'ils y sont conservés. Ces Fastes, 
qui figuraient sur les murs de la Regia, demeure du pontife 
maxime \ ont été gravés d'abord régulièrement entre 718 
et 724 de Rome, et continués jusqu'à la mort de César, puis 
complétés en une seule fois à deux époques différentes, en 
742 de Rome sous Auguste, et en 88 ap. J.-C. sous Domi- 
tien. On trouvera dans le premier volume du Corpus une 
notice très complète de M. Mommsen à ce sujet*. 

Les Fastes consulaires renferment les noms des consuls, 
ceux des dictateurs et de leur magister equitum, et ceux des 
tribuns militaires coiisulari potestate, pour le temps où ces 
tribuns existèrent, enfin ceux des censeurs. Les années où 
ces différents magistrats étaient en charge sont indiquées 
par période décennale (271, 281, 291, 301, etc.). 

Le fragment suivant qui comprend les années 489-499 de 
Rome peut servir de type. 



1. Cf. une restitution de l'édifice au C. /. L., I, 2, pi. II. 

2. C. /. L., I, 2, p. 1 et suiv. 



284 DIVERSES CLASSES D'INSCRIPTIONS 

C. L L., I, 2, p. 22. 

489 q- fabius-q- f ■ m- n- maxim gurges iii l • mamilius • q • f ■ m ■ n ■ vifiih 

CENS CN CORNELIVS-L-F-CN-N-BLASIO C AlARCIVS C F L-N-RVTILVS II QVI • L • F • XXS 

IN • HOC • HONORE ■ CENSOrIn APPEL • 

BELLVM • PVxMICVM • PRI MVM 

490 AP • CLAVDIVS -c • F ■ AP -N CAVDEX .M • F V L V I V S • Q • F • M • N • F L A C C V 

491 CDXCAV- • VALERIVS • .m ■ F • .M • N • M AXIMVS AV • OCTACILIVS- C • F • M/ • N • C R A S S "V 

Qvl • IN • HOC • HONORE • .MESSALL • APPELL • E 

CN-FVLVIVSCN-F-CN • MAXIM • CENTVMALVS DICT 

CLAVI • fIg • CAVSS 
Q • M A R C I V S ■ Q • F ■ Q • N • P H I L I P P V S MAG • EQ 

492 L • POSTVMIVS • L- F • L- N • MEGELLVS Q • M A M I L I V S • Q • F • M • N • V I T V L \ 

493 L-VALERIVS-M- F-L-N • FLACCVS T-0TACILIVS-C-F-AS.7-N-CRASSV 

494 CN • CORNELIVS-L-F-CN-N • SCiPIO -ASINA c- DvIlIVS -M -F-M-N 

495 L • CORNELIVS • L • F • CN • N SCipiO C • A Q V I L L I V S • M • F • C • N ■ F L O R V 

496 A ■ AtIlIVS • A ■ F • C • N CAIATIANVS C • SVLPICIVS • Q ■ F • Q ■ N • PATERCVL\ 

CENS C • D V I L I V S M F M N /• comelius l.f. en s-scipio l. f. xxx\ 

497 c • atIlivs • M- F • M • N REGVLvs CN comeHus t. f. en. n. blasio 

Q • OGVLNIVS • L • F -A • N • GALLVS ^ict 

/atIn AR -FER- CAV S S 
M • LAETORIVS • M • F-M-N PLANCIANVS MAG - EQ 

498 L-MANLIVS-A-F-P-N -VVLSO - LONGVS Q - CAEDICIVS - Q - /" - Q • N - IN • MAG • MORT' 

In-EIVS-LOCV.M-FACTVS -ES 
.M - A T I L I V S - y\ - F - L • N • R E G V L \' S 

499 SER-FVLVIVS -M -F-M-N - PAEtIn -NOBILIOR M • A E MI L I V S • M • F • L - N ■ P A V L L V 

489 (de Vari'on) [Q. Fdfiius Q. f{/lii/s) M. ii{cpos) Ma.rim(us) Gurges 

tertium, L. Mamilius Q. f^ilius) M. n[epos] Vitulus] — Cens'\o- 
res) : Cn. Cornélius L. f[ilius) Cn. n(epos) Blasio, C. Marcius C. 
f[ilius) L. n[epos\ Rutilus itcrinn, qui l[ustruin) f[ecerunt) trige- 
simum quintuni. In hoc honore (C. Murcius lintilus) Censori- 
nius) appcl(latus) c[^s( . 

JJclluni jjunicuni jjriniuni 

490 Ap. Claudius C. [[ilius Ap. n cpos) Cnudc.v, M. Fnh'ius Q. 

f{i/ius) M. n[epos) Flaccus. 



FASTES CONSULAIRES 285 

491 Ânno CDXC (des Fastes). M' Valerius M. f{ilius) M. n{epos) 

Maximiis, qui in hoc honore Messall(d) appell[alus) e{st). M' Oc- 
tacilius C. f[ilius) Af' n(epos) Crassus — Cn. Fuhius Cn. f[ilius) 
Cn. n(cpos) Ma.iimus Ccnluinalas, dict[ator), Q. Marcius Q. 
f[iliiis) Q. n[epos) Philippus, mag[isler) cq[itituiii), clavi fig[endi) 
caussa. 

492 L. Postuinius L. f[ilius) L. n[epos) Megellus, Q. Mamiliits Q. f[ilius) 

M. n[epos) Vitulus. 

493 L. Valerius M. f[ilius) L. n[epos) Flaccus, T. Otacilius C. f\ilius) 

M' n[epos) Crassus. 

494 Cn, Cornélius L. f\ilius^ Cn. n[epos) Scipio Asina, C. Duilius M. 

f(ilius) M. n[eposj. 

495 L. Cornélius L. ['[ilius] Cn. 7i[epos) Scipio, C. Aquillius M. f[ilius) 

C. n{epos) Florus. 

496 A. Atilius A. f(ilius) C. n[epos) Caiatianus, C. Sulpicius Q. f[ilius) 

Q. n[epos) Paterculus. — Cens ores) : C, Duilius M. f[ilius) M. 
n[epos), [L. Cornélius L. fiilius) Cn.'\ n[epos) Sci[pio l^ustruni) 
f[ccerunt) trigesinium sextum]. 

497 C. Atilius M. f[ilius) M. n(epos) Régulas, Cn. [Cornélius L. f\ilius) 

Cn. n[epos) Blasio iterunî] — Q. Ogulnius L. f[ilius] A. n(epos) 
Gallus, \dict[ator)], M. Laetorius M. f(ilius) M. n(epos) Plancia- 
nus, inag(ister) eq(uitum), [L]ati?iar{um) fer[iarum) caussa. 

498 L. Manlius A. fijlius) P. n[epos) Vulso Longus.^ Q. Caedicius 

Q. [f[iliu^)] Q, n(cpos) in mag[istratu) mort{uus) e[st) : in ej'us 
locum factus est M. Atilius M. f{ilius] L. n[epos) Regulus 
iterum . 

499 .9e/-. Fulvius M. f[ilius) M. n(epos) Paetin[us) Nobilior, M. Aemilius 

M. fiilius) L. n^epos) PauUus. 

Les Fastes dits triomphaux indiquaient le nom du triom- 
phateur, la date et le lieu de son triomphe ainsi que le nom 
des peuples vaincus qui le lui avaient mérité^ ; parfois on 
ajoutait aussi des détails caractéristiques de la victoire. On 
lira à la page suivante un fragment des Fastes triomphaux 
qui fera comprendre comment ces documents étaient rédigés : 

1. Schôn, Acta triumphorunx CapitoUna, Wien, 1893; C. /. L., I, 2, p. 43 et 
suiv. 



2S6 



DIVERSES CLASSES D'INSCRIPTIONS 



C. I. L., I, 2, p. 47: 



IIP £ OîlNEl I ¥Si'?-Til'H-Lîïsn' YLVS'-^MK 



IO>FA;SIV3<2ïraNMA>CîMVS-ÂNM0©J 
f %I R R.VCOSSVK0S-DKIGVRîB¥S-}i-FEBÎ 



?]iV0COKK-ll LVRîJlS-WAVAL'EQmmviMT 
i-A aMlL3¥Sl>r-CHWAP%C©5-Â M-B30(nx 

D1E'GA.LLEIS IlI-NONAS'MAl^T 
C-flLAMINlVK-F-î-N-COS- ANNOBXX; 

I0E-G4LU1S' VMD" - 

■? f va JVS-SFBA-M-PHÎ LVS-C05-À WNO-BX XX { 

BE-CA l LE I S-ETi 3 CV^I &VS-3 3 IM DVIM A KT 

COS'î>î-C'ALLïîS-INSVBRîBVJ-ETGîfvAAAÎNJ! 
K-MÀKT-I3Q.^I-SfCU/\0PlMA-REnrVLlT 
.•■^«^'■'•■';;:^?HomVWIRlDVMAî^ADCUSî'îDlVM 
' Ihît.'ERFECTO 



518 (de Varron) P. Cornélius, L. f[ilius), Ti. n{epos) Lentulus Caudinus 

co[n)s{ul) de Ligurib[us) — [triumphum egit), an(no) Z)A'F[//], 
Idibus Inter[kalar[ibus)'\. 

519 T. Manlius, T. f(iliiis), T. n(epos) Torquatus co[n)s{ul) de Sardeis, 

an(no) DXV[IIÏ\, VI Idus Mart{ias). 

520 Sp. Carvilius, Sp. f{ilius), C. n{epos) Maxinius co[n)s[uI) de Sardeis, 

an(no) D[XXJ], K[alendis) April[ibus). 

521 Q. Fabius, Q. f'ilius), Q. n[epos] Maxinius Verrucossus co[n)s(ul) de 

Liguribus^ anno DXX, K[alendis) Febr{uariis). 

522 Af' Pomponius, M' f{ilius), M' n[epos) Matlio, co[n]sul de Sardeis, 

ann{o) />».V[.rj, Idibus Marl[iis). 

523 C. Papirius C. /'(i/ius) L. n[epos) Maso con[s)ul) de Corseis, pri- 

mas in monte Albano, ann[o) DXXII^ III Nonas Mart(ias). 
526 Cn. Fulvius, Cn. f[ilius), Cn. n(cpos) Centumalus proco[n)s[ule) c-x 

Illurieis naval[em] egit, a(nno) DXXV, X K[alendas) Quint(ileis). 
529 L. Aimilius, Q. f{ilius), Cn. n[epos) Papus co[n)s[ul) de Galleis 

an[no) DXXIIX, III Non[as) Mart[ias). 
531 C. Flaminius, C. f(iiiusj, L. n[epos), co[n)sul de Galleis, anno DXXX^ 

VI Idus Mart[ias) . 



FASTES CONSULAIRES 287 

P. Furius^ Sp. f[ilius)^ M. n[epos) Philus co[n)s{ul) de Galleis et 
Liguribus, anno DXXX, IIII Idiis Mart{ias). 
532 M. Claudiiis, M. f{iUus), M. n{epos) Marcellus co{n)s{ul) de Galleis, 
Insubribiis et German[is), an[no) DXXXI K{alendis) Mart(ils), 
isque spolia opiina rettulit, [^duc'\e hostiuin Virdumaro ad Clasti- 
dium interfecto. 

Les Fastes consulaires et les Fastes triomphaux n'étaient 
pas seulement gravés à Rome sur un édifice public, où ils 
étaient à portée de tous les yeux; les collèges sacerdotaux 
ou autres et les municipalités italiennes affichaient de leur 
côté et pour leur usage les noms des magistrats de la capi- 
tale, surtout ceux des consuls qui servaient à dater les 
actes publics. Il y a même ceci de curieux que les Fastes 
consulaires cessent d'être tenus au courant à Rome après 
la mort d'Auguste, tandis qu'ils sont continués avec grand 
soin dans les municipes sous l'Empire. Nous possédons 
quelques fragments de ces Fastes collégiaux ou munici- 
paux : 

Fastes consulaires 

Fastes du collège des Augures [C. I. L., I, 2, p- 60) ; 

Fastes d'Amiterne [Ibid.), p. 61, et d'Ameria ilbid., p. 63) ; 

Fastes dits Colotiani gravés par les soins de quelque collège [Ibid., 

P- 64) ; 
Fastes dits Biondiani [Ibid., p. 65) ', 
Fastes de Venouse [Ibid., p. 66 et 67) ; 
Fastes municipaux deCupra inaritiina[Ibid., p. 61), de Lucérie (p. 69), 

de Gables (p. 68), de Préneste (p. 72), d'Antium (p. 72 et 73) ; 
Fastes collégiaux trouvés à Rome {Ibid.), p. 68, 69, 70, 71, 74 et 75). 

Fastes triomphaux 

Fastes de Tolentinum {Ibid., p. 75) ; 

Fastes dits Tabulae Barberinianae [Ibid., p. 76 et suiv,). 

A côté des Fastes consulaires et des Fastes triomphaux, 
on doit citer ceux des Fériés Latines, dont on n'a malheu- 



288 DIVERSES CLASSES D'INSCRIPTIONS 

reusemeiît conservé que des fragments peu nombreux 
{C. I. L., I, 2, p. 55 et suiv. = VI, 2011 à 2022, Eph. epigr., 
II, p. 93; III, p. 74; cf. 205 et suiv.). Ils ne relataient que 
le mois et le jour où avaient eu lieu les Fériés Latines ; 
Tannée y est exprimée par le nom des consuls éponymes. 



Ç," Documents relatifs à la religion et au culte 

Parmi les documents relatifs à la religion il faut placer 
les calendriers, les documents concernant des temples ou 
des autels, les actes et fastes des collèges sacerdotaux: 

A. Calendriers. Les calendriers sont des documents essen- 
tiellement religieux, puisqu'ils étaient destinés à indiquer 
la part faite aux dieux dans les jours de Tannée et la date 
des différentes fêtes établies par les pontifes. Ceux-ci se 
réservèrent longtemps la connaisssance de ces fêtes, comme 
ils en étaient les seuls régulateurs. Mais la situation chan- 
gea, après que le scribe pontifical Gn. Flavius eut fait une 
copie du calendrier et Teut affichée au Forum'. Dès lors 
il fut d'usage d'exposer sur un monument public, à la por- 
tée de tous, la série des jours de Tannée et Tindicalion 
des principales fêtes fixes établies par la religion. 

Les municipalités, les collèges, les particuliers imitèrent 
dans la suite Texemple de Rome, et Ton afficha sur la place 
publique des cités', dans les temples, dans les maisons pri- 
vées, des calendriers copiés peut-être sur un archétype 
officiel qui a pu exister dans les archives des pontifes. Il 
faut remarquer pourtant, avec M. Mommsen' que cette pra- 
tique ne s'est jamais étendue que dans les régions très voi- 



1. PV\n., Hist. Nat, XXIII, 1, 17; Liv., IX, 46; Cic, De Om^, I, 41 ; ad 
Attic, VI, 1, 18; Val. Maxim., 11,5, 2 ; Macrob., Sat., I, 15. 19. 

2. Suei., De Grammaticis, 17 : Statua m liabet (Verrius Flacctis) Praeneste 
in superiofc fori parte clrca hemicycliuia in quo fastos a se ordinatûs et 
marmoreo pariete incisos publicarat. 

3. CI. L., I, , p. 207. 



CALENDRIERS 289 

sines de Rome et est à peu près inconnue à la partie grecque 
et à la partie étrusque de l'Italie, ainsi qu'aux provinces. 

Nous avons conservé un certain nombre do calendriers, 
ils datent tous de la fin de la République ou du début de 
l'Empire, le plus ancien ne remontant pas plus haut que 
l'année 725 de Rome, le plus récent étant de 51 après J.-G.\ 
Voici la liste de ces calendriers, dont le plus grand nombre 
figure au premier volume du Corpus Iiiscriptloiium Latiiia- 
ruiii {T édition, p. 203 et suiv.). 

Calendriers trouvés a Rome 

Kalendariiim Ai valiuni (contient septembre, octobre et no- 
vembre) 

— Esquiliniun (contient les mois de mars et juin) 

— Fariiesianum (contient lévrier et mars) 

— Mdfjeianum (presque complet) 

— Paulinum (fragments insignifiants) 

— PigJiianiini (contient août et septembre) 

— Pincianum (contient juillet, août, septembre) 

— Vallense (contient septembre) 

— Vaticanum (contient mars, avril et août) 

Calendriers trouvés en Italie 

Latium Anlialiintni contient décembre) 

Praenestiituiu ('contient de janvier à avril) 
Tusciilaiium (contient d'avril à août) 
Sabine : Amiteniinum (contient de juin à décembre) 

Sahiinim (contient septembre et octobre) 
Samnium : Allifaïuim (contient juillet et août) 
Apulie : Vemisinum (contient mai et juin) 

Etrurie : Caerelanuni (contient de janvier à mai) 

1. M. Mommsen (loc. cit.) fait remarquer que l'année 725 est la date de la 
réforme du caleudrier par Jules César; de là la nécessité de multiplier à ce 
moment les copies du calendrier remanié et de les afficher panout. Au 1" siècle 
de l'ère chrétienne, où chacun s'habiiue peu à peu à la nouvelle façon de 
supputer le temps, cette nécessité se fait de moins en moins sentir ; c'est ce 
qui explique pourquoi, à partir du milieu de ce siècle, ou cesse d'exposer dans 
les villes et dans les édilices de nouveaux <;aleudriers. 

19 



290 DIVERSES CLASSES D'INSCRIPTIONS 

A cette liste il faudrait joindre un certain nombre d'autres 
fragments insérés aa Coi-pus I/isc/iptio/uini Latinanim ,\, 2, 
p. 250 et suiv.; VI, 2295, et X, 3792. 

Tous sont rédigés à peu près de la même façon. La 
première colonne verticale de gauche contient les lettres 
nondinales A, B, C, D, E, F, G, H, dont Fensemble constitue 
autant de semaines qu'elles sont répétées de fois; la seconde 
renferme des caractères destinés à indiquer la nature de 
chacun des jours de la semaine : F désigne les jours fastes, 
N les jours néfastes, C les jours comitiales, « quibiis ciini 
populo agi licet^ ; » EN, les jours endotercisi ou intercisi, 
« pei- qiios luane et vespere est nefas, medio tempore iuter 
hostiam caesam et exta povvecta fas^y). On n'est pas d'accord 
sur la valeur du signe NP. M. ^lommsen ne veut y voir 
qu'un N arcliaïque\ Enfin une troisième colonne est occu- 
pée par la série des fêtes religieuses, qui revenait chaque 
année à la même date. Sur la plupart des calendriers, on a 
ajouté la désignation des kalendes, des nones et des ides. 
Le fragment reproduit ci-contre, (|ui constitue le calendrier 
à\i Piiiciaiiuni, donnera une idée plus nette encore de ces 
sortes de documents et servira de type général. 

' C. I.L., I, p. 219 : 
Juillet. 

C C[omitiaUs). Ludi Concor.. 

D Nep[tunalio) ; n[efastus). Ludi ; fcr[iac) Ncpt{i()w) 
E N{cfas(iis). Ludi 

F Fur' rinalia) ; ti[c fast'us) . Ludi ; fer[iac] Furr[inac) 
G C(omitidlis). Ludi 
H C(omitialis). Ludi in circo 
A C\o/nitialisj. Ludi in circo 

1. Macrob., I, 16, 14. 

2. Varro, De Ling. lat.,Vl, 31. 

3. Cf. le commentaire qui suit le texte des calendriers au I" volume du 
Corpus (2« édil., surtout p. 289). Les jours marqués par un N diffèrent de 
ceux qui sont qualifiés de NP ou souvent ^F en ce que villi tri.-iîcs sint et rum 
rclif/ioiK' roniitnr-n, hi, Ir.rins liahcani hilarra ». Aussi M Hus<'hke, Rôm. 
Stuf/..'p. 2:^8. veut-il expliquer ce signe par n(f?/'a.«<«s) pturus) ou flcrfalui') . Cf. 
Christ. Sitzanq^heriditc der Mûnr/iencr A/:ademic, 1876, p. 191 et suiv., et 
Mar juardt, F^e Cidtc chez- les Rouiains. I. p. 349. 



CALENDRIERS 291 



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292 DIVERSES CLASSES D'INSCRIPTIONS 

B C[onutiaUs . Ludi in circo 

C CioniitiaUs), Ludi in circo Fort[unae) hiijusqite. diei 

D C(o,fiitialis). (Dics) XXXI 

Aoûl 

A] Cons(^nolia) ; n{efastus) 

B Endotercisus 

C Vo/c^ana/ia) ; n[efastiis) Volcano 

D C[omitialis). Liinae in Graecost[asi) 
E 

F Opeconsii'a\- n[efastus) 

G C[omitialis) 

H C[omitiaUs) 

A F[astus) 

B F[astus) 

C C{omitialis). D[ies)XXXI 
,..C. Canini[i) 

Septembre. 

A C[ om itia lis) . yierc[ a tus), , . 

B F{aslus). Merc{urio) feriiae) ex s(cnatus) c{onsuIto) quod is dies Im- 

p(eratoris) Caesar[is) natalis est 
C C(om itia lis 
D C[omitialis) 

E C(omitialis). Veneri Genetrici in foro Caesar[is) 
F C[omitialis) 
G F(astus) 
H C{omitialis). D{ies) XXX 

C. Cocceius... 

Pour régler les travaux champêtres on rédigea aussi des 
calendriers dont nous avons conservé quelques spécimens. 
Le Menologium rusticum Colotianum [C. I. L., I, 2, p. 280 = 
C. I. Z/., VI, 2305) et le Menologium rusticum Vallense [C. I. 
L., 1,2, p. 280 et 359 = C. I. L., YI, 2306) sont les deux 
plus imjiortants que nous possédions. Ils sont divisés en 
douze colonnes : chacune est consacrée à un mois et est 

1. Opicid est une faute du graveur. 



CALENDRIERS RUSTIQUES 293 

surmontée du signe du Zodiaque correspondant; à propos 
de chaque mois on a indiqué le nombre de jours, le nombre 
d'heures du jour et de la nuit, les travaux qu'il convient de 
faire aux champs et les sacrifices qui marquent le mois. 

Exemple : Menologium rusticum Colotianum (mois de 
septembre). 

MENSIS 
SEPTEMBER 

DIES-XXX 

NON QVINT 

DIES HCR • xn 

NOX HCR XU 

AEQVINOCT 

VIII -KAL OCT 

SOL-VIRGINE 

TVTE1.A 

VOLCANI 

DOLEA 

PICANTVR 

POMA-LEGVNT 

ARBORVM 

OBLAQVIATIO 

EPVLVM 

MINERVAE 



Mensis September ; dies XXX; Non{ae) qiiint{o); dies /lor(aruni) XII; 
no.v /lor(arnin) XII. Aeqi(inoct{ium) : VIII Kal{endas) Oct(obres). Sol 
Virgine. Tutela Volcani. Dolea picantnr^ poina leguntiur); arboruin 
oblaqueatio. Epulum Minervae. 

Enfin un fragment de calendrier assez récemment trouvé 
près de Guidizzolo (C. /. L., I, 2, p. 253) contient la mention 
de certaines fêtes spécialement célébrées dans le pays. On 
y remarque, en face des chiffres indiquant les dates des 



294 DIVERSES CLASSES D'INSCRIPTIONS 

mois, des trous destinés à recevoir un clou ou un morceau 
de bois mobile qu'on déplaçait chaque jour\ 



une 



©>'" ' 



\^îni' l'.x t ( 

















A. Documents relatifs à des temples, à des autels. — La 
première place, parmi cette sorte de documents religieux, 
doit être réservée aux lois de consécration des temples ou 
des autels. Nous en connaissons quelques exemples : 

La loi de dédicace du temple de Jupiter Liber à Furfo 
[C. I. L., 1, 603); 

la loi de dédicace de Fautel de Xarbonne, élevé à la divi- 
nité d'Auguste par \;\ plcbs Narboneusis [Ibid.. XII, 4333); 

la loi (le dédicace (l(> raiilel de Jii|)iter à Salona? [Ibid., 111, 
1933 ; 

la lex lucaris Spoletina (Bullett., 1871), |). 07); 



1. On rapprochera de ces calendriers certains semainiers, comme celui du 
musée de Dijon (Lejaj', Insc. antiques de la Côte-d'Or, p. 207, n" 263), ou cer- 
tains calendriers perpétuels {Méin. de la Soc.desAnt.de France, XLVIII.p. 171). 



DOCUMENTS RELATIFS A DES TEMPLES 295 

la loi de conséci-alioii d'il ne statue de Diane à Maeleur 
{C. I. L., VIII, 11796). 

Tous ces documents mentionnent en tête le nom du per- 
sonnage qui a fait la dédicace du temple ille arain [lemplum) 
dedicavit^ legem dixit in ea verha^ [legibus Us) quae infra 
scripta {scriptaë) sunt (Q-l-S-S). La formule de dédicace 
qui suit est à peu près constante, moins le nom de la divi- 
nité évidemment. Voici celle qu'on lit dans la loi de Nar- 
bonne : 

NiimenCaesaris Augusti patris patriae, quando tihi hodie 
Jianc aram daho dedicahoque, lus legibus Jusque regionibus 
dabo dedicaboque quas hic hodie palam dixero^ uti (suivent 
les limites de l'espace consacré^). 

A côté du temple il faut placer naturellement les trésors 
qui y sont renfermés. Ils sont énumérés dans des inscriptions, 
soit à propos de l'oflTande qui en est faite, soit dans un 
catalogue des richesses sacrées. Nous avons un inventaire 
de cette espèce [synopsis) dans un double texte de Girta 
[C. I. L., VIII, 6981-6982). Des offrandes précieuses sont 
signalées pour le temple de Diana Nemorensis {Hermès, 
1871, p. 6 et suiv.), pour celui d'Isis, à Acci, en Espagne 
[C. 1. Z/., II, 3386), pour celui de Mercurius Sobrius, dans la 
civitas Vazi Sariri, en Afrique (/^/V/., VIII, 12001), etc. Nous 
trouvons aussi à Ariminum, la mention d'un certain nombre 
de dons faits par différents personnages à différents dieux 
{C. I. L., XI, 353 à 364), et à Riez celle d'uiu; statue du 
Sommeil ornée d'objets précieux, que deux dédicants offrent 
à Esculape [Ibid., XII, 354). Le nombre des inscriptions où 
il est question de statues de divinités destinées à des 
temples est considérable. 

Je rappellerai, en terminant ce paragraphe, la loi relative 
aux devoirs du flamine de la province de Narbonaise et aux 
honneurs qui lui sont accordés. Nous n'en avons gardé, 
par malheur, qu'un petit fragment (6\ /. L. , XII, 6038). 



1. De Ruggiei'o, Di^ionario eplgrajlco, s. v. Aodes, p. 149. 



296 DIVEKSES CLASSES D'INSCRIPTIONS 

C Actes et fastes des collèges sacerdotaux. — Il est pro- 
bable que, depuis Auguste, sinon auparavant, les collèges 
sacerdotaux de Rome et, à leur imitation^ ceux des provinces 
et des cités tenaient des actes où étaient relatés tous les 
événements qui intéressaient chacun d'eux. Les actes les 
plus importants que nous ayons conservés sont ceux des 
frères Arvales qui embrassent, avec quelques lacunes, la 
période comprise entre Auguste et Gordien. Ils ont été 
commentés successivement par Marini ^ qui n'en connaissait 
encore (|n'un petit nombre, et par Henzen*, qui fut chargé 
de fouilles importantes pour retrouver le reste. Ces actes 
énumèrent, année par année, tous les faits qui se sont 
produits : les noms des magistrats du collège, les nouveaux 
prêtres élus, les sacrifices accomplis à Toccasion de chacun 
d'eux, les différentes réunions tenues par les Arvales et la 
cause de ces réunions. C'est dans ces actes que Ton trouve 
rapporté le fameux chant des Arvales', qui a tant exercé la 
sagacité des savants ^ Leur intérêt est considérable, car ils 
touchent constamment, en dehors des questions religieuses, 
à l'histoire de l'Empire romain ou de la famille impériale. 

A côté des frères Arvales, il faut citer : 

les actes des jeux séculaires {Eph. epigr., VIII, p. 225 et 
suiv.); 

les fastes des Augures {C. I. L., VI, 1976) ; 

ceux des Salii Palatini (Ibid., 1977-1983) ; 

ceux des sodales Divorum Augustorum [Ibid., 1984-1990); 

ceux des prêtres qui se réunissaient dans le temple de 
Jupiter Propugnator (/A/r/., 2004-2009); 

1. Gli. atti c monumenti du' fraiclLi Arcali, Roma, 1795. 

2. Scaci nel bosco dei fratelli Arrali, Roma. 1S6S; Actafratrum Arcalium 
qunc suporsunt, Beroliiii, li)74 : C. 1 . L., VI, :iO:23-2U9, et Bullett. co/nunalc, 
1889, p. 116 et suiv. Cf. Kp/i. epu/r., U, p. 211 et suiv. 

3. C. /. L., VI, 2104, I. 32 et suiv. 

4. Cf. Mommseii (C. /. L., I, 28) ; L. Havet, De Saturnio Latinorum cersu, 
p. 218; M. Bréal, Mcm. de la Société do liiu/uiatiqur, IV, p. 373 et suiv.; 
Biicheler, Indca; l'c/tol. Bonnens. aest., 1876; EdoQ, XouceUe Étude sur le 
Cliant Lémural. Paris. 1884, in-8, qui a cité les diverses explicatioQS données 
par tous ses prédécesseurs. 



DOCUMENTS REl-ATIFS A L'ARM ÉK 297 

ceux des prêtres de la Domus Augusta (Ibid., 2010). 

Tous les fastes énumérés ci-dessus ne contiennent guère 
que des noms, ceux des membres du collège avec la date 
de leur entrée dans le collège. Souvent la date est double ; 
elle est indiquée par les consuls de Tannée et par Tannée 
de la fondation de Rome (PRC). 



7° Documents relatifs à l'armée 

Nous possédons un certain nombre de listes de soldats ou 
de sous-offîciers romains, qui doivent obtenir une mention 
spéciale. A la vérité, ces listes ne sont pas isolées, sauf lors- 
que la pierre est mutilée ou qu'elle faisait partie d'un ensem- 
ble dont le début a disparu; elles se lisent soit à la suite de 
dédicacesà desdivinitésou àdes empereurs, soit dans des ins- 
criptions destinées à rappeler des travaux exécutés par des 
détachements militaires ; elles rentrent donc dans d'autres 
catégories de textes épigraphiques déjà étudiées ; cependant 
leur importance est assez grande pour qu'il en soit question 
ici spécialement. Ces listes sont généralement présentées 
par centuries, le nom du centurion étant rapporté en tète de 
chaque subdivision ; puis viennent les noms des soldats 
et sous-offîciers avec la mention de leur tribu, de leur ville 
natale, et souvent aussi de leur grade. Sur certaines de ces 
listes, une date consulaire, intercalée au milieu des noms des 
soldats, indique l'époque à laquelle ils sont entrés au service. 
Dans la disposition matérielle de ces noms, il faut obser- 
ver, ce qui se produit pour des listes de toute nature, que, 
pour obtenir de la régularité dans la gravure, on a soin 
souvent de séparer les lettres finales du nomeii et du 
co^iwmen du reste du mot et de les ranger Tune au-des- 
sous de l'autre sur une môme ligne verticale, comme dans 
le fragment de liste militaire transcrit à la page suivante, 
où sont signalés des soldats de la troisième cohorte préto- 
rienne. 



298 DIVERSES CLASSES D'INSCRIPTIONS 

C. J. L.,VI, p. 654, (-01.2, 1. 49 et suiv. 

7 \M T A L I S 

T O R Q V A T O 

M CASSIV 

L APERTIV 

L CORNELIV 

L ^^ETTIE^"V 





ET ATTICO COS 


S 

s 
s 
s 


GALLIANV 
VICTO 
PRVDEN 
IVST^' 


S LAVD E 
R BRIXEL L 
S BRIXEL L 
S ROM A 



A V I T 



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M A X I M O 



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MES 




VAB\^RV 


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SECVNDINV 


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COMINIV 


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VERECVNDV 


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VASSIDIV 


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BONONI A 


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ATTICIV 


S 


VRSI 





BRIXEL L 




C 


IVLIV 


S 


PROCVLV 


s 


DOBER 


COR 


M 


ATTIV 


S 


FIRMV 


s 


FORO SEMP 



C[cnturia) J'/talis 
Torqiiato et Attico co{n)s{i(libus) — an 143 
M. Cassius Gallianiis, Laudc 
L. Aper tilts Victor, Bri.rell{o) 
L. Cornélius Prudens, Bri.rell(o) 
L. Vettienus Jiistus, Ronia 

Avito et Maximo 'co(n)siiilibiis) — an 144 
Me{7i)s(or Vnbi/riis Sccundinus, Favent{ia) 

Cor(nici(lariiis) L. Coininiiis Vereciindus, Volsin{iis) 

T. Vassidius Scverus^ Bononia 
Spicciilator) P. Atticius Ursio, BrixelUo) 

C. Julius Prociiliis, Dohcro 
Cor(iiiculariiis) M. Attiits Firmiis, Fora Sei)ip{roni) 

On a trouvé des listes de celle t^spèce: 

[)our les cohortes j)i'étorieiines, à Ivome {C. f, L., ^ 1, j). 651 
et SLiiv.; £>j//. tfp/ijr., IV. |). 305, 3i0, 329 et suiv.); 
pour les vigiles, à Rome C.I.L., VI, 1056 et suiv.)'. 

1. Cf. Kellormann. Vif/ilimi rotnanonim latorcaladrto Coclirnontano, Ronia, 
1835, in-4«. 



DOCUMENTS RELATIFS A L'ARMÉE 299 

pour les légions, en Dacie, à Troesniis [C. f. />., III, 6178 et 
suiv.); 
en Pannonie, à Aquincum ( Ibid., 3591, 

4452); 
à Carnuntum [Ibid., 4452); 
en Noricum, à Virununi (Ibid., 'illS, ^IS^, 

4785); 
en Germanie, à Mayence (Brambach, 

1320); 
en Egypte, à Coptos [C. I. L., III, 6627); 
et surtout en Afrique, à Lambèse (C /. L., VIII, p. 21)6 et 
suiv., p. 1729 et suiv.; R. Gagnât, Musée de Lambèse, p. 65). 

Un des monuments les plus importants! de cette espèce 
qui ait été rencontré est la liste des centurions de la lé- 
gion IIP Aiigusta,e\\ Tannée 162 [C. I. L.,YIII, 18065); elle a 
donné lieu à plusieurs articles et le nombre des officiers 
qui y figurent n'est pas encore pleinement expliqué \ 

G'est également à Lambèse qu'on a découvert les docu- 
ments dont il nous reste à parler. 

'L'allocution d'Hadrien. Dans son voyage en Afrique, 
Tempereur Hadrien passa en revue le corps d'armée d'oc- 
cupation du pays et prononça, en présence de plusieurs des 
troupes qui le composaient, une harangue aujourd'hui célèbre. 
Elle nous a été conservée, en partie malheureusement, sur 
une base qui existe encore et qui figure au musée du Louvre 
[C. I. L., VIII, 18042). L'empereur y exprime sa satisfaction, 
au sujet des manœuvres dont il a été témoin, et formule 
quelques critiques. 

Les règlements des collèges de sous-officiers établis dans le 
camp de la légion III" Augusta à partir de Septime-Sévère. 
Gelui du collège des corniculaires [C. I. L., VIII, 2557) 
existe encore en entier; on a des fragments d'un certain 
nombre d'autres règlements analogues, qui étaient gravés 

1. Cf. surtout au sujet de ce document, Mommsen, Bulletin des Antiquités 
o/'/vcatrtes, 1884, p.28.2etsuiv. 



300 DIVERSES CLASSES D'INSCRIPTIONS 

intérieurement sur la partie circulaire qui formait le fond 
de l'édifice où chaque groupe de sous-offîciers se réunis- 
sait [C. L L., VIII, 2553, 2552, 2554, 2556; R. Cagnat, 
Musée de Lamhèse, p. 58). 



8° Documents relatifs à des municipalités 

Ils sont rédigés d'habitude comme les documents ana- 
logues relatifs au peuple romain. 

Ainsi, les décrets des décurions sont présentés sous la 
même forme que les sénatus-consultes : en tète sont si- 
gnalés le lieu de réunion du sénat municipal et la date de 
cette réunion ; puis vient la formule habituelle de la relatio 
et la sentence. (Voir plus haut, p. 268.) De même, entre 
les album (liste des sénateurs) municipaux et les listes ana- 
logues qui étaient dressées à Rome pour le sénat', il nV 
avait que de légères différences, le mode de rédaction 
étant le même. Les sénateurs y sont rangés par catégories, 
les patrons, les anciens dignitaires et les dignitaires actuels 
civils et religieux en tète. 

Le nombre des décrets de sénats municipaux que nous 
ont gardés les inscriptions est assez important. Le plus 
ancien est la lex parieti faciundo de Pouzzoles qui date 
de 649= 105 av. J.-C. [C. I.L., I, 577). Le document connu 
sous le nom de Cenotaphia Pisana{C. I. L., XI, 1420, 1421) 
n'est que de Tannée 3 après J.-C. : il renferme deux décrets 
du sénat de Pise sur les honneurs à rendre aux deux petits- 
fils d'Auguste, L. et C. Caesar. Le décret des décurions 
de Gabies relatif à l'acceptation d'un legs pour honorer la 
mémoire de Domitia, femme de Domitien [C. I. L., XIV, 
2795), est de la fin du I" siècle; celui de Lanuvium, au sujet de 
L. Fabius Severus, personnage sénatorial C. l.L.^ \', 532j, 
de 136; celui de (Jiapoue, rclalil" aux funérailles de L. Antis- 

1. On n'en a pas d'e.xemples épigraphiqiies, maison peut les restituer d'après 
les textes des auteurs. Cf. Willems, Le Sénaï/oma/Vi, I, p. 239-248. 



ACTES DES MUNICIPALITES 301 

tius Campanus et aux honneurs que le sénat lui vote [C. I . L., 
X, 3903), de l'époque deMarc-Aurèle. Deux décrets du conseil 
municipal de Paestum, où il est décidé d'ofîrir le titre de 
patron à Aurelius Gentianus (dont le nom a été martelé 
postérieurement) et à Helpidius [Ibid., X, 476, 477), se 
rapportent à l'année 337 et à l'année 344. Bon nombre 
d'autres textes de la même espèce sont impossibles à dater 
d'une façon précise [Ibid. , X, 1453, à Herculanum ; 1782, 
1783, à Pouzzoles ; XIV, 2466, à Castrimoenium ; VllI, 
15880, à Sicca, etc.). 

Quant aux album, nous en connaissons trois exemples, 
d'époques différentes, celui de Canusium [C. I. L., IX, 338), 
de l'année 223, et ceux de Thamugadi [Ibid., VIII, 2403 et 
17903), du temps de Constance ou de Julien. Une inscrip- 
tion de Sigus [Ibid., Vlll, 10860) contient peut-être les 
noms des membres de Vordo dapagus. 

Les tabulae patronatus, actes par lesquels un municipe 
ou une colonie faisait un pacte d'hospitalité avec un person- 
nage influent et le choisissait pour patron, demandent une 
mention spéciale. Quand ces inscriptions ne sont pas rédi- 
gées dans la forme usitée pour les décrets des sénats mu- 
nicipaux, c'est-à-dire lorsqu'elles ne sont pas purement 
et simplement la reproduction du procès-verbal de la séance 
où le personnage a été nommé par le sénat de la ville 
(voir les exem])les du décret cité plus haut), elles sont le 
plus souvent conçues à peu près de la façon suivante : 

illo, illo co[n)s[ulibus) ; Kal. Augustis ou toute autre date. 

Seiiatus populusque civitatis illiiis... hospitium fecerunt 
cum illo, eumque et posteras ejus sibi posterisque suis patro- 
num cooptaverunt, isque eos posterosque eorum in fidem 
clieiitelainque suam recepit. Egerunt ou facienduin curave- 
runt ille, ille, illei ou en changeant le sujet de la première 
phrase: 

llle hospitium fecit cum senatu et populo civitatis illius, 
sibi, liberis posterisque eorum, eosque patrocinio suo tuen- 
dos recepit; agentibus legatis illo, illo. 



302 DIVERSES CLASSES D'INSCRIPTIONS 

La première tournure est employée dans les tables de 
patronat de Rome (C. /. L., VI, 1685, 1686, 1687), de Brixia 
(V, 4919, 4920:, d'Afrique (VIII, 68, 69), de Sardaigne (X, 
7845) ; la seconde dans les tables d'Afrique (VIII, 8837, 
10525 — ce texte est du temps de César) et d'Espagne (II, 
2960 et 3695). 

Parmi les documents relatifs à des municipalités, on 
pourrait aussi ranger les fastes et calendriers municipaux, 
tels que ceux de Cumes [CI. L., I, 2, p. 229) et de Capoue 
[Ibicl.., X, 3792). 

Enfin^ il faut signaler, en terminant, des documents d'une 
nature unique, qui ne rentrent dans aucune des catégories 
mentionnées précédemment et qui sont pourtant d'un inté- 
rêt exceptionnel: d'abord la table de Veleia [C. I. L., XI, 
1147) et celle des Ligures Baebiani {IbicL, IX, 1455), qui 
comprennent toutes deux une liste de biens-fonds, hypothé- 
qués par leurs propriétaires et sur lesquels sont assignés 
les revenus nécessaires aux fondations alimentaires de 
Trajan dans ces deux villes ; et en second lieu une ordon- 
nance qui règle la part d'eau à laquelle aura droit chaque 
colon de la cité de Lamasba, en Xumidie, ainsi que la 
durée du temps pendant laquelle il pourra en user, suivant 
la saison {Ibid., VIII, 18587;. 



9" Documents relatifs à des collèges 

Ces documents sont rédis-és d'une façon analoofue aux 
actes municipaux sur le modèle desquels ils sont conçus : 
les décrets des collèges rappellent les décrets des munici- 
palités ; les album sont libellés comme ceux que nous 
venons d'avoir l'occasion de signaler. On s'en convaincra 
en se reportant à l'album des lenuncularii tabularii auxi- 
liarii d'Ostie [CI. L., XIV, 250 cl 251), oit les membres 
du collège sont inscrits par catégories, en commençant 
par les patrons : à celui d'un collège d'IIerculanum [Ibid.^ 



ACTES DES COLLEGES 303 

X, 1403^, divisé par centuries ; à celui des dendrophores 
de C urne s {IbicL, 3699) ; à celui des initiales collegii Sil- 
vani Aureliani, à Rome [Ihid.^ VI, 631, 632), composés 
en grande partie de gladiateurs appartenant à l'empereur 
et qui sont répartis en quatre décuries ; à celui d'une fami- 
lia gladiatorum privée [Ibid., IX, 465, 466), où ils sont 
classés par professions [équités, thraeces^ murmillones, etc.) 
et d'autres encore. Même conclusion, si Ton examine les 
décrets rendus par le collège des Arvales en l'année 87 
[Ibid.^ YI, 2165) ; par celui des fabri et des centonarii à 
Regium Lepidi (Orclli, 4133), ou par celui des dendrophores 
à Pouzzoles [C. I. L., X, 1876), et les décisions en vertu 
desquelles les fabri et les centonarii de Sentinum nomment 
patron Corelius Fuscus (Muratori, p. 564, 1, et 565,1). Les 
lois constitutives que se donnent les collèges funéraires 
d'Esculapeet d'Hygie, à Rome (6\ /. L., VI, 10234), de Diane 
et d'Antinous à Lanuvium (Henzen, 6086), de Jupiter à Hen- 
chir-Dekir, en Afrique (6". /. L., VIII, 14683), sont égale- 
ment rapportées sous une forme semblable à celles des déci- 
sions prises par le sénat romain et les sénats municipaux. 
— De même, lorsqu'un magistrat d'un collège rend un 
arrêt dans la plénitude de ses droits, il emprunte les for- 
mules usitées en pareil cas par les magistrats municipaux 
ou même publics. C'est ainsi qu'à une requête à eux adres- 
sée par un de leurs jardiniers, Geminius Eutyches, les 
quinquennales du collège des divae Fauslinae répondent 
dans une lettre aux scribes de l'association : 

Euphrata et Salvius Chrysopedi, Pudentiano, Yacintlw, 
Soplironio et Basilio et Hypurgo scrib[is) salutem. Exem- 
pt am libelli dati nobis a Geminio Eutychete colon o litteris 
nostris applicuimus ; et cum adliget aliis quoq[ue) colonis 
permissuni, curabitis observare ne ampliorem locuni memo- 
riae e.xtruat quani quid libella suo professas est . Dat{a) VIII 
liai. Aug. Albino et Maxinio cos\ 

1. Notizce degli scaci, 1887, p. 115; Bullett., 18S7, p. 203et suiv. ; Bullett.dell' 
Istit. cU diritto Romano, 1888.. p. 21 et suiv. 



304 



DIVERSES CLASSES D'INSCRIPTIONS 



10° Actes privés 

Les actes privés sont d'autant plus curieux qu'ils sont 
plus rares ; étant généralement écrits sur des matières faci- 
lement destructibles, ils ont, pour la plupart, disparu. 
On en a pourtant retrouvé quelques spécimens qui avaient 
été gravés sur des corps résistants ou que des circonstances 
particulièrement favorables avaient conservés. Nous rap- 
pellerons le testament de Dasumius [C. I. L., VI, 10229), 
les fragments de testament et la donation àe Flavius Artemi- 
dorus {IbicL, 10289)^ ainsi que les différents actes analogues 
que nous avons cités déjà précédemment. Nous y ajoute- 
rons les tablettes de Dacie et celles de Pompéi. Les pre- 




(V 



r ^Jr:\, 







mières contiennent une suite de ventes et de contrats qui 
se sont rencontrés dans un district minier ; elles ont été 
publiées avec fac-similé au IIP vohinic (hi (^orpiis fnscrip- 
tionum Latiiiarum (p. 291 etsuiv.); les secondes renferment 
toutes les quittances d'un commissaire-priseur, L. Caecilius 



INSCRIPTIONS SUR OBJETS DIVERS 305 

Secundus {Hermès, 1877, p. 88 et suiv.'). On a trouvé récem- 
ment à Pompéi trois nouvelles tablettes semblables, rela- 
tives à des ventes d'esclaves' . Nous reproduisons ci-contre 
Tune d'elles comme spécimen de ces sortes de documents, 

Poppaea, Pr{i)sci libcrta, Note j/travit piicros Simplicem et Pctrinum 
swe ea mnncipin aU{i)s no)ninib[us\ sunt sua esse seque possidcrc, ne- 
que ea mancipia nuulli ohligata esse, neque sibicuin ul{l)o com[/nunin] 
esse ; eaque mancipia singula sestertiii)s nu[mmis sin]gulis Dicidia 
Margaris émit ob sestertios. .. ; mancipia accepit de Popp(a')ea, Prisc[i 
liberla^ Notc]^ tutorc auctorc D. ? Caprasio A ?.. . ; libripende in singula 
P. C... ; [an]testata est in si[ngu]la... Pop(pa)ea, Prisci lib[erta, 
Noie ] uti ea mancipia... 

Naturellement il est impossible de donner des règles au 
sujet de ces sortes de monuments, dont les formules varient 
avec le contenu des actes eux-mêmes. 



§ 6. — Inscriptions sur objets divers 

Outre les classes de monuments épigraphiques que nous 
venons d'énumérer, il existe une catégorie d'inscriptions 
gravées sur différents objets mobiles, de toutes dimensions, 
destinés à un usage public ou privé. Elles sont groupées, 
pour la plupart, à la fin des Corpus, sous le nom à'instru- 
meiitum. Ces documents semblent, au premier abord, appor- 
ter pour l'étude de l'histoire et des antiquités romaines une 
contribution moins riche que les autres inscriptions. De là 
vient qu'ils ont été moins étudiés et que bon nombre d'entre 
eux, négligés à dessein par ceux qui avaient l'occasion de 
les recueillir^, sont aujourd'hui perdus pour nous à jamais. 

1. Elles avaient été publiées antérieurement par M. G. dePetra, La Tacole cerate 
di Ponipei, Roma, 1876 (dans les Alii de,W Academia dei Lincei). Cf. aussi 
Zeitschri/t fier Saeicjny-Stiftung, ,IX (1888) ; — Rom. Abtheil. — p. 60 et suiv. 

2. Notizie degli scaci, 1887, p. 417 et suiv. Hermès, 1888, p. 157 ; Jhdtett. 
delV Istituto dl diritto roniano, 1888, p. 5 et suiv. La figure reproduite dans le 
texte est empruntée à ce périodique. 

20 



306 DIVERSES CLASSES D'INSCRIPTIONS 

Ils sont loin pourtant d'être sans intérêt; et le jour où Ton 
aura réuni en petits recueils spéciaux tous ceux qui font 
partie de la même catégorie, on s'apercevra, parleur compa- 
raison, des ressources qu'ils offrent à la connaissance des 
antiquités romaines. 

Les plus importants de ces monuments dont il n'est pas 
possible ici de donner une énumération complète, sont les 
suivants : 

1° Inscriptions sur blocs de marbre ou lingots de métal 

Les blocs de marbre brut ou taillé recevaient générale- 
ment, au moment où ils étaient extraits, des inscriptions 
qui sont d'un grand intérêt pour l'histoire et l'administration 
intérieure des carrières à l'époque romaine. On a trouvé 
des blocs ainsi marqués non seulement sur place, à l'endroit 
même d'où ils étaient tirés, en Asie^ et en Afrique*, par 
exemple, mais aussi à Rome dans V emporium où l'on dé- 
chargeait les navires à leur arrivée. Ces marques con- 
tiennent d'habitude : a) le numéro d'extraction du bloc, ce 
qui apprend combien de blocs semblables ont été débités 
dans la même partie de la carrière et dans le même chantier 
depuis le commencement de l'année ; b) la date consulaire 
déterminant l'année d'extraction; c) souvent des renseigne- 
ments sur le chantier [officina) ou sur la partie de la carrière 
{locus, brachium) qui a fourni le bloc; d) souvent aussi les 
noms, titre et qualité des employés qui ont ordonné ou sur- 
veillé le travail. Les noms des empereurs, qui se lisent par- 
fois au début ou à la fin, présentés au génitif, indiquent que 
la carrière fait partie du domaine impérial. Enfin on trouve 
aussi, sur un certain nombre de ces blocs, des sigles de- 
meurées jusqu'ici inexpliquées '. 

1. C. /. L., III. p. 71: Eph. epigr., IV, p. 34, et V, p. 47. 

2. C. /. L., VIII, p. 1417 et suiv. Cf. Héron de Villefosse, Rcc. arch. (2' série), 
t. XLI, p. 33 et suiv.; R. Caguat, Explorations épùjrap/iiques en Tunisie, II, 
p. 104 et suiv., et A'oucelles Explorations en Tunisie, u»* 75 et suivants. 

3. Voir, sur ces marques, le travail capital de Bruzza, Annali, 1870, p. 106 et 
suiv. Cf. Mommsen, Dullett., 1871. p. 159. 



INSCRIPTIONS SUR BLOCS DE MARBRE 307 

Exemples : Wilmanns, 2772 a; sur un bloc de marbre de 
Chio, trouvé à remporium : 

Sur une autre face : 

IMP VESPASIANO VI EX RAT L^ET SER 

TITO C^S-IIII COS N LXXXV 

Impieratore) Vespasiano VI, Tito Caes(^are) IIII co{n)s{uIibiis); ex ra- 
t{,ione) Laet{i) ser{vi) ; n{umero) LXXXV. 

Wilmanns, 2772 n; sur un bloc de marbre de Carysto : 



D'un côté : 


Sur la face : 


De l'autre côté 


N L X V 


AVGVRIN COS 


L • LXXX R 


C ^ N 


L • LXXX R 





Augurin{o) co{n)s{itle) ; lioco) LXXX ; r(ccta). N{uinero) LXV. Cae(saris) 
niostri). 

C. I. L., Vni, 14588, dans la carrière de marbre numi- 
dique de Chemtou : 

N CCCV QF GENII MONTIS 

IMP COMMODO AVG IIII ET VICTORINO il COS 

CAESVRA MAXIMI • PROC 

N(i(i>iero} CCCV; of{ficina) Genii montis. Impieratore) Commodo Au- 
gUisto) quartnm et Victorino iteruin co(n)siidibus). Caesura Maximi 
nroc{uratoris) . 

Il faut en rapprocher des marques de même nature, mais 
sur lingots de métal, qui ont été découvertes en France % en 
Angleterre % en Sardaigne % en Italie*, en Espagne'. 



1. Vaillant, A propos d'un saumon de plomb antique iroueé à Saint-Valery- 
sur-Somme (Boulogne, 1887) = Année épigraphique, 1888, p. 53. 

2. C. /. L., VII, p. 220 et suiv. 

3. C. /. L., IX, 8073. 

4. C. I.L., IX, 6091; X, 8339. 

5. C. /. L., II, 3280, 3439; Hùbner, Exempla scripturae epigraphicae, n" 1206. 



308 DIVERSES CLASSES D'INSCRIPTION 

Exemples : C. I. L., YII, 1205; vient cFAngleterre. 

Sur une face : 

LMP • VESP • VÏÏ • T • LMP • V • COS 

Sur une autre : 
DE CEA 

Imp{eratore) Vesp{asiano) VII, T(ito) Impieratore) V coin)s{libiis) ; de 

Cea{ngis). 

Année épigraphique^ 1888, n. 53; môme origine : 

NERONIS • AVG BRITAN L ÏÏ 

Neronis Aitg{usti) ; Britan{nicuni); I(cgio) II. 

2*^ Inscriptions sur tuiles et briques^ 

Les tuiles et les briques se rencontrent en grande quan- 
tité dans les constructions ou les ruines romaines ; un bon 
nombre d'entre elles portent des estampilles, différentes 
suivant que les briqueteries où elles étaient fabriquées appar- 
tenaient aux empereurs ou à des membres de leur famille, 
à des municipes ou à des particuliers. Ces estampilles con- 
tiennent de curieux renseignements sur l'organisation des 
briqueteries dans le monde romain, sur le personnel qui 
était employé à la fabrication des briques ou à leur vente. 
Elles ont, de plus, un intérêt géographique et historique : 
géographique, en nous donnant d'utiles indices pour la 
topographie, en nous enseignant remplacement de fabriques 
de poteries et par suite de domaines privés ou impériaux, 
en désignant même parfois nominalement des localités non 
encore identifiées; histori(|ue, parce ([u'elles offrent les 
noms de personnages connus ou ceux des consuls de 

1. Cf. Descemet, Inscriptions doliaires latines (Bibliothèque des Ét'.oles fran- 
çaises d'Athènes et de Rome, XV); Marini, Le Iscrizioni antivhe doliari, Rome, 
1884, in-4; Dressel, Untersuchiinr/en ilber clic ClironoLogic dcr Ziegclstcm/jcl der 
Gens Dornitia, IJerlin, 1S86, in-8; C. /. L., XV. 



INSCRIPTIONS SUR TUILES ET BRIQUES 309 

l'année, soit ordinaires, soit sufFects, et nous permettent par 
là de dater les édifices dans lesquels ellesse sont rencontrées \ 

Une autre catégorie de briques, non moins importante, 
porte la désignation de l'armée, de la légion, du corps auxi- 
liaire ou du détachement militaire qui les a faites pour son 
usage. On comprend de quelle utilité sont de semblables 
documents pour l'histoire de l'organisation de l'armée ro- 
maine, de ses campements permanents ou provisoires, des 
expéditions auxquelles elle a été appelée. Je rappellerai à 
ce sujet ces briques trouvées à Mirebeau, qui sont actuel- 
lement au Musée de Dijon ^ Elles nous apprennent, con- 
curremment avec un texte de Tacite' qu'elles servent à 
établir, qu'en 70, un corps expéditionnaire composé des 
légions I, VIII, XI, XIIII, XXI passa les Alpes et vint 
occuper le pays des J^ingons; c'est une page de l'histoire 
de l'Empire romain à cette date. 

Ces inscriptions sont tantôt en creux, tantôt en relief; 
lorsqu'elles ont été disposées sur des lignes horizontales, 
même si certains caractères sont retournés \ ce qui arrive 
souvent, leur lecture n'offre pas de grandes difficultés. Mais 
elles affectent souvent, surtout à partir du II'' siècle après 
J.-C, la forme d'un cachet circulaire, et se composent d'une 
ou plusieurs lignes concentriques; dans ce cas, le centre en 
est orné, la plupart du temps, de figures ou d'ornements 
divers; parfois même le dernier mot de l'inscription se 
trouve à cet endroit. 



1. Sur l'intérêt que présentent ces documents, on peut consulter un article de 
M. Geffroy, Reo. arch.[t série), t. XXXVIII, p. 96 et suiv., et Marquardt, 
Vie pricée des Romains, II, p. 319 et suiv. 

2. Mowat, Bulletin épigraphiquo, 1883, p. 221 et suiv., 303 et suiv.; 1884, 
p. 22 et suiv., p. 65 et suiv. ; Mommsen, Hennés, 1884, p. 437 et suiv. ; R. Gagnât, 
De l'Utilité des études épigraphiques, p. 8 et suiv. 

3. Hist., IV, 68. 

4. Voir, au sujet des lettres retournées ou renversées dans les inscriptions 
céramiques romaines, Descemet, Inscriptions doliaires, p. 124. Il ne croit pas 
que des signes typographiques mobiles aient été employés par les potiers ro- 
mains. Cf. Geffroy, loccit.,^. 105 et suiv. Lanciaui [Sillogc epigrajîca aquaria), 
dans les Atti délia Acadomia dei Lincei, 1880, p. 417) est d'un avis contraire. 



310 DIVERSES CLASSES D'INSCRIPTIONS 

Les règles à suivre pour déchiffrer ces sortes d'estam- 
pilles ont été très bien indiquées par M. Descemet^; nous 
ne saurions mieux faire que de les lui emprunter : 




« Étant donnée la forme ci-dessus, qui est la plus ordi- 
naire pour les timbres ronds, posez la brique sur la tangente 
AB qui affleure le petit cercle D, et lisez les lignes concen- 
triques en débutant par votre droite en a, puis à droite en 
b. Quand le centre C est occupé par une figure humaine, par 
un buste ou par un diagramme de ce genre, placez-le 
debout et lisez de même en commençant aux points a, puis 
b, c'est-à-dire, d'abord et toujours, par la ligne extérieure. 

» Quelquefois le petit cercle D n'existe pas ; l'estampille 
est formée de lignes concentriques ininterrompues, et au 
milieu C, il y a un quadrupède, ou un oiseau, ou un in- 
secte, etc. Dans ce cas, l'inscription commence directement 
au-dessus de l'animal posé sur ses pattes. 

» Enfin, un grand nombre de briques latines, dites du 
temps de Dioclétien, sont marquées de timbres en caractères 
barbares qui n'offrent aucun point de repère assuré; mais 
alors le mot OF ou OFF, souvent écrit à rebours, peut 
presque toujours être j)ris ])our le début de la légende. » 

Cette légende donne généralement, en tout ou en partie, 
les renseignements suivants : 

Nature du produit: opus doliare {D\ O D: O DOL ; OP D; 
OPVS DOL; OPVS FIG). c'est-à-dire poterie (on n'appe- 
lait ainsi que la poterie grossière); 

1. Insrr. (loliairps, p. 112. 



INSCRIPTIONS SUR 13RIQUES 311 

Domaine d'où la matière première a été tirée; ex ou de 
praediis illius, qui s'abrège en EX ou DE P, PR, PRE ou 
PRAED; 

Fabrique: ex ou de fi gliiiis illius {D F \ DE F, FIG, FIGVL, 
FIGLIN). 

Atelier (il y en avait plusieurs par fabrique) : ,e.v officina 
illius (EX OF ; EX OFIC; ou simplement OF ou OFF, dans 
les bas temps de l'Empire). 

Souvent aussi une date consulaire est ajoutée à ces diffé- 
rentes indications\ 

Nous donnons le fac-similé d'une brique de la gens Domi- 
tia, qui confirmera ce qui vient d'être dit. 

Descemet, Inscriptions doliaires latines, n° 134. 




Ex pr{aediis) Doiiiitiae Lucillae, ex figialinis) Domil{iunis)niinorib{us); 
op(us) dol{iare) Aeti{i) Alexandri. 



1. M. Descemet (p. XIII) ajoute quelques détails intéressants que nous repro- 
duisons ici. « Il parait que dans le principe ce ne fut pointa Rome, mais en 
province, que l'on inscrivit sur les briques le fabricant ainsi que les consuls de 
l'année; puis on y mentionna la fabrique et son maître ou encore le propriétaire 
et le potier. Parmi les briqueteries impériales de Dalmatie et d'Istrie, la célèbre 
Pansiana n'inscrit que le nom de l'empereur à côté du sien. Sa renommée la 
dispensait du reste, comme aussi, je crois, les briqueteries nommées Faksonia 



312 DIVERSES CLASSES D'INSCRIPTIONS 

Les briques municipales portent le nom du municipe ou 
de la colonie qui les a fait fabriquer. 

Ex.: CI. L., m, 4671: 

Sise 

Sisc{iensium). 
Wilnianns, 2791 : 

REIPVBLICAE TVSCVLANOR 
Reipublicae Tusculano{riim) . 

Sur les briques venant d'ateliers privés, il n'y a bien 
souvent que le nom du fabricant, soit au génitif, soit sous une 
forme adjectivale, soit même au nominatif; dans ce dernier 
cas, le verbe /èc/7 est parfois exprimé. Maison peut y rencon- 
trer aussi la mention de Tatelier de fabrication, ou, plus 
rarement, une date consulaire. 

Exemples: C. I. L., VII, 5679, 76; 

VIRIORVM 

Ibid., 5679, 20, cf. 22, 24 : 

CLARIANA ' 

Sur luie brique du musée de Saintes, trouvée à Gémozac 
(Charente-Inférieure) et qui appartient, ainsi qu'un grand 

et Salonas. — Les timbres primitifs, ordinairement rectangulaires, quelque- 
fois en fer à cheval ou en demi-cercle, ont des lettres en relief et plus rare- 
ment en creux. Sur aucun d'eux il n'est question d'opus doliare, de praedia ni 
d'q/^rma ; tout au plusy nomma-t-on les « flr)linœr>. Ces divers renseignements 
s'introduisent peu à peu dans les légendes des tuiles... « Au musée de Florence, 
les briques étrusques et étrusco-latiues que Conestabile a publiées en 1S5S (Isr.ri- 
sioni etrasc.he) oSrenldes légendes tracées à la pointe, soii avant, soit après leur 
cuisson. Deux seulement font, exception... Les légendes des briques funéraires 
gallo-romaines sont également tracées à la pointe sèche (Le Blant, Insc. chré- 
tiennes de la Gaule, p. 16 à 19). » 

1. Cette marque qui se présente sous la forme Clariana, Clarianus, Claria- 
numA. DccwAZ/jfni se rapporte aune briqueterie locale. M. Hirschfeld avance 
(C. /. L., XII, loc. cit.) que cette fabrique pouvait être située au lieu indiqué 
par la table de Peutinger par le mo{ Fir/liniti à 17 milles de Vienne. — L'o^- 
cina Kaniniana [ihid., XII, 5679, 12) est également viennoise. 



INSCRIPTIONS SUR BRIQUES 313 

nombre de briques identiques découvertes dans les mêmes 
régions % à une fabrique gauloise, on lit: 

MERVLa TOVTISS^ F 
Merul{a) Toutissac f[ecu). 

Quelques-unes contiennent, à la suite de ces renseigne- 
ments, une phrase exclamative, un souhait, semblable à 
ceux qu'on lit sur d'autres poteries dont nous parlerons 
plus loin. 

Exemple: Descemet, op. cit., n" 21. 

TGREMANVARI 
VALEAT-QVI -F 

T. Grei{i) Januafi{i). Valent qui f{ecit) . 

Enfin, les briques et les tuiles légionnaires portent, 
ainsi qu'il a déjà été dit, le nom du corps de troupes ou 
d'armée qui les a faites ou pour qui elles ont été faites. 

Sur les tuiles de Mirebeau citées plus haut, on lit: 

VEXIL-LEGIONVM 
IVIIIXIXIIIIXXI 

et sur une brique du musée de Vienne (Autriche) : EXERC- 
PANN • INF [C. I. L., Ill, 3749), c'est-à-dire Exerc[itus 
Pcmii[oniae) Iiif{erioris)\^i\Y une brique de la légion XIIIT 
Gemina : LEGXIIII G [Ihid., 4661), et sur une brique de 
la 4" cohorte des Viiidéliciens: COH Mil ViND (Brambach, 
Iiisc. Wien., 703). 

Celle dont je donne ici la reproduction provient du cas- 
tellum de Butzbach, sur le limes germanique {Der oberger- 
maniscJi-raelisdie limes., Kastell Butzbach, pi. 111, 30). On y 

1. Cf. Jalliaii, [nscriptlons de Bordeaux, I, p. 448. 



314 



DIVERSES CLASSES D'INSCRIPTIONS 



lit le nom de la légion XXII Primigenia; au centre se voit 
représenté un capricorne qui figurait dans les armes dis- 
tinctives, dans le blason de la légion. 




■auuuV.isisl 



l'Iv;"'' 'i' 



Il ne peut être question qu'en passant des graffites qu'on 
traçait sur des briques ou autres poteries. Il en est de très 
intéressants comme d'insignifiants ; c'est ce qu'on peut 
dire, du reste, de tous les graffites, où qu'ils aient été 
o-ravés ; mais il serait difficile de les classer en des catéffo- 
ries bien tranchées. 



3** Inscriptions sur conduites deau 

On peut répéter, au sujet des inscriptions sur conduites 
d'eau, ce que nous avons dit à propos des tuiles ou des 
briques: l'intérêt de ces deux sortes de monuments est 
presque le même. Elles nous font connaître des dates con- 
sulaires ; elles nous révèlent l'organisation du service des 
eaux à Rome et dans les municipes; elles ne sont pas sans 
utilité pour la topographie des villes antiques '. 

La composition de l'inscription dilFère un peu suivant 
l'origine du tuyau . 

Sur les tuyaux fabriqués pour le service officiel des eaux 
sous l'Empire, service à la tête duquel est le procuralor 

1. Voir, au sujet de ces inoiiuuicnts, L. Renier, Rer . arrfi. {2' série), 
t. XXI. p. ."^SS et suiv. ; deBoissieu. Insrr. de Lyon, p. 446 ; Lanciani, / Comen- 
tarii rli FrontLno iniornole acque eç/li aqaec/otti. dans les Attidella R. Accade- 
mia flci Lincci, [classe de scienze morali], IV (1880). 



INSCRIPTIONS SUR CONDUITES D'EAU 315 

aqiianim, on lit le nom de Tempereur, celui du prpcura- 
teur, celui de V offîciiiator sous la direction duquel le twyau 
a été fait, enfin celui de l'esclave qui a été chargé de cette 
fabrication. 

Exemples: Wilmanns, 2808 (a): 

IMP • CAES AR • DOMITIANI ■ AVG • SVB • CVRA 
ALYPII ■ PROC • FEC • ESYCHVS • ET ■ HERMIAS 

Impieratoris) Caesar{is) Dotnitiani Aug{usti) ; sub cura Alypii orociu- 
ratoris); fec(erunt) Esychns et Henni as 

Ibid., 2809 (a): 

IMP • CAES • M • AVR • ANT • AVG • N • SVB • CA 
PITOLIN PROC • OFFIC • FEUX • AVG • LIBER 

Iinp(eratoris) Caes(aris) M. Aur(eli/) Ant{onini) Augiusti) n{oslri) ; sub 
Capitolinio) proci^uratore) ; offlc(inator) Feli.r Augiusli) libcr{/us). 

Sur les conduites d'eau faites dans les municipes pour le 
service municipal était inscrit le nom du municipe et sou- 
vent celui de l'employé, esclave public, plunibarius, fîstiila- 
to/', chargé de la fabrication : 

Ex.: Wilmanns, 2818 c: 

PVBLIC • VElENTAiNORVM 

^Fubli{cuni) VelentanoruDi. 

Ibid.^ g: 

FELIXPVBL-TERGF 

Félix publ{icus servus) Tcrg{cstinoruni) [\ccit). 

C. I. L., XII, 5701, 58: 

COL • AVG ■ xNEM • TIBERINVS • L • F • F • S • F 

CoI{oniae) Augiustae) Nem{ausensiuin) ; Tiberinus, L. F... F\.. s{crvus 

f{ecit). 

Sur les tuyaux de fabrication particu.lière, on rencontre: 
soit le nom du propriétaire de la maison où l'eau était 



316 DIVERSES CLASSES D'INSCRIPTIONS 

amenée, — à ce titre, ]M. L. Renier a pu dire que ces sortes 
d'inscriptions sont de véritables titres de propriété\ — soit 
celui du fabricant avec ou sans le nom de la ville où étaient 
ses ateliers, soit les deux ensemble : 

Ex.: Lanciani, Cornent, di Frontino, p. 224, dans les jar- 
dins de Salluste : 

ORTORVM-SALLVSTIANOR naEVIVS-MANES-FECIT 
IMP • SEVALEXANDRI • AVG 

XIII. {H)ortoruin Salhtstianor{um) ; Imp(eratoris) Sei'(eri) Alexandri Au- 
giusti). Naevius Mânes fecit. 

De Boissieu, Inscr. de Lyon, p. 448 : 

S ATTI APOLLINARISLF 
.5". Atti{us) Apollinaris L{iigudi/ni) f(ecit). 

C. I. Z/., XII, 5701, 42; trouvé à Sainte-Colombe, près 
Vienne : 

[sic] C • SEC • El • MARIN V F 
SPIVLIANI 

C. Sec... et Mariji(iis) V(iennac) f(ecerunt) ; .S'. P.,,Juliani. 



4" Inscriptions sur vases, lampes ou objets usuels de terre, 
verre ou métal 

Le plus grand nombre des inscriptions de cette nature 
sont des marques de fabriques, et, de fait, elles sont très 
communes. Elles se composent, d'habitude, uniquement 
des noms du fabricant, souvent de son surnom seul, écrits 
en toutes lettres ou en al)régé et présentés soit au nominatif, 
soit au génilir. ()iu'I(|uefois ces noms sont accompagnés du 

1. Sur un certain nombre <le tuyaux trouvés k remplacement du camp des 
prétoriens, on lit: CASTRVM PRAETORIVM (Grutor, p. 183, 1, 2, 3). 



INSCRIPTIOiNS SUR VASES EN TERRE 317 

verhe fecit[{FEC\T, FEC, FE, F); et alors ils sont naturel- 
lement au nominatif. Au génitif, ils sont parfois suivis ou 
précédés des mots /««/i«(MANV, MAN, MA, M), offîcina (OF, 
OFF, OFI ) ou, pour les poteries, figiiUua ( FIGVL, FIG). 
Jamais ou presque jamais la mention de la ville qu'habite le 
fabricant n'accompagne ses noms\ 

Il y a quelques remarques particulières à faire à propos 
de chacune des catégories d'objets, où figurent ces inscrip- 
tions. 

1° Objets en terre. — a) Vases. — La marque de fabrique 
est imprimée le plus souvent au fond des vases et des 
lampes, excepté pour les jattes à grandes lèvres, où l'ins- 
cription est disposée sur ces lèvres mêmes, à droite et à 
gauche de la dépression qui sert de gouttière, et pour les 
grandes jarres, où elle se trouve soit sur l'anse, soit sur le 
goulot. Cette marque est en creux ou en relief, d'habitude 
dans un cartouche produit par le cachet qui servait à l'im- 
primer. Elle est plus ordinairement en creux sur le cul des 
lampes. 

Cette marque peut aussi, sur les vases ornementés, être 
figurée en relief, aux flancs du vase et au milieu des orne- 
ments. On connaît la marque CATVSSA % qui existe dans 
un certain nombre de nos musées de France, à Dieppe, à 



1. Voir, au sujet de ces marques en général, Schuermans, Sigles Jigulins, 
Bruxelles, 1867, in-S"; Froehuer, Inscriptiones terrae coctae oasorum intra 
Alpes, Tissam, Tamesim repertac, Gôttingen, 1858,10-8" ; Th. Habert, La 
Poterie antique parlante, Paris, 1893, ia-4'' ; Dragendorf, Terra sigillata 
[Bonn. Jahrbuch, XCVI, p. 18 et suiv., et pi. 1 à VI); An. de Barthélémy, Vases 
sigillés et éplgraphiques, dans la Gasette archéologique, 1877, etc. Sur les 
marques de bronziers, on peut consulter un travail de M Mowat : Marques de 
bronziers sur objets trouvés ou rapportés en France, Vienne, 1884 (extrait du 
Bulletin épigi-aphique,18S';i, 1884), et les Corpus ; sav les marques de verriers: 
Deville, Hist.de la verrerie. Cf. Rec. arch. (2' série), t. VllI, p. 215 et suiv.; 
t. XV, p. 437 et suiv.; t. XLIV, p. 290 et suiv., et Frôhner, La Verrerie antique. 
LePecq, 1879, fv 

2. Le principal intérêt de ces marques, en France, est dans les noms gaulois 
qu'on y lit : grâce à elles, nous connaissons un grand nombre de noms qui ne se 
sont rencontrés ni sur les inscriptions, ni sur les monnaies, ni, à plus forte 
raison, dans les auteurs latins. 



318 DIVERSES CLASSES D'INSCRIPTIONS 

Caenet ailleurs et qui, par suite de la maladresse du mou- 
leur, se présente parfois, dans un sens rétrograde. 

Ce ne sont pourtant pas des inscriptions de cette sorte 
que portent le plus souvent les vases à ornement. On y lit 
soit les noms des personnages représentés sur le vase, soit 
des devises relatives à ces personnages, qui sont pour la 
plupart des héros mythologiques, des génies de villes, des 
gladiateurs, quand ils ne font pas partie d'une composition 
erotique. 

Parmi les sujets mythologiques nous rappellerons le re- 
marquable échantillon que possède le musée de Saint-Ger- 
main' : on y voit représentée la lutte d'Apollon et de Mar- 
syas; au centre de la composition on lit: 

Pal/ados en studio didicisti Marsua cantu{m), 
Dumquc tibi tituluin quaer'is mala poena rema(n)s{U). 

De l'autre coté se trouve la marque de Tartiste qui avait 
modelé le moule en cire: ApoUinaris cei'ct-. 

Les fouilles assez récentes de Trion ont fait connaître plu- 
sieurs représentations de la même espèce. L'une d'elles nous 
met en présence du génie de la ville de Lyon et dePlancus. 
Celui-ci tient de la main gauche le rouleau sur lequel est 
inscrite la loi coloniale et de la droite un vase qu'il présente 
au génie; de ce vase sortent deux pavots. Le génie est tou- 
relé et tient une haste. On lit, à côté, Tinscription : 

Revue épigrapJiiqiie du midi de la France^ 1887, n. 688: 

... aMA NTISSIMO CO 
HABE AS 

PROFIT IVM 
CAES ARE 

[^Genio a\inantissiino co[loniae'\. — llabeas propitiuin Caesare{in), répond 

le génie. 

1. Frôhner, Les Musées de France, p. 12 et siiiv., pi. 3 = C. /. L., XII. 5687,9. 

2. Sur des médaillons en terre cuite portant ainsi des marques de modeleurs 
eu cire, voir Frôhner, op. rit., p. 52, et pi. 14, 15, 16. Consulter sur ce genre 



INSCRIPTIONS SUR VASES EN TERRE 319 

D'autres vases, connus depuis longtemps, montrent, à 
côté du génie de la ville de Vienne, les inscriptions: 



CL L., XII, 5687, 44 



ou, Ibid., 43 



G EN 10 • P 
OPVLI FE 
L I G I T E R 



VIENNA 
/ E L I X 



Ces vases proviennent des fabriques locales installées 
probablement à Vienne et à Orange. 

Une autre fabrique, établie dans le département de la 
Lozère, a donné cette suite de vases à ornements portant 
des souhaits adressés à des peuples de la Gaule : 

CI. L.,XII, 5687, 50: 

TREVERIS FELICITER 

Ihid.^ 52 (Musée de Genève): 

SEQVANIS FELICIT 

Il peut y avoir aussi, sur les vases en terre, des inscrip- 
tions d'une nature différente ; dans ce cas, elles sont géné- 
ralement tracées à la pointe avant ou après la cuisson ou 
peintes par le marchand ou celui qui fait usage du récipient. 
C'est ainsi que, sur les vases de petites dimensions, 
gourdes, coupes, on trouve inscrits des souhaits à l'adresse 
du buveur: Vivas ! valeas. Semper gaiide ! ou des paroles 
que Ton suppose dites par lui au cabaretier. 



de poterie : Frôhner, op. cit., p. 52 et suiv. ; Roulez, Gazette archéologique, 
1877, p. 67 et suiv. ; Au. de Barthélémy, ibid., et Héron de Villefosse, ibid., 
1880, p. 178 et suiv. 



320 



DIVERSES CLASSES D'INSCRIPTIONS 



Ex.: Mo^\a\, Inscriptions dePariSy p. 69': 

d'un côté : OSPITA REPLE LAGONA CERVESA 
de l'auti-e : COPO CNODITV ABES EST REPLENDA 

{H)ospita, reple lagona{in) ceri>es(i}a .' Copo, condituim) {/t)abes ; est 

replenda. 

C. 1. L., IV, 2776: 




Pr{a)esla ini{/ii) sinceru{m) ; sic te ainet qu[a)e custodit {h)ortu{m) 

Venus -. 

Parfois ces graffites n'ont aucun rapport avec le vase; celui 
qui les a tracés s'est servi du vase ou de ses fragments 
comme d'une tablette à écrire. 

Sur les amphores et les grands récipients destinés à 
conserver le vin ou d'autres liquides on indiquait divers 
renseignements, comme nous le iaisons aujourd'hui encore 



1. Cf. p. 85, où l'explication définitive du monument a été donnée par 
M. Mommsen. 

2. Nous ne parlons pas ici des ex-voto tracés sur les vases; nous avons étu- 
dié plus haut cette classe d'inscriptions, p. ij;26. 



INSCRIPTIONS SUR VASES EN TERRE 321 

sur nos tonneaux et nos l)outcilles^ ; c'est ainsi qiTon y mar- 
quait la nature du liquide — Liquamen optimuin ; Garum casti- 
luoniale, — Tâge de ce liquide, le nom du marchand ou du ca- 
baretier, le prix de la marchandise, le possesseur du vase, etc. 
Exemple: Lanciani, Bullett. comunale, 1874, p. 40: 

TI-CLAVDIOP-QVINCTILIO COS 
A • D • X 1 1 1 • K • 1 V N • V I N V M 
DIFFVSVM QVOD NATVM EST 
DVOBVS LENTVLIS COS 
AV T C R 

Ti Claudio P. Quinctilio co[n)s[ulibiis) [an. 13 av. J.-C], a[nte) d[ieni) 
XIII K[alendas) Jun[ias); vlnum di/fasum quod natum est duobus Len- 
tulis co[i})s[idibus)- [an. 18 av. J.-C.J. Autocr[ates). 

Bullet.cux'Ji. du Comitédes traccuLr historiques, 1884, p. 96: 

V ^ 

Q. Lepido, M. Lollio co(n)s(idibus) ; [an. 24 av. J.-C] Au... Vinum 
Mesopotamiuin. V. Afranio Silvio. 

b) Antéfixes. — Les antéfixes en terre cuite, ces mascarons 
qui se plaçaient au bord des toits, portent souvent des 
marques de fabrique. On en a trouvé un certain nombre à 
Vienne et à Orange^; le musée de Saintes en possède, en 
double, un exemplaire curieux. 

c) Statuettes. — Des statuettes en terre blanchâtre, qui 
représentent des Vénus anadyomènes, ou des déesses mères, 

1. Cf. c. /. L., IV, p. 172 et suiv. ; Epli. epigr., I, p. 160 et suiv. ; Dressel, 
Ricerche sul monte Tcstaccio (A/maZ/, 1878, p. 118 et suiv.) ;Id., Di un grande 
depositodi anfore (Bullett. cotnunnle, 1878, p. 36 et suiv.). 

2. Horat. Epi>^t,. I, V, 4: 

Yina bibes iterum Tauro diffusa palustres 
Inter Minturnas Sinuessanumque Petrinum. 

3. C. L L., XII, 5680. 

21 



322 



DIVERSES CLASSES D'INSCRIPTIONS 



sont, on le sait, des produits de la céramique gauloise. Le 
plus grand nombre de ces figurines sont anépigraphes. 
Quelques-unes pourtant présentent des marques de potiers. 
Je rappellerai celle que Ch. Robert a publiée ' avec la 
marque : REXTVGENOS et la statuette de Caudebec-lès- 
Elbeuf où se lit la phrase suivante : 

REXTVGENOS SVLLIAS AVVOT* 

M. Héron de Villefosse a prouvé que le mot avvot était 
l'équivalent gaulois de fecil ou feci. 

2° Objets en métal. — Sur les objets usuels en métal et 
spécialement sur la vaisselle on trouve rarement des ins- 
criptions autres que des marques de fabricant ou bien de 
possesseur, ou encore des marques pondérales, des dédi- 
caces à des divinités \ qui sont généralement inscrites au 
pointillé, en creux, ou plus rarement en relief. Nous repro- 
duisons ici, comme spécimens de ce genre d'écriture, une 
inscription qui se trouve sur le manche d'un vase d'argent 
de Lyon \ 








C. Didi(i) Scciindi, m/![itisi lcg[ionis) Il Angiustac), c[enturia) Mari[i). 

1. Notice sur une statuette de terre cuite, Paris, 1878. 

2. Reçue archéologique, 3" série, t. XIII, p. 145, et Bulletin arcJicologique du 
Comité des Traoaux historiques et scientifiques, 1887. p. 323. 

3. Voir, pour la vaisselle d'argent, Thédeual el Héron de Villefosse^ Les 
Trésors de oaisselle d'argent trouées en Gaule (Extrait de la Gazette archéolo- 
gique), où sont rassemblés de nombreux renseignements relatifs même à 
d'autres pays ; pour le bronze, Mowat, Marques de Bronzicrs (déjà cité) et 
Bulletin Monumental, 1882, p. 242 et suiv., 489 et suiv. 

4. Boissieu, Inscri/itions de Lyon, p. 311, n. XI = Hùbner, Exempla, n° 934. 



INSCRIPTIONS SUR OBJETS EN METAL 



323 



et une autre sur tablette de bronze, provenant de Lydney 
Park (Gloucestershire) ^ . 




D{eo) M(agno) Nodonti. Fl[avius) Blandinus armatura i'(otum) s[ohit) 

l{ibens) m[erito). 

Il nous faut pourtant citer, comme contenant des rensei- 
gnements tout à fait exceptionnels, les gobelets de Vica- 
rello, découverts, en 1852, au fond d'un bassin antique 
que l'on avait entrepris de réparer*. Chacun d'eux porte 
gravé l'itinéraire de Gadès à Rome, avec la mention des 
différentes stations par où passaient les voyageurs et la dis- 
tance qui séparait chacune d'elles de la suivante. C'est un 
document capital pour la géographie antique. Un itinéraire 
analogue, bien que plus court, est inscrit sur le bord d'un 
petit vase de bronze trouvé en Angleterre ' : il fait connaître 
les différents points qui séparaient il/«me de Bannae. 

3° Objets en verre. — Les vases en verre, à cause de la 
matière dont ils sont faits, se sont conservés en moins grand 
nombre que les vases en terre ; nous possédons donc peu 
d'inscriptions sur verre ; et pourtant, parmi celles que nous 
avons, il y en a de très curieuses. Non seulement on lit au 
fond de certains vases des marques de fabrique, mais on 

1. C. /. L., VII, 138. 

2. C. /. L., XI, p. 4% et suiv. 

3. C. I.L., VII, 1291; cf. p. 104, Les lettres y sont en verres de diverses 
couleurs incrustés (Hûbner, Exempla scripturae epigraphicae, n" 911), ce qui 
explique leur forme inusitée. 



324 DIVERSES CLASSES D'INSCRIPTIONS 

trouve représentés, sur la panse ou sur les côtés, des sujets 
figurés, avec devises à Tappui. Ainsi, sur un beau gobelet 
de Montagnole^, on voit quatre paires de gladiateurs 
combattant deux à deux ' ; sur des vases découverts, l'un à 
Populonia ', Taiitre à Rome', le troisième en Portugal', 
sont figurées les constructions les plus importantes de la 
côte de Pouzzoles : stagnum Neronis, ostriaria, pilas, 
ampih)itheatriim, faros\ etc.; ailleurs ce sont des scènes 
nnthologiques, des scènes bachiques, des portraits d'em- 
pereurs avec leurs noms', des vœux au possesseur ou à 
l'acheteur du vase : Anima felix vivas\ des épitaphes 
mêmes : Memoriae Felicissimae filiae \ Sur les vases de 
luxe, l'inscription est écrite en verre de couleur superposé 
au verre blanc du vase ; les vases de cette sorte se nomment 
vas a diatreta ^". 

5° Inscriptions sur armes 

Certaines des armes romaines qu'on possède portent des 
inscriptions : on y rencontre habituellement les noms des 
militaires à qui elles appartenaient avec l'indication de la 
légion et de la cohorte où ils servaient'V M. Hûbner suppose 
que, à partir d'Auguste, les armes romaines devaient porter 
inscrite l'indication du possesseur avec le numéro du corps 
où il était enrôlé. 

1. C. I. L., XII, 5696, 32; cf. C. /. L., III, 6014, -2, avec un sujet analogue. 

2. Le premier de ces gladiateurs se nomme Tetraites. Or, on lit dans Pétrone, 
Sat., 52 : Hermerotis pugnas et Tetraitls in poculis Iiabeo. 

3. De Rossi, Bullett. Napol. ,1853, p. 133, 9, u« 2, et 1854, p. 153 ; Bullett., 
1853, p. 36. 

4. Bullett. Napol:, 1853, p. 133, 9, n" 1. 

5. Archâol. ZectunQ, 18&S, p. 91 et suiv., pi. 11. 

6. Les principales de ces scènes sont rapportées dans Marquardt, Vie pricée 
des Romains, H, p. 416 et 417. 

7. C. I. L., XII, 56%. 

8. Cette devise figure sur le vase de Populoniacité plus haut (note 3). 

9. Voir le vase de Rome, cité à la note 4. 

10. D'Adda, Riferche sulle arti et suW industria romana. Vasa oitrea dia- 
treta, Milano, 1870, in-4'' ; Marquardt, Vie pricée des Romains, p. 417. 

11. Ilùbiior, Arch. cpiçir. Mittheilunfjcn aus Œsterreich, 1878, p. 105 et suiv. 



INSCRIPTIONS SUR ARMES 325 

On peut citer comme exemple, le bouclier trouvé clans la 
Tyne \ qui appartenait à un soldat de la légion VIII" Augusta. 
On y lit en pointillé, au milieu de figures représentant les 
quatre saisons, des animaux, symboles légionnaires, et 
Mars : LEG VIII AVG et D IVL MAGNI IVNI DVBITATI ; c'est- 
à-dire: Legiionis) VIII Aug[ustae) ; c{eiituria) Jul[ii) Magni : 
Juni[i) Dubitati. 

C'est ici qu'il convient de parler de ces bullae en plomb 
de forme ronde ou ovale, percées d'un trou servant à les 
suspendre, que l'on a trouvées en grand nombre en Angle- 
terre ^ On a supposé, avec beaucoup de vraisemblance, 
qu'elles étaient de celles qu'on attachait au cou des soldats 
au moment de leur enrôlement % pour servir de marques de 
reconnaissance. On y lit un numéro de cohorte, suivi 
d'autres lettres qui désignent peut-être la centurie : 

Ex. : CL L., VII, 1269, 2 : 

X — LEG n 

X. Leg{ionis) II. 

C. I. L., Vil, 1269, 7 : 

CIIN 
ER 

C[oliortis) II Ner[i'iorum) . 

Citons aussi, parmi les menus objets relatifs à Tarmée, 
des fragments d'enseignes portant des numéros, comme 
celui qu'on a exhumé dans le fort romain de Niederbiber *, 
et surtout une plaque de bronze, qui appartenait à une 



1. C. /. L., VII, 495. 

2. c. /. L. , VII, p. 230; Eph. epigr., III, p. 144 et 318: IV, p. 209; VII, 
p. 346. 

3. Acta martyrum (éd. Ruinart, 1713), p. 300. 

4. Brambach, Insc. Rhen., 703 e. 



326 



DIVERSES CLASSES D'INSCRIPTIONS 



caisse militaire, laissée sur le champ de bataille de Cré- 
mone, en 70, parla légion IIII Macedonica\ 




Leg[ionis) IIII Mac[eclonicae). M. Vinicio iterum, Stat[ili]o Taiiro Cori'ino 

co{n)s(ulibus). C. Vibio Rufino leg{ato), C. Horatio o princ[ipc) 

pr[aetorii). 

Dans cette catégorie on doit comprendre encore les 
balles de fronde ^ Les légendes qu'on y lit sont naturelle- 
ment très courtes. 

Elles peuvent se diviser en quatre catégories : 
a) Celles qui contiennent la désignation des combattants, 
ou de leur général. 

Ex. : C.I.L., IX, 6086,1 : 

ITALI— T LAF PR 

ItalL T. Lafirenius) pr{actor). 

1. Notizie degli scaci, 1887, p. 209 et suiv. ; Reoue archéolofjiqtin (2' série), 
t. XII, p. 29; Korrespondenzblatt dcr Westcleutschen Zeitsc/iri/t, 1888, n. 44. 

2. Elles ont été réunies au VI* volume de V Ephemeris epigraphica par 
M. Zanfremeister. 



INSCRIPTIONS SUR BALLES DE FRONDE 327 

b) Celles qui renferment les noms des chefs qui ont fait 
fabriqi^er les balles. 

Ex. :Ibid., I, 642 : 

LPISOLF COS 

Eph. epigr., VI, p. 65, n. 66 : 

M • FERIDmS 
TRMIL-L XI 

M. Ferid[iu]s, tr[ibunus) mil[ituni) l[cgionis] XI. 

c) Celles qui sont marquées du numéro de la légion à 
laquelle la balle était destinée et peut-être du nom du fron- 
deur qui devait la lancer. 

Ex. : Ibid., p. 30, n»21 : 

LEG XI 

C. I.L., p. 28, nM7 : 

L GAL 

L[egio) Gal[lorum). 

d) Des apostrophes, souvent grossières à l'adresse de 
l'ennemi. 

Arch. epigr. Mitth., 1880, p. 79. 

PIIRTINACIA 
VOS RADICITV 
TOLIIT 
Pertinacia vos radicitu[s) to[l)let. 

C. L L., I, 682 : 

PET CVLVM 

////VIAVJLDO 

Petie) culum Octavia\^ni\. 

Mais il ne faut pas oublier que,, si un bon nombre de 
balles de fronde qu'on connaît est authentique^ un plus 



328 DIVERSES CLASSES D'INSCRIPTIONS 

grand nombre encore est l'œuvre de faussaires ^ : on ne 
saurait donc se tenir trop en garde contre ceux de ces 
documents qui n'auront pas été soumis à une critique 
sévère. 

6" Marques sur poids ou sur mesures ^ 

La plupart des poids ou mesures que l'on possède sont 
anépigraphes ou portent seulement l'indication en chiffres 
de leur valeur ou de leur capacité. Sur (pielques-uns, pour- 
tant^ on lit des inscriptions plus ou moins développées 
contenant une date, la désignation de l'étalon auquel Tobjet 
est conforme, la mention des magistrats qui ont présidé à la 
vérification du poids, celle du lieu où les poids étalons sont 
conservés et où, par suite, cette vérification a été faite, enfin 
les noms des possesseurs. 

Ex. : CI. L., II, 4962, 4, sur une demi-once en bronze : 

SV 
C-CAESAR AVG P P 

S[emi)u[ncia). C. Caesar Aug[ustiis), D[ater) p[atriae). 

C. I. L,, A", 8067, sur une statère : 

TICLAVDCAES iiii l VITEL 

III • COS • EXACTA AD ARTIC 

CVRA AEDIL 

Ti. Claudio Caes{are) [IIII, L.] Vitel[Uo) III co[n)s[ulibus). Exacta 
ad Artic[idciana pondéra) •', cura aedil[iiini) . 

1. Cf. Zangemeister, C. /. L., IX, p. 35* et suiv. Il y est raconté comment un 
certain Joseph Vincenzini fabriqua, à Ascoli, il y aune quinzaine d'années, une 
grande quantité de balles de frondes fausses, sans se douter qu'il jetait un fer- 
ment de discorde entre des savants honorables, et qu'il allait naître de cette 
fantaisie archéologique intéressée une guerre, où quelques-uns des adversaires 
se sont échaufïés plus que de raison. 

2. Cf. Gatti. Iscrizioni ponderarie {Annali, 1881, p. 185 et suiv.) et Bullett. 
comunalo, 1884, p. 64 et suiv. 

3. M. ? Arliculeius est un des édiles de l'an 47 apr. J.-C. Or. les édiles avaient 
précisément ])Our mission de surveiller la sincérité des poids employés (/)///., 
I, 48, 10,32, §1; cf. 47, 11,6, §§ 1 et 21. Après les réformes de Trajaii et d'Hadrien, 
cette surveillance fut confiée au préfet de la ville. 



INSCRIPTIONS SUR POIDS 



329 



Une découverte curieuse sous ce rapport est celle qui a 
été faite il y a dix ans à Brimeux (Pas-de-Calais) ^ On y a 
trouvé six capsules rentrant les unes dans les autres, qui 
portaient extérieurement chacune une inscription. Ces 
inscriptions se composent de deux parties ; celle du milieu 
est constituée par un signe métrique indiquant le poids de 
la capsule, libra^ semis, f riens, quadraus, se.vlans, semiun- 
cia ; de chaque côté figure, divisée en deux, la formule 
exactum ad Castoi'is plus ou moins abrégée ^ : 




1) 


EXADi CAST 


2) 


EXA S CAS 


3) 


EXA : : CAS 


4) 


EXA : • CAS 


5) 


E A . . CAS 


6) 


Marques 


7) 


peu lisibles 



A côté des poids nous placerons des objets en terre cuite 
ou en pierre, de forme pyramidale pour la plupart, sphé- 
riques ou quasi sphériques quelquefois, que Ton regarde 
comme des contre-poids^ employés par les tisserands. Ils 
portent généralement un nom, celui du fabricant, suivi ou 
non de la sigle F {fecit). M. Hirschfeld fait remarquer qu'ils 
ont été trouvés pour la plupart à Vienne ou sur le territoire 
des Allobroges^ 

T Bijoux 

Les bijoux que nous avons conservés, sauf les bagues, 
portent peu d'inscriptions, et lorsqu'ils en ont, ces inscrip- 
tions sont d'un intérêt médiocre. Elles relatent générale- 
ment le nom du propriétaire et le poids du bijou, comme 
sur ce bracelet d'or où on lit* : 

1. J. Vaillant, Étude sur un jeu do poids antiques, Boulogne-sur-Mer, 1888. 

2. Cf. des marques analogues : C. I. L., V, 8119, 4, et AnnaU, 1881, p. 182. 

3. C. /. L., XII, p. 782. 

4. C. I. L., X,8071, 1. 



330 DIVERSES CLASSES D'INSCRIPTIONS 

Corelia Ny{m)p[h)e ; auru{m), p(ondo) XX; 

ou des souhaits à l'adresse du possesseur : Utere felix (sur 
une fibule d'argent) ^ ; Costanti vivas (sur une fibule d'or) ' . 
Les bagues offrent le plus souvent un nom, au génitif, 
lorsqu'elles servent de cachets ou au nominatif^ quand ce 
nom indique seulement le possesseur, — celles qui por- 
tent des noms d'artisans sont excessivement rares, — 
parfois des initiales seules; quelques-unes présentent des 
devises, des souhaits identiques à ceux que nous venons 
de citer: Valent qui fecit, par exemple'. 11 faut signaler 
cependant plus particulièrement une catégorie de bagues qui 
semblent avoir été offertes comme gages d'amour et avoir 
joué le rôle de nos anneaux de fiançailles ou de nos alliances. 

Ex. : C. L L., XII, 5692, 6 (or) ; 5693, 9 (pierre gravée) : 

AMO TE* 

Catalogue du musée de Langres, 47, 13 (bronze) : 
VICIT AMANDO 

C. I. L., XII, 5693, 8 (cornaline) : 

BONAM AMO TE 

VI TA M AMAME 

SERVA FIDEM 

C. I. L., III, 6019, 14 (or) : 

VINCVLVM VERVLAE 

îhid., 8125, 9 (pierre gravée) : 

Q • C • L 
SEPTVMIAE 

PRISCAE 

F I D E S 
Au-dessous, deux mains jointes. 

1. CI. L., III, 6016, 6. 

2. C. /. L., 6016, 5. 

3. Anneau d'or du musée de Langres. Catalogue du musée, n' 47, 5. 

4. Cf. une fibule du musée de Genève (C. /. L , XII. 5698, 18), qui porte : 
VROR AMORE TVO 



INSCRIPTIONS SUR BAGUES 



331 



Les bulles, d'or pour les patriciens, d'une matière moins 
précieuse pour les autres^ que les enfants portaient au cou, 
comme amulettes, les hommes jusqu'à la prise de la toge 
virile et les femmes jusqu'à leur mariage, ne présentent 
guère que des noms, ceux de l'enfant \ C'est ainsi qu'on lit 
sur l'une d'elles : 

Graevius, Thesaur., XII, p. 955 : 

CATVLVS 

Mais elles pouvaient recevoir aussi des inscriptions plus 
conformes à leur destination prophylactique. Sur une bulle 
de pierre du musée de Langres, sont gravés les mots ' : 

SALVE TV PVELLA 

Dans cette catégorie, je citerai, en terminant, certains 
colliers de bronze ou de plomb, rivés jadis au cou des es- 
claves et destinés à indiquer à ceux qui les rencontreraient, 
s'ils venaient à prendre la fuite, le nom et l'adresse de leur 
propriétaire '. 

Le spécimen suivant provient de Rome même. Bullett. 
comun., 1895, p. 12 et pi. I. 




Servus sum dom{i)ni inei Scholastici v{iri) sp(ectabilis). Tene me ne 
fugiam de domo Pulverata. 

1. Marquardt, Vie pricée des Romains, p. 101, note 1. 

2. Catalogue, 47, il. Trouoéa au cimetière gallo-romain de la citadelle. Cf. 
un texte analogue (C. /. L., XII, 5688, 9) ; la bulle qui le porte y est signalée 
comme un contre-poids. La bulle du musée de Langres, que j'ai vue, ne rae 
parait pas avoir pu servir à un tel usage. 

3. De Rossi, Bull, di arcli. crist., 1874, p. 44 et suiv.; Bullett. com., 1887, 
p. 286 et suiv. 



332 DIVERSES CLASSES D'INSCRIPTIONS 

8° Timbres et cachets^ 

Les timbres ou cachets sont formés d'ordinaire de lettres 
en relief, sur un fond plat, ces lettres étant disposées de 
droite à gauche et retournées, de façon à être reproduites 
de gauche à droite, sur l'empreinte. Ils affectent les formes 
les plus diverses : rectangles, carrés, écussons échancrés 
par le haut, fers à cheval, courbes en forme de S, pieds 
humains% la cheville et le bas du mollet servant de manches 
au cachet, etc. On en verra des collections variées et riches 
dans quelques-uns de nos musées, notamment à Toulouse 
et à Rouen. L'empreinte obtenue ainsi était creuse; quand 
le cachet se présente en creux, c'est que l'empreinte, au 
contraire, était saillante. L'usage de ces cachets était mul- 
tiple ; le plus curieux peut-être est celui que nous a révélé 
la similitude d'un timbre trouvé en Italie et d'une marque 
découverte sur un pain, à Pompéi : nous apprenons par là 
qu'ils servaient à timbrer les provisions de bouche ou les 
vases qui les renfermaient, ce qui explique la nature de 
l'inscription qu'ils portent. On y lit, en effet, le nom du 
possesseur ou ceux des possesseurs communs, quelquefois 
avec leur qualité, au génitif ou au nominatif, lorsqu'ils ne 
sont pas indiqués par les initiales seules. Souvent, à côté 
de ce nom^ s'en lit lui autre, celui du domestique qui sur- 
veillait les provisions et avait le soin d'y faire appliquer la 
marque de possession. Ce second nom se présente aussi au 
nominatif ou au génitif, plus souvent à ce dernier cas. 

Ex. : C. I. L., X, 8058, 71, trouvé à Pompéi : 

POTITI 
POPPSABINI 

Potiti, Popp(aci) Sabini {servi). 

1. V. Poggi, Sif/illi nntir/ii romani, Toriuo, 1876, inf°. 

2. On trouve souvent, au fond des vases rouges lustrés, des marques de fa- 
brique disposées dans un cartouche en forme de pied. 



TIMBRES ET CACHETS 333 

IhicL, 8059,366. 

SERVANDVS 

Q L P ET C L P 

Servandiis, Q. L... P... et C, L... P... {serviis). 

On n'y a gravé d'autres textes, des formules de souhait 
ou des devises, qu'à une basse époque. 

La plupart de ces cachets sont faits de fer ou de cuivre ; 
il y en avait aussi en terre et même en pierre. 

Il faut consacrer une mention spéciale à ceux que l'on 
appelle cachets d'oculistes \ Ces cachets, trouvés pour la 
plupart en France, sont de petits rectangles, toujours en 
pierre, dont une ou plusieurs tranches portent des ins- 
criptions gravées en creux. Les inscriptions qu'on y lit 
indiquent les noms de l'oculiste, fabricant ou dépositaire 
des médicaments employés pour la guérison des diverses 
affections ophtalmiques signalées sur le cachet, le nom des 
collyres ou des ustensiles nécessaires pour traiter ces affec- 
tions elles-mêmes. 

Exemple : De Villefosse et Thédenat, Cachets d'oculistes, 
p. 54: 




a) MagilUi^i) dialcpidos ad cicatri(ccs) ; h) Magilli(i} tliurinuni c(roco- 
des); c) Magilliii) dloxsus ad cicat.ri{ces) v(eteres) ; d) Magilli{i) diale- 
pidos c(rocodes). 

1. Cf. GrotefenJ, Die Stempal der Rôm. Auaenârstp. Gottingen, 1867. in-8; 
Klein, Donner Jalirbûcher, 1875, p. 93 et suiv. ; Desjardins, Monuments de 



334 DnŒRSES CLASSES D'INSCRIPTIONS 

On voit que le nom du médecin vient ici en tête, au 
génitif; puis on lit le nom du remède et, enfin, la désignation 
de la maladie ophtalmique à Taccusatif, précédée de la pré- 
position ad. 

9" Inscriptions sur tessères 

On appelle tesserae de petits objets en métal, en ivoire 
ou même en bois, de toutes formes^ et de dimensions va- 
riables qui étaient employés chez les Romains dans diverses 
circonstances. 

Il existe un grand nombre de tessères de toutes sortes 
dont il est bien souvent impossible de saisir la destination' : 
les plus intéressantes sont les suivantes : 

a) Tessères militaires. — Elles portent un nom de soldat 
avec la désignation du corps auquel il appartient. 

Ex. : C. I. L., VI, 2541 (lame de bronze inscrite sur les 
deux faces) : 

t\ ■ CLAVDl . PRISCt 
MIL C0HII1I-PR.7PATERN/ 

[T]i. Claudi[i) Prisc[i], mil[itis) coli{ortis) IIII pr(aetoria)e, c[enturia) 

Patern\i\. 

Ibid., 2709 : 

T-IVLIVS 11//// 
TR . COH 
VIIII ■ PR 

T. Jiilius... tr[ibuniis) coh[ortis) VIIII pr[actoriae), 

b) Tessères friunentaires . — On donnait ce nom aux tes- 
sères que recevaient les citoyens inscrits sur la liste des 

Baoai, p. 55 et suiv. ; Héron de Villefosse et Thédenat, Cachets d'oculistes 
romains, 188i; Espèrandieu, Recueil des cac/iets d'oculistes romains, 18d-i, in-8. 

1. Ou en connaît qui ont la forme de canards (C. /. L., X. 8069, 3G-46), de 
poules (f/j(V/., 46-47), de poissons {ihid., 105), de têtes de mort (ibid., 86-91). 

2. Garrucci, / Piombi antirki, Roma, 1847, in-4''; Henzen, Annali. 1848, 
p. 237; cf. Monumenti, pi. LI-LIII et suiv.; 1850, p. 357, pi. M.; Hùlsen, 
Bullett. dclV Istituto, 1896, p. 227 et suiv. 



INSCRIPTIONS SUR TESSÈRES 335 

frumentatioiies, c'est-à-dire ceux qui avaient droit aux dis- 
tributions de blé faites dans le porlicus Miiiucia; ils étaient 
admis à y participer sur la présentation de ces tessères.Ges 
petits monuments, qui affectent la forme de jetons en plomb, 
portent tantôt seulement des représentations figurées, parmi 
lesquelles se trouvent fréquemment le type de VAniiona ou 
quelque symbole relatif aux frumentations, tantôt des ins- 
criptions qui indiquent le moment et le lieu où auront lieu 
les distributions. 

Ex. : Orelli-Henzen, 3360: 

ANT AVG FRV 

LIB Rf N 

LI LXI 

Ant[onini) Aug^usti) lib[eralitas] LI ; fru[mentatio) n(uniero) LXI. 

Garrucci, I Piombi antichi, pi. III, 7: 

DELIBIFOR 

Rf MINVCIA 
IV 

De lib[eralitate) prima ou D[i)e lib[eralitatis) primo, for[o) quarto, 

Minucia 

c) Tessères théâtrales^ — On a longtemps admis l'exis- 
tence de tessères destinées à servir de billets d'entrée au 
cirque, au théâtre ou à l'amphithéâtre. Dans cette catégo- 
rie on rangeait, par exemple, certains jetons qui offrent, 
d'un côté la tète d'un empereur ou d'un personnage de sa 
famille, de l'autre, un chiffre rarement plus élevé que le 
nombre XVI — 'Ce chiffre passait pour représenter le numéro 
de la cavea où la tessère donnait le droit de se placer* — et 
d'autres qui, par les sujets figurés qu'on y voit ou les 
inscriptions qu'on y lit, semblent marquer d'une façon 

1. Fr. Wieseler, Commentatio do. tesseris eburneis osseisque theatralibus, 
Gottingae, 1866, in-4'' ; A. Blanchet, Reoue arrliéologique (3" série), t. XIV, 
p. 225 et suiv.,où l'on trouvera la bibliographie complète du sujet; Graillot, 
Mélanges de Rome, 1896, p. 299 et suiv.; 314 et suiv. 

2. Fr. Lenormaat, La Monnaie dans l'antiquité, p. 62. 



336 DIVERSES CLASSES D'INSCRIPTIONS 

précise la nature du spectacle auquel elles donnaient 
accès ^ . 

Mais M. Hùlsen% grâce à une étude plus attentive et plus 
critique des représentations et des légendes, a fortement 
infirmé Fo'pinion reçue. Pour lui, toutes ces tessères sont 
des tessères de jeux (voir plus loin p. 341). La question 
n'étant pas encore entièrement tranchée dans le sens de la 
négative, nous avons maintenu une catégorie spéciale pour 
les tessères théâtrales, 

d) Tessères consulaires^ (dites « de gladiateurs »). — On 
appelle ainsi de petits bâtons quadrangulaires, en os ou en 
ivoire, munis, à leur extrémité, d'une sorte d'anse; on y 
passait un ruban qui permettait de les suspendre au cou. 
Sur chacun des" quatre côtés de la tessère est gravée une 
ligne. La réunion des quatre lignes donne : 1° le nom ou 
les noms d'une personne, généralement d'un esclave ou 
d'un affranchi, au nominatif; 2° les noms de son maître ou 
de son patron, au génitif; 3° et 4" une date indiquée par le 
jour, le mois et l'année. 

Ex. : C. I. L.,1, l'èQb: 

P A M P H I L V S 
SERVILI M- S 
S P E ■ K • F E B 
CCAES M LEP 

Paiiipliilus. Sen>ili[i) M. s[ervus), spe[ctavit) K(alendis) Fcb[ruariis), 
C. Caes[are), M. Lep{ido consulihus). 

1. La tête d'Apollon, par exemple, se apporterait aux ludi musici, celle de 
Castor aux ludi équestres, la représentatiou d'une cacea, d'un théâtre, un 
masque de comédie, aux ludlcomici. Cf. Heczen, Annali, 1838, p. 275. 

2. Bullett. deW Istituto, 1896, p. 227 et suiv. 

3. Cf. Mommsen, C. /. L., I, p. 195 ; Hùbner, Reo. arch. (nouvelle série), 
t.XVII. p. 412; Hùbner et Henzen, Tesserae fjladiatoriae [Eph. epigr., III, p. 161 
et suiv., p. 203 et suiv.); Henzen, Bullett., 1882, p. 8 et suiv.; Mommsen, 
Die Gladiaiorentesseren {Hermès, XXI, p. 266 et suiv.) ; A. Elter, Die Gladia- 
torentesseren (Rhein. Muséum, XLI, p. 517 à 548) ; P. J. Meier, Die Gladia- 
iorentesseren [ibid., XLIl, p. 122 et suiv. ) ; F. Haug, Die Frage der tcsscrac 
gladiatoriae (Berl. phil. Wochenschri/t, 1888, p. 24. Cf. p. 31 et 32) ; Friedlaen- 
der, Sitîungsgesnhichte (6' édition), II, p. 253 et suiv. 



IN8CRIPT1(3NS SUR TESSÊRES 337 

On expliquait autre ibis les lettres SP=SPE par speciali/s, 
« a paru devant le public », en se référant au vers crHorace: 

Spoctatum sails et donaiuni Jain rudc\ 

et Ton regardait ces petits monuments comme des certificats 
donnés aux gladiateurs victorieux'. L'inscription d'une tes- 
sère d'Arles, oii on lit: 

CL L., Xll, 5695,1: 

ANCHIAL SIRTIL-S 

SPECTATNVM 

MENSE FEBR 
MTVLC-ANT-COS^ 

semblait même donner à cette explication une certaine con- 
firmation, Mais on a publié* assez récemment plusieurs 
tessères nouvelles qui portent en toutes lettres le mot 
SPECTAVIT. Il faut donc renoncer à Finterprétation anté- 
rieure, car il est tout à fait impossible de \)ve\\àvo spectavit 
dans le sens de spectatus est, comme on a quelquefois pro- 
posé de le faire', et chercher pour ces petits monuments une 
autre attribution. 

M. JNIommsen admet que les gladiateurs libérés n'étaient 
pas exemptés de suite de tout service ; ils étaient, suivant lui, 
employés pendant quelque temps comme professeurs de 
leurs camarades plus jeunes; ils les regardaient s'exercer 



1. Epist., I, 1, 2. 

2. Cf. Orelli-Henzen, 2566, où, au milieu d'uue liste de gladiateurs qualifiés 
de cet{eranus) ou tcr(o), deux sout désignés par les mots : Mar[mLllo) SP, et 
Tlir[ax) SP. 

3. M. Mommseu [Herinos, 1886, p. 276, uotel) explique la seconde ligne par 
spectat{or) num[crator]. 

4. Eph. epigr., III, p. 161 et suiv., p. 203 et 204. On eu connaissait déjà 
d'autres portant le même mot, mais on les regardait comme fausses. 

5. Cf. Chabouillet, Catalogue clca camées de la Bibliotkcquc inipcriale, 
p. 554. 



338 DIVERSES CLASSES D'INSCRIPTIONS 

(spectabant) et les guidaient de leurs conseils. Les tessères 
de gladiateurs ne seraient donc autre chose que des di- 
plômes remis aux vétérans émérites ; la date qui y figure 
indiquerait non pas un combat de gladiateurs, mais le jour 
où le titulaire est passé au rang de professeur. 

Le grand intérêt de ces tessères est qu'elles portent des 
dates consulaires et que, sous l'Empire, elles nous offrent 
les noms des consuls en charge au moment où l'inscription 
a été gravée, ne se limitant pas à ceux des consuls ordi- 
naires éponymes ; c'est aussi que, le jour et le mois y étant 
notés, elles fournissent des renseignements précis sur la 
durée d'un certain nombre de consulats. 

^Malheureusement, les tessères trouvées hors d'Italie ne 
portent que l'indication du mois ou de l'année ; celle du jour 
y est omises 

e) Tessère d'hospitalité. — On sait qu'il était d'usage, chez 
les Romains comme chez les Grecs, que deux particuliers 
s'unissent ensemble par des liens d'hospitalité ; ils conve- 
naient entre eux de se recevoir mutuellement lorsqu'ils 
seraient en voyage, et cette convention se perpétuait dans 
leurs familles respectives. Pour constater ce lien, on échan- 
geait un symbole d'hospitalité, « tessera hospitalis ». C'était 
un objet quelconque de métal, d'os, d'ivoire, dont chaque 
moitié, se raccordant avec l'autre, portait soit certains carac- 
tères convenus, soit le nom des personnages, soit encore 
la copie de l'acte passé entre les intéressés'. On n'en con- 
naît que deux exemples certains. Ritschl a publié le pre- 
mier depuis longtemps'; l'autre \ qui est semblable pour 

1. La tessère d'Espagne (C. /. L., II, 4963), gravée sur une lame de bronze, 
s'écarte des règles usitées dans ces sortes de monuments. 

2. Plaut., Pocn., V, 2, 87 : 

HA. Si ita est. tcsscratn 
Con/erra sicis liospitaloin, cccain attuU. 
AG. Afjcduin, hure ostende. Est par probe ; nani habeo domi. 

3. Ritschl, Priscac latinUatis Monamcnia, II, A, p. 3. 

4. Notisic der/liScaci, 1895, p. 88 et suiv. 



INSCRIPTIONS SUR TESSERES 



339 



la forme générale, a été trouvé depuis j)eu à Trasacco. C'est 
une tète de mouton, coupée parla moitié. 








Sur la tranche on lit : 

y. Manlius, T. f[ilii(s); T. Staiodius, N. f[ili/is). — Hospcs 

Mais le droit d'hospitalité n'existait pas seulement de 
particulier à particulier : des villes l'accordaient à des per- 
sonnes distinguées par leur rang et leur crédit, dont elles 
voulaient faire leurs protecteurs. Dans ce cas, elles les 
adoptaient pour patrons en même temps qu'elles leur défé- 
raient le droit d'hospitalité. Les tessères d'hospitalité de 
cette espèce ne sont autre chose que des tabulae patroiiatus. 
L'acte qui liait ainsi la ville à un particidier était rédigé en 
double : la ville en gardait un exemplaire dans un temple 
ou un monument public, le particulier pendait l'autre dans 
son atrium ; mais il pouvait aussi le porter avec lui en 
voyage comme signe de reconnaissance. On connaît vine 
tessère de cette sorte, en forme de poisson \ Tous les autres 
monuments de cette espèce qu'on a rencontrés sont des 
plaques de bronze destinées à être fixées à un mur. Nous 
avons parlé plus haut de la forme suivant laquelle les tables 
de patronat étaient conçues ^ 

Dans cette catégorie il convient de placer aussi les tesserae 



\.C. /. L.,L532. 
2. Voir p. 301. 



340 



DIVERSES CLASSES D'INSCKIl'TlUNS 



pagaiiae échangées entre un pagns et un particulier. La sui- 
vante' a été recueillie récemment en Afrique : 




nlllil'i'''//Va\^ 

.-...,111.:,,.-^. ,iii 

'il'--' ■ l'^r 



_,,--^'.ni.iV:..-..''ii|,:.>/o,i| 



% 






Tesscrn pagl Mincrvi[i) M. Grattius, M. [filius], Pap[iri(t tribu), 
mag[istcr) pagi d(c) s[ita) p[ccAinin) d[cdit). 

f) Tessères convivales . — C'étaient des jetons qui donnaient 
accès aux banquets oli'erts par les empereurs au peuple, 
par les magistrats aux habitants des municipes, par les pa- 
trons à leurs clients. Si, parmi les tessères qu'onpeut ranger 
dans cette catégorie, il en est plus d'une dont l'attribution 
est incertaine, d'autres, comme la suivante, ne paraissent 
donner lieu à aucun doute. 



A/ma II, 1847, p. 257 : 

PRANDIVM 



Vl 



Le numéro inscrit ici an revers indique vraisendjlablement 
la place réservée au convive. 

1, Comptes reiulas de l'Acad.dc? [n.«T., IS'Jo, p. 319. 



INSCRIPTIONS SLR TESSERKS 



341 



Les membres des collèges recevaient des jetons de cette 
sorte qui leur servaient de cartes d'identité et de billets 
d'entrée aux letes du collège. 

Habelon, Bronzes antiques de la BibliolJtèqne Nalionale, 
n" 2315 : 




CoUc[<:;iitiu) utri[cnlariiuit) C(ib(c///cciisiii/n). L. Valcr[itis) Succes[sus). 

g) Tessères pour les jeux. — Il y a toute une catégorie de 
tessères qui étaient destinées aux jeux [tesserae lusoriae). 
Les unes se composent d'un cube présentant des nombres 
sur chaque face, comme nos dés actuels ; mais celles-là n'ont 
pas d'inscriptions. D'autres portaient un chifïVe d'un côté 
et une devise de l'autre, les devises qui indiquent la joie, 
la réussite, étant accouplées aux chiffres élevés, les devises 
contraires aux chillVes bas. On en a encore trouvé récem- 
ment toute une suite, dans des tombeaux, parmi lesquelles 
nous citerons les six suivantes : 



Année épigraphique , 1888, n" 116 



1) M O I C E 

2) EBRIOSE 

3) VIX RIDES 

4) BENIGNVS 

5) AMATOR 

6) FELIX 



n 



III 
iiii 

XII 

XXIX 

XXX 

LX 



11) Diptyques consulaires. — On nomme diptyques consu- 
laires des tablettes doubles d'ivoire que les consuls, à la fin 



342 DIVERSES CLASSES D'INSCRIPTIONS 

de l'Empire, avaient coutiune de distribuer aux sénateurs 
lorsqu'ils entraient en charge ; elles paraissent avoir été 
des invitations à assister aux fêtes qu'ils donnaient en pre- 
nant possession de leur magistrature. Ils y étaient figurés 
avec leurs noms et leurs titres et, le plus souvent, avec une 
représentation des jeux du cirque ou de ramphithéâtre qui 
allaient être célébrés à leurs frais. Ces monuments nous 
offrent donc des renseignements curieux sur un certain 
nombre de personnages importants de la décadence ; ils 
sont d'autant plus intéressants que les inscriptions de cette 
époque sont plus rares. Le plus ancien diptyque connu date 
de Tan 400 environ, le plus récent de Tannée 541\ 

L'exemple suivant' donnera une idée des inscriptions qui 
figurent sur ces sortes de monuments : 

Première feuille : Deuxième feuille : 

FL-THEODORVS COM DOMEST 

FILOXENVS EX MAGISTRO M 

SOTERICVS PER THRACIA 

FILOXENVS ET CONSVL 

VIR ILLVSTR R D I N A R 

TOTTl TO T n A T O C 

A n p o N rnAPxoN 

TH cooH npocoepn 

repoTCiA oiAozeNOC 

FI{ai'iiis) Tlicodoriis Filoxenus Sotericus Filoxcnus i'ir illi(str[is), 
coinies) iloi)tcst[icoriiin), ex magistro i/i[ilituiii) pcr Tlu'acia[s) et consul 
ordinar[ius). 

Tout-, to owoov -.7^ jocsr, Yspoocrîa 
uTraxoç urxpycov Trpoa'iéow «ïnXôçevoç. 

Ce personnage a été consul îx Conslanlinople en 525. 

1. Cf. Héron de Villcfosse, Feuille de di/jtt/que consulaire ronsercèe au 
Loue re (E\iT3iii delà. Gazette a rrhéologi que, I88i), p. 1 et 2, qui y donne une 
liste de tous les diptyques connus. 

2. Chabouillet, Catalogue r/cnéral des camées de la Bibliothèque impériale, 
p. 565 et suiv. 



SORTES, EXSECRATIONES 343 

10° Sortes, exsecratioiies 

On nommait sortes de petites plaques de bois^ on do 
bronze, sur lesquelles certains oracles rendaient leurs ré- 
ponses ; on en connaît une vingtaine qui proviennent d'un 
sanctuaire voisin de Padoue - ; d'autres ont été trouvées aux 
environs de Parme\ Les maximes qu'on y lit sont en vers; 
ce sont des devises vagues et, dit M. Mommsen, «nisi l 
deo essent inter hominum locos communes referrentur ». 
De plus, elles contiennent de nombreuses fautes, soit vo- 
lontaires, soit dues à l'ignorance du rédacteur ou du gra- 
veur. 

Deux exemples suffiront à montrer de quelle nature 
étaient ces devises : 

C. I. L., I, 1440: 

DE INCERTO CERTA NE FIANT 
SI SAPIS CAVEAS 

C. I. L., XI, 1129 a: 

nON POTEST PRIVS MORTEMADFICIERQVAM 
VENERIT-FA/«m 

Les exsecrationes, devotiones'' appartiennent à la classe 
des sortilèges ; on y avait recours quand on avait envie de 
se défaire d'un ennemi ou de lui nuire. Le moyen était bien 
simple ; on écrivait le nom de cet ennemi sur une tablette, 
en l'enfermant dans une formule magique par laquelle on 

1. Cic, De Dicin., II, 41 : Sortes in rohore insculptac priscarum Utterarum 
notis. 

2. C. I. L., I, p. 267 et suiv. 

3. C. I. Z,., XI, 1129 a-c. 

4. Cf. Rliein. Muséum, IX, p. 365, XVIU, p. 559 et suiv. ; XXIV, p. 474 et 
suiv. ; XXXIII, p. 76 et suiv. ; Collections du Musée Alaoui, p. 57 et suiv. ; 101 et 
suiv. 



344 DIVERSES CLASSES D'INSCRIPTIONS 

le consacrait aux dieux infernaux ou à quelque mauvais 
Jéinon, et en Fentourant parfois de signes cabalistiques^. 
Presque toutes les exsecrationes que Ton a retrouvées 
étaient gravées sur des lamelles de plomb ; on les roulait 
et les glissait dans une tombe. Ces inscriptions sont inté- 
ressantes non seulement à cause de la coutume qu'elles 
trahissent, mais aussi parce que, comme tous les monu- 
ments dus à des particuliers et surtout à des gens du peuple, 
elles renferment des particularités de langue ou d'ortho- 
graphe dignes de remarque. 

Ex, : C. I. L., VIII, 12505. — Trouvée à Carthage dans 
le cimetière des esclaves et affranchis de l'empereur: 

TU R O G O V I • I N F E R 
NALES ■ CRATES • TENES ■ COM 
MENDOTIBIIVLIA-FAVSTIL 
LA-MARII-FILIAVTEAMCELE 
RIVS • ABDVC AS • ET • IBI • IN • NVM 
ERVM-TVABIAS 

Te rogo qui infernales crates tenes; commendo tibi Julia(ni) Faustiila(ni), 
Marii filia[m), ut eam celerius abducas, et ibi iii numcruin (inortuoruni) 
tu ijt)abeas. 

On usait encore de ce procédé lorsqu'on voulait obtenir 
à tout prix Tamour ou les faveurs d'une femme dont on ne 
pouvait toucher autrement le cœur '. 

Ex: C. I. />., VIII, 12507. — Môme provenance que la 
précédente inscription : 



1. Tac, Ann., II, 69; Rcperiehantur... rarmina et clcroiiones et nomen 
Germaniei plumbeis tahulis inaculpturn. Cf. Dio, LVII, 18, etGodefroy, Ad 
Cod. Theod.,IK, 16, 11. 

2. Apul., ApoL, p. 309 ;CW. T/ieod., IX, 16.3. 



DEVOTlOMvS, EXSECHATIONES 



345 



AnHIHNIAPAC 

B 

> V R A T V R e 
-0 SVGESA A 

> ADVRATVR s 
?s AMO///VET isici q; 
O DESIDERI °- 
£ S V G E S I ^ 



///// / I t T V T T ///// 

Urntur Suc{^c)es[s)a, aduratur (uno[r[c)\ t'c[/] desidcri{o) Suc[c)cs[s)i. 

Parmi les documents de cette sorte, il faut faire une place 
à part aux exsecrationes dirigées contre des chevaux de 
course, afin de les empêcher de gagner les prix. On a trouvé à 
Carthage plusieurs textes de cette sorte, écrits soit en grec \ 
soit en latin-. Nous donnons ici le fac-similé de l'un d'eux. 

C. I. L., Ylll, 12504: 

KAHÂKKPAKKPOY' 
iCNhv; p 

Rxpiovs e 

I N PVIj XToR, D 

cxsuuvî p 

PlUOPv; X 
hvÇINIJ 

ANIMTOR ^ 

Bl.A>Dv; X 
jiDONiyJ e 
oMNipo-r\5- X 

KAPOYPÀXXe^ K 

6 P A)^X©A C 

HeAé-ie G Y MA o 

^^léC(po^^HI MHAM 
HJeoYHeMH V 

CCTABAHI 

iXClToé^f . N 

P P-AAO Nri^QCON\f}-R — 

€QyOj-VTD6T6 NeAS 

iuoi-^riNPUceNTVR 





1. Delattre, Bulletin de correspondance lielléiil.qae, 1388, p. 294 ot suiv. ; cf, 
C. /. L., VIII, p. 1290 et suiv. 

2. /6tV/., p. 1288, 



346 DIVERSES CLASSES D'INSCRIPTIONS 

Ce texte commence, ainsi qu'on le voit, par des formules 
magiques écrites en lettres grecques, qui forment, en plus, 
la bordure de l'inscription à droite et à gauche ; puis 
viennent, entourant une représentation grossière du cirque, 
en deux colonnes, les noms des chevaux engagés dans les 
courses : Sidereus, Igneus, Turinus, Martius, Rapidus, Ar- 
minius, Impulsator, etc. On lit ensuite de nouveau des for- 
mules magiques en lettres grecques et enfin l'imprécation 
suivante : Démon qui {h)ic coiiversa[ri]s trado tibi [h)os equos 
ut deteneas illos et inpliceutur [n]ec se luovere possint. 



11" Inscriptions sur mosaïques 

Les inscriptions sur mosaïques sont assez communes ; 
leur contenu et leur rédaction dépendent absolument du 
dessin figuré sur la mosaïque auxquels elles servent, en 
général, de légendes et du genre de Fédifice auquel elles 
étaient destinées ; il n'est donc pas possible de donner 
une idée même générale de cette sorte d'inscriptions, où 
Ton trouve toutes les variétés possibles, depuis les textes 
religieux jusqu'aux textes funéraires et aux marques de 
fabricants \ 



12° Tahulac Uisoriae 

Il reste à parler, poui- terminer, des documents connus 
sous le nom de Idhuldc iusoriae. 

La règle du jeu auquel elles étaient destinées n'est 
pas connue. On peut seulement dire que le damier com- 
prenait dix-huit cases par joueur, réparties sur trois lignes. 
Pour les obtenir, on gravait à droite et à gauche de la 

1. Voir Marquardt, Vie p/-ioce des Rontains, II, p. 273, et notes. 



TABULAE LUSORIAE 347 

table trois mots ou trois groupes de six lettres qu'on dis- 
posait sur trois lignes horizontales, le groupe de droite étant 
séparé du groujje de gauche par des ornements ou des des- 
sins comme dans les exemples suivants : 
Orelli, 4315 : 

SEMPER û IN HANC 
TABVLA HILARE 
LVDAMV SAMICI 

C. I.L., VIII, 17938: 

VENARI oiseau LAVA RI 
LVDERE "oSi RIDERE 

OCCEST rameau VIVERE 



Naturellement, il n'y a aucune importance à attribuer au 
sens de semblables devises ^ ; leur disposition seule était à 
signaler, ainsi que le nombre de lettres dont elles se com- 
posent \ 



1. Quelques-unes cependant portent des devises qui paraissent se rapporter 
à des faits historiques. Telle est celle que de Rossi a recueillie dans le cime- 
tière voisin de la basilique de Saint-Sylvestre (Hostes cictos ; Italla gaudet; 
ladite Romani !) et où il voit une allusion aux victoires d'Aurélien en 271 
(Bull, d'arch. cristiana, 1891, p. 27). 

2. Voir sur ces tabulas, Marquardt, Yie pricée des Romains, II, p. 535, et 
lhm,Rômisc/ie Spielta/en, dans les Bonner Studien, Aufsàtse Reinhardt Kekulé 
gewidmet von seinen Schillern, Berlin, 1890, p. 323 et suiv. ; cf. Délie tavole 
lusorle romane (Bullett. dell' Istituto archeologico, 189J, p. 208 et suiv.). 



CHAPITRE COMPLÉMENTAIRE 



§ 1. — De la restitution des inscriptions mutilées 

On voit, par tout ce qui vient cVètre exposé, que les 
textes épigraphiques étaient soumis à des règles un peu 
différentes suivant la nature de ces textes, mais i\ })eu près 
constantes pour la même classe de monuments; aussi, lors- 
qu'une inscription est brisée ou qu'une partie des lettres 
en est ell'acée, on peut arriver à la restituer, au moins en 
])artie, non pas avec vraisemblance, mais avec certitude. 
Xous ne saurions troj) insister ici sur ce l'ait. On serait faci- 
lement disposé à croire que les suppléments proposés par 
les savants pour les inscriptions mutilées, soit au Corpus, 
soit ailleurs, sont affaire de perspicacité, et qu'on peut arriver 
à en trouver d'autres, même sans être rompu aux études 
épigraphiques. C'est là une illusion contre laquelle il faut 
soia'neusement se o^arder. Les véritables restitutions, les 
seules qui doivent être acceptées, sont, non le fruit de l'ima- 
gination plus ou moins réfléchie, mais le résultat d'une 
nécessitée 

Nous allons essayer de le démontrer par deux exemples, 
en indiquant en même temps où la certitude s'arrête pour 
faire ])lace à la probabilité. 



1. Daus les Corpus, qui doivent faire loi eu rcspèce, les restitutions sont 
indiquées en petites italiques. Dans le développement des inscriptions donné 
souvent à la suite du texte, on a coutume de marquer entre crochets les mots 
ou les lettres qui devaient exister sur la pierre, mais qui ont disparu ; on indique 
entre parenthèses ceux qui avaient été omis à dessein par le graveur. 



DE LA RESTITUTION DES INSCRIPTIONS MUTILÉES 349 

Si la partie conservée do rinscription coiilioiit le débiil 
(1(> mots dont la Un est eli'acée, il est aisé de voir comment 
on doittciitoi* la restitution du monument; mais il est sou- 
vent difficile d'arriver à une solution complète. 

Ex. : C. I. L., VIII, 5145 : 



L 



V 



• IV 

PAPl 
1 C T 
M O D I 

E V 
PROC AV 
SPLENDI 
ORDOMV 
TH AGAS 

PAIR 



Cette inscription est, on le voit de suite, un monument 
honorifique ; en tête doivent donc figurer, au datif, les noms 
du personnage en l'honneur de qui elle est gravée. 

L- est l'abréviation de son prénom (Lucius); son gentilice, 
({ui doit suivre, commence par IV; c'est donc Jnlio ou Junio 
qu'il faudrait rétablir; car la largeur de l'inscription, qui 
nous est donnée approximativement par la seconde ligne, 
nous empêche de songer à des gentilices plus longs, comme 
Juvenlio^ les gentilices ne s'abrégeant pas d'ordinaire, on 
le sait. 

Aj)rès le gentilice du personnage doit venir sa filiation, 
indiquée par le prénom de son père abrégé et la sigle /". = 
fil. Ce prénom paternel, étant donné la longueur des 
lignes, ne pouvait guère être qu'un de ceux dont l'abré- 
viation se fait par une seule lettre : L, T, Q, etc. Par la 
même raison, nous préférerons/". '2i fil. et nous compléterons 
ainsi la première ligne : 



L-IV/io>-/- 



350 



CHAPITRE COMPLEMENTAIRE 



Après la filiation se marque la tribu, écrite ici en toutes 
lettres, puisque Tabréviation la plus fréquente de Papiria 
est PAP et non PAPI, qui figure sur la pierre, et que le 
début du cognojiien se trouve évidemment à la troisième 
ligne. 

La seconde ligne est donc : 

PAPir/a 

La troisième doit contenir un surnom, qui ne peut être 
que Victor ou un composé de ce mot, Victorius, Victorinus ; 
ce premier surnom ne peut être restitué avec certitude. 

A la quatrième ligne, avant la qualification du personnage : 
E-V, egregio viro, on ne peut guère chercher qu'un second 
surnom : Modia/nis, Modiarias, Modîcus, plutôt que Modius, 
qui serait un peu court. 

Les cinq premières lignes peuvent donc être lues : 

lia}--/- 
ri a 

o r • 



L 


• IV 




PAPI 


V 


I C T 


M 


D 1 




E V 



Ls ligne 6 renferme le titre précis du personnage et com- 
plète la qualification honorifique plus vague de vir egregius, 
qui lui est donnée à la cinquième; on y lit : PROCAV. On 
peut se demander comment cette ligne doit être complétée ; 
car, suivant que Finscription aura été rédigée sous le règne 
d'un seul empereur ou sous le principal simultané de plu- 
sieurs, ce qui est possible, j)uisque, nous l'avons dit plus 
haut, le titre d^egregius vir ne date que d'Antonin le Pieux, 
et que, par conséquent, cette inscription est assurément 
postérieure au temps de ce prince, il faudra restituer A^'^. 
n, ou AV^^. nn^ ou ANggg. nnii. La parlie effacée de celle 
ligne comprenait donc au moins un ^ et un //. 

La fin de Tinscriplion se rélablil sans diMicuIlé : cUe doil 



DE LA RESTITUTION DES INSCRIPTIONS MUTILEES 



351 



contenir le nom de la personne ou de la communauté qui 
élève le monument; ici c'est le sénat municipal (ordo). 
L'épithète haJîituelle en-pureilcas, spleiididissiniiis, ne pouvait 
trouver place en entier sur la pierre, à cause du peu de 
longueur des lignes, sans que plusieurs des lettres qui com- 
posent ce mot fussent liées ensemble. THAGAS donne l'eth- 
nique TJiagaslensiuin dont il n'y a point à douter, puisque 
l'inscrip-tion a été trouvée à Tluigaste (Souk-Ahras). Les 
lettres MV de la ligne précédente sont évidemment le début 
du mot municipi. 

La dernière ligne doit contenir soit un verbe ayant le sens 
de « donner, poser, faire, » à la troisième personne du sin- 
gulier, soit un ([ualificatif se rapportant cà L. ///... Victor... 
et expliquant pourquoi le monument lui a été élevé, soit 
quelqu'une des formules connues que nous avons citées 
plus haut'. Or, la première et la dernière supposition doivent 
être écartées, PATR ne répondant à aucun des mots usités en 
pareil cas. Reste à trouver une apposition au nom du per- 
sonnage. Patrono s'impose à quiconque a l'habitude des 
textes épigraphiques. 

L'inscription doit donc se restituer : 



L • IV 


Ho ■■[ 


PAPI 


r i a 


V I C T 


o r • 


M D I 




E V 




PROC • AV 


g 11 

o 


SPLENDI 


dissiinus 


ORDOMV 


n i c ip i 


THAGAS 


tensiuin 


PATR 


ono 



Heureusement, les restitutions qui restent indécises aux 
lignes 3, 4 et G peuvent être complétées. On a trouvé, en 



1. Voir plus haut, p. 235 et suiv. 



352 CHAPITRE COMl'LKMENTAIRE 

efTel, à Constanliiu' (Cirta\ une inscription dédiée évidem- 
ment au même personnage' et où il est appelé : L. Juliiis 
Victor Modianus, v. c. proc. Auggg. nnn. Nous rétablirons 
donc ainsi le début du monument, dont la première ligne 
seule restera incertaine, le prénom du père demeurant 
inconnu. 



L 




IV 




P 


API 


V 


1 


C T 


M 





D I 




E 


\ 


PROC 


■ AV 



lio ■ 


■f- 


r i a 




o r 


i 


a n 





o (jf a 


■nnn 



etc. 

Si les restitutions portent, non plus sur des mots dont le 
début est resté intact^ mais sur des passages entiers de Pins- 
cription, il faut, pour arriver à trouver le complément, faire 
souvent de longues recherches soit dans les textes classiques, 
soit dans les recueils épigraphiques. Encore est-on souvent 
obligé de laisser des blancs sans les pouvoir remplir. 

Nous prendrons pour exemple une inscription qui a fourni 
à L. Renier un de ses plus savants mémoires'. Elle a été 
reproduite depuis au tome X du Corpus, n" 6659 : 



R • EQVIT • ROM 



IVT • XVI R 



L I T I B • I V D I C • Q V A E S 
K E T A E • ET • C Y R E N A R 
AESARIS • AVG • LEG • X • FRETEN 
B • IMP-VESPASIANO • CAESAR 



R • P K O \ I N C I A E 
.Al P • V E S P A S I A N I 
D O K I S M I L I 

T • CAESARE • AVG • F 
ELLO- IVDAICO-CORONA- MVRALI • VALLARI -AVREA- IIAStIs- PVRIS 
EXILLIS • DVOBVS -TR ■ PL • PR • LEG • PROVINC • t'ONTI ■ ET • BITIIV.NLXE 

A E G l N l A • A • F • L A R G A • \^\ O R • ET 
RCIA • A • F • PRISCILLA • FI LIA • FECERVNT 



1. c. /.L., VIII, 7051 

2. Explication et restitution d'une inscription découverte à Xcttuno (Journal 
des Sacants, 1867, p. 'J5 et suiv. =3/t'/*i. do l'Acad. des Inscr., 1867, p. 269 et 
suiv.). On peut considérer cet article comme uu modèle parfait du geure. 



DE LA RESTITUTION DES INSCRIPTIONS MUTILÉES 353 

On reconnaît facilement, malgré la mutilation du monu- 
ment, que cette inscription est une inscription honorifique 
rédigée dans Tordre direct et gravée en souvenir, peut-être 
même sur le tombeau d'un personnage dont les noms ont 
disparu, parles soins de sa iemme...aecinia Larga et de sa 
fille ...rcia Priscilla. 

Avant sa questure, indiquée à la seconde des lignes qui 
subsistent, le personnage avait dû, suivant la règle, faire 
son service militaire comme tribun, et exercer une des 
charges du vigintivirat. En effet, il fut — le titre est presque 
complet — XVIR stUl\E IVDIC; quant à son tribunat mili- 
taire, qui n'a rien de commun avec la fonction de seviK- 
EQVITROM ', qu'on trouve signalée au début du texte, il 
faut évidemment en chercher l'expression dans la partie 
disparue de la première ligne. Comme les lettres IVT forment 
la fin du mot Adjiit{ri,r) , surnom de deux légions bien 
connues, la première et la deuxième Adjutrix, c'est dans 
une de ces deux légions qu'il fut appelé à servir. Or, on 
sait que la deuxième légion Adjutrix ne fut constituée que 
par Vespasien. D'un autre coté, la suite de l'inscription 
prouve, ainsi que L. Renier l'a démontré, que le personnage 
était questeur à l'avènement de ce prince; il dut donc être 
tribun militaire deux ans environ avant cette époque, c'est- 
à-dire alors que la légion //° Adjutrix n'existait pas et que 
la 7" Adjutrix \en2i\i d'être créée. En conséquence, on doit 
lire : trib. mil. leg. I «rZIVT-. 

La questure dont fut revêtu le personnage est-elle la 
questure urbaine ? On remarquera que le passage QVAES... R 
cRETAE ET CYRENAR ne peut se compléter que par quûes[tori 
pr. p]r{aetore), etc., ou quaes[t{ori), leg{ato) pr. p]r{aetore). 
Or, il n'y a pas la place matérielle pour restituer à la 
deuxième ligne : 

QVAEs/ ■ leg ■ pr ■ pR 

1. Voir plus haut, p. 90, note 2. 

2. Le nom de la légion avait échappé à M . L. Renier, et le numéro n'en a pas 
été restitué par les auteurs du Corpus. 

23 



354 CHAPITHE CUMl'LKMENTAIRE 

Il faut donc réunir ces deux noms de provinces qui, à ce 
moment, étaient combinées administrativement en une seule, 
au mot qiiaestor et lire Q>/AEstori)pr. pR cRETAE ET CYRE- 
NAR, ce qui oblige à admettre, avec L. Renier, que ce per- 
sonnage fut questeur de ces deux provinces. 

Après sa questure, il aurait dû être envoyé dans une pro- 
vince prétorienne du sénat comme légat du proconsul ou 
devenir directement tribun de la ])lèbe ou édile. Mais il est 
évident qu'il fut /e^rt/;/6^/MPVESPASI AN kAESARISAVGLEGX 
FRETENi-Z^. Il fut donc, immédiatement en quittant la ques- 
ture, nommé légat légionnaire, poste qui était d'ordinaire 
réservé à d'anciens préteurs. 

L. Renier a expliqué la cause de cette irrégularité : en 
arrivant à Tempire, Vespasien, isolé en Orient, disposait 
d'un nombre trop faible de sénateurs pour pouvoir s'as- 
treindre aux règles qui étaient suivies en temps ordinaire. 

Les mots DONIS M\L\taribi(s, qui viennent ensuite, appel- 
lent le mot doiialo, qui ne peut trouver place qu'avant doiiis. 

Dans la ligne suivante, il est question, on ne saurait en 
douter, des deux empereurs Vespasien et Titus, qui con- 
duisirent la guerre de Judée et décernèrent, après la victoire, 
des récompenses à ceux qui s'y étaient distingués; il faut 
donc lire: r/B IMP- VESPASIANOCAESARe r/z/^^e^ TCAESARE 
AVGF-^ELLOIVDAICO. 

Le début de la septième ligne, avant le mot [v]exillisj a 
disparu; mais, étant données les règles suivies pour les 
décorations militaires et le nombre des vexilla (deux) qui 
convient à un homme du rang questorien, les légats de rang 
prétorien avant seuls droit à trois vexilla, trois hastae 
purae, et trois coroiiae, il faut réta])lir, avant le mot lEXILLIS, 
diiabus ou plutôt duab.. à cause du peu de place dont on 
dispose. 

Les autres îowcùon^Jiibuiius plebis, praelor, legatiis pro- 
vinciae Poiili et Bitlujniae sont complètement exprimées. 
Le cursus honovum du j)ersonnage est donc ainsi rétabli 
dans son entier. 



DE l.A RESTITUTION DES INSCRIPTIONS MUTILÉES 355 

Restent à trouver les gentiliees des deux femmes qui ont 
élevé le monument à leur mari et à leur père, ainsi que 
les dénominations de celui en mémoire de qui Finscription 
a été gravée. 

Pour la première femme, celle dont le nom figure à la 
huitième ligne, nous avons à choisir entre les deux genti- 
liees de [Gr]aecinia ou de [C]aecinia^ les seuls qui con- 
viennent. Mais le gentilice Graecinia, tiré du surnom Grae- 
cinus, est peu admissible pour une femme de sénateur, à 
l'époque de Vespasien. De plus, le père de cette femme, 
un Graecinius ou un Caecina, se nommait A(ulus), puis- 
qu'elle est appelée^. f[ilia). Or, aucun Graecinius connu ne 
se nomme A(ulus), et l'on sait que dans les familles un peu 
importantes, comme devait l'être celle de la femme du 
légat de Vespasien, on se limitait à l'usage d'un certain 
nombre de prénoms et de surnoms qui y étaient comme 
héréditaires. Le surnom Largus ne se rencontrant pas non 
plus chez les Graecinius, nous devons choisir, de ^réïé- 
rencQ^ [C]aeciiua. Et, de fait, l'on connaît plusieurs A. Cae- 
cina et même des A. Caecina Largus : par exemple les 
deux personnages de ce nom dont l'un fut consul en l'an 13 
et l'autre en l'an 42. 

Le gentilice de la fille, plus important encore, puisqu'il 
nous donnera celui de son père, ne peut être que /'oRCIA, 
w«RCIA ou /rtRCIA. Or, le prénom A(ulus), qui est celui 
de notre légat, sa fille se disant A. f[ilia), n'existe pas chez 
les Porcins et est rare chez les Marcius; il est fréquent, au 
contraire, chez les Larcius. De plus, on rencontre, dans 
cette famille, sinon le surnom Priscillus, au moins celui de 
Priscus, dont Priscillus est dérivé. Il s'ensuit que la fille 
devait se nommer [Ld\rcia Priscilla et son père A. Larcius. 

Ces conclusions une fois obtenues, L. Renier a remarqué 
que le légat de la légion XFretensis, lors de la prise de Jéru- 
salem, est signalé dans un passage de Josèphe [Bel. Jud.^ 
VI, 4), et qu'il porte précisément les noms de A . Larcius Lepi- 
dus ; c'est évidemment celui dont le cursus hotwrum figure 



356 CHAPITRE COMPLEMENTAIRE 

sur ce monument. Il faut donc les rétablir au début du texte. 

Mais, entre le gentilice et le cognomen, devait prendre 
place la filiation de .4. Larcins Lepidus et la mention de sa 
tribu. Malheureusement^ le prénom de sonpère est inconnu: 
ce sera le seul j)oint ([ui restera douteux dans notre resti- 
tution. Il est probable, pourtant, que ce père se nommait 
A(ulus), comme son fils. Quant à la tribu dans laquelle ce 
dernier était inscrit, ce devait être la tribu Qiiiriiia, à la- 
quelle appartenait Xettuno, lieu où a été trouvé le monu- 
ment, et qui de plus, figure dans l'inscription découverte 
depuis d'un A. Larcins Priscus, légat de Xumidie, certai- 
nement parent de notre personnage \ 

Le texte tout entier peut donc se rétablir ainsi qu'il suit: 

a . l a r c i o a } fil ■ q ii i r i n a l e p i d o 
seviK ■ EqYil ■ ROM trib ■ mil ■ leg i ailVT • XVIR 
s/LITIB • IVDIC ■ QVAES/ • fr ■ pR ■ PROVINCIAE 
cRETAE • ET • CYRENARinn leg zMP • VESPASIANI 

CAESARIS • AVG • LEG • X • FRETEXS tioiiato DOXIS • >ULlt ar ib US 
aB • IMP • VESPASIAXO • CAESARC augusto Ct T • CAESARE • AVG • F 
^ELLO • IVDAICO • COROXA • MVRALI • VALLARI • AVREA • HASTIS • PVRIS 
duah -IIEXILLIS DVOBVS • TR • PL • PR • LEG • PROVIXC • POXTI • ET ■ BITHYXIAE 

C A E C I N I A • A • F • L A R G A • V X O R -.ET 
/aRCIA-A-F • PRISCILLA • FILIA • FECER^^\T 

Nous pourrions multiplier les exemples; mais les deux 
que nous avons cités suffisent à prouver ce que nous nous 
proposions d'établir, à savoir que. si la restitution d'une 
inscription est chose dillicile, on arrive pourtant Ijien sou- 
vent, avec une précision mathéinali(|ii('. à rétabli)' les mots 
ou les lettres effacées. On peut donc se servir de ces par- 
ties restituées avec autant d'assurance que du texte con- 
servé lui-même, pour en tirer les renseignements scienti- 
fi(|uesqui y sont ronlcniis. a hi eondilioii (|iic les comijlc- 
menls soient dus à un cpigraphi.sle à la lois savant et pru- 
dent. 

1. C. /. L..VI1I, 17891. 



DE LA CRITIQUE DES INSCRIPTIONS 357 

§ 2. — De la critique des insguiptions 

Les principes qui permettent souvent de restituer à coup 
sûr les parties effacées des inscriptions, c'est-à-dire la con- 
naissance des lois de Tépigraphie, donnent aussi le moyen 
de distinguer les inscriptions authentiques. On sait, en effet, 
qu'à toutes les époques, mais principalement au temps de 
la Renaissance, certains érudits dontPirro Ligorio est resté 
comme le type accompli % se sont plu à fabriquer des ins- 
criptions latines, soit en reproduisant avec des variantes 
des inscriptions véritables, soit en composant de toutes 
pièces des textes épigraphiques. Quelques-uns d'entre eux 
même, qui joignaient à la connaissance solide de l'antiquité 
le talent de graveur, n'ont pas hésité à reproduire, sur 
pierre ou sur marbre, leurs prétendues découvertes, si bien 
qu'on possède aujourd'hui, dans plusieurs musées, des 
monuments pseudo-antiques, souvent assez dilTiciles à 
reconnaître. ?s'ous avons eu, tout récemment encore, un 
exemple fâcheux de cette maladie scientifique qui pousse 
les gens les plus honnêtes dans la vie ordinaire à commettre 
des malhonnêtetés épigraphiques ^ 

Les inscriptions fausses ou suspectes ont trouvé une place 
à part dans le Corpus^ \ mais encore faut-il se rendre compte 
des raisons pour lesquelles ces textes ont été rejetés. 

Voici les règles à suivre pour la critique des inscriptions: 

Lorsqu'on est en présence d'un texte dont on ne possède 
plus qu'une copie, le premier soin doit être de rechercher 
quel est l'auteur de cette copie. Si c'est un ignorant, l'ins- 

1. Voir, sur cet antiquaire et ses semblables, Orelli-Heuzen, I, p. 29, Artiscriti- 
cac lapidariae supjdementum Uterariuin, les préfaces des Corpus, surtout 
celle du tome VI et le deuxième volume des Inscriptionea christianae urbis 
Romae de M. de Rossi. 

2. Cf. Rec. épLgr. du midi de la France, 1883, p. 379 et suiv. 

3. Elles y sont rassemblées au début de chaque tome sous une numérotation 
spéciale, le numéro de chacune étant marqué d'un astérisque. Les inscriptions 
fausses de Rome, seules, forment uu volume spécial du tome VI. 



358 CHAPITRE COMPLEMENTAIRE 

cription peut être tenue pour bonne ; il faut seulement se 
défier des fautes qui se seront, la plupart du temps, glissées 
dans la copie. Si c'est un savant honnête, consciencieux et 
connu pour ses connaissances épigraphiques, sa copie devra 
être également acceptée, quelque singuliers que soient les 
renseignements fournis par Tinscription. 

yiais il peut arriver que le monument ait été transmis seu- 
lement par un auteur de foi douteuse. Dans ce cas, il faut 
se tenir sur ses gardes. Si Finscription n'oflre rien de con- 
traire aux règles épigraphiques, il n'y a aucune raison pour 
la déclarer fausse ; mais on doit se servir avec réserve des 
données qui y sont contenues etpeuvent avoir été sinon com- 
plètement inventées, au moins altérées par celui qui Ta fait 
connaître. 

Si, au contraire, le texte renferme soit des faits historiques, 
soit des noms de grands hommes, soit surtout des détails se 
rapportant à la thèse que veut soutenir Fauteur et à propos 
de laquelle il produit sa copie, il est prudent de le consi- 
dérer comme faux ou interpolé. Il n'y a aucun doute à con- 
server si Finscription est, de plus, rédigée contrairement 
aux règles de Fépigraphie. 

Les exemples suivants feront mieux comprendre encore 
notre pensée. 

1° Inscription provenant de source suspecte, mais dont le 
contexte est régulier. 



C. I. L., 111,168* 



dianae lucifcrae 

sacrum 
M, Stasidius 

Claudianus ni iiir 
Aiicmsl. 



Cette inscription est connue parLigorio, dont nous avons 
déjà cité le nom plus haut. C'est le seul argument (ju'on 



DE LA CRITIQUE DES INSCRIPTIONS 359 

puisse faire valoir contre elle ; car elle ne contient rien que 
de très normal pour la forme et le fond. L'épithète lucifera 
donnée à Diane se rencontre sur des inscriptions parfaite- 
ment authentiques^ ; de plus, si le gentilice Stasidius est 
très rare^ sinon tout à fait inconnu, il n'est pas prouvé qu'il 
n'ait pu exister, car on découvre chaque jour de nouveaux 
gentilices ; enfin, la filiation est correctement indiquée et le 
surnom Claudianus convient bien à un sévir augustal. S'il 
était rapporté par un antiquaire moins suspect, ce texte 
n'aurait certainement pas été rejeté et ne mériterait pas de 
l'être. 

2° Inscription renfermant des noms historiques et qui 
semble faite pour appuyer la thèse soutenue par l'auteur. 

6". /.L., IX, 431*: 

VI 



quiriniis 

sidpici 

te 



ROMVLVS 
VS -RVFVS 
R M I N V S 



Le monument a, dit-on, été trouvé à Stroncone, dans la 
Sabine, en 1792. L'auteur qui l'a fait connaître s'en est servi 
pour prouver que la colonie appelée Co/o/zm Romulia Tre- 
bula, qu'il identifie par erreur avec Stroncone % avait été 
fondée par Romulus : il ajoute que le chiffre VI, placé à 
droite, indique que cette borne est la sixième de celles 
qui marquaient les limites du territoire de la colonie. Il est 
difficile, dans l'état de mutilation attribué à la pierre, de se 
prononcer sur son authenticité ; mais les conséquences qui 
en ont été déduites doivent inspirer des doutes; « quam ob 
rem ejeci », dit M. Mommsen, « et si fortasse genuinus titu- 
lus est )). 

3° Inscription contenant des données contraires aux lois 
de l'épigraphie . 

1. C. /. L., V, 3224, à Vérone; 7355, à Clastidium, etc. 

2. Cf. CI. L., IX, p. 451. 



360 CHAPITRE SUPPLEMENTAIRE 

C./. L., IX, 147*: 

i m p . c a e s a ii d i v i m . a n t o n i n i f. 
l. septiinïo severo fio perti7iaci aiig 
arab. adiaben. par th. pont, niaximo 
trib. potest IX imp XII cos III procos p.p. 
iniinifîcentissimo providentisstmoque principi 
o r d o p o p II l II s q II e m ii r g a n t i ii s 
q II o d h a si l i ca in h a n c sua i m p e ns a 
c o 11 s t 7 11 e 11 d a m c u r a v e r i t . 

Les arguments qui permettent de considérer cette inscrip- 
tion comme fausse, et que ]M. Mommsen a exposés^ sont de 
deux sortes : ils portent les uns sur la forme même du texte, 
les autres sur le fond. 

En effet, bien que Tinscription semble, au premierabord, 
rédigée conformément aux règles établies, elle contient une 
grave irrégularité : basilicam liane n'appartient guère au 
langage épigraphique, basilicam suffisant à rendre la pensée. 
Le mot liane ne devait donc pas trouver place à l'avant- 
dernière ligne. 

Si ce mot pèche contre les lois de Fépigraphie, le mot 
Murgantius |)èche contre celle de la langue. Le nom de la 
ville étant Miwgantia -, l'adjectif qui en est dérivé ne peut 
être que Murgantinus, Murgantianus ou Murgantiensis, 
mais non Muroantius. 

Il y a, dans les titres impériaux qui figurent à la qua- 
trième ligne, des anomalies plus grandes encore. Septime 
Sévère fut trib. pot. JX, en 201 ; c'est l'année que l'auteur 
de ce monument a voulu sans doute lui assigner. Or, à ce 
moment, il n'était que cos. II, son IIP consulat ne datant 
que de l'année 202; donc, s'il portait le titre de cos. III, il 
aurait dû avoir an moins celui de trib. pot. X\ 

De plus, à partir de l'année 199, ce prince prit le titre 

1. C. I. L., IX, p. 7*, et Dullett., 1848, p. 5. 

2. Liv.,X, 17, 

3. Voir plus haut, p. 196. 



DE LA. CRITIQUE DES INSCRIPTIONS 361 

non de Parthicus\ mais de Parthicus Maximus : or ici 
Tépithète Maximus ne lui est point donnée. 

Enfin n'est-il pas quelque peu extraordinaire que tous les 
mots soient abrégés à la troisième ligne, sauf maximo, le 
moins important de tous? 

Il résulte donc, de l'examen attentif de cette inscription, 
qu'elle est fausse. M. Mommsen a montré qu'elle n'avait été 
inventée que pour donner une étymologie ancienne au nom 
moderne de Basilice, lieu où le document passe pour avoir 
été trouvé, et permettre d'identifier cet endroit avec l'an- 
tique iNIurgantia. 

Lorsque le monument qu'on a lieu de suspecter à cause 
de sa provenance ou des irrégularités qu'il contient existe 
en nature dans un musée ou dans quelque collection parti- 
culière, la paléographie peut fournir des arguments, là 
même où la science épigraphique serait impuissante à 
découvrir la supercherie. On a vu plus haut, en effet, que 
toutes les lettres de l'alphabet usitées dans les inscriptions 
romaines affectaient des formes nettement déterminées ; 
elles étaient tracées suivant certaines règles dont les lapi- 
cides ne s'écartaient que rarement, et cela, dans des pays 
tout à fait barbares; de plus, elles étaient gravées d'une 
certaine façon avec des instruments bien connus, les points 
séparatifs étant placés à certaines places fixes entre les 
mots. Il est donc possible aux savants qui ont fait des ins- 
criptions une étude particulière et surtout qui ont beaucoup 
vu d'originaux de toute sorte, de reconnaître si un texte 
épigraphique a été gravé dans l'antiquité ou à une époque 
plus récente'. 

1. Jusque-lù, quand ou donne à Septime-Sévère, sur les inscriptions, le titre 
de Parthicus, on accole cette épithète à chacun des mots Arai/ca.s etAr/inhc- 
nirus; il est appelé Parthicus Arabicas, Parthicus Adiabcnicus. Voir plus 
haut, p. 195, note 1. 

2. Voir Hùbner, Exempla scripturae epigraphicae, p. 443 etsuiv. On trou- 
vera rassemblés à cet endroit plusieurs exemples d'inscriptions fausses fabri- 
quées depuis la Renaissance. 



362 



CHAPITRE COMPLEMENTAIRE 



Nous donnerons comme exemple deux fac-similé d'ins- 
criptions pseudo-romaines; en se reportant aux types de 
caractères que nous avons reproduits et aux observations 
que nous avons présentées sur la paléographie lapidaire 
(p. 11 et suiv.) on verra en quoi les formes adoptées par les 
graveurs modernes diffèrent de celles qu'on employait au- 
trefois. 

Toutes deux font partie des collections du Musée du 
Louvre ; nous en devons Tobligeante communication à 
M. Héron de Villefosse. La première est une épitaphe fausse 
dont il existe deux autres exemplaires, Tune au Musée Kir- 
cher, à Rome\ Fautre au Musée de Compiègne^ 



LVCIO RVFFIN© 
CC.CALIC0LAE 
D0#lVJPRAEFEOD 
QVI¥0CANXWill 
PLAVTI LIA VXOR 



l/lMûETBENEA 
IRJEMILEECIX. 




SPECIMEN ET COUPE IJ UNE LETTRE 
GRANDEUR RÉELLE 



Ce qui caractérise surtout la gravure de cette inscription, 
outre la forme vicieuse de certains caractères, c'est (|ue le 
creux des lettres n'y est point taillé en biseaux, ainsi qu'il 
arrive toujours pour les inscriptions anciennes, mais pré- 
sente l'aspect d'un sillon arrondi, comme on en obtient 
avec la gouge. 

La seconde inscription, au contraire, est gravée à l'antique 
pour la facture; mais les lettres, M, P, E, surtout, s'écartent 
sensiblement des formes romaines, et les points séparatifs 
qui devraient être à mi-hauteur dos caractères ont été placés 
sur les li<>Mios coiiinu' nous h' faisons aclucllenient. 



1. C. /. t., VI, 3574*. 

2. Bulletin de la Société des Antiquaires. 1896, p. 108. 



DE LA CRITIQUE DES INSCRIPTIONS 



363 



r 



^S.OPTIMIMAXIM 
D'AMASCENI 
SACERDOTIS ■ 

m.nemoniomx.pa:, 

evtFchiano, m , 
Sac e r doti. HONORib 



{-;''*■« " 



N 
P 

.DLECT OINOR DlNE^iM,! 
ŒCVPION. PVTEOL^ 
.. AEDILlk f<: ;m 





specimen et coupe 

d'une lettre 
grandeur réelle 



Le texte lui-même n'est pas moderne; c'est une copie 
fautive par endroits et incomplète d'un original existant au 
Musée de Naples où il a été apporté de Pouzzoles\ 

En résumé, si le nombre des inscriptions fausses ou 
interpolées est assez grand, il est bien rare que la fraude ne 
se traduise pas par quelque irrégularité dans le fond ou 
dans la forme. Mais pour reconnaître ces fraudes, quand 
elles ne sont pas très grossières, il ne suffit pas d'être fami- 

1. C. /. L., X, 1576. 



364 CHAPITRE COMPLEMFA'TAIRE 

liarisé avec la paléographie des inscriptions, avec Tépi- 
graphie et ses lois ; il faut encore connaître Fantiquité 
romaine dans ses plus petits détails. La critique des inscrip- 
tions est donc une affaire de savoir et de tact. 

C'est ce qui fait de cette partie de la science épigraphique 
un terrain particulièrement glissant. Là, plus que partout 
ailleurs, il faut se défier des opinions préconçues, des juge- 
ments précipités ou des recherches incomplètes, surtout 
lorsqu'il s'agit de peser et de condamner la bonne foi d'un 
auteur. Les épigraphistes les plus exercés s'y sont parfois 
trompés. De plus, il est certain que des découvertes futures 
viendront réhabiliter plus d'un texte, qui inspire aujourd'hui 
les doutes les plus légitimes. C'est pour cela surtout que 
nous avons cru devoir consacrer ces quelques pages à la 
critique des inscriptions; elles pourront être de quelque 
secours, non seulement à ceux qui auront l'occasion d'éditer 
des textes épigraphiques, mais aussi à ceux, plus nombreux, 
qui voudront utiliser les inscriptions déjà publiées pour 
l'étude des antiquités romaines; il est de leur devoir de 
contrôler les jugements prononcés par leurs devanciers, 
et de les réformer s'il y a lieu. 



APPENDICE 



SIGLES ET ABRÉVIATIONS 



APPENDICE 



SIGLES ET ABRÉVIATIONS 



Les mots qui figurent dans les textes épigraphiques 
latins ne sont pas toujours écrits en toutes lettres ; la ma- 
jonté même se présente en abrégé : c'est là un fait bien 
connu et que Ion a pu souvent constater dans le courant de 
ce travaiP. Ces abréviations, que les Romains appelaient 
notae% et postérieurement sigla ^ sont de deux sortes, 
les unes se composent seulement de la première lettre 
du mot, et dans ce cas on les nomme « sigles. » Telles 
sont, par exemple, les abréviations usitées d'habitude 

traVa^x œmme'fèT' f :^'^'^^'°"V°" ^^'"^ '' ''^"'''^ P-'^^^io-tc aux anciens 

^^rZtl U Tr"^""" ^"^"" '1"' '^'''''^' ^ '^«"«a'^'-'^es à ce sujet (Operà 

Sd T ^- "' '"'" '• '"• ^- '45 et soi..). Mais il faut se mettre en 

garde ontre les erreurs qui abondent dans ces. livres, surtout dans le premier 
P m. es ouvrages modernes à consulter, on ne peut guère citer que zJihZ'- 
^ck^^rnnn.E^^rapInk, 11, p. 55 et suiv. ; cf. p. r45 et suiv.'p. xôs/p. ,76 
e su,v p. iQ, et su.v. etc. (on trouvera à la page 36 une bibliographie très com- 
plète de la question); Hûbner, Handôudt der rôm. Epigraphik J'o'>3lTs^^ . 
Bullcnn epi,rapkique, ,884, p. r.7 et suiv. (articlf 5e M. Mowa )" p 7 e't 

lume du Corpus luscriptionmn latinarum. 4 ^ vo 

litt'JnTlf^' ^i '^4; A^o^^ nunc significat sigmnn. ut in pecoribus, tabuUs.libris 
iitterae stngiilae aut binae. ""'», 

3. Justin, Epist. ad antecess., f 8 ; cf. Cod. Just., 1, 17. 2, § 22. 



368 APPENDICE. 

pour la formule Diis Manibiis sacrum : D'M-S- Les 
autres, et c'est peut-être le plus grand nombre, con- 
sistent en un groupe de plusieurs lettres, généralement 
les lettres initiales du mot : CLXLA.CLAVD? pour signi- 
fier Claudius, Claudia ; PR,PRAE,PRAEF, pour expri- 
mer praef e dus ; on n Qm^Xoxe. pas de terme particulier 
pour désigner cette deuxième espèce d'abréviations épi- 
graphiques. Les unes et les autres offrent quelque diffi- 
culté ; elles arrêtent à chaque instant ceux qui n'ont pas 
Thabitude de lire les inscriptions. On peut bien essayer 
de les deviner ou de les résoudre en analysant le con- 
texte du document et Ton a quelquefois la bonne fortune 
d'y réussir ; mais la tentative en est toujours dangereuse ; 
car, pour les interpréter, il ne suffit pas d'être doué de 
perspicacité : il faut aussi être versé dans les études épi- 
graphiques. La connaissance approfondie des inscriptions 
et des institutions romaines peut seule donner la clef de 
ces énigmes. C'est pour éviter à ceux qui n'y veulent 
point prétendre comme à ceux qui désirent l'acquérir, 
des tâtonnements et des erreurs que nous avons réuni 
dans la table suivante le plus grand nombre possible de 
ces abréviations, relevées dans les ouvrages épigraphi- 
ques les plus importants. Mais nous ne pouvons avoir la 
prétention d'avoir recueilli toutes celles qui sont con- 
nues — nous en avons certainement laissé échapper une 
grande quantité ; fussions-nous parvenu à être complet 
que cette liste offrirait bien vite des lacunes, chaque jour 
amenant de nouvelles découvertes. Il semble donc indis- 
pensable de poser tout d'abord, au sujet des abréviations 
épigraphiques, des règles générales, qui permettront au 
lecteur de combler lui-même les lacunes qu'il remarquera. 



SIGLES ET ABRÉVIATIONS 359 

Ces règles peuvent se ramener à deux principales : 
i" Tout mot écrit en abrégé est représenté soit par la 
lettre qui en forme le début, soit par un groupe compact 
de ses premières lettres. Le nombre de ces lettres conser- 
vées dans l'abréviation est plus ou moins restreint ; mais 
aucune lettre intermédiaire n y est omise. D'ordinaire 
la césure se fait après la consonne qui commence une 
syllabe, mais ce n'est point là une loi formelle -: 

Exemples : S ou SP = Spurius ; COL ou COLL ou 
COLLIN = Collina (tribus); PR, PRAET = praetor ; 
TR. TRIB, TRIBV, TRIBVN = tribunus. 

2" Quand un mot dont Vabréviation au singulier est 
terminée par une consonne doit être présenté au pluriel, 
on redouble la consonne autant de fois que le nombre de 
personnes mentionnées contient d'imités \ 

Exemples : AWO = Augustus et AW GO =Augustiduo; 
C = Gains et CCC = Gaii très ; D'N = dominus noster 
et DDDD-NNNN = domini nostri quattuor. 

Telles sont les deux lois fondamentales qui règlent le 
système abréviatif des inscriptions latines. Mais chacune 
d'elles souffre des exceptions qu'il faut maintenant exa- 
miner. 

Exceptions à la première règle. On peut signaler à la 
première règle des exceptions apparentes et des excep- 
tions réelles. Les exceptions apparentes sont celles que 

1. Voir sur cette règle, Mowat, loc. cit. 

2. La règle du redoublement a été exposée par M. Jullian, loc. cit. Il admet 
que ce procédé d'abréviation fut inventé à Rome au début de notre ère et pour les 
prénoms seulement, qu'il se développa au ii« siècle et que les graveurs provin- 
ciaux l'empruntèrent peu à peu à leurs confrères et modèles de la capitale. M. 
Mommsen pense au contraire que c'est une invention des grammairiens africains 
qui l'employaient couramment au début du 11° siècle et qu'il se répandit peu à 
peu d'Afrique en Italie et dans le reste du monde romain (C. /. L , VIII, p. i336, 
col. I.) 



370 APPENDICE 

Ton peut observer dans les mots composés. Les termes 
de cette sorte ont été considérés, sous le rapport des 
abréviations, soit comme formant un ensemble, soit 
comme constitués par la réunion de deux parties distinc- 
tes ; et on leur a appliqué dans les deux cas la même rè- 
gle, qui est celle que nous avons énoncée plus haut. 
Ainsi signifer peut être exprimé par SIG ou SIGN, qui 
est Tabréviation du mot complet, aussi bien que par SIGF 
qui est formé de SIG, abréviation de sigmim^ et de F? 
abréviation àe fer ; syntliétiquement ^e;ze/zcz^rn/5' est re- 
présenté par B? BENEF ou BENEFIC, analytiquement par 
B F {bene-ficiarius)^ DEP indique le mot depositus re- 
gardé comme un seul tout, D P est l'abréviation du même 
mot mais décomposé en <i^ et /70.çz7î^5'; Q signifie quondam^ 
mais le même mot [quum-dam) peut se noter Q-D, etc. 
Les mots terminés par une enclitique sont presque tou- 
jours ainsi départagés ; idemque, en effet, ne peut guère, 
pour la clarté, s'abréger qu'en IDQ, populusqiie en P-Q- 
On se tromperait donc en considérant les abréviations 
de cette sorte, résultant de l'analyse des mots composés, 
comme une exception à la règle générale énoncée plus 
haut; elles en sont au contraire la confirmation. Mais si 
elles ne sont pas l'exception, elles y conduisent. Le nom- 
bre des personnes, faiseurs ou graveurs d'inscriptions, 
qui étaient capables de distinguer les mots composés des 
mots simples et de reconnaître les éléments dont ceux-là 
étaient formés ne fut jamais bien grand, mais il alla cer- 
tainement en diminuant de plus en plus, surtout à mesure 
qu'on s'éloignait de Rome, si bien que l'on ne tarda pas, 
d'abord dans les provinces peu civilisées, puis ensuite, 
par retour, dans la capitale, à traiter tous les mots sans 



SIGLES ET ABRÉVIATIONS 371 

distinction comme s'ils eussent été des mots composés ; 
on arriva par là à oublier le principe fondamental de la 
continuité dans le groupe des lettres abréviatives, et à ne 
plus représenter les mots que par les consonnes qu'ils 
comprenaient : pedes qui s'était abrégé en P ou PED se 
nota PD ; legio se représenta par LG et non plus par L 
ou LEG; publiciis qu'on exprimait par PVB ou PVBLIC 
s'écrivit PBL ; au lieu de V ou VIX pour signifier vixit^ 
on écrivit VT, etc. Il ne restait plus dès lors qu'à repré- 
senter en abrégé un mot par un nombre quelconque des 
lettres qui le composaient, sans se soucier des syllabes 
dont il était formé ; c'est une conséquence à laquelle on 
ne pouvait échapper et à laquelle on n'échappa point en 
réalité ; MCP signifia municipii ', PO praetorio -, GLRS- 
MVS ^ ; gloriosissimiis ; etc. C'est le système abréviatif 
usité dans les inscriptions chrétiennes, si l'on peut appe- 
ler système ce qui en est précisément la négation ^. 



Exceptions à la deuxième règle. Parmi les exceptions 
à la deuxième règle que l'on doit signaler, le plus grand 
nombre résultèrent également de la mauvaise application 
du principe fondamental. C'est ainsi que dans certains 
cas, le graveur, au lieu de redoubler seulement la der- 
nière consonne, s'était avisé de répéter toutes les lettres 



i.C. I. L.. VIII, 779. 780. 

2. C. I. L., X, 685o. 

3. CI. L.,X, 685o. 

4. Nous n'avons admis dans notre table des abréviations aucune de celles qui se 
rencontrent dans les textes chrétiens ; le lecteur dôvra consulter à ce sujet les 
Indices des différents volumes du Corpus et les recueils d'inscriptions chrétiennes. 



372 APPENDICE 

qui composent Tabréviation : Nobilissimis duobus^ Fla- 
viis tribus^ qui se notaient régulièrement NOBB- FLLL, 
se trouve parfois sous la forme NNOBB ' FFFLLL -; con- 
siilibus diiobus se représentait par COSS, et pourtant 
quelques textes portent CCSS ^ C'est ainsi également 
que Ton eut Tidée de redoubler la consonne finale de cer- 
taines abréviations sans que le mot qu'elles représentaient 
fût au pluriel. Ex : PROCONSS ^ pour proconsulatus, FF 
pour fecit '". Hàtons-nous de dire que ces bizarreries, 
comme celles dont il a été question quelques lignes plus 
haut, appartiennent aux basses époques de l'empire ; ce 
sont des maladresses ou des io^norances. 

Il n'en est pas de même des irrégularités qu'il nous 
reste à signaler et qui sont véritablement des exceptions 
à la règle du redoublement. Nous avons déjà dit que la 
répétition d'une consonne finale dans l'abréviation indi- 
que que le mot est au pluriel et désigne autant de sujets 
que cette consonne es*; répétée de fois. Or une pareille 
notation n'était guère applicable lorsqu'il s'agissait de 
plus de quatre personnes, l'abréviation devenant, en pa- 
reil cas, aussi longue que le mot entier ; on devait donc 
être amené à simplifier le système d'abréviations. De plus 
la dualité entraînant nécessairement la conception de plu- 
ralité, on s'habitua à considérer le redoublement de la 
sigle ou de la lettre finale comme la marque du pluriel, 
sans y attacher l'idée d'un nombre plutôt que d'un autre 
et quelle que fût la somme des unités que l'on avait à 

i.C. I. L.. X. 6855. 

2. Ibid., 6840. 

3. Ibid., 7168. 

4. C. /. L., VIII. 970. 

5. C. I. L., IX, i363. iSgo, iSgi. 



SIGLES ET ABRÉVIATIONS 373 

exprimer. Par suite PONTIFF ' voulut dire, non plus 
pontiflces duo, mais pontijices, PROCC ' signifia jroa/- 
ratores, même quand il s'agissait de plus de deux procu- 
rateurs. Ainsi se modifia la règle du redoublement, sans 
pourtant cesser absolument d'être appliquée dans sa ri- 
gueur primitive ; car on se servit dès lors de ce mode 
d'abréviation concurremment pour désigner deux, trois 
ou quatre personnes, en répétant deux, trois ou quatre 
fois la consonne finale, ou pour exprimer un nombre quel- 
conque de sujets, en se contentant de la doubler. 

Dans l'un comme dans l'autre cas, les lettres ainsi ré- 
pétées ne sont pas d'ordinaire séparées par des points ; 
on pourrait pourtant citer plus d'un exemple du con- 
traire. Ainsi l'on trouvera souvent DD*NN ; mais on ren- 
contrera également AVG-G'G*N-N*N ^ 

Il nous faut parler aussi brièvement des signes exté- 
rieurs usités sur les monuments pour distinguer les let 
très employées comme abréviations des autres caractères 
contenus dans le texte ^ 

Il arrivait souvent que les graveurs surmontaient ces 
lettres ou groupes de lettres d'une barre horizontale ; cette 
coutume devint surtout fréquente à partir du ii^ siècle. 
On écrivait donc : CN, Gnaeiis ^ : D'D, donum dat ^ ; N^ 
nalione^; AVG, Augiistus^\ PROCOS, proconsuP. Par- 



i.C. I. L.. IX. 1729. 

2. C. /. L., VII, 62 ; VIII, 10570. 

3. C. I.L., VI, 227. 

4. Hiibner, Exempta scripturae epigraphicae, p. lxxii et suiv. 

5. C. /. L., VI, 12368. 

6. C. I. L., II, iioS. 

7. C. /. L., XI, 352. 

8. C. /. L.. m, 5987; VI, 109. 

9. c. /. L., VI, I i5g. 



374 APPENDICE 

fois même cette barre coupe la lettre abréviative au mi- 
lieu de sa hauteur : les deux exemples les plus fréquents 
sont, le B barré employé pour signifier beneficiarius et 
l'O barré qui veut dire obitus ; on trouvera les autres 
dans notre table. Rarement, au lieu d'une barre trans- 
versale, on emploie Vapex ou Taccent circonflexe ^ : 
D-M, Diis Manibiis-; f -FL, T. Flavius ' ; PAL', Pala- 
tiiia ^ ; AED^ aedilis \ 

Dernier détail à noter. Certaines lettres abréviatives 
sont retournées sur les inscriptions. Une semblable dis- 
position indique souvent le féminin : F = filius et 
^ = filia, femina ; P = puer et S = puella ; C = Gains 
et D = Gaia. Mais, dans d'autres cas, il ne faut chercher 
dans cette disposition qu'une convention paléographi- 
que; on verra ci-dessous que D signifie caput, conduc- 
tor, contra, corona et d'autres mots encore, qui n'ont 
entre eux de commun que de commencer par un C. 

N. B. — 1° Sont exclues à dessein de cette table et 
sauf quelques rares exceptions. 

a) Toutes les abréviations qui ne sont que le résultat 
de la suppression de la désinence casuelle ou verbale : 
ANNON = annona, FECER = fecerunt. Quelques mots 
de cette sorte ont été pourtant maintenus, pour des raisons 
particulières que le lecteur saisira, par exemple quand 
ils font partie d'un groupe de plusieurs abréviations. 

1. Voir plus haut, p. 28. 

2. Par exemple, C. I. L., VI, 1 1220 ; X, 712, 2202, etc. 

3. C. I. L.,X, 3678. 

4. Ibid., X, 6100, 

5. C. I. L., III, 5225. 



Sir.LES ET ABRÉVIATIONS 375 

b) Les abréviations de tous les noms géographiques au- 
tres que ceux des provinces, des régions de T Italie, ou des 
peuples qui ont fourni des corps de troupes à l'armée ro- 
maine. De semblables abréviations ne serviraient de rien 
au lecteur, ces sigles ne pouvant se résoudre que par le 
contexte de r inscription ou en considération de Vendroit 
où elle a été trouvée. 

c) Les abréviations des noms propres fgentilices ou 
surnoms) excepté ceux des Empereurs. La raison en est 
la même que pour les abréviations des noms géographi- 
ques. 

d) Toutes les sigles ou groupes de sigles présentés dans 
les Corpus sans explication ou avec des explications par 
trop douteuses. De semblables singularités ne sont que 
dangereuses à citer. 

2" Les abréviations qui sont le résultat du ca- 
price ou de r ignorance nont été admises dans cette table 
qu'avec réserve ; généralement elles y sont accompagnées 
de références. Nous avons, au contraire, omis les réfé- 
rences dans les autres cas, pour alléger un peu cette liste 
déjà singulièrement chargée. Le lecteur les trouvera ai- 
sément dans les Indices des Corpus ou des ouvrages épi- 
graphiques ( Garruci , Henien, WitmannsJ, s'il veut pous- 
ser plus à fond les recherches K 



I. Pour les abréviations que l'on sait avoir été employées couramment par les 
Romains dans la rédaction des lois, plébiscites, actions de la loi, édits perpétuels 
etc, mais qui ne se sont pas encore rencontrées sur des inscriptions, voir le petit 
traité de Valerius Probus : De jiiris notariim (Keil, Gramm. latini IV, p. 265 et 
suiv. P. Fr. Girard, Textes de droit romain, p. 170 et suiv.) 



TABLE ALPHABÉTIQUE 
DES SIGLE3 ET ABRÉVIATUXS 





A 


AB AEG 


ab aegris 






A BAL 


a balneis 


A 


absolvo,absolvito 


A BIB 


a bibliotheca 


A 


accipiet 


AB FPIST 


ab epistulis 


A 


actum, actanus 


AB-FS-SS- 


amico bene (merenti) 


A 


aedilis 




fecit sepulcrum su- 


A 


aera (stipemlia) 




prascriptum 


A 


aeternis, aeterna 


AB IXST, INS- 


ab instrumentis 


A 


Africa, Afer 


TRVM 




A 


agitur 


ABM 


amico bene merenti. 


A 


ala 




amicisbene meren- 


A 


anniculus: 




tibus 


A 


annona 


ABN, ABNEP 


abnepos 


A 


annus, anno, annum. 


AB VIN 


ab vineis 




annos, annis. 


A BVB 


a bibliotheca, biblio- 


A 


Antoninus 




thecis 


A 


aprilis 


AC 


absolve condemno 


A 


ara 


AG 


actarius 


A 


armatura 


A-C 


aere collato 


A 


as, assibus 


A-C 


armorum custos 


A 


augur' 


A CAD 


a caducis 


A 


Augustus, Augusta 


ACC 


accipiet, accepit, ac- 


A 


Aulus 




ceperunt, accipien- 


A 


Aurelius, Aurelia 




dus etc. 


A 


auro 


A CENS 


a censibus 


AA 


Aponus? Augustusr 


A COGNIT 


a cognitionibus 


AA 


Aquae Aponi 


A COjM, COMM 


a commentariis 


AA 


Auli duo 


COMMENT 




A-A-AF F 


aere argento auro 


A COM- COS 


a commentariis con- 




flando feriundo 




sularis 


AAAGGG 


Augusti (très) 


A COMMENT- 


a commentariis cus- 


AAC 


aL;ri accepti Cirten- 


CVST 


todiarum 




sium 


A CORIN 


(procurator) a Corin- 


AAGG 


Augusti (duo) 




ihiis 


AAVVGG 


Augusti (duo) 


A C PR 


a commentariis prae- 


AB 


a balneis 




fecti 


A-B 


amicus bonus 


Acr 


actarius, actor, actus. 


A BA 


a balneis 




actum 



f 



ACT-AMB actu îimbitu 

ACT-LEG actariusiegionis 

ACT-PVB,PVBL actor publicus 



SIOLES ET ABREVIATIONS 
A-D-S 



A CVBIC 

AD 

AD 

A-D 

ADA 

ADAI 

AD AVGVST 

TEM-G-P 

AD B 



ADF 

AD FAL-VE 
GET 2 

ADI 

ADIABEN 
ADI-P-F 



BVL 
ADI-VIP-VI-F 



a cubicLilo 

Adiutrix (legio) 

adlectus 

ante dicm 

agris dandis adsig- 

nandis 
agris dandis adsig- 

nandis judicandis 
ad Augusti templum 
comprobatum pon- 
dus 1 
ad balneas 
AD B-DAMNA- ad bonadamnatorum 
TORVM 

adfinis 

(procurator)ad Faler- 
nas (vîtes) vegetan- 
das 
adjutor, Adjutrix (le- 
gio) 
Adiabenicus 
Adiutrix pia ridelis 
(legio) 
ADIVT • PRAEF, adjutor praefecti, pro- 
PROC, TA- curatoris, labula- 
rariorum 
Adiutrix sextum pia 
sextum ftdelis (le- 
gio) 
adlectus 
adlectus aerario 



AER, 



ADL 
ADL • 

AERA 
ADLEC 
ADLEC • IN • 

DEC, IN-VD, 

DEC 
ADN, ADNEP 
ADOP 
ADP-F 

ADQ 
AD QS 



adlectus 

adlectus in decurias, 
in quinque decu- 
rias 

adnepos 

adoptivus 

Adiutrix pia fidelis (le- 
gio) 

adquiescit 

ad quaestiones 



377 

ager divisus Sigensi- 

bus 
adsessor 
advocatus publicus 

actum esse 

Aelius 

Aecorna, Aecurna 

(dea) 
aedes 
aedilis 
aedituus 
aedilis cerialis 
aedilis coloniae 
adilis curulis 
aediles (duo) 
aed il es quinquennales 
aedilitas equestris 



Orelli, 784 ; cf C. I. L. Vr, 1892. 
C. I. L., II, 2029. 



ADSOR 3 
ADVOC-PVB, 

PVBL 
A-E 
AE 
AEG. AEGVR, 

AEQVOR 
AED 
AED 
AED 

AED-CER 
AEDCOL 
AED.CVR 
AEDD 
AEDD-QQ 
AED-EQ 

AED-ETPR-SAG aedilis et praetor sa- 
VOLK- FAG cris Volcano faciun- 

dis 
AED-HAB-IVR- aedilis habens juris- 
DIC-Q- PRO- dictionem quaesto- 
PRAET ris pro praetore 

AEDIG aedicula 

AED-I-D aedilis juredicundo 

AEDIF aedificavit 

AEDIT aedituus 

AED-IVRDIC aedilis juredicundo 
AED-LVSTR aedilis lustralis 
AED-P aedilicia potestate 

AED-PL aedilis plebi 

AED-PL-GER aedilis plebis cerialis 
AED-PRO'Q aedilis pro quaestore 
AED-Q-P aedilis quaestoriciae 

potestatis 
AED-V-A-SP-Paedilem viis aedibus 
VB-D-R-P'O- sacris > publicis ? 



V-F 



AEDPOT 

AEG 

AEL 



procurandis? virum 
bonum dignum re- 
publica oramus ut 
faciatis 

aedilicia potestate 

Aegyptus 

Aelius, Aelia 



3. C. I. L. VIII 2777. 



378 



APPENDICE 



AEM 


Aemilia tribus et regio 


AL 


(et si qui) alii liberti 


AEMI, AEMIL, 


Aemiiia (tribus) 




(erunt) 


AEMILI 
AE-PI-FFI 


aeterna piafelixfidelis 


AL 


Augusfi, Augustae li- 
bertus, liberta 


AEQ 


eques 


A-LXXXIII 


area lata (pedes) xxxiu 


AER 


aéra 


ALAMANN 


Alamannicus 


AER 


aerarium 


ALB.VET 


album veteranorum 


AER 


aereus 


A-L-F 


animo libens fecit 


AER 


aéra (= stipendia) 


A LIB 


a libris 


AER-COLL 


aère collato 


ALI M 


alimenta 


AER- MIL 


aerarium militare 


ALIMENT 


alinientarius 


AER-S,SAT 


aerarium Saturni 


ALLECT-ARK 


allector arcae 


AEST 


aestimatus 


ALLEC- IX V 


allectus in quinque 


AET 


aeternus, aeterna 


DECVR 


decurias 


AEVi 


evocatus 


ALP 


Alpini (cohors) 


AF,AFR 


Africa 


AL-P 


animo libens posuit 


FRVM 

A FRVM-CVB 

AG 
AG 
AGIT 


a frumento 

a frumento cubicula- 

riorum 
ager 

Agonalia 
agitator 


ALT altus 

ALV • TIB ■ ET- (curator) alvei Tibe- 
RiP - ET • CLO ris et riparum et 
AC-\'RB cloacarum urbis . 

AM-BM amico bene merenti 

A-M-C amicis memoriae 
causa 


AGO, AGON 


Agonalia 


A MIL 


a militiis 


AGONOTH 


agonotheta 


AMP 


amphora 


AGR 


agraria 


AN 


annus, anno, annum, 


AGR-DAND-AD 

TR-IVD 
A'G-T 


- agris dandis adtri- 
buendis judicandis 
Augustus 


AN 

AN 


annorum, annis, 

annos 
Aniensis (tribus) 
Annius 


AGV-P-P 


agens vices praefecto- 


AN-D 


ante diem . v * 
Aniensis (tribusV 




rum praetorio 


ANI.ANIE. 


A-G-IVC-P 


arborum gênera quat- 


ANIEN, 






tuor cetera privata 


ANIENS, 




A-HNP 


ad heredem non per- 


AMES 






tinet 


ANN 


Aniensis (tribus) 


AIA 


agris judicandis adsi- 


ANN 


annona 




gnandis 


ANNI 


Aniensis (tribus) 


AID 


aidilis 


ANN-FR 


annona frumentaria 


AID- CVR 


aidilis curulis 


ANNV-R 


annona urbis Romae 


AIDPL 


aidilis plebis 


ANP 


anno provinciae 


AID-SEN-COP 


aidilis senator coopta- 


ANT 


Antonius 




tus 


ANTESIGN 


antesignanus 


A- INC 


area in circuit u r 


AN-XV-PR-H- 


annorum quinde- 


A-L 


actarius legati ou le- 


0-C-S 


cim progressus hos- 




gionis 




tem occidit civem 
servavit 


I. C. /. L., VIll 


, 4«0-. 


AO 


amico optinio 



SIfiLES ET ABREVIATIONS 



379 



A-O.F-C 


amico optimo faciun- 


ARB, ARBITR 


arbitratu 




dum curavit 


ARC 


arca, arcarius 


A-P 


aedilicia potestate 


ARC 


archimimus 


A-P. 


animo pio? 


ARC 


architectus 


A-P 


anno provinciae 


ARCHIG 


archigallus 


AP 
AP 


Apollinaris (legio) 

ApoUo 

(tribunus militum) a 


ARCHIG 
ARCHIT 


archigybernes 
architectus 


A P 


ARC -M VST 


archimista 




populo 


ARG 


argentarius 


AP 


Appius 


ARG 


argenteus 


AP 


aprilis 


ARG 


argentum 


A-P 


arca publica 


ARG-P 


argenti pondo 


A-P 


argent! pondo 


AGR-PVB 


argento publico 


A-P-C 


ager publicus Cirten- 


ARG-P- V-P- 


argenti p(ondo) V pe- 




sium 


S-P 


cunia sua posuit 


A-PL-M-IVG 


agri plus minus jugera 


ARK 


arca, arcarius 


APOL, APOL- 


Apollinaris (legio) 


ARM 


armamentarium 


LIN 




ARM 


armatura 


A POP 


(tribunus militum) a 


ARM 1 


armatus ou armiger 




populo 




(Mars) 


APP 
APP 
A-P-R 

APR 
A-PR-C 


appellationes 
Appius 

aerarium populi Ro- 
mani 
aprilis 
anno post Romam 


ARM 
ARM 
ARM 

ARMATV 


Armenia 
armilustrium 
armorum (= armo- 

rum custos) 
armatura 




conditam 


ARM -C VST- 


armorum custos 


A-PV 


argento publico 


ARMEN, 


Armeniacus 


AQ 


aqua, aquarius 


ARMO 


armorum (custos) 


AQ 


a quaestionibus 


ARN, ARNE, 


Arnensis (tribus) 


AQ-CO 


aquarius cohortis 


ARNEN, AR- 




A Q-P, PR 


a quaestionibus prae- 


NENS 






fecti 


ARNI, ARNIEN 


Arnicnsis (tribus) 


AQ-STA 


Aquae Statiellae 


ARNN 




AQV 


aquilifer 


ARV 


Arvalis 


AQV, AQVA 


aquarius 


A -SA 


ala Sabiniana 


A Q-E-R-P- 


(ei) ad quem ea res 


A S 


a sacris 


P-R-L 
AQVIL 


pertinet, pertinebit 
recte licet 
aquilifer 


A S 
A S 
ASC 
ASC 
A SCR 
A SEV 

A S-F, F-C 


a senatu 
a solo 


AQVIT 

A R 

AR 

AR 

AR 

AR 

ARAB 


Aquitani (cohors) 

a rationibus 

arietes 

Arnensis (tribusj 

artifex 

Aruns 

Arabicus 


ascia 

Asclepiades 
a scriniis 
Alexandriana Seve- 

riana (legio) 
a solo fecit, fecerunt, 

faciendum curavit, 


A RAT, A RA- 


a rationibus 




curaverunt 


TION 




I . Brambacli, ggô. 



380 



APPENDICE 



ASP 
AST 

AST 

A SVBSCR 
ATR, ATRl 
AT 
A-V 
A-V 
AV 
AV 
AV 
AV 
AVCT 

AVF-(3-D-V 
S-C 

AVG 

AVG 
AVG 
AVGG 
AVGGG 
AVGG-NN 
AVG-L 
AVG-MAX • 
AVG 

AVG-N 
AVG- P- AN 



AVGP-F 

AVG-P-F-CO 

AVG-PP 

AVG • PVBP • 

RQ 
AVGVS 
AVG VST 

AVGVST CLAV 
DIAL 



aspritudines 
(h)astatus (prior, pos- 

terior) 
Astures (ala) 
a subscriptionibus 
atriensis, atriarius 
Atta ou Attus 
aediles vici 
argent! unciae 
ave ou ave vale 
Augustus, Augusta 
Aulus 
Aurelius 
auctoritate 
aediles vici Furfensis 

opus de vici scitu 

curarunt l 
augur 
augustalis 
Augustus, Augusta 
Augusti (duo) 
Augusti (très) 
Augusti nostri (duo) 
Augusti libertus 
augur maximus au- 

gurum (à Cirta et 

à Cuicul) 
Augustus noster 
Augusta Pannonio- 

rum Antoniniana 

(ala) 
Augusta pia lldelis 

(legio) 
Augusta pia tidelis 

Commoda 
augustalis perpetuus 
augur publicuspopuli 

romani Quirituni 
augustus (mensis) 
augustalis, augusta- 

litas 
Augustalis fsodalis 

Claudialis 



AVG\'ST-PERP augustalis perpetuus 

A-V'-L agens vices legati 

AVN 2 avunculus 

A-VP agens vices praesidis 

AVR aurariae 

AVR Aurelius 

AVR Auriana (ala) 

AVRR Aurelii (duo) 

AVTHEM authemerum 

AYG 3 Aegyptus 



B 



1. \\'i\nmms tExempla, p. 712,), pense qut 
c'est une formule corrompue et qu'on devait 
lire primitivement ; Miagistri) v{ici) fiaciun- 
duni) c{urarunt) d{e) viici) sc(i/h). 



li 








Badius 




B 








beneficiarius 




B 








Belinus 




B ^ 








beteranus =: vetera- 










nus 




B 








bixit := vixit 




B 








bonus, a 




B 








bos 




B 








brachium (secundum 










tertium) etc. 


i 


B 








bucinator 




fi 








beneficiarius 




BAD 








badius 




BAL 








balneator 




B-A 


S; 


B 


AVG 


Bacaci Auguste sa- 


S 








crum 




BASIL. 


BASSIL 


basilica 




BB 








beneHciarii 




B-B 








bonis bene 




BB 


ET 


•MAL- 


bonis bene et 


malis 


B 








bene 




BB- 


FF 






beneficiarii 




B-B 


M - 


B 




bonis bene, 
bene 


malis 


B-B 


M- 


M 




bonis bene, 
maie 


malis 


BB-MM 






bene merenti 




BB-VV 






boni viri 





2. Eph. ep., III, i58. 

3. C. I. L., 111,35. 

4. C. /. L.. X, yiq. 

5. Sur certaines marques J'exploitation des 
carrières de marbre. 



SIGLES ET ABRÉVIATIONS 



381 



BBVV-QQ 


boni viri quinquen- 


BIS 




nales 


BIS F 


M- 


beneficiarii 


BIS-VI-AVG 


BCOS, CONS 


beneficiarius consula- 






ris 


BIX-PRI 


BD 


Bona dea 




B-DM 


bene de (se) me- 
renti '. 


B-K-M 


B-D-S-M 


bene de se merenii 


BM 


BE 


beneliciarius 


R-M 


BE-DE-S-M 


bene de se merenti 


B-M 


BEL 


Belgae (cohors) 




BE-ME 


benemerenti 


BM 


RE-ME'DE 


bene merenti de (se) 


B-M-D 


BEME-DE-S 


bene merenti de se 


B-M-D-S 


BE-ME-FEC 


bene merenti fecit 


B-MD-S-F 


B-E- M-M-FECI bene merenti memo- 






riam fecit 


BM-F 


BENED-S-M 


bene de se merenti 


BM-F 


BENEF 


beneficium 




BENEFIC, BE- 


beneficiarius 


B-M-F-C 


NIE 1 






BENEM 


benemerenti 




BENIF 


beneficiarius^ bene- 
ficiarius 


BMF-D-S 


BEN M 


benemerenti 


B-M-FEC 


BEN -MER 


bene merenti 


B-M-FF 


BENM-M-F 


bene merenti memo- 






riam fecit 


B-M-M-P 


BE-TR- 


beneficiarius tribuni 




B-F, BF 


beneficiarius, benefi- 


B'M-P 




ciatus 


BMP 


B-F 


Bona Fortuna 




BF 


bonum factum 


B-M-P-C 


B-F 


bos femina 




15 F , T 


beneficiarius 


B-M-R 


BFA-IVNCT 


boves feminae auro 






junctae 


B-M-S 


BF-COS 


beneficiarius consula- 






ris 


B-M-V 


BF-LEG-LEG 


beneficiarius legati 


BN 




legionis 


B-N-M 


BF-SEXM 


beneficiarius (tribuni) 


B-N-M 




semestris 


B-OPIF 


BIB 


bibes 


B-P 


BIP 


bipedalis 


B-PR 


I. CI. L.,Ill, 


1956. 





bisellarius 

bis fusum (vinum) 

bisellarius sévir Au- 

gustalis 
bixellarius (= vexilla- 

rius) principalis 
beteranus classis Mi- 

senensis 
bene merenti 
bona mens 
bonae memoriae, ou 

bene memorius 
bos mas 

bene merenti de (se) 
bene merenti de se 
bene merenti de se 

fecerunt 
bene merenti fecit 
bonae memoriae fe- 
mina 
bene merenti faciun- 
dum curavit ou cu- 
raverunt 
bene merenti fecerunt 

de suo 
bene merenti fecit 
bene merenti fece- 
runt 
bene merenti memo- 

riam posuit 
bene merenti posuit 
bonae memoriae 

puella 
bene merenti ponen- 

dum curavit 
bonae memoriae reli- 

giosa 
bonae memoriae sa- 
crum 
bonae memoriae vir 
bene 

bene merenti 
bonae memoriae 
bona opifera 
bonus puer (deus) 
beneficiarius prae- 
fecti 

25 



382 


APPENDICE 




B-PR-PR 


beneticiarius prae- 


C 


cerarius 




fectorum praetorio 


C 


cicatrices 


B-Q 


bene quiescat ou 


c 


cineres 




quiescant 


c • 


circiter 


BR 


Breuci (cohors), Bri- 


c 


circus, circenses (iudi) 




tones (cohors) 


c 


citra 


BR 


Britannia 


c 


civis, civitas 


BRAC 


Bracaraugustani (co- 


c 


claritas 




hors) 


c 


ciassiarius 


BRITO 


Britones (numerus) 


c 


Glaudius, Glaudia(tri- 


BRIT 


Bruttium 




bus) 


BRITT 


Brittones (numerus) 


(QVN) G- 


(VIN* (cum) co = quo (vixi 


B-R-N 


bono reipubhcae na- 


SIN) 2 






tus 


C 


codiciilarius 


B«R-P-N 


bono rei publicae na- 


c 


cohors 




tus 


G 


colonia, colonus 


B-S 


bonus suis? 


G 


comitiaHs (dies) 


B-S, SEC 


brachium secundum 


G 


communis (hora) 


B-SPR 


beneficiarius subprae- 


G 


compos (voti) 




fecti 


G 


condemno, condem- 


B-TR 


beneficiarius tribuni 




nato 


B-V 


bene vale 


G 


condidit 


BV, BVC, 


BVCC buccinator 


G 


conjux (masculin ou 


BVCIN 




C 


féminin) 






G 


consule, consulibus, 


BVL 


buleuta 




consulatus 


BVR 


burgarii 






BV- SIG 


bucranium signavit 


G 


constans (legio) 






G 


crocodes 


B-VIX 


bene vixit 






BV SV 


buccinator supra (nu- 


G 


cuneus 




G 


curator, curavit ou 




merum) 




curaverunt, curante 


B-V-V 


balnea, vina. Venus 




ou curantibus 






G 


curia 




C 





caput? 






3- 


centurio 






D, >. T 


Gaia := femina 


C 


cacus, capsarius 









conductor 


c 


Caesar 








> 


contra (legem, retia- 


c 


Gaius 


/ 


rius, etc.) 


c 


kalendae 










D- y 


contrascriptor 


c 


candidatus 










> 


conventus 


c 


castrum, castra 




coronarum (dans les 






D 


c 


cedit 




inscriptions de gla- 


c, Ç 1 


centurio 




diateurs) 


c 


censuere 


03 


feminae duae 


I. Four le 


s autres siales par lesquelles on 


CA 


candidatus 



exprime le mol centurio, voir la table des si- 
glcs numérales. 



2. C. l. L., IX, 2S.)2. 



SKrLES ET ABREVIATIONS 



383 



CA 
CA 
C-A 

C A 
CA-A-A 

C-AAQ 

C-AD-A-I 

C-A-E 



carceranus 

carissimo 

curam agens ou cu- 

ram agit 
custos armorum 
colonia AeliaAugusta 

Aeclanum 
colonia Aurélia A- 

quensium 
colonis agrorum dan- 

dorutn adsignando- 

rum jus 
colonia Aususta Eme- 



CAEL, CAELT Caelestis (dea) 

CAES Caesar 

CAES caesura 

CAESARIBB Caesaribus (duobus) 

CAES'N Caesar noster 

C' AGENT curam agente 

CAL Calabria 

CAL caligo 

CALAB Calabria 

CALG calciator 

CAM Camilia (tribus) 

CAMD campidoctor 

CAMIL Camilia (tribus) 

CAMP Campania 

CAMP campestris (cohors) 

CAMPED 1 campidoctor 

CAN canabae, canabenses 

CAN Canatheni (cohors) 

G-A'N colonia Augusta Ne- 

mausus 
CAND.CANDID candidatus 

CANN Canninefates (ala) 

CAP, CAPIT capitalis 

C"AQ civis Aquensis 

CAR carcerarius 

CAR Carmentalia 

Car Carpicus 

CAR -M Carpicus maximus 

CARC carcerarius 

CAS castra, castris [oriun- 
diis 

I. C. /. L., V. 8773. 



GATER 

GATTHR 

C-B 

C-B 

C-B 

C-B-B-V 

C-BEL 

C-B-F 

CB-M 

CB-M-F 

C-B-M-P 

ce 
ce 

C'C 
C-C 

c-c 

C-C 

C-C 
C-C 
C-C 
C-C 

CGA 
C-C-A 

C-C-A-A-A 



Caterenses := Catthe- 
renses (numerus) 

Cattharenses (nume- 
rus) 

colonia Bcnev.^ntana 

compos boti r 

conjux bona 

cum bonis bene vixit 

civis Bellovacus 

coniugi bonae fecit 

conjugi bene me- 
renti 

conjugi bene merenti 
fecit 

coniugi bene merenti 
posuit 

Caesares (duo) 

Caii duo 

censuerunt cuncti 

certa constans (le- 

gio) 
civitasConvenarum 
collegium centonario- 

rum 
colonia Claudia 
colon i coloniae 
constans Commoda 
(agens) curam carce- 

ris 
Gaiae (= t'eminae) 

duae 
Caesaribus (duobus) 
colonia Caesarau- 

gusta 
coloni coloniae Au- 

gustae Alexandria- 

nae Abellinatium 



c-c-c 




coire convocari cogi 


c-c-c 




colonia Claudia Co- 
pia 


c-c-c 




très Gaii 


c-c-c 




cum consilio collocu- 
tus 


D03 




Gaiae (= feminae) 
très 


C-C-C 


AVG- 


colonia Claudia Copia 



384 



APPENDICE 



LVG 

C-CCD 

G -G G-IVL 

CGC VVV 
G -CENT 

G-G-I-K 

G-G-I-VGS 



G-G-N 
GG-NN 
G-G-P-I 

G-G-R 

G-G-R 

G-G-R-GON- 

HE 

GG-SS 

GG-VV,G-G-V 
03 EXSERG 

G-D 
CD 
GD-D 

GE 
G-E-BQ 

G-EG 
GEL 
CEN 
G EN 

GENS 
CENS 
CENS 
CENS-AGC 

CENT 



Augusta Lugudu- 
num 

cum consilio collocu- 
tus dixit 

coloni coloniae Glari- 
tatis Juliae 

clarissimi viri très 

coUegium centonario- 
rum 

coloni coloniae Ju- 
liae Karthaginis 
N coloni coloniae Ju- 
liae Veneriae Gir 
tae Siccae nostrae 

coloni Gastri Novani 

Gaesares nostri 

coloni coloniae Pacis 
Juliae 

coloni coloniae Ro- 
mulae 

curator civium Roma- 
norum 

curator civium Ro- 
manorum conven- 
tus He[lvetici] 

consulibus 
•V clarissimi viri 

centuriones (duo) 
exercitalores 

compos dat 

consulto decurionum 

creatus decreto decu- 
rionum 

curam egit 

cineres eius benequi- 
escant 

coloni ejus coloniae 

cella 

censor 

centurie 

censitor 

censor, censores 

censuit, censuerunt 

( legatus Augusti I cen- 
sibus accipiendis 

centenarius 



i CEN 1 


centonarii 


CENT 


ceniurio 


CENTO 


centonarii 


C-EQ 


cineres ei quiescant 




ou curam egit 




Quintus 


CER 


Gerealia 


CES 


censor, censores 


C-F 


clarissima femina 


C-F 


clarissimus filius 


C-F 


conjux fecit 


C-F-C 


censores faciundum 




curaverunt 


C-F-C-C 


collegium fabrum 




centonariorum 




Comensium 


C-F-C 


conjux faciendum 




curavit 


C-F-F 


carissimae filiae fecit 


C-F-N 


conductor ferraria- 




rum Noricarum 


7FR 


centurio frumenta- 




riorum 


G -G 


civis gratissimusr 


C-G-P-F 


cohortes germanicae 




piae fidèles 


CH 


c,'o)hors 


CHELID 


chelidonium 


CHO, CHOR 


c(o)hors 


C-I 


clarissimus juvenis 


G-I 


colonia Julia 


C-I-A-A 


colonia Julia Augusta 




ApoUinaris 


C-I-C 


colonia Julia Carcaso 


GIG, GICA 


cicatrices 


CICATRI-V 


cicatrices veteres 


C-I-F-S 


colonia Julia Félix 




Sinope 


C-I-K 


colonia Julia Kartha- 


C-1-P-C-N-M 


colonia Julia Paterna 




Claudia Narbo Mar- 




tius 


C-IP'A 


colonia Julia Paterna 




A relate 


CIRC-N 


circitor numeri 



Sir.LES ET ABRÉVIATIONS 



385 



CIRT 


Cirtenses (cohors) 


C-I-S 


colonia Julia Secun- 




danorum 


CIV 


civis, civitas, civitate 




(oriundus) 


CIV-AQV 


civis Aquensis 


CIVI-SVMA 


civitate Sumalocenna 


CIVIT 


civitas 


CIVLN 


colonia Julia Numi- 




dica (Simitthus) 


C-I-V-T 


Colonia Julia victrix 




Triumphalis 


C-K 


conjux karissima 


C-K-F 


conjugi karissimae 




fecit 


C-L 


Gaii libertus, liberta 


C-L 


cives Latini r 


CL 


clarissimus, claritas 


CI, 


classis 


CL 


Claudius, Claudia, 




Claudialis 


CL 


Clustumina (tribus) 


C-L 


colonia Lambaesitana 


CL 


conlibertir 


DL 


mulieris libertus, li- 




berta 


CLA 


Claudia (tribus) 


CLA-BRI 


classis Britannica 


CLALIS 


Claudialis? 


CLA 


claritas 


CLAR 


clarissimus, clarissi- 




ma 


CLAR'ETINL- 


clarissima et inlustris 


FhM 


femina 


CLA RI 


claritas 


CLAS-BRIT 


classis Britannica 


CLASPR 


classis praetoria 


CLASS 


classicus 


CLAV, CLAVD 


Claudia (tribus) 


CLAVD 


Claudialis (flamen) 


CL-BR, CL- 


classis Britannica 


BRIT 




CL- G-P-F 


classis Germanica pia 




fidelis 


CL-PR 


classis praetoria 


CL-PR-M, MIS 


classis praetoria Mi- 



CLPR-RAV, 


classis praetoria Ra- 


RAVEN 


vcnnas 


CL-V 


clarissimus vir 


CLV, CL\'S, 


Clustumina(tribus) 


CLVST 




CM 


civitas Mattiacorum 


C-M 


collegium ou corpus 




mensorum 


C-MF 


clarissimae memoriae 




femina 


C-M-P; C-M-V 


clarissimae memo- 




riae puer, vir 


C-N 


Caesar noster 


CN 


Cnaeus 


C-N 


civitas ou colonia Ne- 




mausensium 


CN 


consulatus 


CNAT 


natus 


CNS 


consulatus 


CNTA 


cognata i 


CO 


codicillarius 


CO 


cohors 


CO 


conjux 


c-o 


conjugi optimo 


CO 


Coventina (dea) 


CO-CA 


conjugi carissimo 


COD 


codicillarius 


COD-TR 


codicillarius tribuni 


COER 


coeravit ^curavit 


COGN-SACR 


cognitiones sacrae 


COH 


cohors 


COHERR 


coheredes 


COHH 


cohortes 


COH-I-C-R 


cohors I civium Ro- 




manorum 


COH-EQ-oc 


cohors equitata mi- 




liaria 


COH-IF-PED 


cohors I Flavia pedi- 




lata 


COH-I-FL-oc 


coh. I Flavia milia- 


EQ-SAG 


ria equitata sagitta- 




riorum 


COHI-P-C 


cohors I pia cons- 




tans 


COH ... PR 


cohors praetoria 


COH- ... VIG 


cohors vigilum 



386 


APPENDICE 




COHIVLP 


cohors I Ulpia... An- 


GOLLIN 


Collina (tribus) 


... ANT 


toniniana 


COL-L,LlB 


coloniae libertus, li- 


COH-VRB 


cohors urbana 




berta 


COINQ 


coinquendi 


COLL-S-S 


collegium suprascrip- 


COIR 


coirarunt := cura- 




tum 




runt 


COLON-G-A- 


colonia Gallieniana (:) 


COL 


collatus 


F-MED 


Augusta Félix Me- 


COL 


collegium, coUega 




diolanum 


COL 


Collina (tribus) 


COL-SARN- 


colonia Sarniensis 


COL 


colonia, coloni, colo- 


MIL 


Milev 




nicus ? 


COL-SEP 


colonia Septimia 


COL 


columbarium 










COL-SER 


coloniae servus 


COL-BEN 


colonia Beneventum 










COL-VAL 


colonia Valentia 


COL-CENT 


collegium centonario- 


COL-VEN 


colonia Veneria 




rum 


COL-VEN- 


colonia Veneria Cor- 


COL-COL 


coloni coloniae 


COR 


nelia 


COLCONC 


colonia Concordia 










COL-VLP 


colonia Ulpia 


VLP 


Ulpia (Hadrume- 






tum) 


COM 


Commageni (cohors) 


COL-FAB 


collegium fabrum 


COM 


cornes 


COL-F-C 


coUegae faciundum 


COM 


commanipularis 






COM 


commentariensis 




curaverunt 










COM 


commune 


COLF-1-A-P- 


colonia Faventia Julia 










C-O-M 


cum omnibus meis 


BARC 


Augusta Pia (Bar- 










COM-AVG 


cornes Augusti 




cino) 










COM-L 


commentariorum loco 


COL-FLAVG 


colonia Flavia Au- 










COM M, COM 


commentaria, com- 




gusta 


M EN 


mentariensis 


COL-HORR 


coloniae horrearius 






COL-IVL-G 


colonia Julia Gemina 


COMMIL 


commilito 


COL-I-VT 


colonia Julia Victrix 


COM-S-B-M 


commilitoni suo benc 




Triumphalis 




merenti 


COLKAL 


collocatum kalendis 


COM-S.C 


cornes sacri consisto- 


COLL 


collapsum 




rii 


COLL 


collegium 


COMTAR 


commutare 


COLL 


coloniae 


CON 


conjux 


COLLIB 


collibertus 


CON 


constat 


COL-LIB 


coloniae libertus 


CON 


consul 


COLL-AER 


collegium aerariorum 


CON 


contubernalis 


COLLCENT 


collegium centona- 


CONB-M 


conjugi bene merenti 




riorum 


CON-CELL 


contubernalis ccllarius 


COLL-DENDR 


collegium dendropho- 


GOND 


conductor 




rum 


COND-P-P 


conductorpubiici por- 


COLL-FAB, 


collegium fabrum 




torii 


FABR 




CONDP-P- 


conductorpubiici por- 


COLL-FAB- 


collegium fabrum et 


ILLYRIC- 


torii Illyrici et ri- 


ET-CENT 


centonariorum 


ET R-T 


pae Thraciae 



SIGLES ET ABREVIATIONS 



387 



CONDVC 
GOND-IIII- 

P-AFR 
CON-FERN- 

PD 



GONG 
CON • KAR 
CONL 
CONL 
CON-M-F 

CONNSS 
CON-RF-C 

CONS 
G ON S 
GONS 
GONS 
CONS 



GONS-MEM-V 

GONSORD 

GONSP 

GONS-PS 

GONSS 

GONS-S S 

GONT 

GONVEG 

GONV 

COOPT 

COP 

COR 

COR 

COR 

COR 

COR 

COR 

CO-RA-FE 

CORANAL 



conductor 
conductorquatuorpu- 

blicorum Africae 
conductor ferrariarum 

noricanim partis ? 

dimidiae?OJ<Norici, 

Pannoniae, Daciae 
conjugi 

conjugi carissimo 
conlatus 
conlegium 
conjugi merenli ou 

mcmoriam fecit 
consulibus 
conjugi rarissimo fa- 

ciundum curavit 
consensu 
conservus 
consistens 
Consualia 

consul, consulibus, 
consularis, consula- 

tus 
consularis memoriae 

vir 
consul ordinarius 
consularis provinciae 
consularis provinciae 

Siciliae 
console 
consulibus supra scri- 

ptis 
contarii (ala) 
convectio 
convcnerunt 
cooptatus 

conjugi pientissimae 
cohors 

Gornelia (tribus) 
cornicen, cornicula- 

rius 
corpus, corporati 
curavit 
coron a 

conjugi rarissimo fecit 
corona analempsiaca 



GOR-AVR 

COR-CLASS 

GOR-FAB 

CORMVR 

CORN.GORNIG 

GORPCVST 

GORPOR 

CORPOR-G 

GORP-NRHO 

GORPR 

CORR 
COR-S-PR 

COR-T, TRIB 

COR-VALL 

GOS 

GOS-A-A-S 

E-V 
GOS-AD LEG 

GOS-AMPL 

GOSE 

GOSOB-CVR- 

EGI 
GOSORD 
GOSS 
CO-TR 
GOVET 
GO-VI-CE-P 



C-P 

C-P 

C-P 

CP 

C-P, 

CP 

G P 



c-q 



CP 
CP-C 



corona aurea 
corona classica 
corpus fabruin 
corona muralis 
cornicen, cornicula- 

rius 
corporis custos 
corporati, corporis 
corporatus Gaesarien- 

sis 
corpus nautaruni 

Rhodanicorum 
cornicularius prae- 

fecti 
corrector 
cornicularius sub- 

praefecti 
cornicularius tribuni 
corona vallaris 
consul, consules, con- 
sularis 
consules alter ambove 

si eis videretur 
consistentes ad legio- 

nem 
consul amplissimus 
consensu 
consobrinus curam 

egit 
consul ordinarius 
consules 

codicillarius tribuni 
Coventina (dea) 
cohors sexta, centuria 

prima 
Castor (et) Poliux 
castra praetoria 
censorla potestate • 
clarissimus puer 
clarissima puella 
comprobatum pondus 
conjugi pientissimae 

ou posuit 
cui praeest 
cacus praefecti cohor- 

tium 



388 



APPENDICE 



C-P-EST cui praeest 

C-P F Claudia pia tidclis 

(legio) 
C-P'L civitas Pictouum Li- 

monum 
C"PM classis praetoria Mi- 

senensis 
C'PM'P conjugi pientissimae 

memoriam posuit 
C-P'P conductor publie! 

portorii 
C-P-P conjugi piae posuit 

C'P Q'K clarissimus puer 

quaestor candidatus 
C Q cum quo ou cum qua 

(vixit) 
C'Q'V cum quo ou qua vixit 

C*Q"V'A cum quo ou qua vixit 

annis 
C*R civis romanus; cives 

romani ; civitas ro- 

mana 



CREM 




cremavit 


CRET-ET C 


Creta et Cyrenae 


7 RET 




contraretiarius 


CRIOB 




criobolium 


C-R-M 




cives Romani Mogon- 
tiaci 


CRO, CROC 


crocodes 


CRP 




curator rei publicae 


CRV, CRVST 


Clustumina (tribus) 


CRVST, 


CRVS- 


crustulum 


TVL 






es 




Caesar 


c-s 




carissimus sibi 


es 




carus ou cara suis 


c-s 




conjugi sanctissimae 


c-s 




conjugi suae 


c-s 




(de) conscriptorumfr) 
scntentia 


es 




consularis 


C-s 




cum suis 


C-s 




contrascriptor 


c se 




gcnas scabras (sur un 
cachet d'oculiste) 



CSBM 

CSC ou 7SC, 

SCR 
C-S-P-NC 



CS-N 



conjugi suae r bene 

merenti 
contra scriptor 

consularis sexfascalis 
provinciae Numi- 
diae Constantinae 

civitas saltus Nuce- 
rini 



C-SO 


cum suis omnibus 


C.T 


civitas Tolosa 


C-T, TR 


codicillarius tribuni 


C-TR, TRE 


civitas Treverorum 


C TRA 


contra 


e-v 


civitas Ulpia 


c-v 


clarissimus vir 


c-v 


colonia Viennensis, 




coloni Viennenses 


CV 


cura, curator 


CVB, CVBIC, 


cubicularius 


CVBICV 




C-V-I-B 


colonia Victrix lulia 




Baeterrae 


CVI-PR 


cui praeest 


CVLT 


cultores 


C-V-M-P 


cum : uxore r men:io- 




riam posuit 


CVN 


cuneus 


CVNCi 


concubina 


CVNS2 


consul 


evR 


cura, curavit, curante 




ou curantibus, cura- 




tor 


evR 


curia 


CVR 


curulis 


C-V-R-A 


coloni veteres r Rei- 




enses Apollinares 


CVR A 


curavit 


eVR-AER 


curator aerarii 


eVRAG 


curam agens 


CVR-ALV-TIB 


curator alvei Tibcris 


CVR- ANN 


curator annonae 


1. Orclli, 246.3. 




2. C. /. L.,XI1, 


238.4 (an 49')- 



SIGLES ET ABRÉVIATIONS 



389 



CVRAT 

CVRCOL 

CVR-P'P 

CVR-IVV 
CVR-KAL 
CVR-MIN 
GVR-PP 

CVRR-P 
CVRR 
CVR-SCO 
CVRVIAT 
CVR- )i -FL 

GVS-BASIL 
CVST 

CVST-TABVL 
C-V-TP 

CYMBAL 
CYR, CYREN 

CYR, CYRIN 



curator 

CLirator coloniae 

curator frumenti pu- 
blic! : 

curator luvcntutis 

curator kalcndarii 

curator Miniciae 

curator pecuniac pu- 
blicae 

curator rei publicae 

curatores 

curator scolae 

curator viarum 

curator denariis flan- 
dis 

custos basilicae 

custos 

custos tabularii 

colonia Ulpia Trajana 
Poetovio 

cymbalistria 

Cyrenaica llegio, co- 
hors) 

Quirina (tribus) 



D 



Dalmatia r 

dat, donum 

decurio 

deus, dea 

decem 

december (mensis) 

Decimus 

decessit 

decimanus 

decretum 

decurio, decuriones, 

decuria 
dédit, dederunt, da- 

tum 
defunctus 



D 
D 
D 

B 

DA 

D-A 

DA 

DAC 

DAC-APVL 

DAC-MALV 

DAC-POROL 

D-ACC 

DAM 

DAMAS 

DAQ 

D-AR 

D-A-RARCAR 

DAT.COLLS- 

D-BB M 
D-B-M 
D-B-S 
D-C 



D-C 

DC 
DC 
D-C 



dcnarius 

designatus 

Diana 

dies, die, diebus 

dignus 

dispensator 

divus 

dixit 

doctor 

dominus, domina 

domo 

donàvit, donaverunt, 

donat, donant, do- 

natus 
duumvir 

duplarius, duplicarius 
dux 
defunctus, dicit, dies, 

domo 
Daci (cohors) 
defunctus annorum 
discens aquiliferum 
Dacicus 

Dacia Apulensis 
Dacia Malvensis 
Dacia Porolissensis 
de acceptore 
Dacicus maximus 
Damasceni (cohors) 
discens aquiliferum 
discens armaturam 
discens a rationibus 

arcarii 
S datum collegio supra 

scripto 
deo bono bene merenti 
de (se) bene merenti "r 
d(iis?) b(onis) sacrum 
decreto conscripto- 

rum ou decurionum 

consulto 
decurio civitatis, ou 

coloniae 
decessit 
decurio 
decurionum consensu 



390 



APPENDICE 





ou decrcto conscrip- 


DD-D-D 






datum de decreto de- 




torum 








curionum ? 


DC-D 


de conscriptorum dé- 
crète 


DD-DD 






donum dat dicat de- 
dicat 


DCOL 


de collegis 


D-D.DD- 


L 


M 


donum dat]dicat dedi- 


D-CR'MOG 


decurio civium Ro- 








cat libens merito 




manorum Mogon- 


D D-D-E- 


S 




dare damnas damnâ- 




tiaci 








tes esto sunto 


D-C-S 


de conscriptorum sen- 
tentia 


D-D-D-L 






donum dat dedicat li- 
bens? 


D-CS 


de consilii sententia 


D-D-D-N 






datus decreto decu- 


DC-S 


de collegii sententia 








rionum Nemausen- 


D-C-S-C 


de conscriptorum sen- 








sium 




tentia curaverunt 


DDDNNN 






domini nostri très 


DCSM 


dulcissimae 


DDD-NNN 






domini nostri Flavii 


D COLL-S 


de collegii sententia 


FFFLLL 




(très) 


DC.S-T 


decuriocivitatis saltus 


D-DE 






dare damnas esto 




Taunensis 


D-DEL-S 






de delectorum sen- 


D-l) 


damnas damnâtes 








tentia 


DD 


dare debebit, dare de- 
beto 


D-D-H-C 






decreto decurionum 
hic consacravit 


DD 


dea Dia 


D-DI 






dis deabus immorta- 


DD 


dea Diana 








libus? 


D-D 


decreto decurionum 


D-D-L 






donum dédit libens ? 


DD 


dédit dedicavit ou do- 
num (dono) dédit, 
ou dedicavit (dedi- 


D-D-LD- 


D 


D- 


dono dédit ou dédit 
dedicavit loco date 
decreto decurionum 




catus, dedicante) 


D-D-L-M 






donum dédit libens 


DD» 


defensor ? 








merito 


DD 


devoti 


DD-M.C 


F 




decreto decurionum 


D-D 


dextra decimanura 








municipii Celeiani 


DD 


dii deae 








facta 


DD 


domini duo 


DD-MM 






Diis Manibus 


DD 


domus divina 


DD-M-SS 






Diis Manibus sacris 


D-D-D 


datum decreto decu- 


D-D-N-N,DDNN domini nostri (duo) 




rionum 


DD-NN-NOBB- 


domini nostri (duo) 


DDD 


deo donum dédit 


CAESS 






nobilissimi Caesa- 


D-D-D 


dédit dedicavitr 








res. 


DDD 


domini très 


DDO 






dis deabus omnibus 


DD D 


dono dédit dedicavit; 


D-DO 






donum dato ?.. 




ou dédit dedicavit 


DDP 






decurionum decrcto 


D-D-D 


duplum dare debeto 








publice 


DDD-ADI., 


decreto decurionum 


D D-PEC 


PVB 


decreto decurionum 


ADLKCT 


decurio adiectus 


D-D-P-P 






pccunia publica 
decreto decurionum 


I. C. /. L.,X. 


7017. 








pecunia publica 



SIGLES ET ABREVIATIONS 



391 



DDPP-P 


decreto decurionum 
pecunia publica po- 


DEC • POP Q 




suerunt 


DECR 


D-DQ 


dedicavit que 


DECRDEC 


DD-S 


de decurionum sen- 


DE C-S 




tentia 


DECV 


DDS-F C 


de decurionum sen- 


DEC. VI AT 




tentia faciundum 


DED 




curavit, curaverunt 




DDS 


dedil ou dederunt de 


DED 




suo 


DEDC 


DDS 


diis deabus sacrum 


DEDD-L 


D-D-S P 
D DSS 


dedit de sua pecunia V 
deus dominus sanc- 


DEDXXP- 
R-D 




tissimus Saturnus 


DEF 


DD-V-L-L-M 


dono dédit votum lae- 
tus iibens merito 


DEF-ANN 


D-D-V-SL-L-M dono dato votum sol- 


D-E-F-V-L 




vit Iibens laetus 






merito 


DEIOT 


DE 


dea 


DEL 


DE 


decem 


DELIC 


DE 


december (mensis) 


DELM 


))-E 


decurio 


DEND,DENDR 


DE 


devotus 


DENDRO- 


DEC 


december 


PHORR 


DEC 


decemiugis 


DEP 


DEC 


decessit 


DE PAG-SEN 


DEC 


Decimus 


DE PAG-SEN - 


DEC 


decretum 


FACCOER 


DEC 


decurio, decuriones, 


DE PEQ-POB 




decurionatus ; de- 


DE PVB 




curia, decurialis 


D-EQ 


DECC 


decuriones (duo) 


DE-R 


DEC -C'A 


decurio coloniae A- 


DE-R I-C 




grippinensis 


DE-R-QDR 


DEC-COS-ET- 


decuria consularis et 


A 


PR 


praetoria 


D-E-S 


DECDEC 


decurialis decuriae 




DEC -DEC, 


decurionum decreto 


DES 


Db:CR 




DESCR 


DEC N -M -M 


decurio numeri mili- 


DE-SENSENT 




tum M... 


DESIG.DESIGl 


DE C O N L- 


de conlegii sententia 


DE S-P 


SENT 




DE S-S,DES- 



decuriones populus 

que 

decretum, dccrevit 
decreto decurionum 
de consilii sententia 
decurio 

decuria viatorum 
dédit Oi< dedicavit, de- 

dicatus 
deductus 
dedicatus 
Deanaer donum dat 

Iibens. 
deducta vigesima po- 

puli Romani dedil 
defunctus 
defunctus annorum 

(lot) 
decuriones et familia 

villae Luculianae 1 
Dejotariana (legio) 
delator 
deliciaris 
Delmatae (cohors) 
dendrophori 
dendrophori 

depositus 

de pagi sententia 

de pagi sententia fa- 
ciundum coerarunt 

de pequnia poblica 

de publico 

discens equitem 

de ea re 

de ea re ita censuere 

de ea re qua de re 
agetur 

Deo Enduellico sa- 
crum 

designatus 

descriptum 

de senatus sententia 

designatus 

de sua pecunia 

de senatus sententia 



392 

SEN, DESEN- 

SENT, DE SE- 

NA-SEN 
DEST destinatus 

DE S\'A PEQ. de sua pecunia 

DE S VA PE- 

CVN 
DESVLT desjltores 

DEV'N-M-Q- devotus numini ma- 

EIVS jestatique ejus 

DE V-S, DE VI- de vici scito 

S, DE Vie -S 
DE \' DEC de quinque decuriis 

D"F dare facere 

D'F décima facta 

D'F de figlinis 

D'F defunctus 

D"F duplarius frumenia- 

rius? 
D'F dulcissimae tiilae 

D-F-P dare facere praestare 

D-F-P-EFFE- (hune) decuriones fu- 

R V N D V M nere publico effe- 

CENS rundum censuerunt 

Dl dimachaerus 

DIA diatheses 

DIABSOR diabsoricum 

DIACHO diacholes 

DIAGLA diaglaucen 

DIALEP dialepidos 

DIAPSOR-OPO diapsoricum opobal- 

samatum 
DIAZMYR diazmyrnes 

DIC dictator 

DIC'N"M-Q" dicatus numini ma- 

EIVS jestatique ejus 

DICT dictator 

DIE S die solis 

DIFF diffuser 

DIG dignus 

D'I-rM deus inviclus, invic- 

tusr Mithras 
DI-M deus invictus Mithras 

D-I-M-S Deus invictus Mithras 

Sol 
DIM dimidia 



APPENDICE 








DI-M 




diis inferis Manibus 




DI'MA 




di(is) Manibus ou 
d(iis) i(nferis) (Ma- 
nibus) 




DI-N 




dicrum numerus 




DLNV 


M 


deus invictus Mithras 




DIS 




dispensator 




DIS 




dispunctor 


ma- 


DIS-I-MA 


diis inferis Manibus 



DIS-M,MA,MAN, diis Manibus 

MANI 
DIS'MAN-MEM diis Manibus memo- 

riae 
DISP dispensator 

DISP àxs'çiunclov {surtout en 

Maurétanie) 
DISP- ARC- VIC dispensatoris arcae 

vicarius 
DlSPEN,DISPESdispensator 
DISP-P-S dispensator provin- 

ciae Sardiniae 
DISP- RAT -COP dispensator rationis 
EXPED-FEL- copiarum expeditio 
G1£RM num felicium Ger- 

manicarum 
DISP-REIP dispunctor reipublicae 

DISSIGN dissignator 

D'L dédit libens 

D-L-M dédit lubens meriio 

DL deus Liber 

D-L die Lunae 

DvM dea magna ou deum 

mater 
D-M deus Mithras 

DM decurio municipii 

D-M devotae memoriaer 

D*M diis Manibus 

D-M divino mandatu 

D-M dolus malus 

D-M*AE I-C dolus malus abesto et 

jus civile ou juris- 

consultus 
D'M-E. devotus majestati ejus 

D-M-ET M diis Manibus et me- 

moriac 
D-M-I dea magna Idaea 



Sir.LKS ET AHRKVIATIONS 



393 



D-M-1 
D-MID 



diis Manibus inferis 
dca magna Idaea ou 
(mater) deum ma- 
gna Idaea 
diis Manibus inferis 
dominicus 
diis Manibus Q(uinti) 

s(acrum) 
deo Mithrae sacrum 
diis Manibus sacrum 
diis Manibus vivus 

fecit 
Dea Nehallenia 
dominus noster 
devotus numini ma- 

jestatique ejus 
devotus numini ma- 

jestatique 
devotus numini ma- 

jestatique ejus 
devotus numini pie- 

tatique ? ejus 
dari oportet 
domino 

donum, donatus l 
domo Africa 
P2 doctor equitum ac 
peditum 
doliaris 
Dolichenus 
doliare (opus) 
deo optimo maximo.' 
dominus noster 
donavit 
donum posuit 
de praediis 
de proprio 
deus patrius 
diis Parentibus 
donum posuit 
de pagi scitu ou sen- 
tentia 



1. C. /, L., II, 3382. 
2.C. I. L., IX, 953. 

3. C. I. £,., XII, 1069. Ce n'est pas un 
texte chrctien. 



DM-IN 


D-M-N 


D-MQ-S» 


D'M-S 


D-M-S 


D-M-V-F 


D-N 


D-N 


D-N-M-E 


D-N-M-Q 


D-N-M-Q-E 


D-N-P-E 


D-O 


DO 


DO 


DO-AF 


DOC-EQAC 


DOL 


DOL 


DOLF, DOLIA 


D-O-M 3 


DOMNOSTR 


DON 


DON-POS 


D-P 


DP 


DP 


D-P 


D-P 


DPAG-S 



DP-D 

D-P D-M 

DPE 

1)-PP 

DP-P 

D-P-S 

D-PS 



D- 


P-SD 


D- 


P-S-DD 


D- 


PS-DL 




DP 


D- 


P-S-F- 


D 


P-S-F-D 


D- 


P-S-P 


D 


Q-F 


D 


Q 


D 


Q-A 


D 


Q LST- 




T-L 


D 


ROQTRA 


D 


R-P 


D 


R-P 


D 


R-P 


D 


R-S 


D 


-S 


D 


•S 


D 


•S 


D 


S 


D 


-s 


D 


•s 


D 


-s 


D 


•s 


D 


-SANCT- 




SATVR 


D 


•S-B-M 




(. Orclli 1470. 



de proprio dédit 
Diti patri, diis Manibus 
devotus pietati ejus 
dii Pénates publici 
de pecunia publica 
de pagi scitu vel sen- 

tentia 
de pecunia sua, ou de 

parcimonio suo, ou 

de peculio suo, ou 

de proprio suo 
de pecunia sua dédit 
de pecunia sua dono 

dédit oj< dédit dedi- 

cavit 
de pecunia sua dédit, 

loco dato publiée 
de pecunia sua fecit 
de pecunia sua fac- 

tum (factam) dédit 
de pecunia sua posuit 
Decimi quondam r 

filia? 
decurio quaestor 
de qua agatur 
die qui legis : sit tibi 

terra levis 
die, rogo, qui transis 
die, rogo, praeteriens 
dignum republica, 
de republica 
deae Romae sacrum 
dea Salus 
de suo 
dei sacerdos 
deus sanctus, dea 

sancta 
deus Saturnus 
deus Silvanus 
discens signiferum 
(Silvano) domestico 

sacrum 
dominus sanctus Sa- 
turnus 
de se bene meritus 



394 



APPENDICE 



D-S-D 

DSD 
DS-D-D 

D-S-KX-V-P 



D 


•S 


•F 




D 


•S 


•F 


•C 


D 


•s 


•I- 


IMP 


D 


•s 


•I- 


M 


D 


•s 


•L 


■L-M 


D-S-L-M 


D 


•s 


•M 




D 


•s 


.M 




D 


•s 


•P 




D 


•s 


•P 


•G 


D 


s 


P 


D 


D 


■s 


•P 


•D-D 


DS 


P- 


EX-D 




D 






D 


S 


P 


F 


D 


s 


P 


F-C 


D- 


s 


P- 


L-D 




D- 


D 




D 


S- 


P- 


P 


D- 


s- 


P- 


R 


D- 


s 


P- 


R-C 


D- 


s- 


R 




D- 


s- 


S 




D- 


s- 


S 




D- 


s- 


S 




D- 


s- 


S-CF 



de sentcntia decurio- 
num 

de suo dédit (dat) 

de suo donum dédit 
ou dedicavil 

de suo ex vote posue- 
runt 

de suo fecit 

de suo faciendum cu- 
ravit 

deus Sol invictus im- 
perator 

deus sol invictus Mi- 
thras 

de suo laetus libens 
merito 

de suo libens merito 

d>i se meritus 

diis sacrum Manibus 

de sua pecunia ou de 
suo posuit 

de suo ponendum cu- 
ravit 

de sua pecunia dédit 

de sua pecunia dono 
dédit 

de sua pecunia ex de- 
creto decurionum 

de sua pecunia fecit 

de sua pecunia facien- 
dum curavit 

de suo posuit loco da- 
te decreto decurio- 
num 

de sua pecunia posuit 

de sua pecunia resti- 
tuit 

de sua pecunia refi- 
ciendum curavit 

de suo restituit 
deus sanctus Satur- 
nus, Silvanus 

de senatus sententia 
de suo sibi ? 

de suo sibi conjugi 
filius? 



D-S-S-F-C 

DSV 

D'S-VL 
D-T 
DT 
DT-ML 

D-TORAR 

D-T-S 

DV 

D-V-VA-S 
p.p 

DVG 

DVC-DVC 
D-V-ID 
D-V-L-M 

DVM-T,TAX 
DVPL 

DVPLI, DVPLIC 
D-V-S 
D-VS 

D-V-S-F-C-I- 
Q P 

D-X-PRIMP-P- 

D-XX-PR 



de senatus sententia 

faciendum curavit 
decreto senatus Vo- 

contiorum 
de suo vivus libens 
dumtaxat 
de thesauro 
de tabulario marmo- 

rum Lunensium 
donatus torquibus 

armillis 
dii te servent 
duovir, duumvir 
duumvir vils aedibus 

sacris publias pro- 

curandis? (à Pom- 

péi) 
ducenarlus 
duce ducenario? 
duum vir juredicundo 
dédit? ou Dianaer vo- 

tumr libens merito 
dum taxât 

duplarius, duplicarius 
duplicarius 
dédit voto soluto 
de vici scitu 
de vici scitu faciun- 

dum curarunt idem 

que probarunt 
duplarius decem pri- 

mus p... p... 
deducta vigesima po- 

puli Romani 



E 




e)us 


E 




(h)eres 


E 




est 


E 




evocatus 


E 




exsculpsit 


E- 


A -G A 


cxactum ad Gastoris 



SIGLES ET ABRÉVIATIONS 



395 



EAE 

EC 

ECD 

ED 

EEQQ 

E-E-QQ-R-R 

EE-VV 

EE-VV, EE- 

MM-VV 
EG-M-V 

E-H-L-IVS- 

POT 
EH-L-N-R 

E-I 
EID 
EIQ 
EIS-Q-I'S-S 

EL-P 

EM 

E-M 

EM-B 

EMB 
E-M-D-S-P-F 

EMP 
E-M-V 

EM-V 

EN 

E-O-B-Q 

EP 

EPIP 

EQ 

EQ 
EQ-CATAF 

EQ-C-R 

E-Q D-D 

1. C.I.L.,X, 2o5 



eques alae ejusdem 
ejus causa.' 
ecdicus 
(a)(!dicLiIam 
équités 

équités Romani 
egregii viri 
eminentissimi viri 

egregiac niemoriae 

vir 
ex hac lege jus potes- 

tasque esto 
eius hace lege nihi- 

lum rogatur 
eius index 
eidus 
eique 
eis quae infra scrip- 

tae sunt 
e lege Papiria, Petro- 

nia 
emeritus 
ex monitu 
emeritus beneficia- 

rius 
emblema 
e monitu de sua pe- 

cunia fecit i 
empticius 
egregiae memoriae 

vir 
eminentissimus vir 
endotercisus (dies) 
ei ossabencquiescant 
Eppius 
ephiporae 
eques, equestris, 

equitata 
Equirria 
équités cataphracta- 

rii 
equitata civium ro- 

manorum (cohors) 
eademque dedicavit 



EQ-EX-N eques ex numéro 

EQ'G equitum gradus 2 

EQ-P cquo publico 

EQ'P'EXOR equo publico exorna- 

tus 
EQ-PVB, PVRL equo publico 
EQQ équités 

EQ-R eques Romanus 

EQ-R-E-M-V eques Romanus egre- 
giac memoriae vir 
EQ'R'E'P, EQ" eques Romanus equo 

PVBL publico 

EQ'R'F equitis Romani filius 

EQ'SEN équités seniores 

EQ'S'(SING) eques singularis do- 

D'N mini nostri 

E*R ea res 

ER (h)eres 

E R-P e re publica 

EX I"P ex imperio posuit 

E R"P'V e re publica videri 

E'R'A ea res agitur 

E'R-C (cum) ea res consule- 

tur 
E R*P e republica 

ER-TESTAME (h)eredes testamento 
E S'C"R"C e senatus consulte 

reficiendum curavit 
E-S-F-S-F-L ei sine fraude sua fa- 

cere liceto 
ESQ, ESQVIL Esquilina (tribus) 



E-SR 

ESS, ESSE 

ESSE-LIB 

E-T 

E-T-F 

E-V 



EV 
E-V-LM-P 

EVOC, EVOK 



exemplum sacri res- 
cripti i 

essedarius 

essedarius liberatus 

ex testamento 

ex testamento fecit 

egregius vir, plus ra- 
rement eminentis- 
simus vir 

evocatus 

ex voto libens merito 
posuit 

evocatus 



2. Au théâtre d'Orange (C./. /.. XIl, 1241 

bis). 



396 


APPENDICE 




EVOCAVG 


evocatus Augusti 


EX -G (GER) 


exercitus Germaniae 


E-V-S- 


ex vote susccpto 


INF 


Inferioris 


EX 


excepter 


EX HLEX 


ex hac lege, exve de- 


EXAC 


exactor. exactus 


VE-DD 


creto decurionum 


EX A-C 


ex aère conlato 


EX H-L-N-R 


ex hace lege nihilum 


EX A (AD) 


exactum ad Castoris 




régate 


CAS, CAST 




EX IMP-IPS 


ex imperio ipsius 


EX AP 


ex argento publico 


EX IV, IVS 


ex jussu 


EXAR 


exarchus 


EX IVS-IPSA 


ex jussu ipsarum 


EX ARG 


ex argento 


EX IVSS-E 


ex jussu ejus 


EX AVC, AVCT ex auctoritate 


EX IV-V-S- 


ex iussu votum solvit 


EXC 


excepter 


L-M 


libens mérite 


EXCPR, T 


excepter praefecti, 


EX N 


ex nomine 




tribun i 


EXO 


exodiarius 


EX C-C 


ex conscriptorum 


EX O 


ex ovo 




consulto 


EX OF, OFF 


ex officina 


EX ce 


ex ducenario 


EX PAGID 


ex pagi decreto 


EX CCC 


ex trecenario 


EX P-D 


ex pagi decreto 


EX COM-DOM 


ex comité domestico- 


EX PEQ-PVB 


ex pecunia publica 




rum 


EXPL 


exemplum 


EX CONS 


ex consensu ou con- 
sulto 


EX P-L 


ex pecunia legata 




EXPL 


expleratio, explorato- 


EXCT 


excusatus 






EX D 


ex devotione 




res 






EXPLIC 


explicarius 


EX DD 


ex décrète decurio- 






num 


EX P-D 


ex parte dimidia r 






EXPL-BAT 


exploratores Batavi 


EX D-D- EX 


ex décrète decurio- 








EX P-P 


ex pecunia publica 


P-P 


num ex pecunia 






publica 


EX P-P-F-C 


ex pecunia publica 






faciundum curavit 


EX DD-P-P 


ex décrète decurie- 








num pecunia pu- 


EX PR 


ex praecepto 




blica 


EXPR 


ex praediis 


EX DEC-C- 


ex decreto centum 


EX PR 


excepter praefecti 


PEC-SEV 


virorum pecunia Se- 


EX PR-CC- 


ex praediis celoniae 




veriana 


C-C 


copiae Claudiae cu- 


EX DEC- 


ex decurionum de- 




rât um? 


DECRET 


creto 


EXPVRG 


expurgatie 


EX D-ORD 


ex decreto ordinis 


EXR 


ex ratione 


EX D-P-A 


ex décrète provinciae 


EX RP 


ex responso posait 




Africae 


EX R-VRB 


ex ratione urbica 


EXKR-PAN- 


exercitus Pannoniae 


EX S-C 


ex senatus consulto 


INF 


Inferioris 


EXSERC-ART- 


exercens artem creta- 


EXERC 


exercitator 


CRET 


riam 


EXERC 


exercitus 


EXS-P-F-C 


ex sua pecunia fa- 


EX F-B 


ex fide bona 




ciendum curavit 


EX FIG, FIGL 


ex figlinis 


EX S TEST -F 


exs testamenlo fecit 






SIGLES ET ABRÉVIATIONS 



397 



EX S-VOTO 


ex suscepto voto ou 


F 


fiscus 




exs voto 


F 


fiunt 


EX-T,EXC-TR 


excepter tribuni 


F 


riamen 


EXT 


exterus 


F 


Flavius, Flavia (legio) 


EX T 


ex testamento 




^ Flaviensis 


EXT'F-I C 


ex testamento fîeri 


F 


Fortuna 




jussit, faciundum 


F 


Fretensis (legio) 




curavit 


F 


functus 


EX T-P 


ex testamento posuit 


F 


fundus 


EX TR 


ex tributario 


q 


filia, femina 


EXT-T-F-I- 


ex testamento titu- 


FAB- 


Fabia (tribus) 


H- F-C- 


lum fieri jussit; 


FAB 


fabri ca 




hères faciundum 


FAB 


fabri, fabrum (prae- 




curavit 




fectus) 


EX V 


ex voto 


FAB-COS, PR 


(praefectus) fabrum 


EX VI K 


ex vicario 


(PRAET) 


consularis, praeto- 


EX V-L-M 


ex voto libens merito 




rius 


EX V-L-S- 


ex voto libenter 


FABR-CENT 


fabri centonarii 


S-M- 


susceplo solvit me- 


FABR-TIG, 


fabri tignarii 




rito 


TIGN 




EX VO (VOT) 


ex voto libens posuit 


FAB-SAG 


fabrica sagittaria 


L- POS 




FAC 


faciebat 


EX V- P 


ex voto posuit 


FAC-COER- 


faciundum cocrarunt 


EX V-P-L- 


ex voto posuit libens 


EIDEMQ- 


eidemque proba- 


L-M 


laetus merito 


PROB 


runt 


EX V-S-L-A- 


ex voto soivit libens 










F A C • C V R 


; faciundum curavit, 




animo 


FACIV-CVR 


curarunt 


EX V DEC 


ex quinque decuriis 


FAC-LOCAR- 


faciundum locarunt 






EIDEMQ- 


eidemque proba- 






PROB 


runt 




F 


FACT 


factio 




FAL 


Falerna (tribus) 






F AL, FAL- 


Falernae (vîtes) 


F 


fabri 


FALC 


Falcidia (lex) 


F 


faciunt, fecit, fecerunt 


FALE,FALL 


Falerna (tribus) 




factus, faciendum 


FAM 


familia 


F 


Falerna (tribus) 


FAM-GLAD 


familia gladiatoria 


F 


fanum? 


F-A-PERP 


flamen Augusti perpe- 


F 


fastus (dies) 




tuus 


F 


féliciter 


F A R MA G- 


farmacopola publi- 


F 


feriae 


PVBLIC 


cus 


F 


fida 


FAS 


fascia 


F 


fidelis (legio) 


FAVS 


Faustianum (vinum) 


F 


figlinae 


F-B-F 


tilio bono fecerunt 


F 


fîlius, filia 


F-B-M 


filio, âliae bene me- 


F 


fines 




renti 

26 



I 



398 




APPENDICE 




F-C 




faciendum curavit ou 


FEL 


feHx (legio) 






curaverunt 


FELIC 


félicitas 


FC 




fecit ou fecerunt 


FER 


Ferai ia 


F-C 




fisci curator 


FER LAT 


feriae latinae 


F-C 




frumenti curator? 


FERR 


ferrariae 


F-C-A 




Forum Claudii Au- 


FERR 


Ferrata (legio) 






gusti 


FERT 


Fertor 


FCC 




faciundum curave- 


F-ET-D 


fecit et dedicavit 






runt? 


F-ET-F 


filii et filiae 


F - C • 


EIDQ- 


faciundum curarunt 


F* EX S- C- Q-feriae ex senatus 


PRO.PROB 


eidemque proba- 


E-D 


consulto quod eo 






runt 




die, etc. 


FC-I-P 




faciundum curavit 


FF 


fecerunt ou fecit r 






idem probavit 


F-F 


fecit féliciter? 


F-C-I-Q 


P 


faciundum curarunt 


F-F 


felix fidelis 






idemque probarunt 


F-F 


fieri fecit? 


F-COIR 




faciundum coiravit 


FF 


filii 






ou coiraverunt 


F-F 


filius ou (filia) fecit 


F-C-P- 




fulgur conditum pu- 




ou filii fecerunt 






bliée 


F-F 


fiscus frumentarius 


FCT 




fecit 


F-F 


Flavia felix firma 


FD 




fecit dedicavit 




fidelis (legio) 


F-D 




filio dulcissimo ou 


F-F 


(viam) Flaviam fecit 






filiae dulcissimae 


F-F-B.M 


filii fecerunt bene 


FD 




fundus? 




merenti 


F-DEX- 


S-G 


(praefectus) frumenti 


FF DD 


fundi ? 






dandi ex senatus 


FFLL 


Flavii 






consulto 


FF-PP 


flamen perpetuus 


F-D-F 




filiae dulcissimae fe- 
cerunt 


F-F-P-P-P 


fidelis frater r pro 
pietate posuit (r ?) 


FD-IVB 




fide jubere 


FOL 


figlinae 


F'D-N 




féliciter domino nos- 


FI 


figlinae 






tro? 


FI 


filius 


F-DQ 




fecit dedicavit que 


F-I 


fieri jussil 


F-D-S 




fecerunt de suo 


FID 


fidelis (legio) 


F-D-S-S C 


faciundum de senatus 


FID 


fidicen 






sententia curave- 


FIG, FIGL 


figulinae, figlinae 






runt 


FIL-K-F 


filius karissimus fecit 


FE 




februarius (mensis) 




ou filio karissimo 


FE 




fecit 




fecit 


FE 




féliciter 


FIL -PAT 


filius patroni ? 


FEB 




februarius 


FIR- IVL- SE- 


(colonia) firma Iulia 


FE.B-B 




féliciter bonis bene 


CVND 


Secundanorum 


FEBR 




februarius (mensis) 


FISC • STAT • 


fiscus stationis here- 


FEC 




fecit, fecerunt 


HEREDITATI ditatium 


FECR 




fecerunt 


F-IVS 


fieri jussit 



F-K 
F-K.F 
FL 
FL 

FL, FLA 
FLAM 

FLAM-AVG 
FLAM -G LA VD 
FLAM-DIALIS 
FLAM -M ART 
FLAM-PERP 
FLAM- P, PR, 

PER 
FLAM-QVIR 
FLAM-ROM- 

ET AVG 
FL.F 

FL-FEL 

FLL 

F-LOC 

FL-P 

F-LIB-ETPEC 

F-L-P 
FL-PP 



FL-SACR-PVB 
FL-S-P-D-D 



FLV NEG 
FM 

F-M-F 

F-M-P 

FO 

FOD 

FORD 

FORT 

FORT-HORR 



SIGLES ET A 

filio karissimo 

rilio karissimo fecit 

figlinae 

flamen, flaminica,fla- 

monium 
Flavius, Flavia 
riamen, flaminica, 

flamonium 
flaminica Augustae 
flamen Claudialis 
flamen Dialis 
flamen Martialis 
flamen perpétuas 
flamen provinciae 

flamen Quirinalis 
flamen Romae et Au- 

gusti 
Flavia felix, firma, fi- 

delis 
Flavia felix (legio) 
flamines 

faciundum locarunt 
flamen perpetuus 
fiscus libertatis et pe- 

culiorum 
funus, locum publice 
flamen perpetuus ou 

flamonium perpe- 

tuum 
flamen sacrorum pu- 

blicorum 
funus, locum, statuam 

— ou sepulturae — 

publice decuriones 

decreverunt 
fluviatili negotiationer 
filio merenti ou filio 

mater 
filio mater fecit 
filius n>atri posuit 
Fortuna 
fodinae 
Fordicidia 
Fortenses 
Fortuna horreorum 



UREVIATIONS 
F P 

F-P 



F 


•P 




F 


•P 




F 


•P 




F 


•P 




F 


P 




F 


P 




F 


P-A 


D-X- 




TCXL K-C 


F 


P-C 




F 


P-D 


D 


F- 


P-D- 


M-P 



F-P-F 

F-PF 
F-PM-F 

F-P-P 
F-P-P 

F-P-P 

p. p. p. M 

FP-PR 

F-P-SF-C 

F-P-VET 

F-N 

F-Q 



399 

? {dans les calendriers 

du ig août) 
filio piissimo ou filio 
posuit ou posue- 
runt 
filii posucrunt 
filius pientissimus 
flamen perpetuus 
Fortuna Praenestina 

ou Primigenia 
frumentum publicum 
funus publicum 
frumentum publi- 
cum accipit d...X, 
t... CXL, k... G 
filius ponendum cu- 
ra vit 
Fortunac Primigeniae 

donum dant 
filius patri dulcissimo 
matri piissimae ou 
filius parentibus de 
(se) merentibus po- 
suit 
filii pii ou pâtre fece- 

runt 
filius patri fecit 
filii pientissimi ou pa- 
tri merenti fece- 
runt 
fecit pro pietate 
filia patri piissimo ou 
filio piissimo posuit 
fratri pio ou frater 

plus posuit 
filii posuerunt patri 

merenti 
Fortuna Primigenia 

Praenestina 
filii patri suo facien- 

dum curaverunt. 
fundus possessoris 

veteris 
fuerunt ou fiunt nu- 
méro 
faciundum curavit 



400 


APPENDICE 






F-Q-ME-E-V 


fideque ei esse vide- 
bitur 


F- M 


P-P 


filii matri piae posue- 
runt 


FR 


frater 








FR 


Fretensis (legio) 








FR 


frumentarius 








FRA 


frater 






G 


FRANX 


Francicus 








FR-ARV 


frater Arvalis 








FRATO-P 


fratri optimo posuit 


G 




Gaius 


FRET 


Fretensis (legio) 


G 




Galeria (tribus) 


FR-D- 


fronte dextra 


G 




Gain (cohors) 


FR-KA 


fratres karissimi 


G 




Gallica (legio) 


FRONT 


Frontoniana (ala) 


G 




Gallienus, Galliena 


FR-S 


fronte sinistra 


G 




garum 


FRT 


fronte ou fratri 


G 




Gemina (legio) 


FRV 


frumentarius, fru- 
mentum 


G 
G 




gêner 
Genius 


FRV-EMV 


(ad)frumentumetTiun- 


G 




gens (en Afrique) 




dum 


G 




centuria 2 










FRVM 


frumentarius , fru- 


GA 




Galeria (tribus) 




mentum 


GAL 




Galatia 


FRVMENT 


frumentarius 


GAL 




Galeria (tribus) 


FRVMM 


frumentarii 


GAL 




Gallia. Gallica (legio) 


F-S 


fîlii sui, fîlio suo 


GALER 


Galeria (tribus) 


F-S 


fecit sibi 


GALL 


Gallica (legio) 


F-S 


femina sanctissimar 


GAR 


•CAST 


garum castum 


F-S 


Fortunae sacrum 


G-C- 


D 


Genius coUegiii den- 


F-S-A 


Flavia singularium 






drophororum 




Antoniniana (aia) 


G-C-N 


Genius Caii nostri 


F-S-ET-S 


fecit sibi et suis 


G-D 




Genius domus.' 


F-S-ET-S-L- 


fecit sibi et suis li- 


GD- 


A-S 


Genio D... Augusto 


L-P-Q-E 


bertis libertatus pos- 






sacrum 




terisque eorum 


G-D- 


N 


Genius Decimi nostri 


F-S-S 


fiunt supra scripti 


G-D-N 


Genius domini nostri 




(ae, a) 


G-D- 


S 


Germanicus Dacicus 


F-V-L 


familia villae Lucul- 






Sarmaticus 




lanae 


GE 




Gemina (legio, cohors) 


FVL-CON-P 


fulgur conditum pu- 


GE 




genitura 3 




bliée 


GEM 




Gemina (legio) 


FVLM-FVL 


Fulminator Fulgura- 


GEM 


P-F 


Gemina pia tidelis 




tor 


GEM 


SEV 


Gemina Scveriana 


FVLM.FVLMI- 


Fulminata certa cons- 


GEN- 


ET-HON 


Genius et Honor 


C-Ci 


tans (legio) 


GEN 




genitrix 


F-V-P 


filiae vivus posuit 


GEN 




gentilis 






2. C 


/. L., XIV, 


2278. 


i. Eph. epifrr., 


V, p. 32, II. 6i. 


3. C 


/. L., V, 5o2o, 



I 



SIGLES ET ABRÉVIATIONS 



401 



GENAR-CICA 
GER, GERM. 

GERMA 
GER, GERM- 


gcnarum cicatrices 
Germania, Germani- 

cus 
Germania Inferior ou 


G-T-N 

GYBER, GY- 
BERN 


Genius Titi nostri 
gybernator 


INF ou SVP 


Superior 






GERM -SVP 


Germania Superior 






G-F 


garum factum 




H 


G-F 


gemina felix (legio) 






G-HL 
GIL 
G-L 
GL 


Genius hujus loci 
gilvus 
Genius loci 
gladiatores 


H 
H 
H 


habens, habet 
hic, haec 
hastatus 


GLAD 


gladiarius, gladiator, 
gladiatorius 


H 
H 


haustum 
Hercules 


GLA- PRIM- 


gladiatores primi 


H 


hères 


CAMP 


Campaniae 


H 


hic 


G-M 


gens M... 


H 


Hispana (legio), His- 


GM 


Genius municipii 




pani (cohors) 


GM-S 


Genius municipii Sa- 


H 


homo, homines 




tafensis 


H 


horrearius 


G-M-V 
GN 


gemina Martia victrix 

(legio) 
Gnaeus 


H 
H 
HA 


hora 

Horatia (tribus) 

Herculaneus Augus- 


GN 
GOR 


gnatus 
Gordianus 


HAB 


talis 
habens 


GOT, GOTHIC 


Gothicus 


H-AB-Q 


hic a... bene quies- 


G-P-AVG 


Genius patriae Au- 
gustus 


HABT 


cat 
habeant 


GP-A-S 


Genio pagi A., sacrum 


H AD 


Adjutrix (legio) 


G-PF 


gemina pia fidelis (le- 


H-ADQ 


hic adquiescit 




gio) 


H ADR 


Hadrianus 


G-P-R 


Genius populi Ro- 


H-A-H-N-S 


haec ara heredem non 




mani 




sequetur 


GP-R-F 


Genio populi Romani 


HA-I-R 


honore accepte im- 




féliciter 




pensam remisit 


G-Q-N 


Genius Quinti nostri 


HAQ 


hic adquiescit 


GR 
G-R 


Gallica rapax (legio) l 
Germani Raeti 


HAR 
HARM » 


haruspex 

armorum (custos) 


G RAM M 


grammaticus 


HARN 


Arnensis (tribus) 


GRAN 


granatum ou grania- 


HAR-PRIM- 


haruspex primus de 




num (vinum) - 


DE-LX 


sexaginta 


GRAT 


gratuitus 


H-P 


hastatus prior 


GREG-VRB 


gregis urbani 


H-A-S-A-HL- 


habet aedes Salutis 


GS 


Germania Superior 


L-Q-D-R- 


Augustae hoc loco 






IN -A 


leges quas Dianae 


1. Orelli, 441. 

2. C. l. L., IV, 


2565. 


3. C. I. L.,X. 


?3q5. 



402 



APPENDICE 



H-A-S-F-C 

H AS 

HAS-P,PR,PRI; 
PO, POST 

HAST 

HASTP,PR,PRI; 
POST, POS- 
TER 

HAST 

H-B 

H-B-G 

H-BF 

H-BM-F 

H-B-Q 
H-C 

H-C 

H-C 
HC 
H-C 
H-C-DD 

H-C-D-N-S 



Romac in Aven- 

lino 
hères a se faciundum 

curavit 
hastatus 
hastatus prior, poste- 

rior 
hastatus 
ihastatus prior, poste- 



H-C-E 



H-C-ECE- 


Q 


H-C-I-R 


H-C-P 


H-C-SPP 


Hi) 


H-D-S 


H-D-S-P 


HE 


H-E 


H-EBP 



hastiliarius 
homo bonus 
hic bene cubet 
homini bono fecit 
hères bene merenti 

fecit 
hic bene quiescat 
hic conditus ou hic 

cubât 
Hispania Citerior 
honoris causa 
honore conlentus 
horrearius cohortis 
honoris causa dédit 

dedicavit 
honoris causa Dia- 
nae Nemorensi sa- 
crum ': 
hic conditus est ou 

crematus'r est 
hic conditus est ; ci- 
neres ei beoe quies- 
cant 
honore contcntus im- 

pensam remisit 
hères curavit ponen- 

dum ': 
honore contentus sua 

pecunia posuit 
Hadrianus 
hcredes de suo 
hères de suo posuit 
herus? 
hic est 
hic est bene positus: 



H-EB-Q 

HE-ES 
H-E-F 



HEL 
HELIOP 
HELV 
HEM.HEMAES, 

HEM ES 
II-E-N-H 

HE-N-S 

HE-P 
H-E-P-C 

HER 
HER 
HER-BEN- 

MER 
HERC-SAX, 

SAXAN 
HERC-V 
HERED, HE- 

REDIT 
HEREDNON- 

SEQ 
HER-FIDVC 
HER-PON-C 

HER-POS 
HERR 
HERVG 
H-E-S 

HESEST-OS 

B-Q 
H-ET 
H-E-TF 

H-E-TF-G 

HE-VO 



hic est ; bene quies- 
cat 

hcic est 

hères ejus fecit ou 
heredes ejus fece- 
runt 

Helvetia, Helvetius 

Heliopohtanus 

Helvetia, Helvetius 

Hemeseni (cohors) 

heredem exterum non 

habebit 
heredem exterum non 

sequetur 
hic est positus 
hères ejus ponendum 

curavit 
hères, hereditates 
Herius 
hères bene merenti 

Hercules Saxanus 

Hercules Victor 
hereditates 

heredes non sequetur 

hères fiduciarius 
heredes ponendum 

curaverunt 
hères posuit 
heredes 

Herucina (Venus) 
hic est situs, sita ou 

sepultus, sepulta 
heic? situs est,- ossa 

bene quiescant 
heredes ex testamento 
hères ex testamento 

fecit 
hères ex testamento 

faciendum curavit 
hic est; volo? ossa 



SIGLES ET ABRÉVIATIONS 



II -EX T. TT 
H-F 

H-F 
HF 
HF 
HF-G 



HH 
H-H-F 

H-H-M-NON 

S 

H-HP-R 

HHQ 

HI 

HI 

HIEROF 

HI-ES 

H-INNOC 

HIS 

HISP 
HISP 

HIST 
HL 
HL 
H-L-AN 

H-LD-M-A 

H-L-ET-M-H- 

N-S 

H-L-H-N-S 
HL-I-RQ 
HLO 
HLR 



heredesex testamento 
hères fecit ou heredes 

fecerunt 
honestissima femina 
honore functus 
honorifica femina 
hères faciendum cu- 

ravit, heredes fa- 
ciendum curavc- 

runt 
heredes, hostes 
homini honcstissimo 

fecerunt? 
heredem hoc monu- 

mentum nonseque- 

tur 
homines hostes po- 

puli Romani ? 
hères heredesque 
Hercules invictus 
Hispani (cohors) 
hierofanta 
hic intus est situs? 
homo innocens 
Hispania, Hispanus, 

Hispani 
hic sepultus 
Hispania, Hispanus, 

Hispani 
Hislria 
haec lex 
hic locus 
hune locum alienari 

nolo? 
huic loco dolus malus 

abesto 
hic locus et monu- 

mentum heredem 

non sequentur 
hic locus heredem non 

sequetur 
hac lege jus ratum- 

que (esto) 
(uti) hac lege oporte- 

bit 
(ante) hanc legem ro- 

eatam 



H-LS-E 
HL-S-H-N-S 



H-L-T-C-S 

H-M 
H-M 
H-M 

HM 

H-M A-HN-P 



H M-AM-R 



H-M-CP 



H-M-D-M-A 

H-M-D-M-A-B- 
M-M-C 



HM-E-H-N-S 



H-M-E-N-S 



H-M-ETL-H- 

N.S 

H-MET L-SH 

N-S- 



H-M-F 

H-M-F-C-ET S- 
A-D 



H-MH-E-N-S 



403 

hoc loco sepultus est 

hic locus sepulturae 
heredem non se- 
quetur 

hune locum tessella- 
vit cum suis 

hoc monumentum 

homo merens 

(dimissis) honesta 
missione 

honeste missus 

hoc monumentum ad 
heredem non perti- 
nct 

hoc monumentum 
apud mecs remane- 
bit? 

(nihil ultra crudelius) 
hoc monumento 
cernere potes ? 

huic monumento do- 
lus malus abesto 

huic monumento do- 
lus maliife abesto ; 
bene merenti me- 
moriae causa 

hoc monumentum ex- 
terum heredem non 
sequetur 

hoc monumentum 
(h)eredem ou exte- 
rum (heredem) non 
sequetur 

hoc monumentum et 
locus heredem non 
sequentur 

hoc monumentum et 
locus sepulturae he- 
redem non sequen- 
tur 

honestae memoriae 
femina 

hoc monumentum fa- 
ciundum curavit et 
sub ascia dedica- 
vit 

hoc monumentum he- 



404 



H-M-HER-FIDV 
CIARN-S 

HM-H-H 



HM-H-M-N-S 

H M-H'N-C 
H-M-H-N-S 



HM-HNSN H 
H 



H-M-H-N • S- 
NEQLIB-... 
•••.EROS 



H-iM-H-N-S-N. 
L-S 



HMHS 
H.M-I-A 
H-ML-S-AB 

IIM-M 

n-M-M 

H-MNS 

11 M-SD-M 

H-MSL.HN 



APPE 

redem exterum non 
sequetur 
•hoc monumentum 
heredem fiducia- 
rjum non sequetur 

hoc monumentum he- 
redes heredis (non 
sequetur) 

hoc monumentum he- 
redem meum non 
sequetur 

hoc monumentum he- 
redi non cedit 

hoc monumentum 
heredem non seque- 
tur 

hoc monumentum 
heredem non se- 
quetur nec hercdes 
heredis 

hoc monumentum 
heredem non se- 
quetur nequeliber- 
tos [ejusneque post' 
eros 

hoc monumentum 
heredem non se- 
quetur neclocusse- 
pulturae 

hoc monumentum he- 
redes sequetur 

huic monumento itus 
actus 

huic monumento, 
loco sepulturae, 
abesto (dolus ma- 
lus)r 

honesta missionc mis- 
sus 

honor magisterii Mer- 
curialium 

heredem monumen- 
tum non sequetur 

hoc monumentum 
sine dolo maio 

hoc monumentum 



NDICE 




S 


sive locus heredem 




non sequetur 


H-M-SS-E- 


hoc monumentum 


FC 


sive sepuJcrum est 




faciendum curave- 




runt 


H-M- SSE- 


hoc monumentum 


H-H-N-S 


sive sepulcrum est 




heredes non seque- 




tur 


H-M-SS-E- 


hoc monumentum 


H-M-N-S 


sive sepulcrum est 




heredem meum non 




sequetur 


HM-S-S-E- 


hoc monumentum 


H-N-S 


sive sepulcrum est 




heredem non se- 




quetur 


H-MS-S-E-N- 


hoc monumentum 


N-S 


sive sepulcrum est 




n... ? non seque- 




tur 


H-MS-S-E-N- 


hoc monumentum 


S 


sive sepulcrum est 




non sequetur 


H-M- S-SH- 


hoc momumentum 


H-EX-N-S 


sive sepulcrum hoc 




heredem exterum 




non sequetur 


H • M-S-S-H* 


hoc monumentum 


M-N-S 


sive sepulcrum he- 




redem '< meum non 




sequetur 


H M-SSHN-S 


hoc monumentum 




sive sepulcrum he- 




redem non seque- 




tur 


H- M -S-S- VS 


hoc monurr.entum 


TRIN 


sive sepulcri ustri- 




num 


H-MS-VL-N- 


hoc monimentum 


SQ 


sive locus non se- 


- 


quetur 


H-M-S-V-S-E- 


hoc monumentum 


H-N-S 


sive sepulcrum est 




heredem non se- 




quetur 



SIGLES ET ABRÉVIATIONS 



405 



HM-V 


honestae memoriae 


H-RI-R- 


honore recepto im- 




vir 




pensam remisit 


H-N-S 


heredein non seque- 


H-S 


hic situs, sita; sepul- 




tur 




tus, sepulta 


II-N-C 


Hispania Nova Cite- 


H-S-A 


hic situs a 




rior 


H-S-B-P-E 


hic situs bene posi- 


HN-SN-L-S 


heredem non seque- 




tus ? est 




tur nec libertos 


H-S BQ 


hic situs bene quies- 




suos 




cat 


HO 


horrearius 


H-S-D-MA 


huic sepulcro doius 


H-O-BQ- 


hic ossa bene quies- 




malus abesto 




cant 


HSE 


hic situs, sita est ou 


HOC MON-SI- 


hoc monumentum 




hicsepultus, sepulta 


HOSE-HR- 


sive hoc sepulcrum 




est 


NO-SEQ- 


heredem non se- 


H-SE-BQ 


hic situs est ; bene 




quelur 




quiescat 


H-OEB 


hic ossa ei bcne 


HS-EHEX 


hic situs est ; hères 


HON 


honor 


TF-C 


ex tcstamento fa- 


HON 


honoratus 




ciundum curavit 


HON F 


honoribus functus 


HS-E-H-F 


hic situs est ; hères 


HON-M 


honesta matrona 




fccit 


HOPL 


hoplomachus 


H-S-E-HP 


hic situs est ; heredes 


HOR 


hora 




posuerunt 


HOR 


Horatia (tribus) 


HS-EO-T- 


hic situs est; ossa 


HOR 


horrea 


BQ 


tua bene quiescant 


HOROL 


horologium 


H-SE-OV- 


hic situs est ; ossa 


HORR 


horrearius 


B-Q 


volo bene quiescant 


H-O-S 


hic ossa sita 


H-S-E-S-T- 


hic situs est ; sit tibi 


H-OTBQ 


hic ossa tibi bene 


T-L 


terra levis 




quiescant 


H-S-E-TF-I- 


hic situs est ; titulum 




HF-C 


tieri jussit ; hères 


HO VB-Q 


hic ossa voio ou vo- 
bis bene quiescant 




faciundum curavit 




HSETFI- 


hic situs est ; titulum 


HP 


hères posait 


H-P 


tieri jussit ; hères 


HP 


hic positus ou here- 




posuit 




des posuerunt 


H-S-EX S 


hères secundus ex 


HP 


homo probus r 




semisser 


HP 


hostes publici 


HS-H 


hic situs, heredes ? 


H- PC 


hères ponendum cu- 


H-SHA-N-L 


hoc sepulcrum here- 




ravit 




dibus abalienare 


H P-D 


Herculi Primigenio ? 




non licet 




dédit ': 


H-SH-E 


hic situs , heredes 


H-PR- 


hastatus prior 




cjus 


HPR 


hostes populi Romani 


H-S-H-N-L 1 


hoc sepulcrum heredi 


HQ 


hic quiescat 




non iiceat (vendere) 


HQB 


hic quiescat bene 






HRD 


heredcs 


i. C. I. L.. 11, 


5.S01. 



406 



APPENDICE 



H"S-H-NS 

H-S-L-P 

H-S-N-S 

H-S-O-B 

H-S-O-T 

H-SP 

H-SP-E 

H-S-Q 

H-SS 

H-S-S-H-T-B- 
Q-H-E-S 

H-S-S-S-V-T- 

L 
H-S-T 
HS-T-F-I 

H-T 
H-T-B 
H-T-B-C 
H-T-B-Q 



H-T-F-C 




H-T H-N 


S 


H-T-O-B 


Q 


HTV-P 




HV 




H-V 




HVE 




H-V-F 




HV-I-R 




IIVO-B 


Q 


HVS-R 




HV-S-R- 


LD 



hoc sepulcrum here- 

dem non sequetur 
hoc sepulcrum libens 

posuit? 
heredem secundum 

non sequetur 
hic situs; ossa bene 
hic situs; ossa tibi 
hic sepultusr 
hic sepultus est 
hic situs ; quiescat 
hic siti ou sepulti 

sunt 
hic situs sepultus; hic 

tibi bene quiescat; 

heredes ? ejus? s... 
hic siti sunt. Volo 

terra levis 
hic situs; tibi? 
hic situs; testamento 

Tieri jussit 
hic tu 
hic tu bene 
hic tu bene cubes r 
hic tu bene quiescas ; 

ou tumulatus bene 

quiescas 
heredes testamento 

fieri curaverunt 
hic tumulus? here- 
dem non sequetur 
hic tibi ossa bene 

quiescant 
hères testamento vi- 

vus posuit 
Hercules victor 
honore usus 
heresve 

hères vivus tecit 
honore usus impen- 

sam remisit 
hic volo ossa bene 

quiescant 
honore usus sump- 

tum remisit 
honore usus sumptus 



D-D remisit; loco date 

decreto decurionum 
H'V"V*S Herculi victori votum 

solvit 



1 


Januarius (mensis) 


I 


invictus (Mithras) 


I 


itur 


I 


Julius, Julia 


I 


junior 


I-A 


in agro 


lA, lAN 


Januariae 


I-A-P 


in agro pedes 


I-C 


in Capitolio 


I-C-A 


jus civile {ou juris 




consultus) abesto 


ID-IAN 


idus Januariae 


I-D 


inferis Diis 


I -D 


invictus deus 


I-D 


Jupiter Dolichenus 


I-D 


jure dicundo 


IDB 


idibus 


I-D-D-D 


Jovi Dolicheno dono 




dédit 


ID E 


id est 


I-D-P 


jure dicundo praeesse 


I-D-Q-CP 


jure dicundo quin- 




quennalis censoriae 




potestatis 


ID-Q-Q 


jure dicundo quin- 




quennalis 


IDQ-P 


iidemque probave - 




runt 


ID-QVOT-D-F 


idem quotannis divi- 




sio fiât 


1-E 


judex csto 


I--E-V-Q-I-S-S 


in ea verba quae in- 




fra scripta sunt 


I-F 


in fronte 


IF-I' 


in fronte pcdes 


I-H-C 


imaginem honoris 




causa 



SIGLES ET ABRÉVIATIONS 



407 



I-HER 




invictus Hercules 


INCOMP 


incomparabilis 


I-H-M-I-AS- 


in hoc monumentum 


IND 


indictio 


C-F 




itum aditum sacro- 
rum causa facere 


IN E-V-Q-IS-S 


in ea verba quaj infra 
scripta sunt 


IIMMPP-CCAA- 


(duobus) imperatori- 


IN F, FR 


in fronte 


EESS 




bus Caesaribus 


INF-S-S 


infra subscripti ou 


I-L-H 




jus liberorum ha - 




scripti sunt 






bens 


ING 


ingenua 


ILL 




illustns 


IN H-D-D 


in honorem domus 


IM 




imaginifer 




divinae 


IM 




imperator 


IN HO 


in honorem 


I-M 




invictus Miihras 


IN K-S 


in capita singuia 


IMA 




imaginifer 


INL 


inlustris 


IMAG 




imaginifer 


INPP 


imperatoribus (duo- 


IM-C 




imaginifer cohortis 




bus) 


IMM 




immoiaverunt 


INP-S 


inpensa sua 


IMM 




immunis 


IN QVINQ 


in quinquennium 


IMMAG • 




imaginifer 


IN R 


in rétro 


IMMV 




immunis 


IN T 


in tergo 


IMP 




imperator, impera- 


INS 


instante, instantia 






tum ?, imperium 


IN SING-H 


in singulos homines 


IMP 




impetus 


IN -S- S 


infra scripti on scripta 


IMP-D-N 




imperator dominus 




sunt 






noster 


INSTA 


instante, instantia 


IMPE 




imperator 


INST-TAB 


instrumentum tabu- 


IMPER 




imperator 




lariorum 


IMPET-LIPPIT 


impetus lippitudinis 


IN SVO CONST 


in suo constituit, ere- 


IMP-xN 




imperator noster 


E 


xit 


IM-PP 




immunis perpétuas 


INTER 


interrex 


IMPP 




imperatores (duo) 


INTERK 


interkalaris 


IMPP-CC 




imperatores Caesares 


INT 


intulit 






(duo) 


INV, INVI 


invictus 


IMPP-DD 


•NN 


imperatores (duo) do- 


IN V-RP-VE 


in urbe Roma pro- 






mini nostri 


V-RPM 


pius ve urbi Romae 


IMP-P-Q 


R 


imperium populus 




passus mille 






que Romanus 


i-o-c 


Jupiter optimus Ca- 


IMP-S 




impensa sua 




pitolinus 


IN 




(pater) infelicissimus 


I-O-D 


Jupiter optimus Do- 


IN A, LN . 


^G, IN 


in agro 




lichenus 


AGR 






I-O-D-E 


Jupiter optimus Do- 


IN CAL 




in caiiga 












lichenus E. . 


IN C-D-C 


,-D 


in cujus dedicatione 
cenam dédit. >' 


lO-M 


Jupiteroptimus maxi- 


INC-FR- 


PVBL 


incisus frumento pu- 




mus 


I r I 


r iir 


blico 


I-OM-A D 


Jupiteroptimus maxi- 
mus Augustus Do- 
lichenus 



408 


APPENDICE 






I-O-MB 


Jupiteroptimus maxi- 
mus Balmarcodes 


IS-M-R 




Juno sospes magna 
regina 


I-O-M-G 


Jupiter optimus 


IS-P 




impensis suis posuit 




maximus conser- 


ISPEC > 




(i)speculator 




vator 


ISTAN 




instante, instantia 


10-MC-O- 


Jupiteroptimus maxi- 


ISTR2 




(i)strator 


DI 


mus ceterique om- 
nes dii immortales 


ISV-P 




in suo vivi posue- 
runt 


I-O-M-CVL 


Jupiter optimus maxi- 


IT 




item 




mus. culminalis 


IT 




iterum 


I-O-M-D 


Jupiter optimus maxi- 


ITAL 




Italica (legio) 




mus depuisor 


I-T-M-F 


•G 


idem testamento mo- 


I-O-M-D 


Jupiter optimus maxi- 
mus Dolichenus 






numentum facien- 
dum curavit 


I-O-M-F 


Jupiter optimus maxi- 
mus fuirainator 


ITVS- 


M 


ira votum solvam me- 
ritis r 


lOM-F-F 


Jupiter optimus maxi- 
mus fulminator 


IVD 




judex, judicans, judi- 
candus, 




fulgurator 


IVD • 


DEC; 


judex decuriae, judex 


I-O-MH 


Jupiteroptimus maxi- 


IVD- DE V- 


de quinque decu- 




mus Heliopolitanus 


DEC 




riis 


I-U-MH-A 


Jupiter optimus 


I-V-E-E 


•R-P- 


ita utei ei se republica 




maximus Heliopo- 


F-S-V 


E 


fideve sua videbi- 




litanus Augustus 






tur esse 


lO-M-I-R-M- 


Jupiter optimus maxi- 


IVG 




jugera 


T-M 


mus, Juno regina, 


IVL 




Julius, Julia 




Minerva, Terra 


IVL-TEP-MAR 


Julia Tepula Marcia 




mater 


IVN 




junior 


I-OM-S 


Jupiter optimus maxi- 


IVN REG 


Juno regina 




mus Suessulanus 


IVR 




juridicus 


lOVR-DIC 


jure dicundo 


IVR-DIC 




jure dicundo ; juris 


I-O-S-INVI-.. 


Jupiter optimus Sol 






dictio 


R-N 


invictus... rupe na- 


IVRID 




juridicus 




tus 


IVS-SA 




jussione sacra 


I-OS-P-D 


Jupiter optimus Sol 
praestantissimus 
dignus 


IVV 




juvenes (collegium 
juvenum) 


IP 


iter prohibitum 








IPAVG 


Januspatcr Augustus 






K 


I-P-QVK 


jus potcstasque (esto) 








I-Q-S-SS 
I-Q P 


ii qui supra scripti 

sunt 
ideiiiquc j)roba\ il 


K 
K 




Caeso 
calendae 3 


I-R 


Juno regina 


1. C. 1. 


L., VIII 


, =833. 


I-S 


infra scriplus 


2. C. 1. 


L., VIII 


. 27-^7- 


l-S E 


(h)ic silus est 


3. Wilmanns remarque (£AfH;^-/iî, p. 123). 



SIGLES ET ABRÉVIATFONS 



409 



K 


calendarium 


L 


libertus, liberta 


K 


calumnia 


L 


librarius 


K 


candidatus 


L 


ligatum 2 


K 


caput, capita 


L 


lippitudo 


K 


carus, a 


L 


locus, loculus 


K 


castellum, castellani, 


L 


longum 


K 


castrum, castra 


L 


Lucius 


K 


conjux 


L 


luna 


K 


cardo 


L-A 


libens animo 


K 


carissimus. carissima 


LA-B 


laudabilis bonus? 


K 


casa 


LAC 


lacus 


K 


corpus ? 


L-A-D 


libens animo dédit 


>I 


castra 


L-A-D'D 


libens animo donum 


KAL 


calendae 




dat, dederunt, dedi- 


KANAL 


canaliclarius 




cat 


KAND, KANDI 


candidatus 


LANIS 


lanista 


KAR 


carissimus, carissima 


LAP 


lapis 


KARC 


carcerarius 


LAPID 


lapidarius 


KARM 


Carmentalia 


LAR 


Larentinalia 


KAS, KAST 


castra 


L-AR-E 


librarius arcarii evo- 


KAST-PER 


castra peregrina 




catus ? 


K-K 


calumniae causa 


LAR-ETIMAG 


Lares et imagines 


KK 


castra 


LAR-MIL 


Lares militares 


KL 


calendae 


LAT 


laticlavius 


K-L, 


caput legis 


LAT-FVER 


Latinae fuere 


KLM 1 


démentis 


LARG 


largus 


K-O 


cannophori Ostienses 


L-A-SOL 


libens animo solvit 


K-Q 


calendae Quinctiles 


LATIC, LA- 


laticlavius 


KRS 


carissimus, carissima 


TICL 




KRSMAE 


carissimae 


LAV-LAV 


Laurens Lavinas 


K-S 


carus suis 


LAVR-LAV 


Laurens Lavinas 


KVR 


Cyrenaica (legio) 


L-B 


libertus bonus 






L-B-S 


libens solvit 






L-C 


laticlavius 




L 


L-C 


librarius capsarius^ 






L-C 


liber condicione? 






L-C 


librarius cohortis ? 


L 


latum 


L-C 


locus concessus 


L 


legio 


LC 


Lucius 


L 


leuga 


L-C-D-D 


locus concessus de- 


L 


lex 




creto decurionum 


L 


liberatus 


L-D-IX 


liberatus coronarum 
novem 


que cette sigle est 


assez commune avant i8o 


L-D 


(votum; libens dat 



de notre ère et rare ensuite. On trouve alors 
gt^néralement KAL. 
i. C. I. L., XIV, 3o8. 



2. C. /. L., V, 6414. 



410 



APPENDICE 



LD 


libero dam no 


LD 


locum dédit, loco 




dato, locus datus. 




locum donavit 


L-D-A REP 


locus datus a repu- 




blica 


L-D-D 


libens donum dédit 


LD-D-C 


locus datus décrète 




collegii 


L-D-DC-F-G 


locus datus decrelo 




collegii fabrum cen- 




tonariorum 


L-D-D-C-V 


locus datus decreto 




centumvirum 


L-D-D-CRE-C 


locus datus decreto 




centumvirum 


LD-D-D 


locus datus decreto 




decurionum 


L-D-D-D-D-D 


loco dato decreto de- 




curionum, dono de- 




derunt 


LDD-D-P 


locus datus decreto 




decurionum publice 


L-DDEC-N-R 


locus datus decreto 




nautarum Rhoda- 




nicorum 


L-D-D-O 


locusdatus decreto or- 




dinis 


L-D-D-P- 


locus datus decreto 


GOND 


pagi Gondatium 


L-DD-PA 


locus datus decreto 




paganorum 


L-DD-S-V 


locus datus decreto 




senatus V'ocontio- 




rum 


L-D-D-V 


locus datus decreto 




utriclariorum, vica- 




norum 


L-D-EXD-D 


locus datus ex decreto 




decurionum 


L-D-EX D- 


locus datus ex decreto 


PAG 


pagi 


L-D-G 


legio décima geniina 


L-D-P 


locus datus publice 


L-D-P-G 


locus datus permissu 




collegii 


L-DPDD 


locus datus publice 





decreto decurio- 




num 


L-D-P-PD-D 


locus datus pecunia 




publica decreto de- 




curionum 


LD-PVB-D-D 


locus datus publice 




decreto decurio - 




num 


L-D-S-G 


locus datus senatus 




consulto 


LE 


lene 


LE-A-L 


lene ad lippitudinem 


LEG 


legatus 


LEG 


legavit 


LEG 


legio 


LEG-AVG 


legatus Augusti 


LEG-AVG- 


legatus Augusti cen- 


GENS-AGG 


sibus accipiendis 


LEG-AVGG- 


legatus Augustorum 


PR-PR 


duorum pro prae- 




tore 


LEG-AVG-P-P 


legatus Augusti pro 




praetore 


LEGAVG.PR- 


legatus Augusti pro 


PR, PRAE 


praetore 


LEG-GOR 


lege Gornelia 


LEGIVR 


legatus juridicus 


LEG-LEG 


legatus legionis 


LEG-PL-VE- 


leges plebeive scitum 


SG-S-VE-G 


senatusve consul- 




tum 


LEGPROGOS 


legatus proconsulis 


LEG-PRO-Q 


legatus pro quaestore 


LEG-S-G 


legatus senatus con- 




sulto 


LEG-S-S 


legio supra scripta 


LEM 


Lemonia (tribus) 


LEM 


Lemuria 


LEMO, LEMON Lemonia (tribus) 


L-ET FDD 


libertis, ou Laribus et 




familiae donum de- 




derunt 


L-ET L 


liberti et libertae 


LEV 


leucoma 


L-F 


Latinae fuere 


L-F 


laudabilis femina 



SIGLES ET ABRÉVIATIONS 



411 



L-F 


liberti fecerunt 


L-IN-CIR 


ludi in circo 


L-F 


librarius fisci ? 


L-IN-LA 


locus in latitudincm 


LF-D-D 


Laribus familiaribus 


LINT 


lintiarius 




donum dederunt 


LIP.LIPP 


lippitudo 


L-F-D-D 


ludos fecerunt decu- 


LIQV 


liquamen 




rionum decreto 


L-L 


Laurens Lavinas 


LG 


legio 


L-L 


legatus legionis 


L-H-N-S 


locus heredem non 


LL 


libens laetus 




sequitur 


L-L 


liberti libertae 


LI 


libertus? 


L-L 


librarius legati ou le- 


LIB 


libellas 




gionis 


LIB 


liber 


L-L 


Lucii (duo) 


LIB 


liberalitas 


L LIB 


locus libertorum r 


LIB 


liberatus 


L-LIBERT- 


libertis libertabusque 


LIB 


libertus, liberta 


POSTERIS 


posterisque eorum 


LIB 


librae 


Q-EOR 




LIB 


librarius 


L-L-L-L-L- 


laeti libentes? merito 


LIB 


liburna 


M 1 




LIB 


Libya 


L-L-P-E 


libertis libertabus pos- 


LIB-AGON 


Liberalia Agonalia 




terisque eorum 


LIB-AN 


libens animo 


L-LLP-0-M- 


libertis libertabus- 


LIBB 


liberti, Libyae duae 


S 


que... posterisque 


LIBCOS 


librarius consularis? 




omnibus monu- 


LIBEL 


libella 




mentum statuit? 


LIBER 


libertas (dea) 


L-L-M 


laetus libens merito 


LIBER 


libertus 


L-L-P-E 


libertis libertabus pos- 


LIB-LIBERTA 


■ libertis libertabusque 




terisque eorum 


BVSQ-SVIS- 


suis posterisque eo- 


L-L-P-D- 


laetus libens p... de- 


P-E 


rum 




dit 


LIB-LIB-Q-P 


libertis libertabusque 


L-L-P-Q-E 


libertis libertabus 


(POST)-EOR 


posterisque eorum 




posterisque eorum 


LIBR 


libertus 


L-L-P-S 


libertis libertabus 


LIBR, LIBRA 


librarius 




posterisque suis 


LIBR-COMM 


librarius commenta- 


L-L-Q 


libertis libertabusque 


ST-HER-T-K 


riorum stationis 


L-L-T 


librarius (tribuni) la- 




hereditatium tabu- 




ticlavii 




larii? kastrensis? 


L-L-V-S 


laetus libens votum 


LIBTIS 


libertatis 




solvit 


Lie 


licet 


LM 


libens merito 


LIEP-OP-N 


liberti ejus patrono 


L-M 


libertus meus 




optimo nostro 


L-M 


locus monument! 


L-I-F-PIIII- 


locus in fronte pedes 


L-M-AP 


locus monumenti an- 


R-P-lIII 


IIII ; rétro pedes 




te? pedes (XX) 




IIII 


L-M 


ludus magnus 


LIG 


Liguria 


L-M-D 


libens merito dédit 


LI-MV-S-L 


libens merito votum 








solvit laetus 


I. Brambach, 


i3i5. 



412 



APPENDICE 



L-M-F 

L-MIL 

LM-P 

L.M-S 

L-N 

LO 

LOC 

LOC-ACCEP- 

DD 
LOC-ACCEP- 

DED 
LOC-D 
LOC-DATD-D 

LOC-EMP 
LOCEMPT 
LOC-H-S-PS- 
C-P-S 

LOC-LIB 
LOC- MON VM 
LOC-P-P 

LOC-PVB 
LOC • PVBL- 

PERSEQ 
LOC -SEP 
LON 
L-P 
LP 

L-P 
L-P 
L-P 

L-P-D-AP 

L-P-D-D-D 



L-P-I 
L-P-IT 
LP-M 
L-PP 



libens merito fecit 

Lares militares 

libens merito posuit 

libens merito solvit 

Lucius noster 

locus 

locator 

loco accepte decreto 
decurionum 

loco accepte de- 
dit 

locus datus 

locus datus decreto 
decurionum 

locus emptus 

locus emptus 

loco hoc sibi permisse 
senatus consulte 
pecunia sua * 

locus liberterum ? 

locus menumenii 

lecorum publicorum 
persequenderum 

loco publico 

locorum publicorum 
persequenderum 

locus sepulturae 

longus 

lex Petreniar 

locus pedum, ou la- 
tus (longus) pedes 

Liber pater 

libertus patrono 

libens ou libertus po- 
suit 

lege Papiria de aère 
publico ? 

locus publice datus 
decreto decurio- 
num 

libens poni jussit r 

legio prima Italica 

legie prima Minervia 

locorum publicorum 
persequenderum 



i. Orelii, 1450 = 4712. 



LP-P-P 

LP-Q 

L-PQQ-V 

L-Q 
L-P-S 

L-R-P 

L-S 

L-S 

L-S-D 

L-S-D-DD 

L-SE-H-N-S 

L-S-M 

L-SPR 

LT 

L-T,L-TR 

L\' 

LVB-MER 

LVC 

LVD- F 

LVD -MAT 

LVNVET 

LVP.LVPERC 

L-V-S 

LVSTR-MON- 

SAC 
LYC 
L-V 



loco publico pecunia 
publica 

locus pedum quadra- 
terum 

locus pedum quoquo 
versum 

locus quadratus 

libertis pesterisque 
suis ? 

legas rogo praetericns 

libentes solverunt 

locus sepulturae 

locum sibi dante? 

locus sepulturae da- 
tus decurionum de- 
creto 

locus sepulturae he- 
redem non sequetur 

locus sepulturae mo- 
numentique? 

librarius subpraefecti 

laticlavius 

librarius tribuni 

Lucius 

lubens merito 

Lycia 

ludes fecit 

ludus matutinus 

Lunense vêtus 

Lupercalia, Lupercus 

libens votum solvit 

lustratio mentis sacri 

Lycaonia 
luna quinta 



M 



M 


Macedonica (legio) 


M 


magister 


M 


majestas 


M 


maiora 


M 2 


manipularis 



2. C. /. L., X, 3593. 



SIGLES ET ABRÉYIATIONS 



413 



M 
M 
M 
M 
M 
M 
M 
M 
M 
M 

M 

M 
M 
M 

M 
M 
M 
M 

M 
M 
M 
M 
M 
M 
M 
M 
M 
M 
M 
M 
M 
M 
M 
AV 

MA 
M-A 
M-A 
MA- 
M A-A 

MAC.MACED 



Mânes 


MAC H 


machinarii 


manu 


M • AD M 


magister ad Martem 


Marcus 


PRAEN 


Praenestinum 


marmora 


MAE.MAEC 


Maecia (tribus) 


Martia (legio) 


MA-ET PA 


mater et pater 


mas (bos) 


MAG 


magister, magistri, 


maritus 




magisterium, ma- 


Mars 




gistratus 


mater 

Matres ou Matro- 


MAG-AVG 
MAG-C-D 


magister Augustalis 
magister c. . . dédit 


nae 
Mauretania (Caesa- 
riensis, Sitifensis) 


MAG-COL 

MAG-EQ 

MAG-FIG 


magister coUegii 
magister equitum 
magister figulorum 


maximus 


MAGG 


magistri, magistratus 


memoria 


MAGFAB 


magister fabrum 


mensis, menses, men- 


MAGN 


magnarius 


sibus 
Mercurius 


MAG - PAG 
AVG-F-S- 


magistri pagi Augusti 
felicis suburbani 


merens, meritus 


PRO-LVD- 


pro ludis ex decreio 


metalla 


EX D-D 


decurionum ' 


(votum solvit bona) 


MAG-P,PERP, 


magister perpetuus 


mente ? 


PP 




miles, militavit 


MAG-PR 


magister primus 


mille, milia 


MAG-PR 


magister privatae 


Minervia (legio) 


MAG-PRIVAT- 


magister privatae Ae- 


Minerva 


AEG-ET LIB 


gypti et Libyae 


minus 


MAG-PROVE 


magistratus prove 


missus (ex legione) 
Mithras 


MAG-P-R 


magistratu populi 
romani 


modius 


MAGQQ 


magister quinquen- 


moneta 




nalis 


monumentum 


MAG-QVIN 


magister quinquen- 


mortuus 




nalis 


muliebris 


M-AG-S 


memor anime grato 


municipium 




solvit 


murmillo 


MAG-VIC 


magister vici 


menses 


MAG-llIl- F 


magister quartum 


Manius 




factus 


mortuus ? 


MAI 


Maius (mensis) 


manu 


MAI.MAIC 


Maecia (tribus) 


Mercurius Augustus 


MAIES- D 


majestas divina 


militavit annos 


MAM 


Mamercus 


municipium Atria 


M AN 


manipuiaris 


municipium Aure- 


MANB 


manibus (sur les mar- 


lium Apulum 




ques de potier) 2 


Macedonia , Macedo- 


1. C./. £.,X. 


853. 


nica (legio) 


2.C./. L., VU 


, 57?, i336. 

27 



414 




APPENDICE 




MANC 




mancipium 


M-C-D-S 


monumentum condi- 


MAN-ET CIN 


Manibus et cineri- 




derunt r de suo 






bus? 


M-C- F 


memoriae causa fecit 


MANI 




Manibus 


MCP 


municipium 


MANIP 


MA- 


manipulans 


M-C-P-M 


miles classis praeto- 


NIPL 


MANI- 






riae Misenatis 


PLR. 


MANP 




M-CL-PR 


miles classis praeto- 


MAR 




Marcia 'aqua) 




riae 


MAR 




margaritarius 


M-C-P-S-I 


Mithras Cautus Pater 


MAR 




marinus 




Sol invictusr 


MAR 




maritus 


M-C-T-R-N 


memoriae causa titu- 


MAR 




marsus 




lum renovavit ? 


MARG 




mnrgaritarius 


M-D 


Manibus diis 


M ARM 




marmoreus 


M-D 


mater deum 


MART 




Martius (mensis), 


M-D 


mater dulcissima 






Martia (legio) 


M-D 


municipium Dianen- 


MART- 


Vie. 


Martia victrix (legio) 




sium 


VICT 






M-D-A-N 


m.etalla domini Au- 


MAT 




mater 




gusti nostri 


MAT 




Matres ou Matronae 


M-D-M 


Mater deum magna 


MAT-B 




mater bona 


M-D -M 


monumentum diis 


MATER-D-M- 


Mater deum magna 




Manibus 


ID 




Idaea Dindymena?2 


M-D-M-A 


monumento dolus 


MAT • 


F • F 


mater fecit filio caris- 




malus abesto 


CAR 




simo 


M-D-M-I 


Mater deum magna 


MATR 




Matres ou Matronae 




Idaea 


MAV 




Mavortius 


ME,MEC 


Maecia (tribus) 


MAV 




Mauri (cohors) 


M-E 


mérita ejus 


MAVR- 


CAES 


Mauretania Caesa- 


ME 


mesogites (vinum) 


ou SITIF ou 


riensis ou Sitifensis 


ME 


mensis 


TINGIT 


ou Tingitana 


MED 


medicus 


MAVRET 


Mauretania 


MED 


medicus 


MAX 




maximus 


MED 


Meditrinalia 


M-B 




municipium Bergo- 


MED-LVD- 


medicus ludi matu- 






matium 


MAT 


tini 


M-B-M- 


F 


maritus bene merenti 


MED-ORD 


medicus ordinarius 






fecit 


MED-TVC 3 


Medix tuticus 


M-BD- 


D-D 


ma^istrae Bonae Deae 


MEM 


memoria 






donum dederunt.' 


MEM-COL 


(ad)memoriam colen- 


M-C 




mater castrorum 




dam 


M-C 




Mauretania Caesa- 
riensis 


M-E-M-D-D-E 


municipibus ejus mu- 
nicipii dare damnas 


M-C 




memoriae causa 




esto 


M-CA 




Mauretania Caesa- 


M EN 


Menenia (tribus) 






riensis 


MEN 


mensis 


i.C. / 
2. De B 


£..,X,3 
oissieu, !r 


335. 

se. de Lron, p. 24. 


3. Orelli, 3804. 





Sir.LES ET ABREVIATIONS 



415 



MEN 


mensor 


MKNEN 


Menenia (tribus) 


MENS-AGRAR, 


mensor agrarius, agro- 


AGROR 


ru m 


MENSS 


menses 


M-EQ 


miliaria equitata (co- 




hors) 


MER 


Mercurius 


MER 


meridianus (gladia- 




tor) 


MER 


merens, mérita, me- 




ritus 


MERC 


Mercurialis 


MERC-CAN 


Mercurius Caneto- 




nensis 


MERK 


mercatus 


MERS 


Mercurio sacrum 


MES 


mensis 


MES 


mensor 


MES 


mesogites (vinum) 


MESOP 


Mesopotamia 


MET 


metalla 


MET R,M E- 


metropolis 


TROP 




M-F 


magister fani 


M-F 


mater fecit 


M-F 


monumentum fecit 




ou memoriam fecit 


M-F 


miles factus 


M-F 


munere functus 


M-F 


(omnibus honoribus) 




municipalibus func- 



tus 
M-F-A municipium Flavium 

Arvense 
M-FF-SV memoriam fecit suis 

M-F-F-M mater fecit filio me- 

renti ou memoriam 

fecit, etc. 
M-F'L-A magister fani Larum 

Augustorum 
M-F-V municipium Fabrate- 

ria vêtus 
M-H-F-C memoriam ou monu- 

mentum hères fa- 
ciendum curavit 



M -H (HON)-M 


missus honesta mis- 


(MISS) 




sione 


MH-HN 


•S 


monumentum hoc hc- 
redem non sequetur 


M-HN-S 




monumentum hère- 
dem non sequetur 


M-I 




magna Idaea (Mater) 


MI 




Mithras 


MIL 




miles, militavit, mili- 
tia 


MIL 




milia, miliaria 


MILL 




milia 


MILT 




militavit 


MILTS 




militis 


MIL-P 




milia passuum 


MIL-PETIT 


militiae petitor 


MIN 




Minatius ou Minius 


MIN 




Minervia (lepio) 


MIN 




Minicia 


MIN 




minister, ministri, 
ministrator 


MIN 




minor 


MINER 




Minervia (legio) 


MINER-MEM 


Minerva memor < 


MINIS 




minister 


MIS 




missio, missicius, 
missus 


MISS - HON - 


missus honesta mis- 


M 




sione 


M-K 




mater castrorum 


M-L 




miles legionis 


ML 




miles 


M-L 




municipium Lambi- 
riditanum 


W , VV , 


AV , $ 


• mulieris libertus, li- 


L 




berta 


M. M 




magister Mercurialis 


M -M 




malis maie 


MM 




Marci duo 


MM 




Mater magna 


MM 




memoriae 


M-M 




municipes municipii 


M-M 




municipium M... 


MMF 




marilo monumentum 
fecit 



I. Orelli, 1427. 



416 



APPENDICE 



M -M- F 
M-M-F-A 

M-M-I 
M.M-P-OR 

M-M-P-F 

MMR 

M-M-V 

M-N 
M-N 

M-N 

M-N 

MN 
M-N 
M-O 
MO 

MO 
MOL 
MOLIN 
MON 
MON 
MONEM 
MON-H-M-N- 
S 

MONIM 
MON -SAC 
MONT-P-G 

MONT 

M-N 

M-P 
M-P 
M-P 
M-P 
M-P 

M-P 

M-P(PO)-D-M 



memoriam fecit 
municipes municipii 

Flavii Arvensis 
Mater magna Idaea 
magister militiae per 

Orientem 
marito merenti pia 

fecit 
memoria 
municeps municipii 

Vicetiae 
Marcus noster 
Mars Nabelcus 
metalla ou marmora 

nova ou Numidica 
milia nummum 
minus 

municipium Novaria 
matri optimae 
Montani (cohors) , 

Montanae (deae) 
monumentum 
mulier 
molinarius 
monetalis 
monumentum 
monumentum 
monumentum here- 

dem meum non se- 

quetur 
monumentum 
monitor sacrorum 
Montanorum pia cons- 

tans (cohors) 
monumentum 
municipium Noven- 

sium 
magister pagi 
majbr pars 
mater posuit 
memoriam posuit 
mille passus, milia 

passuum 
municipium Placen- 

tia 
monumentum posi- 

tum diis Manibus 



M-PF 
M-PP 



M-P-V-L 


M-R 

M-S 

M-S 

MS 

M-S 

M-S 

M-SEP-APVL 


M-S-P 
M-S-S 
M-S-S-E-H-N 

S 


M-T 


M-T-F 


M-TRIVMPH 


M-V 


MV 
M-V-F 



M -Vie 

MVL 

MV-L 

MVL-LIB 

MVL -XX 

MVN 
MVNER 
MVN-NAP 
MVN -SEPT 

APVL 
M-V-P-P 



Minervia pia tidelis 
(legio) 

matri piissimae po- 
suit ou maritus plus 
posuit 

Marci, Publii, Vibii 
libertus 

merens 

Mocsia superior 

Mars suus 

mensis 

merito solvit 

Mithras sol 

municipium Septi- 
mium Apulum 

maritus sua pecunia 

Mithrae Soli sacrum 

monumentum sive se- 
pulcrum est here- 
dem non sequetur 

municipium Thibili- 
tanum 

memoriae titulum fe- 
cit 

municipium Trium- 
phale 

municipum Verula- 
num 

murtites (vinum) 

monumentum vivus 
fecit, OM uxori fecit, 
ou maritus uxori 
fecit 

municipium Vicetia 

mulier 

m uni ci pium La - 
masba 

muiieris libertus ou 
liberta 

multis (votis) vicen- 
iialibus 

municipium 

muncrarius 

municipium Napoca 

municipium Septi - 
mium Apulum 

maritus uxori piissi- 



Sir.LES ET ABRÉVIATIONS 



417 





mae posuit 


NAVIC 


navicularius 


MVR 


murmillo 


NAV-LIG 


nautae Ligerenses 


MVR-SCAEV 


murmillo scaeva 


N-BRIT 


numerus Britonum 


M-VS 


memor voti solvit 


N G 


Numidia Constan - 


M-VX-P 


maritus uxori posuit 




tina 






N C-INFER... 


ne cui? inferre (li- 
ceatO 






N-D 


numen deorum 




N 


N-D-A-NM 


nuUum dolorem ac- 






cepit nisi morte 






NE 1 


nemini 


N 


natalis 


NE 


Neronianus 


N 


natione 


NEG 


negotiator 


N 


naturalis ? 


NEG-FRV 


negotiator frumenta- 


N 


nalus 




rius 


N 


navarchus, nauta 


np:got 


negotiator 


N 


nefastus (tristis) 


NEGPAENVL 


negotiator paenula- 


N 


Nemesis? Nemeseum r 




rius 


N 


nepos 


NEG-STIP- 


negotiator stipis ar- 


N 


Neronianus 


ARG 


gentarii 


N 


niger 


NEP 


nepos 


N 


noniine 


NER 


Neronianus 


N 


nonae 


N-E-S-D 


numini ejus semper 


N 


Noricum 




devotus 


N 


noster 


N • EXPLOR • 


numerus explorato- 


N 


novus, novicius 


BREM. BRE- 


rum Bremenien- 


N 


noxia (hora) 


MEN 


sium 


N 


numerat 


rf 


nefastus (hilaris) 


N 


Numerius 


N-F-F-N-S-N- 


non fui, fui, non sum, 


N 


numéro, numerus 


G 


non euro 


N 


Numidia 


NF-N-S-N-C 


non fui, non sum, non 


N 


numen 




euro 


N. N ou # 


nummi 


N-I 


natione Itala 


N 


Nymphae 


NLIC 


non licet 


NA 


naturalis (pater) 


N-M 


numerus militum 


NA 


natione, natus 


NMQ 


numini maiestatique 


NA 


nauta Araricus 


N-M-Q'E-D 


numini maiestatique 


NAOFYL 


nauphylax 




ejus dicatissimus 


N-ARARIC 


nautae Ararici 


N-M 


Noricum mediterra - 


NARB 


Narbonensis 




neum 


N-AS 


numini Augusti sa- 


N-M-V 


nobilis memoriae vir 




crum 


NN 


nostri (duo) 


NAT 


natione 


N-N 


numerus noster 


NATR 


nautae Atr.. . 


NNOBB-CAESS 


nobilissimi Caesares 


NAV 


navicularius, nauta 




(duo) 


NAVF 


nauphylax 






N-AVG 


numen Augusti 


i.EpIt. epigr.,\V, 236. 



418 



APPENDICE 



NNNOOOBBB. 

CAESSS 
NO 
NO 

NOB-CAES 
NOB-FEM 
NOB i 

NOBB-CAESS 
NOMI 
NON 

NONAGEN 
NORICO 
NOT 
NOV 
NOV 
N-P 

N P 
N P 
N-P2 

N-R 

N-R, RHOD 

N-R 

NRIS 

N-S 

N-SING 

N-S-S 

N-S-S-I-M 

NSTAT 

NT 

N-T-M 

N-V 
NVB 
NVM 

NVM 

NVM-AVG 

NYM-BAT-SEN 



nobilissimi Caesares 

(très) 
nobilissimus 
Novius 

nobilissimus Caesar 
nobilissima femina 
november 

nobilissimi Caesares 
nomine 
nonae 

nonagenarius 
Noricorum (ala) 
notarius 
November 
Novius 
natione Pannonius'r 

Ponticus ? 
nefastus (hilar-s) 
Neptunus 
nobilissimus puer 
(si fato meliore filias) 
non peperissent 

natione Raetus r 

nauta Rhodanicus 
nihilum rogatur 

nostris 

nomine suc 

numerus singularium 

numerus supra scrip- 
tus 

numen sancium Solis 
invicti Mithrae 

numerus statorum 

noster, nostri 

numerus r tegularum 
minorum ^ 

nobilissimus vir 

numinibus 

numerarius, nume- 
rus, numéro 

nummum 

numen Augusti 

numerus Batavorum 
seniorum 



NVM • DAL ■ 

DIVIT 
NVMM, NVM- 

MVL 
N-VRS ARIEN 

NYMP 



Numerus Dalmata- 
rum Divitensium 

nummularius, num- 
mularia 

numerus Ursarien- 
sium 

nymphaeum 



o 



1. De Boissicu, Jnsc. de Lyon, p. boy. 

2. C. I. L., V, 2956. 

3. Brambach, Insc, Rhcn., 112. 






Olus 





officina 





hoplomachus 





optio 


0, or 


horae 





ovum 


0, o,e , e, G 


obiit, obitus 


O-B 


optio balnearii 


O-B 


ossa bene 


OB 


obiit ou obitus 


0& 


obiit ou obitus 


O-B-C 


ossa bene cubent.' 


OB H, HON 


ob honorem 


OBM'E 


ob mérita ejus,ob me- 




moriam ejus 


O-B-Q 


ossa bene quiescant 


O-B Q-T 


ossa bene quiescant 




tibi 


OBR 


obrysum 


O-C 


opus constat 


0-C-S 


ob cives servatos 


OCT 


octogenarius 


OCT, OCTO, 


October 


OCTOB 




O-D 


opus doliare 


-D- D- F- D 


- opus doliare de figli- 


L-F 


nis Domitiae Lucil- 




lae ; figlinae 


O-D- S- M 


optime de se mérite 


OE 


olla empta 


0-E-B 


ossa ei bene 


O-E-B-Q 


ossa ei bene quies- 




cant 


OF 


Outentina (tribus) 



SIGLES ET ABREVIATIONS 



419 



OF 


officina, ofricinator 


O-O-D 


ornatus ornamentis 


OF-AVR 


officina Aureliana 




decurionahbus 


OFE, OFEN, 


Oufentina (tribus) 


OP 


optimus 


O F E N T , 




OP 


optio 


OFENTIN 




OP-A,ARK 


optio arcarii 


OFF 


Oufentina (tribus) 


OPB 


optio balnearii 


OFF 


officina, officinator 


OP-C,CA 


optio carceris 


OFF 


officium 


OP CO 


optio cohortis 


OFF-CORN 


officium cornicula- 


OPAL 


Opalia 




riorum 


OP-C, CA 


optio carceris 


OFFENT 


Oufentina (tribus) 


0-P-C 


ollam Publias de- 


OFFI.OFFIC 


officina 




dit? 


OFFPA. PAPI 


ofricina Papirii 


OP-CO, COH 


optio cohortis 


OFF • PRAE- 


officium praeterito- 


OP D, OP-DO, 


opus doliare 


TER, RAT 


rum, rationum 


OP-DOL 




OFF-S-R 


officina summae rei 


OPER PVB 


opéra publica 




ou summarum ra- 


OP-EQ 


optio equitum 




tionum 


OPETR.OPI 


Opiter 


OFG 


opus figlinum 


OPIG 


Opiconsiva 


OFI-OFIC 


officina 


OPL 


hoplomachus 


O-H 
H-F 


ossa hic '( 

omnibus honoribus 


OPO 
OPO-PEC-S-F 


opobalsamatum 
opus pecunia sua fe- 




functus 




cit 


O-H-Q-B 


ossa hic quiescant 


OP-PR,PRI 


optio principis 




bene 


0-P-Q 


ordo populus que 


OH-S 


ossa hic sita 


OPSON 


opsonator 


OH-S-S 


ossa hic sita sunt 


OPT 


optimus, optima 


OIA 


omnia l 


OPT 


optio 


OL 

OLL • D ou D- 


olla 

oilas dédit ou de suo 


OPT-B 
OPT-C 


optio balnearii 
optio carceris 


S-D 
OL-PO-V 
OLS-T 
OLT 


dédit 
olci pondo V 
opto levis sit terra 
opto levem terram 


OPT-COH 
OPT-PR 
OP-VAL 
ORA, ORAT 


optio cohortis 
optio principis 
optio valetudinarii 
Horatia (tribus) 


0-M 


oh memoriam 


ORD 


ordinarius 


O-M 


optime méritas 


ORD-N 


ordo noster 


O-M 


optimus maximus 


OREST 


orbis restitutor 


O-M • C-P- F- 


oppidum m unici pi um 


ORN 


ornatus, ornamenta 


VC-C-T 


colonia praefectura 


ORN-DEC 


ornamenta decuriona- 




forum vicus conci- 




lia 


0-M-D-S 


liabulum castellum 
territorium 
optime meritus de se 


OR-P 

0-S 

OS-B-C 


hora prima 

ossa sita 

ossa bene cubent ''. 


O-M-V 
O-N-F 


ordo municipii V.. . 
omnium nomine fa- 
ciundum 


OS-B-Q 

OSP 

OS-TIB-B-Q-S 


ossa bene quiescant 

hospes 

ossa libi bene quies- 


1. Orelli, 6044. 






cant 



420 


APPENDICE 




OS-T-RQ 


ossa tibi ou tua bene 


P 


pecunia 




quiescant 


P 


pedatura i, pedes 


OS-T-BN-Q 


ossa tibi bene quies- 


P 


per 




cant 


P 


periit 


0-S-TT-L 


opto sit tibi terra le- 


P 


piusoî< pie, piissimus 




vis 




pientissimus 


0-T-B 


ossa tibi bene 


P 


(]ex)Plautia"r Papiria'r 


O-T-B-C 


ossa tibi bene cubent r 




Pompeia ? 


OTB-Q 


ossa tibi bene quies- 


P 


pondo 




cant 


P 


populus 


O'TIB 


ossa tibi 


P 








posuit ou posuerunt 


0-T-Q 


ossa tibi quiescant 


P 


posteri 


OV 


Ovius 


P 


praefectus 


OV 


oro vos 


P 


praeses 


o-v 


ornatus vir 


P 


praetor 


O-V-B-C 


ossa volo bene cu- 


P 


praetoria (cohors) 




bent 


P 


Primigenia (legio) 


0-V-B-Q 


ossa volo bene quies- 


P 






primus, pritna 




cant 


P 


princeps 


OVF 


Oufentina (tribus) 


P 


pro 


OV-F 


oro vos faciatis 










P 


probum 


OVF-DR-P 


oro vos faciatis, di- 








P 


proconsul 




gnum re publica, 








P 


procurator 


0-V'F 


oro vos faciatis 










P 


provincia 


V F E N T 


Oufentina (tribus) 








P 


Proxumae (deae) 


OVFF 












P 


publicus, publica 






P 


Publius 






P 


pugnarum 




P 


g 


puella 






PA 


pagani 






PA 


Palatina, Papiria (tri 


P 


pagina 




bus) 


P 


pagus 


PA 


pater 


P 


Pannonii (cohors) 


PA 


patronus 


P 


Papjria, Pollia (tribus) 


PA 


pondo argenti 


P 


parentes 


P-A 


provincia Africa 


P 


pars 


PA 


publicum argentum 


P 


passus 


PAC 


Pacuius 


P 


pater 


PAET MA 


pater et mater 


P 


patria 


PA-FECE 


parentes fecerunt 


P 


patrimonium 


PAG 


pagus, pagani 


P 


patronus, patrona 


PAG 


pagina 


P 


pausarii ? 


P-AG 


piissimus Augustus 


P 


pcregrina '( ' 


PAL 


Palatina 


P 


Parthica (legio) 


PAL 


palatium 


I. Brambach, 


Iiisc. Rltcn., i63. 


PAL 


pallium 



SIflLES ET ABREVIATIONS 



421 



PAL 

PALAT, PALA- 
TIN 
PAN -IN F 
PANN 

PANNO 

PAP 

PAPER, PAPI, 

PAPIR 
PAPHLAG 
PAQ 
PAR 
PAR 
P-AREL 
PARENT 
PAR-M 
PART. PARTH 

PASS 1 

PAT 

PAT 

PAT 

PAT -COL 

PAT -ET CVR 

PAT-F-P-P- 

PAT-MVN 
PATR 
PATRC 
PATR. COL 
PATR- GOLR 
P-R 

PATRIM 

PATR-MVN 

PATRN 

P-A-V 

PAVIMEN 

P-B-F 

PBL 



Palmyreni (numerus) 
Palatiuus (Salius), 

Palatina (tribus) 
Pannonia inferior 
Pannonia, Pannonii 

(cohors) 
Pannonii (cohors) 
Papiria 
Papiria (tribus) 

Paphlagonia 

Paquius 

parentes 

Parilia 

pausarius Arelatensis 

Parentalia 

Parthicus maximus 

Parthicus, Parthica 

(legio) 
passiva (venatio) 
pater 
patricius 
patronus 

patronus coloniae 
patronus et curator 
pater filiae piissimae 

posuit 
patronus municipii 
patronus, patronatus 
patronus centuriae 
patronus coloniae 
patronus coloniae rei 

publicae Ricinien- 

sis 
patrimonium 
patronus municipii 
patronus 

provincia Africa vêtus 
pavimentarius 
(filii) patri bono fece- 

runt ': 
publicus 



I. C. I. L., X, 3704, où on explique Pdî- 
s{erum) à tort. Le terme existe en toutes let- 
tres dans un autre texte, S'otiîie dcffli scavi. 
1888, p. 237. 



P-B-M 
PB-M 
P-BP, PB PR 

P-BR-S 



P-C 
P'C 



PC 
P-C 

P-C 
P-C 
P-C 
P-C 

P - C • ET S • A 
(AS, ASC;- D 
PC-N- 

P-C-0 

PCOL 
P COND 
P COS 
PCS 
P-D 
P-DAT-DD 

P-D-D 
P-D-D 

P-D-DE 

P-D-DP-P 



PD-NONF 



PE 



PEC 
2. C.I.L., V, 2g: 



parentes bene merenti 
patrono bene merenti 
principalis beneficia- 

rius praefecti 
plumbum Britanni- 

cum signatum ou 

publicani Britan- 

niae sanctae '. 
patres conscripti 
patronus civitatis, co- 
loniae, collegii, cor- 

poris 
pecunia 
pia constans (legio 

cohors) 
pietatis causa 
ponendum curavit 
post consulatum 
potestate censoria 
ponendum curavit et 

sub ascia dedicavit 
patronus collegii (cor- 

poris) nostri 
publicum coloniae 

Ostiensis 
patronus coloniae 
pagus Condatium 
proconsul 
post consulatum 
posuit dedicavitque 
publiée datum decu- 

rionum decreto 
posuit dedicavitque 
publice decreto decu- 

rionum 
populo dare damnas 

esto 
posuerunt decreto de- 

curionum pecunia 

publica 
(misellas in) perpe- 

tuum dolorem non 

funerassent - 
Percennius ou Pes- 

cennius 
pecunia, pecuniosus 



422 


APPENDICE 




PEC 


pequarius 


p. p. F 


pia felix fidelis (le- 


PED 


pedatura, pedes, pe- 




g'O) 




dites, peditata (co- 


P-F-F-AET 


pia felix fidelis ae- 




horsl 




terna (legio) 


PEDIS, PEDI 


- pedisequus 


P-F-K-F 


pater filio karissimo 


SEQ, PE- 






lecit 


DISQi 




P-FP,P-FI-P 


parentibus filii posue- 


PED-SLNG 


pedes singularis 




runt? 


PEL 


pellis 


p.p.y 


pius felix Victor 


PEQ 


pecunia 


PG 


Primigenia 


P-EQ-R-.M 


patronus eques Ro- 


P-GD 


Petra genetrix domini 




manus municipii 


P-G-N 


provincia Gallia Nar- 


PER 


Percennius 




bonensis 


PER 


peregrinus (praetor) 


P-G-S 


Provincia Germania 


PER 


permissu 




Superior 


PERP 


perpetuus 


PHAL 


phalerae 


PERS 


Persicus 


P-H-C 


provincia Hispania 


PESO 


Pescennius 




citerior 


P-E-S-C 


publice e senatus con- 


P-H-O-ADQ 


placere huic ordini 




sulte 


E-R-P-V 


atque e re publica 


PET 


Petriana (ala) 




videri 


PET 


Petro 


PI 


pius 


P-ET H 


patroaus et hères 


P-I 


poni jussit 


P-ETSS 


pecunia et sumptusuo 


P-I 


princeps juventutis 


p.p 


pater fecit ou paren- 


PIC 


Picenum 




tes feceiunt 


P-I-D,PR-I-D 


praefectus juri di- 


p. F 


pater filio 




cundo 


p.p 


pia feminar 


PI-F-F 


pia felix fidelis 


p.p 


pia fidelis 


PIL-PR,POST 


pilus prior, posterior 


p.p 


pius felix 


P I-S 


pius in suos 


PF 


praefcctus 


P-K 


praetor candidatus 


p.p 


(in calendas Februa- 


PL 


patrono libertus ou 




rias quae) proxi- 




patronus liberto 




mae fuerunt 


PL 


pecunia legata 


PF-C-C2 


pia fidelis consians 


PL 


placuit 




Commoda 


PL 


Plancus 


PF C-R 


pia fideliscivium Ro- 


PL 


Plautus? 




manorum (cohors) 


PL 


plebs, plebis (aedilis. 


P-FE-FILIE 


parenti (ou parenti- 




tribunus) 




bus) fecerunt filiae 


PL 


plumbum 


P FEL 


pius telix 


P-L 


provincia Lugdunen- 


p. p.p 


parentibus fili fece- 




sis 




runt? 


PLA 


Plancus 






PLA 


Plautus 


1. C. /. L.,X, 6638. 


PLAT-DEXT- 


platea dextra cunii 


2. Limesblatt, i 


897, p. 467 (.Lefrio VIIl 


E-N3 


nidam 


AufT). 




3. Hraiiibach, i3 


II et i3i2. 



SIGLES ET ABREVIATIONS 



423 



PLB 


plumbarius 


POB 


Poblilia (tribus) 


PL-C 


plebs coUegii 


P-O-C 


primi ordinis cornes 


PL-CER 


plebis Cerialis (aedi- 


POL 


polio 




lis) 


POL 


Pollia (tribus) 


P-L-L 


posuit laetus libens 


PO M 


patrono optime me- 


P'L-L« 


pro ludis luminibus 




rito 


PL-M 


plus minus 


POM, POMEN. 


Pomptina (tribus) 


P-L-M 


posuit libens merito 


POMENT.PO- 




PL-MIN 


plus minus 


MI, 




P-LP 


patrono liberti posue- 


POMP 


Pompeius 




runt 


POMP POMT 


Pomptina (tribus) 


PL-P 


praefecti lege Petro- 


PON- CENS 


ponendum censue- 




nia? 




runt 


PL-S-F 


patronus liberto suo 


PON-CVR 


ponendum curavit 




fecit? 


PONDER 


ponderarius 


PLS-MINS 


plus minus 


PONT 


Pomptina (tribus) 


PL-SC 


plebis scitum 


PONT,PONTIF 


pontifex 


PL-VE-SC 


plebisve scita 


PONTIFF 


pontifices 


P-L-V-S 


posuit libens voto so- 


PONT -MAX 


pontifex maximus 




luto 


PONT-M-M 


pontifex municipum 


PM 


patronus municipii 




municipii 


PM 


plus minus 


POP 


Pompo ou Popidius 


PM 


pontifex maior 


POP 


Publilia (tribus) 


PM 


pontifex maximus 


POP 


populus 


P-M 


(et) post mortem (ni- 


POPIN 


Pupinia (tribus) 




hil) 


POPLIF 


Poplifugium 


P-M 


pro meritis 


POR, POROL 


Porolissensis (Dacia) 


P-M-C 


provincia Mauretania 


POR-COR 


Portus Cornelii i 




Caesariensis 


POR-PVBLIC 


portorium publicum 


P-MIS 


parentes miserrimi 


POS 


Postumus 


P-M-F 


patri merenti fecit 


PORT 


porticus 


P-M-V 


patronus municipii 


PORT 


Portunalia 




Verulani 


POS 


posuit, posuerunt 


P-N 


(conservatori) patri- 


POS-AEDCAS 


post aedem Castoris 




monii nostri 


POS-CONS 


post consulatum 


P-N 


praeses noster ou Nu- 


POSDS 


posuerunt de suo 




midiae 


POSE 


poseit =: posuit 


P-N 


provincia Numidia 


POS-P-P 


posita (statua) pecu- 


P-N-C 


provincia Numidia 




nia publica 




Constantina 


POST 


Postumus 


PO 


Poblilia (tribus) 


POST CONS, 


post consulatum 


PO 


Poblius ^ Publius 


CON, COL, 




PO 


post obitum 


CNS 




PO 


posuit 


POST H • L • 


post hance legem ro- 


P-O 


praetorio 


ROG 


gatam 


P-O 


princcps optimus 


POSV 


posuit, posuerunt 


1. C. /. L , 


X, 856; cf. 855 et 8:7. 


p.p 


pagani pagi 



42'i 


APPENDICE 


p.p 


pater patriae 


P P-C 


p.p 


pater patrum (culte 






de Mithra) 


PP-D D 


p.p 


pater posuit 




p.p 


pater piissimus 


p. p. F 


p.p 


parentes pientissimi 




p.p 


patronus perpetuus 


P-P-F 


p.p 


patronus pientissi- 






mus 


P-P-F.C 


p.p 


pecunia posuit 




p.p 


pecunia publica 


P-P-FDD 


p.p 


Pénates publici .'' 




p.p 


pendens pondo 


P-P-FL-YIKN 


p.p 


permissu proconsu- 






lis 1 


P-PI 2 


p.p 


perpetuus 


P-P-INFER 


p.p 


pius ou pia posuit 




p.p 


piissimo, piissimae, 


P-P-K 




posuit o« posuerunt 


PP-L 


p.p 


ponderatus pondo 




p.p 


populo postulante 


P-P-M-S 


p.p 


populus Parmensis 




p.p 


portonum publicum 




p.p 


praeposilus 


PPX, NVM 


p.p 


praeses provinciae 




p.p 


primas pilus ou pri- 


P-P-0 




1 
mipilaris 


PPO 


p.p 


pro parte 


p. p.p 


p.p 


pro pielate 




p.p 


propria pecunia 




PP 


propno 


p. p.p 


p.p 


(aère; proprio posue- , 






runt 


p. p.p 


p. p 


provincia Pannonia 




p.p 


publicani provinciae 


p. p.p 


p.p 


pubiice positus 


p. p.p 


P-P-A-A-V-\ • 


perpetui Augusti 




G-G 


(duo) 


P-P-P.C 


PPANN 


praepositus annonae 




PP-AVGG 


perpctui Augusti 

(duo) 


p. p. p.p 


PP-BRILON 


publicani provinciae 






Britanniae Londi- j 


PPP-FFF-AAA 
GGG 




nienses 





1 . l-'ormule qui ne se renconircrait qu'en 
.\lii.)uc et qui ot Ires douteuse. 



P-P-R 



2. r. i. L., XII. 



pientissimo ponen- 

dum curavit 
pecunia publica de- 

creto decurionum 
patri piissimo fece- 

runt 
Primigenia pia tîdelis 

(legio) 
pecunia publica fa- 

ciundum curavit 
pecunia publica fece- 

runt dedicarunt 
praeses provinciae 

Flaviae Viennensis 
primipilus 
provincia Pannonia 

inferior 
praepositus kastris 
Publiorum duorum 

libertus 
praeses provinciae 

xVlauretaniae Siti- 

fensis 
praeses provinciae 

Numidiae 
posuit patronooptimo 
praefectus praetorio 
pater pius posuit ou 

parentes pii posue- 
runt 
patri piissimo posuit 

ou posuerunt 
proconsul pater pa- 
triae 
pro pietate posuit 
propria pecunia po- 
suit o» posuerunt 
primipilaris patronus 

coloniae 
(filii) pii patri pio ou 

patri pro pietate fe- 

cerunt 
Pii Felices Augusti 

(très) 
praeses provinciae 

Raetiae 



SIGLES ET ABREVIATIONS 



PP-R 

P-PRBR 

P-PRLON 

P-P-R-Q 

PP-RROM 

P-P-S 

P-P-S 

P-P-S 

P-P-STAT 

P-P-S 

pp.VV 
p.p 

P-Q 

PQ 

P-Q 

P-Q 
PQ-Q-V 

P-Q-R 

P-Q-S 
P-QVOQVE 

VERS 
PR 
P-R 
P-R 

PR 
PR 
PR 

PR 
PR 
PR 
PR 
PR 
PR 
PR 
PR 
PR 



(forma) publica po- 

puli Romani 
publicani provinciac 

Britanniae 
publicani provinciac 

Londinienses 
Pénates populi ro- 
mani Quiritium 
pontifices romani 
posuit pecunia sua 
pro parte sua ou pro 

pietate sua 
provincia Pannonia 

superior 
praepositus stationis 
pro pecunia sua 
perfectissimi viri 
pro parte 
pedes quadrati 
pequarius 
(petitio) persecutio 

que (este) 
populusque 
pedes quoquover- 

sus 
populusque Roma- 

nus 
posterisque suis 
pedes quoque versus 

parentes 

populus Romanus 

post reditum ou pro 

reditu 
praedium 
praefectus 
praetor, praetorium, 

praetorius 
praepositus 
pridie 

Primigenia (legio) 
Primus (prénom) 
primus, prior 
princeps, principalis 
privata (ratio) 
pro 
probante 



Proculus 

procurator 

promotus 

pronepos 

provincia 

provinciac (anno en 

Maurétanie) 
provincia Raetia 
publiée restituit 
preedium 
praefectus 
praefectus aedilicia 

potes tate 
praefectus aerarii 
praefectus aerarii Sa- 

turni 
PRAEFC-A-vi praefectus centuriae 

accensorum velato- 

rum 
praefectus cohonis 
praefectus 
praefectus equitum 
praefecti 

praefecti praetorio 
praefectus frumenti 

dandi 
praefectus jure di- 

cundo 
praefectus Mini':iae 
praefectus numeri 
praefectus puerorum 

pedisequorum 
PRAEF-PRAET prafectus praetorio 
PRAEF-TIR praefectus tironum 

praefectus turmarum 
praefectus vexillatio- 

nis 
praepositus numéro 

Herculis Antoni- 

niano 
PRAEP praepositus 

PRAEPO - praepositus 

PRAEP-P- praepositus publici 

FRVM frumenti ou pecu- 



PR 
PR 
PR 
PR 
PR 
PR 

P-R 

PR 

PRA,PRAE 

PRAE.PRAEF 

PRAEF-AEDIL 

POT 
PRAEF-AER 
PRAEFAKR- 

SAT 



PRAEF-COH 

PRAEFEG 

PRAEF-EQ 

PRAEFF 

PRAEFF-PR 

PRAEF-F-D 

PRAEF-I-D, 

IVR-DIC 

PRAFF-MIN 

PRAEF-NVM 

PRAEF P-PE 

DISIC 



PRAEF -TVR 
PRAEF-VEX, 

VEXiL 
PRAE-N-H- 

ANT 



niae frumentariae 



i. CI. L., VI, 9219. 
2. Eph. epifir.. VM,362. 



4 26 


APPENDICE 


PR-AER 


praefectus aerarii 


PR-IV. IVV, 


PRAES 


praesentes 


IVVEN 


PRAET 


praetor, praetorius 


PR-K 


PRAETT 


praetoriae (cohortes) 


PR-K-TVT 


PR-BR-LON 


(publicani)provinciae 






Britanniae Londi- 


PR-LV-LV- 




nienses 


PR-L-VPF 


P-RC-ANN 


post Romam condi- 






tam anno 


P-R-N 


PR-CER-I-D, 


praetor cerialis jure 




IVR-DIC 


dicundo 


PRO 


PR-C-R 


praetoria civium Ro- 


PRO 




manorum (cohors) 


PRO 


PRD.PRE 


praedium 


PRO 


PREC 


precario 


PRO 


PREF 


praefectus 


PRO 


P-R-F 1 


praefectus 


PROB 


PR-GER-SVP 


provincia Germania 
superior 




PR'G-N 


princeps gentis Nu- 


PROC 


PR-H-0-C-S 


midarum 
progressas hostem 


PROC 
PROC-AD B 




occidit civem serva- 


PROC -AVG 


PRI 
PRI 


vit 
pridie 
Primus (prénom) 


PROC • AVG- 
XXXX 


PRI 


primus, prima 


PROCC 


PRI 
PRI-D 

PRID 


princeps 

praefectus ou praetor 

juri dicundo 
pridie 


PROC • CA- 

PIEND • VEC 
PROC-K 


PRIM 
PRIM-Ii\-C 


primarius 

(Fortunae) Primige- 
niae in colle 


PROC-M-N 


PRIM,PRIM1G 


Primigenia (legio) 


PROC-VECT 


PRIMOP 2 


primipilus 




PRIMO-V 


primo (datif) unquam 


P ROC-IIII P- 


PRIN 


princeps 


AFR 


PRINC 


princeps, principalis 


PROCO 


PRIN-COL 


princeps coloniae 


PROCONSS 


PRINC-PEREG 


princeps peregrino- 


P R • C S , 




rum 


PROCOS 


PRINC- PRAET 


princeps praetorii 


PROCOSS 


PR-IN PED 


principales in peda- 


PRO-D 




tura 


PRO DOM 


I. C. /. L., VII, 


43o. 


PRO LVD-LVM 


2. C. I.L., VIII, 


904.5. 





princeps juventutis 

praetor candidatus 
praetor candidatus 

tutelaris 
pro ludis luminibus 
praetor ludos Victo- 

riae primus fecit 
patrimonium? regni 

Norici 
proconsul 
procurator 
proficisceretur 
pronepos 
protector 
provincia 
probavit, probaverunt 

probante, proba- 

tus 
proconsul 
procurator 

procurator ad bona 
procurator Augusti 
procurator Augusti 

quadragesimae(Gal- 

liarum) 
procuratores 
procurator capiendo- 

rum vectigalium 
procurator l^astren 

sis 
procurator marmo- 

rum Numidicorum 
procurator vectigalis 

(Illyrici) 
procurator quattuor 
publicorum Africae 
proconsul 
proconsulatus 
pro consule, procon- 

sule,proconsul, pro- 
consulatus 
provincia Dacia 
protector domesticus 
pro ludis lumini- 
bus 



SIGLES ET ARRÉVIATIONS 



427 



PRO -M 
PROM 
PRO MAG 


processum méritas 

promotus 

promagister 


PR-SAC - 

VOLK-FAC 

PR-SEN CONS 


PRON, PRO- 
NEP 


pronepos 


PR-S-P-S 


PROP-P-C 


propria pecunia cura- 
vit 


PR-STA 
PR-VIG 


PRO PR 


pro praetore 


PRVRB 


PROPR ■ EX 

s-c 

PRO Q 


pro praetore ex sena- 

tus consulte 
pro quaestore 


PR-II VIR 
PR-XX LIB 


PROR 
PRO S 
PRO S-D-N 


proreta 
pro salute 

pro salute domini 
nostri 


P-S 
P-S 


PROT 


protector 


P-S 


PROV 


provincia 


P-S 


PROV 
PROX 


provocator 
proximus (rationum, 
tabulariorum) 


P-S 

PS 

P-S 


PROXCIPP 
PR-M 


proximus cippus 
praepositus militum 


P-S 
PS 


PRM • FEL 
IVST 


• Primani Felices lus- 
tiniani (numerus) 


P-S 
PS-G 


PROV 
PRP 


provincia 
propriis 


P-S-D-D 


PR-PER 
PRPF 


praetor peregrinus 
Primigenia pia fidelis 


P-S-DN 


P R • P O S 
POST 


(legio) 
, princeps posterior 


P-SF 
P-S-F-C 


PR-PR 
PRPR 
PRPR 


praefectus praetorio 
praeses provinciae 
princeps prior 


P-S-I 
P-SIGCOS 


PR-PR 

PR-PRAET 

PRP-V 

P-R'Q 


pro praetore 
princeps praetorii 
praetoria pia vindex 

(cohors) 
populus Romanus 

Quiritium 


P-S-P 
P-S'P-D 

P-S-P-L-L 


PR-REL» 


praepositus reliqua- 
tionis 


PSR 


P-R-S 


procurator rationum 
summarum ? 


PS-R 


PR-S 


profecturus sil 


P-SS2 


PR-SAC 


praetor sacrorum 




I. Eph. ep., 


III, p. 3ii. 


2. Eph. epig 



praetor sacris Volcano 

faciendis 
praetor scnatum con- 

suluit 
pro salute posuit 
praepositus staiioni 
praefectus vigilum 
praefectus Urbi ou 

praetor urbanus 
praetor duo vir 
procurator vigesimae 

libertatis 
PannoniaSuperior 
Parthica Severiana 

(legio II) 
pater sacrorum 
pecunia sua 
pius, plus suis ï 
posuerunt 
praeses Samnii 
proprio sumptu 
pro salute 
proxumis suis 
pedites singulares con- 

sularis 
pro salute domus di- 

vinae 
pro salute domini 

nostri 
pecunia sua fecit 
pecunia sua faciun- 

dum curavit 
pro salute imperii 
pedites singulares 

consularis 
pecunia sua posuit 
peci.nia sua posuit 

dedicavit 
pecunia sua ou pro 
salute posuit laetus 
libens 
pecunia sua restituit 
procurator summa- 
rum rationum 
Pannonia Secunda Sa- 
via 
•., II, 884. 



428 



APPENDICE 



p-s-s 

P-S-S-P 

p-s-s-s 

P-ST 

PST CONSLTO 

p-s-v 

PT 

P-T 

P-T-M 

PTR 

P-V 

P-V 

P-V 

PV 
p.y 

PV 

^•s 

P-V-A 

PVB 

PVB 
PVBCO 
PVB-FAC 
PVBL 

PVBL 
PVBL -COL 
PVBLI,PVBLIL 
PVBL MVN 
P-V-B-P-RQ 

PVG 
PVP 
PVP 
PVP 

P-V-PHILIP 

PVPI, PVPIN 

PV-PO 

PV-PV-L 

PVR 

p-v-s 



pro salute sua 

pro salute sua posuit 
ou posueruni 

pro salute sua suo- 
rumque? 

posuii 

post consulatura 

parentibus suis vivis 
pater 

posuit testamento? 

posuit titulum me- 
moriae 

patronus 

perfectissimus vir 

pia vindex (legio) 

portus uterque 

praefectus urbi 

provincia utraque 

publice 

pupilla 

pius vixit annos ou 
annis 

publicus, publica, pu- 
blice 

Publilia (tribus) 

publico 

publice factum 

publicus, publica, pu- 
blice, publicum 

publicanus 

publicum coloniae 

Publilia (tribus) 

publicum municipii 

publicus populi Ro- 
mani Quintium 

pugnarum 

Pupinia (tribus) 

pupillus 

Pupus 

pia vindex Philip- 
piana (legio) 

Pupinia (tribus) 

publice positus 

duorum puporum li- 
bertus, liberta 

purpureus 

posuit voie soluio 



Q 



Q 




quaestiones 


Q 




quaestor, quaestori- 
cius 


Q 




quando 


Q 




que 


Q 




qui, quae, quod 


Q 




Quinquatria 


Q 




quinquennalis 


Q 




Quintus 


Q 




Quirina (tribus) 


Q, 




quondam 


QA 




quaestor aerarii 


Q-A 




quot annis 


QAERP 


quaestor aerarii pu- 






blici 


Q-AL, 


ALIM 


quaestor alimento- 
rum 


Q-AV 




qui annos ou annis 
vixit... 


QB' 




quaestor beneficia- 
rius'r? 


Q-B-F 


F 


quod bonum faus- 
tum felix (sit) 


Q-C-A 




quorum curam age- 
bat 


Q-C-C 


R-M 


quaestor curator ci- 


NEGNOG-C- 


vium romanorum 


Ti 




.Mogontiaci, nego- 
tiator Mogontiacen- 
sis, civis Taunensis 


Q-CONT 


qui continet 


Q-C-P 




quinquennalis censo- 
ria potestate 


Q-C-R 




quel cives Romani 
(erunt) 


Q-C-V 




quaestor coloniae 
Viennae 


Q-D 




quaestor designatus 


()I) 




quondam 



1. I?ramhach, 2).. 

2. ISnaiiibdch, 756. 



SIGLES ET ARRÉVIATFONS 



421» 



QD-A 

QDE-R-F-P 
D-KR-IC 

Q-DR 
QD-R-A 
Q-E 
Q-E-C-F 



QED 
Q-E'R-ET-P 

Q-E-R-FED 

QF 



Q-F'E 


Q-F-H-P 


Q-F-IVG 


Q-F-P-D-E-R 


IC 


Q-H-C-I-R 


Q-HH-S-S 


Q-H-NS 


Q-I D-P 


Q-INF-S-S 


QIR 


Q-I-S-S 


Q-K 


Q-L-A'A-R 


QLS-V-TL 



quo, qua ou quibus 

de agitur 
quid de ea re fieri 

placeret, de ea re 

ita censuerunt 
qua de re 
qua de re agitur 
qui, quae, quod est 
(votum libens ani- 

mo posuit) quojus 

eum compotem fe- 

cit 
quod eodie 
quanti ea reserit tan- 

tam pecuniam 
quod ejusrectefactum 

esse dicetur 
qui, quae, quod fuit 

ou qui faciunt ou 

quod factum oî^quo 

facto 
quod factum est 
Quintus filius hères 

posuit 
quod facit iugerum 
quid fieri placeret, 

de ea re ita censue- 
runt 
quo honore conten- 

tus impensam re- 

misit 
qui heredes scripti 

sunt 
quod heredem non 

sequetur 
qui juri dicundo prae- 

erit 
qui, quae infra scripti, 

scripta sunt 
Quirina (tribus) 
qui, quae infra scripti, 

scripta sunt 
quaestor kandidatus 
qui locum acceperunt 

a republica 
(dicite) qui legitis sit 
vobis terra levis 



Q-M 


qui militavit 


Q-M 


quo minus 


Q-M-C 


qui militare coepe- 




runt 


Q-MIL 


qui militavit 


Q-N-S-S-S 


quorum nomina su- 




pra scripta sunt 


QP 


quaestoria potestate 


Q-P 


quadrati pedes 


Q-P-A 


quaestor pecuniae ali- 




mentariae 


Q-P-A-P 


quaestor pecuniae ali- 




mentorum publico- 




rum 


Q-PF 


qui primi fuerunt 


Q-P-P 


quaestor pecuniae pu- 




blicae 


Q-P-P-G-M 


quinquennalis perpe- 




tuus corporis men- 




sorum 


QPR-PR 


quaestor pro praetore 


QQ 


quaestores 


Q-Q 


quicquid 


Q-Q 


quinquennalis 


Q-Q 


Quinti duo 


Q-Q-C-F-NAV 


quinquennalis corpo- 




ris fâbrum nava- 




lium 


Q-Q-C-P 


quinquennalis censo- 




ria potestate 


Q-Q-P 


quoquoversus pedes 


Q-Q-PER, Q- 


quinquennalis perpe- 


Q-P-P 


tuus ou quinquen- 




nales perpetui 


Q-Q-S-S-S 


quam qui supra scripti 




sunt 


QQ-TT 


quaestores 


Q-Q-V 


quoquoversus 


Q-QV-L-P 


quoquoversus locus 




pedum... 


Q-QVP 


quoquoversus pe- 




des... 


Q-Q-V-P Q 


quoquoversus pedes 




quadratos 


QR 


Quirina (tribus) 


Q-R-C-F 


quando rexcomitiavit 




fas, ou quando rex 




28 



430 


APPENDICE 






comitio fugit {sur 


P-ALIM 


niae alimentariae 




les calendriers) 


QVAIST 


quaistor {archaïque) 


Q-RF-E-V 


quod recte factum 


QVANTIE-R 


quanti ea res erit 




esse videbitur 


ET-P 


tantam pecuniam 


QR-P 


quaestor rei publi- 


QVAR 


Quartus (prénom) 




cae 


Q-V-F-S-I-O 


quod verba facta 


Q-R-P-A 


quaesturam rei publi- 




sunt in ordine 




cae agens? 


QVI 


Quinctilis 


Q-R-S-H-F-H- 


> 


QVI2 


Quintanar (ara) 


TT-V 1 




QVI 


Quirina (tribus) 


Q-R-TPD-S- 


qui rogat te praete- 


QVm-EX-S-C 


quibus ex senatus 


T-TL 


riens dicas: sit tibi 


G-P 


consulte coire per- 




terra levis 




missum (est) 


QS 


quiescant? 


QVI-I-D-P 


qui jure dicundo 


Q-S 


qui, quae, quod supra 




praeest 


Q- SAC- P- 


quaestor sacrae pecu- 


QVIN 


Quinquatria 


ALI M 


niae alimentariae 


QVIN 


quinquennalis 


QSFE 


quod supra factum 


QVINCT 


Quinctilis 




est 


QVINQ 


quinquennalis 


Q-S-P-P-S 


qui sacris publicis 


QVINQ 


quinquies 




praesto sunt 


QVIR 


Quirina (tribus) 


QS-S-S 


qui, quae supra 


QVIR 


Quirinalia 




scripti, scripta, 


QVIR 


Quirinalis (flamen) 




scriptae sunt 


QVIRI.QVIRIN 


Quirina (tribus) 


Q-STDF 


quando stercus dela- 


Q-VIX 


qui, quae vixit 




tum fas (sur les ca- 


QVO F 


quo facto 




lendriers) 


QVOT 


quotannis 


QT 


quot 


QV-P 


quoquoversus pedes 


QV 


quinque 


Q-V-PQ 


quoquoversus pedes 


QV 


Quintus 




quadratos 


QV 


Quirina {tribus; 


Q-VR, VRB 


quaestor urbanus 


QV 


qui vixit 


QVR 


Quirina (tribus) 


Q-V 


quoquoversus 






Q-V 


qui vocatur 






Q-V A 


qui vixit annis ou 




R 




annos 




QVAD 


quadrans 






QVADR " 


quadrigae 


R 


Raetia, Raeti (cohors) 


QVAE, QVAES 


quaestor 


R 


Rapax (legio) 


QVAESIT-IVD 


quaesitor judex 


R 


ratio 


QVAES -RET 


quaestum rettulit 


R 


recessus 


QVAEST-SAC 


quaestor sacrae pecu- 


R 


regnum 






R 


restituit 


I. Grulcr, 886, 


3, explique : Qui rétro 


R 


retiarius 


scripti heredes fecerunt hune titulum. Ti- 


R 


rétro 


tulo usi. — Il est probable que ces sigles sont 






insuffisamment coo 


ées. 


2. Bramb., 1446 







Sir.LES ET ABRÉVIATIONS 


431 


R 
R 


Retus (prénom) 


RHOD 


Rliodanici (nautae) 


revocatus 


R-IN C 


redactus in coloni- 


R 


Romanus 




cum? 


R 


rubrica, rubrum, 


R-L 


recte licet, licebit 


R 


riifus 


RM -F 


reverentissimae me- 


R 


ratio , Roman us 




moriae femina? 










(eques), rubrica 


R-N 


regnum Noricum 


RAP 


Kapax (legio) 


ROB 


Robigalia 


RASi 


rarissimo 


ROM 


Romanus 


RAT 


rationalis 


ROM, ROM IL, 


Romilia (tribus) 


RAT-CASTR 


ratio castrensis 


ROMVL 




RAT-PRIV 


ratio privata 


ROS 


rosalia 


RATS-R 


rationalis sacrarum 


R-P 


ratio privata 




remunerationum?2 


R-P 


respublica, reipubli- 


R-C 


reficiendum curave- 




cae, etc. 




runt 


R-P-B 


res publica Bovillen- 


RD-A 


ratio dominica Au- 




sium 




gusta 


R-P-C 


reipublicae causa 


RE 


Regina 


R-PC 


reipublicae consti- 


REC 


reciperator, recipera- 




tuendae 




torius 


R-P-C 


res publica Carsiolo- 


RECT-PROV 


rector provinciae 




rum 


RED IN G 


redactus in coloni- 


R-P-G-A 


rei publicae causa 




cum ? 




abesse 


RED-AB AER 


redemptor ab aerario 


R-P-G-L 


res publica coloniae 


REF, REFE. 


refecit, refecerunt, re- 




Lambaesitanae 


REFEG 


fectus 


R-P-D- 


rei publicae dédit 


REFIC-COER 


reficiunda coerarunt 


R-P-M-D 


res publica municipii 


REFIC-D-C- 


reficiendas de cons- 




Dianensium 


S-C 


criptorum sentenlia 


R-P-N 


res publica nostra 




curaverunt 


R-P-P 


res publica Philippen- 


REG 


Regina 




sium 


REG 


regio 


R-P-P-D-D 


res publica Phuen- 


REIP, REIPVB 


reipublicae 




sium decreto decu- 


REP 


reipublicae 




rionum 


REP 


reparari 


RP-R 


res publica Reatino- 


REPLET 


repletio 




rum 


RES 


restiluit 


R P-R 


res publica Ricinensis 


RES P-C-L-F 


respublica coloniae 


R-P-R 


res publica restituit 




Lambaesitanae fecit 


R-P'RS-RTA3 


re publica Romanis 


REST, RESTIT 


restituit, restituerunt 




restituta 


RET 


retiarius 


R-P-S-S 


respublica supra- 


RET 


rettuiit 




scripta 


REVOC 


revocatus 


RR 


rarissimae? 






R-R-PROX- 


recta regione proximo 


I. C. I.L., VIII, 


4037. 






2. Orelli, loqo. 




3. C. /. L., Vin, 


10293. 



432 

CIP-P 
R-S-P 
R-S-P 
R-T 

R-T, TIB 
RV-I 
RVSS 



S 

S 

s 
s 
s 

s 
s 
s 
s 
s 
s 
s 
s 
s 
s 
s 

s 
s 
s 
s 
s 
s 
s 
s 
s 
s 
s 
s 
s 
s 
s 
s 
s 



APPENDICE 




cippo pedes... 


S 


stipendia 


ratio sacri patrimonii 


S 


studiosus 1 


res summa privata 


S 


sunt 


ripa Thraciae 


s 


suus, sui 


ripa Tiberis 


s 


suppurationes 


rudis prima 


s 


quinarius, semis 


russata (factio) 


s 


servus, Sextus -, 
scriba? 3 




SA 


sacerdos 


S 


S-A 


(procuralor) saltuum 
Apulorum ? 




SA 


salve ou salutem 


sacerdos 


SA 


Salvius 


Servius 


S-A 


Salus Augusta 


servus 


S-A 


Saturnus Augustus 


sestertium 


S-A 


Severiana Alexandria- 


Severiana (legio ou 




na (legio, cohors) 


cohors) 


S-A 


Silvanus Augustus 


Severus 


S-A 


somnus aeternalis 


sextarius 


SAB. SABATI, 


Sabatina (tribus) 


Sextus 


S ABAT IN 




si 


SAC 


sacer, sacrum, sacer- 


Sicilia 




dos, sacerdotalis. 


sacerdos, sacrum 




sacravit 


saeculum 


SACC 


sacerdotes 


saltus 


S-AC-D 


sub ascia dedicavit 


salve ou salutem 


SACER 


sacerdos 


Saturnus 


SACERD-CER 


sacerdos Cereris 


scriba, scripsit, scrip- 


S-M-D-XV V 


sacerdos matris Deum 


tus 




quindecimviralis 


se, sibi 


SAC-P 


sacerdos publicus 


secundae 


SAC-P-A-A 


sacerdos provinciae 


secutor 




Africae anni... 


semis 


SAC-PHRYG- 


sacerdos Phrygius 


sententia 


MAX 


maximus 


sepultura 


SACR 


sacrum 


signavit, signator 


SACR.FAC 


sacris faciundis 


signifer 


SAC -S AT 


Sacerdos Saturni 


singuli 


SAC -SVP 


sacerdos superior? 


Silvanus 


SAC.VRB 


sacerdos urbis 


singuli, singularis 


SA-D,DD 


sub ascia dedicavit 


situs ou sepultus 

sol? 

Suivit 


1. C. /. L., III, 


4876. 


2. Bull, épigr. 


1S89, p. C)4. 


3. L'explication 


« Secutor » proposée par 


soror? 


M. Hûbner (Ex. se 


ript. ep., D- Lxxni , pour les 


Spurius 


nos 2441 et 2Î147 du 


C. 1. L., VI, est douteuse. 


statio 


On peut, dans ces d 


eux cas. expliquer .- 5t'A7(..<. 



SICLES ET ABRÉVIATIONS 



433 



Salurnus Augustus 

Frugifer 
sagittarii (cohors) 
salinae 
Salius 
Salvius 

salve ou salutem 
Severiana Alexandria- 

na (legio ou cohors) 
salararius 
salarius sociorum 
Samnis 
Sarmaticus 
Sardinia 
servus arcarius 



S-A-F 

SAG 
SAL 
SAL 
SAL 
SAL 
S-AL 

SALA 

SALARI-SOC 

SAM 

SAR 

SAR 

S-ARK 

SARM.SARMAT Sarmaticus 

S'A'S Saturno ou Silvano 

Augusto sacrum 
SA'SAT sacerdos Saturni 

S'AS'D sub ascia dedicavit 

SAT'AVG Saturnus Augustus 

S"B-A"S Saturno Balcaranensi 

Augusto sacrum 
SB*P"Q*S sibi posterisque suis 

SB-D sub die 

se ' sacerdotium 

S-C sacra cognoscens 

se scaenicus 

S'G senatumconsuluerunt 

S-C senatus consulte 

se (plebji) scitum 

S"C singularis consularis 

S'G scribendum curave- 

runt 
S"G sub cura 

SGA scabillarii 

SG-ADF scribendo adfuerunt 

SCAP, SCAPT Scaptia (tribus) 
SCAPTINS Scaptiensis(delatribu 

Scaptia) 
SCAT Scaptia (tribus) 

S'G"G senatus consulte cu- 

ravit, curaverunt 
S"G"C-G senatus coire convo- 

cari cogi 

I. C. /. /:., VI, 736. 



SG-DD 

S-G-D-D- 

SG-D-M 
SG D-T 

SGE 
SCEN 
S-G-F-G 



SGR'GER 

SG-HR 

S-G-P 

SG-PR 

S-GQ-ANN 
SCR 

SGR-ADF 
SG-R-G 



SGRI 

SGRIB-ADF 

SGRIBLIBR- 

Q 
SCRIB-Q-VI 

PR 
SGRIB-R-P 
S-GRIVLL 
SGRP 
SGRVT 
SGS 
SGVR 
SGVT 

SGYT. SCYTH 
S-D 
SD 
SD 

S-D 
S-D 
S-D-L-S-D 

S-D-M 



socii cultores domus 

divinae 
s... creatus decreto 

decurionum 
sciens dolo malo 
senatus consulte de 

thesauro 
serve conserva ejus ? 
scaenicus 
senatus consulte fa- 

ciundum curave- 
runt. 
scriptus cerarii 
secundus hères 
sacerdos Gererum pu- 

blica 
senatus consultum 

pepuli Romani 
sui cujusque anni 
scriba, scripsit 
scribendo adfuerunt 
senatus consulte res- 

tituendum curave- 
runt 
scriba, scripsit 
scribundo adfuerunt 
scriba librarius quaes- 

torius 
scriba quaestorius 

sexprimus 
scriba rei publicae 
sine crimine ullo 
scripuli 
scrutarius 
sacerdos 
scurra 

scutata (cohors) 
Scythica (legio) 
sancta dea 
Sarapis ? deus 
Saturnus deminus, 

Silvanus deus 
sinistra decumanum 
Sol deus 
sacerdos dei Liberi, 

sacerdos deae 
sacrum diis Manibus 



434 



APPENDICE 



S-DM 
S-D-N 

S-DO-M 
S-D-S 

S-DS 

S D-S-D 

SE 

SE 

SE 

S-E 

SEB 

SEBAC 

SEC 

SEC 

SEC -H 

SEC-TR 

SEI V-E 

SEIVG 

SEM 

SEM, SEMEN, 

SEMENS 
SEN 
SEN 

SEN SEN 
SEP 
SEP 
SEP 
SEPT 
SEPT 
SEQ 
SEQ 
SER 
SER 
SER 
SER-AEQ- 

MON ET 
SERG 
SERT 
SER-7SC 

SER-VIL 
SER-V-LIBER- 



sine dolo malo 

(pro) salute domini 
nostri 

sine dolo malo 

Saturno deo ou domi- 
no sacrum 

Silvano deo ou domes- 
tico sacrum 

Silvano deo sancto 
domesticor 

secutor 

secunda 

sesteriius 

situs est 

Sebasteni (ala) 

sebaciaria 

secundae 

secutor 

secundus hères 

secutor tribuni, trie- 
ra rc h i 

sei videatur eis 

sejuge 

semel 

semestris 

senatus 

senior 

senatus sententia 

September 

Septimius 

sepultura 

September 

Septimius 

Sequana (dea) 

secutor 

Sergia tribus) 

Servius 

servus. serva 

servus aequator mo- 

netae 
Sergia (tribus) 
Sertor 
servus contrascrip- 

tor 
servus vilicus 
servus \ovit, liber 



S sol vit 

S-E-S'F sibi et suis fecit 

SESQ, SESQVI- sesquiplicarius 

PL 
SE"TR secutor tribuni 

S'ET S sibi et suis 

S- ET S'L'L'P'sibi et suis libertis, 
Q-E, LIB-LIB- libertabus posteris- 
POST-Q-EOR que eorum 
SEV-AVG sévir Augustalis 

SEX sexmestris (tribunus) 

SEX Sextilis 

SEX Sextus 

SEXM sexmestris (tribu- 

nus) 
SEXTIL sextilis (mensis) 

S'F sacris faciundis 

S'F'S sine fraude sua 

S*FR"S'C(F)L sine fraude sua capere 

(facere) liceto 
S-H secundus hères r 

S*H semihora 

S'H signum Herculisr 

S-H sita hic r 

SH summa honoraria 

S'H'F'C secundus hères facien- 

dum curavit 
S-I stlitibus iudicandis 

S'TD Sol invictus deus 

SI'E situs est 

SIF sifonarius 

SIG signifer 

SIGF signifer 

SIGN signator, signavit 

SIGN signum, signifer 

SIGNE signifer 

SIL'SILV Silvano silvestri 

STM Sol invictus Mithras 

SING singularis, singuli 

SING-COS singularis consularis 

SINGVL singularis 

S'I'N'M Sol invictus n... Mi- 

thras 
SI-P'C suis impensis ponen- 

dum curavit 
S' IV' sanclissimus juvenis.' 



SIGLES ET ABREVIATIONS 



435 



SL-IVDIK 
S-L-L-M 

S-L-M 
S-L-P 

SLR 

SL-RI-CQO 
0-R-E 

S-L-V-S-P 

SM 
S-M 

S-M 

S-M 

S-M 

SM-D 

S-M-V 

S-N 

S-N-P 

SOC 

SOC -S 

SOD 

SOD • AVG 

AVGVST 
SOL 

SOL-L-M 
S-OP-P 

SP 
S-P 

SP 
SP 
S-P 
S-P 



S-P 

SPAER 

S-P-B 



stlitibus judicandis 
solvit laetus libens 

merito 
solvit libens merito 
sibi libertis posteris- 

que 
(votum) susceptum 

libens reddidit 
siremps lex res jus 

caussaque omnibus 

omnium rerum esto 
suo loco vivus sua pe- 

cunia? 
sanctae memoriae 
secundum manci- 

pium 
Sol Mithras 
solvit merito 
submedicus 
sacrum matri Deum 
sacra moneta Urbis 
sestertii nummi 
si non paret 
socius, socii 
sociorum servus 
sodalis 
sodalis Augustalis 

solvit 

solvit libens merito 

sunt omnis pedaturae 

pedes. . . 
semper 
servus publicus ou 

serva publica 
spectavit 
Spurius 
stolata puella f 
sua pecunia ou suo 

peculio ou sumptu 

proprio ou sumptu 

publico 
sub praefectus 
sphaerista 

singulares pedites 
Britannici ? 



S-P-C-P-S sua pecunia posue- 

runt 
S-P"D-D sua pecunia dono de- 

dit 
S'P-D-D'D sua pecunia dono de- 

dit dicavit 
SPE spectavit 

SPEC, SPECVL- speculator, speclaria 

SPECLAR rius 

SPECTATNVM»spectator numerator 
SP-F spectabilis femina 

SP-F2 Spurii filius 

S-P-F sua pecunia fecit 

S-PF-C sua pecunia facien- 

dum curavit 
S-P' FE soror pia fecit 'i 

S-P-F-E-S-V-P sua pecunia fecit et 

sibi vivus posuit? 
SPHAER sphaerista 

S-P-L senatus populus que 

Lavininus 
SPL splendidus, splendi- 

dissimus 
SPL-EQ-R splendidus eques Ro- 

manus 
S-PL-R sacra publica romana 

S-P-M-A senatus populusque 

municipii Antina- 
tium 
SPP spectabiles 

S-p.p sua pecunia posuit 

Sp-p-C sua pecunia ponen- 

dum curavit 
S-P-PIrD-D-D sua pecunia posuit, 
loco dato decreto 
decurionum 
S-P-P-S sacrispublicispraesto 

sunt 
S-P-P-S-F solo publico [ou pri- 

vato?) pecunia sua 
fecit 
5p.Q senatus populusque 

S-P-Q-A senatus populusque 

Albensis 

i.C. I.L., XII, 569 j. Cf. plus ha.t, p. 337. 
2. Voir page 71. 



436 



APPENDICE 



SP-QC 

SPQ-L 

SPQ-R 

S-PQ-S 
SP-Q-T 

S-PR 
S-P-R 

SPR 
S-P-S-F 

S-P-SP 

SQ-HAP-E-S- 
SA-V-DF 



S-Q-S-S-EQ-NI 
S-R 

S-QVE ME -F 

SR 

S-R, RAT 

SR-D-S.F-C 

S • RES • LEX- 
IVS-GAVSSA- 
QVE-OO-R- 
ESTO 

S-R-F 

SRP 

SR-P-F-ET D 



s-s 

SS 
S-S 

S-S 
S-S 



senatus populusque 

Corsiolanus 
senatus populusque 

Lavininus 
senatus populusque 

Romanus 
sibi posterisque suis 
senatus populusque 

Tiburs 
sine pretio 
sua pecunia restitue- 

runt 
subpraefectus 
sibi posterisque suis 

fecit 
sibi p(jsterisque suis 

posuit 
si quis hanc arcam 

post excessum su- 

prascriptorum ape- 

rire voluerit, dabit 

fisco 
■si quid sacri sancti 

est quod non jure 

sit rogatum 
suisque merentibus 

fecit 
Sergia (tribus) 
summaerationes 
soror de suc facien- 

dum curavit 
siremps res, lex, jus 

caussaque omnibus 

omnium rerumesto 

summa ratio fîsci 

servusrei publicae 

sumptibus rei publi- 
cae fecit et dsdica- 
vit 

Saluti ou Saturno ou 
Silvano sacrum 

sanctissimae r 

(Silvano) sancto sa- 
crum 

scripti ou scripta sunt 

sempcr scriptus 



S-S 

SS 

S-S 

SS 

S-S 

S-S 

S-S 

S-S 

SS 

SS-DD-NN 

S-S-E-L-FC 

S-SF 
S SI 
S-S-L-L-M- 



SS-P-QEOR 
SS-Q-P-P 

s-s-s 

s-s-s 
s-s-s 

s-s-sis 

S-T 

ST 

ST 

ST 

ST 

STA 

STA 

STAT 

STAT 

STAT-HER 

STAT-QC-M 



STE, STEL. 
S T E L L, 
STELLA, 
STELLAT 

STI, STIP 



senatus sententia 

sestertius 

siti sunt 

solverunt (ambo) 

subscriptus 

sumptu suc 

supra scriptus, scripta 

susceptum solvit 

sestertii, sextarii 

salvis dominis nos- 
tris (duobus) 

sibi suis et libertis 
faciendum curavit 

sibi suisque fecit 

supra scripti 

(votum) susceptum 
solvit libens laetus 
merito 

sibi suis posterisque 
eorum 

sibi suis que posteris- 
que posuerunt 

sicut supra scripti, 
scripta 

summa supra scripta 

supra scripti, scripta 
sunt 

salve, salvus sis 

secutor tribuni 

statera 

Statius 

Stellatina (tribus) 

stipendia 

stamen 

Statius 

statio, stationarius 

statua 

statio hereditatium 

statio quadragesimae 
civitatis Medioma- 
tricorum 

Stellatina (tribus) 



stipendia 



Sir.r.ES ET ABREVIATIONS 



437 



STF 


stolata femina 


SVM 


Summanus 


ST-HER 


statio hereditatium 


SVMP 


sumptuarius 


STIP 


stipendia, stipendio- 


SUM-SVM 


summa summarum 




rum 


SVPP 


suppositicii (gladia- 


STL 


Stellatina (tribus) 




tores) 


S-T-L 


sit terra levis 


S-V-Q 


sine ulla querela 


STL. STLIT 


stlitibus iudicandis 


SVS-VOT 


suscepto voto 


IVDIC 




SV-T-L 


sit vobis terra levis 


S-TR 


secutor tribuni 


SX 


Sextus 


STR, STRA 


strator 


SYR 


Syriacus, syriaca 


STRIG 


striganus? 




(classis) 


STP 


stipendiorum 






S-TT-L 


sit tibi terra levis 






ST-T-L-D 


sit tibi terra levis 
die 




T 


STVP 


stupidus 






s-v 


senatus Vocontio- 


T 


tabula, tabularius 




rum 


T 


Tampiana (ala) 


s-v 


se vivo 


T 


te 


S-V 


spectavit victor 


T 


templum r 


SVB 


subheres 


T 


tergum 


SVB 


Suburana (tribus) 


T 


terra 


SVB A (ASC)-D 


sub ascia dedicavit 


T 


territorium 


SVB CVR 


sub curator 


T 


tesserarius 


SVBHE 


subheredes 


T 


testamentum 


SVBPR, SVB- 


subpraefectus 


T 


tiro 


PRAE, SVB- 




T 


titulus 


PRAEF 




T 


Titus 


SVBPROG 


subprocurator 


T 


transvccturarius 


SVBSKQ 


subsequens 


T 


tribunus 


SVBVIL 


subvilicus 


T 


Tripolitana 


SVBVNC 


subunctor 


T 


Tromentina (tribus) 


SVC 


Suburana (tribus) 


T 


tu mu lu s 


S-C, GV 


sub cura 


T 


turma 


S-V 


soluto voto 


T 4 


prima 


S-VEC 


senatusve consuito 


T-A 


taurus auratus 


S-V-F 


sibi vivus fuit 


TAB 


tabularius 


SVF 


sufes 


TAB 


taberna 


SVF 


suffectus 


TAB 


tabula, tabularius, ta- 


SVF 


suffragia 




bulatio 


S-V-LA 


soivit votum libens 


TABEL, TA- 


tabcUarius 




animo 


BELL 




SVLP 


Sulpicia (ala) 


TABVL 


tabularius, tabula- 


S-V-L-M 


soivit votum libens 




rium 




merito 


TAMP 


Tampiana (ala) 


svr.-M 


Sulevae montanae 


I . Le T prend 


parfois sur les monuments 


SVM 


su m ma 


peu soign-js la tonne J'un '\ . 



438 


APPENDICE 






TAVR 


taurobolium 


TIT'DE-C-S-S 


titulum dedicaverunt 


T-BAT 


Transrhenanus Bata- 






cum supra scriptis 




vus 


TIT-P 




titulum posuit 


T-B-C 


tubicen ? 


TK 




tabularium castrense 


T-BQ 


tu bene quiescas 


T-L 




testamento legavit 


T-C 


titulum curavit 


T-LH 


•F-C 


testamento legavit; 


T-DV-S 


Telluri deae votum 
solvit ? 






hères faciundum 
curavit 


TEC 


tector 


TM 




Terra mater 


TEGVL 


tegularius 


T-M 




threx murmillo 


TEM 


templum 


T-M-P 




titulum memoriae po- 


TER 


Teretina (tribus) 






suit 


TER 


terminus, termina- 


T- M- 


Q. F- E 


tene me quia fugi et 




lia 


REV 




revoca 


TER 


tertius, tertia 


TN-C 


H-FC 1 


testamento non ca- 


TERET. TERE 


- Teretina (tribus) 






vit ; hères faciun- 


TIN 








dum curavit ??? 


TERM-CVR 


termiiiandum curave- 
runt 


TOB 


Q 


tibi ossa bene quies- 
cant 


TERR 


territûfium 


TOG 




togatus (^ advoca- 


TERR 


terruncius 






tus) 


TES 


tessera, tesserarius 


TON 




tonsor 


TESM 


testamentum 


TOP 




topiarius 


TESS,TESSE, 


tesserarius 


TORQ 




torques, torquata (ala 


TESSER 








ou cohors) 


TEST-LEG 


testamento lega/it 


TORQ- 


\RMIL- 


(donatus) torquibus, 


T-F 


testamentum fecit 


PHAL 


armillis, phaleris 


T-F-C 


testamento ou titu- 


TOT 




Totates ? (Mars) 




lum faciendum cu- 


T-P 




tanta pecunia 




ravit 


TP 




tertiae partis? 


TF-I 


testamento o« titulum 
fieri jussit 


T-P 




testamento ou titulum 
posuit 


T-F-I-S 


testamento fieri jussit 


T-P 




tribunicia potestate 




sibi 


T-P-I 




testamento ou titulum 


TF-R 


testamento fieri roga- 






poni jussit 




vit 


T-P-M 




titulum posuit me- 


THER 


thermarius 






moriae 


T-H-E-S 


lumulo hoc (?) est se- 


T-POLL-M 


titulum posuit libens 




pultus 






laetus merito 


THR 


Thracia, threx 


T-Q-D 




tolius.quc domus 


Tl 


Tiberius 


TR 




Trajanus, Trajana 


TIB 


Tiberius 






(legio) 


TI-F 


titulum fecit 


TR 




Transpadana 


TIGN 


tignarius 


TR 




Trcbius 


TIR 


Tirrus 


TR 




threx 


TIR-LEG 


tirones legendi 


TR 




tribunus 


TIT 


titulus 


1 . Riaiiibacli, 1 1 


^(>. 



SIGLES ET ACKEVIATIONS 



439 



TR 


trierarcha 


TROMENT, 




TR 


trieris 


TROMENTIN 




TR 


triumphator 


T-R-P-D-S-T 


te rogo praeteriens 


TR 


Tromentina (tribus) 


T-L 


dicas sit tibi terra 


TRA 


Trajanus, Trajana 




levis 


TRA 


trierarcha Augusti 


TR-PL 


tribunus plebis 


TRAl 


Trajanus, Trajana 


TRPOT 


tribunicia potestate 


TRAM 


tramare 


T-S 


tatae suo • 


TRA. TRAN, 


Transpadana 


TSF-I 


testamento suo fieri 


TRANSPAD 






jussit 


TRAVGG 


tricliniarcha Augus- 


T-S-T-L 


terra sit tibi levis 




torum 


T-T 


tibi terram 


TRE 


trecenarius 


TTL-S 


tibi terra levis sit 


TRE 


Treveri (ala) 


T-V 


titulo usus 


TREB 


Trebius 


T-V 








ture vino 


TREC 


trecenarius 


TVB 


tubicen 


TRET NAV 


transvectuarius et na- 


TVB. TVBIL 


tubilustrium 




vicularius 


TVB-SAC-P- 


tubicen sacrorum po- 


TREV 


Treveri (ala) 


R-Q 


puli romani Quiri- 


TRFOR 


Trajana fortis (legio) 




tium 


TRI 


trierarcha 


T-VF 


titulum- vivus fecit 


TRIB 


tribunus 


T-V-F 


turc vino fecerunt 


TRIB-ET NOT 


tribunus et nota- 


TVL 


TuUus 




rius 


TVM 


tumulus 


TRIBLAT.LA- 


tribunus laticlavius 


TVN, TVNG 


Tungri (cohors) 


TIC, LAVICL 




TVR 


turma 


TRIBMIL 


tribunus militum 


TVTAVG 


Tutela Augusta 


TRIBMILA 


tribunus militum a 


TVTEL 


tutelarius 


P,A POP 


populo 


T-T 


Teretina tribus 


TRIBP 


tribunicia potestate 


T-T-L-S 


terra tibi levis sit 


TRIBP 


tribunus plebis 


T-TLV 


terra tibi levis volo? 


TRIB-POT,PT 


tribunicia potestate 






TRIBSVC 


tribus Succusana 






TRIPL 


Tripolitana 






T R 1 V M F. 


triumphatoi-, trium- 




V 


TR I VMP 


phatrix 






TRLAT 


tribunus laticlavius 






TRM 


tribunus militum 


V 


vale 






V 


Valcntia (dea) 


TRM 


tritici modius 






TRMIL 


tribunus militum 


V 


Valerius 


TRMILAP 


tribunus militiun a 


V 


vene = bene 






V 


veteranus 




populo 






TRMIL-L,LEG 


tribunus militum le- 


V 


Venus 






V 


verna 




gionis 










V 


veteranus 


TRO 


(legio) Trojana (c. a. 










V 


via 




d. Trajana) 






TRO, TROM, 


Tromentina (tribus) 


1. CI. L. X, 


IQtU. 



440 



APPENDICE 



V 
V 
V 
V 
V 
V 
V 
V 
V 
V 

V 

V 

V 

V 

V 

VA 

VA 

VA 

VAL 

VAL 

VAL 
VALBYZ 

VAL-VICT 
V-A-P 

VASLM 

V-A-S-P-I' 



VB 
VB 

V-B-D-RP 

V-B-MP 

VBOVK 

V-B'S 

VC 

VC 

I. Orclli. 5)71 



vexillarius 

Vibius 

vicit 

Victoria 

victrix (legio) 

villa 

vir 

Virtus (dea) 

vrbs 

vivus, viva, vivit, 

vixit 
Voltinia (tribus) 
votum, vovit 
iitere 
uti 
uxor 
vale 

vices agens 
vixit annos ou annis 
Valeiius, V'alena (!e- 

valetudinarius. vale- 

tudinarium 
vices agens legati 
Valeria Byzacena(pro- 

vincia 
Valeria victrix (legio) 
vices agens praesi- 

dis 
votum ani.no solvit 

libens merito 
viis aedibus sacris 

publicis procuran- 

dis? 
Ubii (cohors) 
vir bonus 
vir bonus dignus re 

publica 
voto bcne merenli po- 

suit 
virum bonum oro vos 

faciatis 
vir bonus sanctus 
vir clarissimus 
unctor 1 



V-C-A-V-P vir clarissimus agens 

vices praesidis 

VC-CONS'P'N vir clarissimus con- 
sularis provinciae 
Numidiae 

V"C'D"D vir clarissimus dédit 

dedicavit 

V'C'ET INL vir clarissimus et in- 
lustris 

V'C'L'M voti compos libens 

merito 

V*C'P-P vir clarissimus pater 

patrum 

V'C-Q"K vir clarissimus quaes- 

tor candidatus 

V-C-R voluntarii cives Ro- 

mani 

V'D vir devotus 

VD'D Venerir donum dat 

V'DP'R'L'P unde de piano recte 
legi possit 

V'D'P'T'L'D vir devotissimus pro- 
tector lateris domi- 
nici 2 

V-DS vovit? de suc 

VE Velina (tribus) 

VE veteranus 

VE -i vêtus? 

V*E vir egregius 

V"E"A'V'P vir egregius agens vi- 

ces praesidis 

VEC vectigal, vectura 

VrXT. VECTIG vectigal 

V-E"D"F -4 vir egregius decurio 

factus 

\''E"EQ"R vir egregius cques 

Rom.anus 
véhicula 
velarius 
vêles 
Velina (tribus) 



VEHIC 

VEL 

VEL 

VEL, \EL1N, 

VELL 
VEN 
VEN 



vcnatio, venator 
veneta (factio) 



2. Bull, comun,, 1873, p. 5i. 
:<. C. /. t., IX, 2585. 
|. C. I. L., VI, 2010. 



SIGLES ET ABRÉVIATIONS 



441 



VEN 


Venetia 


VICE-S-C 


V-E-PP 


vir egregius primipi- 


VICIM 




laris 


VICLOP 


VER 


(Frisii) Verlutionen- 


VICN 




ses (cuneus) 


VICPOR 


VER 


verna 


Vie -S 


VERB 


verbex 


VICT 


VERED 


veredarii 


VICT 


VESTIG 


vestigator 




VET 


Voturia (tribus) 


VICT, VIGTR 


VET, VETER 


veteranus 


VIG 


VEX, VEXI, 


vexillarius, vexillatio 


VIK 


_ VEXI L. 




VIL 


' VEXILL 




VIL-BR 


VF 


verba fecit ou fece- 





VF 



VF 

VFEN 
V-F-ETL-E 

VF-I 
V-F-S 
V-FS 
V-FS-ET S 

V-F-T 

V-H 

V-HA 

VI 

VI 

V-I 

VI 

VIAT 

VIAT-TR 

VIAT -TR- PL 

VI AV 

VI B 

VIG 

VIG 

VIG 

VIG 

VIG 

VIG 

VIGAVG 



runt 
Viennae fecit {sur les 

produits de la céré- 

mique de Vienne) 
vivus, A'iva fecit 
Oufentina (tribus) 
vivi fecerunt et locum 

emerunt? 
vivae fieri jussitr 
verba facta sunt 
vivus fecit sibi 
vivus fecit sibi et 

suis 
vivus fecit titulumr 
vir honestissimus 
vixit honeste annis 
Vibius 
vineae? 
vir inlustris 
vixit 

viator, viatorium 
viator tribuni 
viator tribuni piebis 
Victoria Augusta 
Vibius 
vicit 

victimarius 
Victoria 
vicus, vicani 
victoriatus 

Victor, victrix (legio) 
Victoria Augusta 



VILG 

V-ILL 
VILLA 
VIL-PVB 
VIL-R-S 

VIN 

VIND, VINDEL 

V-INL 

V-INL-COM 

VIN-VRBET- 

OST 
V-LP-AN 

VIRB 

v-i-s 

VI-S 
V-L 

V-L 

V-L 

V-L 

VL 

VL-A-S 

V-L-LIBM 

V-L-L-M-S 

V-L-M 



vice sacra cognoscens 
vicimagister 
vicus Lopodunensis 
victoriati nummi 
Vicani Portuenses 
vici scito 
victimarius 
Victorienses (colle- 

gium)? 
victrix (legio) 
vigiles 
vicani r 
viiicus 
vilicus Brunuisino- 

rum 

(vigesimae libertatis) 

vilicus 
vir illustris 
villatici 
villa publica 
vilitus ripae superio- 

ris 
Vinalia 

Vindelici (cohors) 
vil- inlustris 
vir inlustris cornes 
vinarii urbani et Os- 

tienses 
vixit pia annos, ou 

annis 
Virbialis 

verba infra scripta 
vici scitu 
(sine fraudej vel lae- 

sione? 
verna libertus? 
veteranus legionis 
vir laudabilis 
Voltinia (tribus) 
votum libens animo 

solvit 
voto laetus libens 

merito 
votum libens laetus 

merito solvit 
votum libens merito 



44 3 




V-L-M 


S 


V-LOC-F 


V-L-P" 




VLP 




V-L-P- 


M 


V-L-R 




V-L-S 





APPENDICE 



votum libens merito 

sol vit 
vivus locum fecit 
votum libens posuit 
Ulpius, Ulpia (legioj 
votum libens posuit 

merito 
votum libens reddidit 
votum libens solvit 

ou libentes solve- 

runt 



V-L-S'M 


votum libens solvit 




merito 


VLT 


Voltinia (tribus) 


V-M-F 


vene {=bene) merenti 




fecerunt 


V-M-L'P 


votum merito libens 




posuit 


VM-L-S 


votum merito libens 




solvit 


VN 


vene =: bene 


VNC, VNCT 


unctor 


V-0 


vir optimus l 


VO 


Vopiscus 


voc 


Vocontii (ala) 


VOL 


Volcanus 


VOL 


Voltinia (tribus) 


VOL 


volunlarii (cohors) 


VOLC 


Volcanalia 


VOL-CR 


voluntarii cives Ro- 




mani (cohors) 


VOLT, VOLTI, 


Voltinia (tribus) 


VOLTLN 




VOLVNT 


voluntarii (cohors) 


v-o-p 


viro optimo posuit 




(conjux) 


VO-P-L-S 


votum pater ? libens 




solvit 


VOR 


Vordenses (ala) 


V-OS-L-M 


votum o. . solvit li- 




bens merito 


VOT 


Voluria (tribus) 


VOT - FEL • 


votum féliciter susce- 


SVCC ? • LI 


- perunt libentes 


BEN 




VOT-X, XX 


vota decennalia, vi- 




ccnnalia 



VOT-D 

VOT • FEC 

SOL-L-M 
VOT- M. F 

VOT...M-S-L 

VOT-RED-L 
VOTS-L-A 

VOT-SOL-L-L 



V 


-p 






V 


-p 






\^ 


-p 






V 


-p 






y 


•p 


A 




\ 


p- 


A-V 


•P 


V 


•p- 


D 




\' 


p- 


F 





V-PL-M 

V-P-M 

V-P-P-PH 



V P- P • P • 
MAVR-SITIF 



V-P-P-P-N 



VPPP.R 



V-Q 

V-Q-F 

V.Q-R-F-E-V 

V-O-R-FE-V- 



votum dédit 

, votum fecit, solvit 
libens merito 

votum merito fece- 
runt 

votum... merito sol- 
vit libens 

votum reddit libens 

votum solvit libens 
animo 

votum solvit laetus 
libens 

vir perfectissimus 

vivus posuit 

votum posuit 

uxori pientissimae? 

vixit pius annis 

vir perfectissimus a- 
gens vices praesidis 

vir perfectissimus 
dux 

uxor piissima fecit om 
uxori piissimae fe- 
cit 

votum posuit libens 
merito 

votum posuit meri- 
to 

vir perfectissimus 
praeses provinciae 
Hispaniae 

vir perfectissimus 
praeses provinciae 
Mauretaniae Siti- 
fensis 

vir perfectissimus 
praeses provinciae 
Numidiae 

vir perfectissimus 
praeses provinciae 
Raetiae 

viator quaestorius 

valeat qui fecit 

uti quod recte fac- 
tum esse volet 

uti quod recte factum 



Sir.LES ET AURÉVIATIONS 



443 



S-D-M 


esse volet sine dolo 
malo 


V-S-LL-M 


V-QVE 


(sine) uUa querella 


V-S-L-P 


V R 


vir religiosus 




VR 


votum reddidit 


V-S-M 


VR 


urbs Roma 


V-S-M-L 


VR 


urbicus 




VRB 


urbanus, urbana (co- 
hors) 


V-S-M-L- M-S 


VRBS 


urbis 




V-RL 


vir religiosus 


V-SP 


V-R'L-M 


votum reddidit libens 


V-S-P 




merito 


v-sp-s-s 


v-s 


vici scitu 




v-s 


votum solvit, voto 
soluto 


V-SS-L-A 


v-s 
vs 


vir spectabilis 
Urbs sacra 


V-SS-LV-M 


V-S-A-L 


votum solvit animo 




V-S-C 
VS-D-N-F-R- 


libens 
vice sacra cognoscens 
votum solveruntDia- 


VST 

VTEI IN H- L 

se -EST 
VT-F 
VT-SLM 


I-M 
V-SE 
V-S-F 


nae Nemorensi... 
vini sextarius 
vivus ou viva sibife- 




cit, vivi sibi fece- 
runt 


V-V 


V-S-F 


votum solvit félici- 






ter 


VV 


v-s-i . 


vice sacra judicans 


VV 


V-SL 


votum solvit libens 


V-V 


V-S-L-A 


votum solvit libens 


VV 




animo 


V-V 


V-S-L-A-D 


votum solvit libens 


VV 




animo datr 


V-V 


V-S-L-A-F 


votum solvit libens 


v-v-c-c 




animo féliciter 


VV-E-E 


V-SL-A-P-C 


votum solvit libens 


VVF 




animo p. . . c... 


VVLTIN 


V-S-L-A-S 


votum solvit libens 
animo suo ? 


VV-P 


V-S-L-H 


votum solvit libens 
H... 


V-VM 


V-S-L-L 


votum solvit libens 


V-VP-P 




laetus 


V-V- S 


V- S- L- L- B- 


votum solvit laetus li- 




MER 


bens bene merito 


V-V-SFECER 



votum solvit laetus 

libens merito 
votum solvit libens 

posuit 
votum suivit merito 
votum solvit merito 

libens 
votum solvit merito 

libens, Mercurio 

sacrum \ 
vir spectabilis 
vivus sibi posuit 
votum susceptum pe- 

cunia sua solvit 
votum solverunt li- 

bentes animo 
votum susceptum 

solvit lubens me- 
rito 
ustrina 
utei in hac lege scrip- 

tum est 
utere felix 
votum solvit libens 

merito 
Valeria ou Ulpia vic- 

trix (legio) 
Venus victrix 
viri 

vi\i OH vivunt 
vivus vivae 
vir venerabilis ? 
virgo Vestalis 
uti voverant 
viri clarissimi 
viri egregii 
vivus vivae fecit 
Voltinia (tribus) 
vivus posuit ou vivus 

vivo posuit 
Virgo Vestalis Maxi- 

ma 
viri perfectissimi 
vir venerabilis sa- 

cerdos 
vivi sibi fecerunt 



4 44 




APPENDICE 




V-VS-L- 


M 


ut voverat solvit li- 
bens merito 






v-v-ss 


F 


vivis supra scriptis 
fecit 




Z 


v-v-v 




vale, vale, vale ! 


Zl 


centurio 


VX 




vixit, uxor 


Z 


zêta = diaeta 


VX-DVL 




uxnr dulcissima 


ZTL 


mulieris (et) Titi li 


VXT 




vixit 




bertus ? 



SIGLES OU ENTRENT DES NOMBRES 



fS 


sestertius 


IIII 


quadrieris 


i 


sestertius 


IIII 


quattuorvir 


4 


dupondius 


IIII P-AFR 


quattuor publica 


/ 


as 




Africae 


II 


duumvir 


IIII VIR 


quattuorvir, quat- 


IIS, Itô 


sestertius 




luorviratus 


II SIL 


duobus Silanis (con- 


IIII \IR-I-D 


quattuor vir juri di- 




sulibus) 




cundo 


II V, II VIR 


duumvir, duumvira- 


IIII VIR- PR 


quattuor vir praefec- 




tus 




tus 


IIVIR AB AER 


duumvir ab aerario 


IIII-VIR Q,Q-Q, 


quattuorvir quin- 


II VIR-C-P-Q 


duumvir censoria po- 


QVINQ 


quennalis 




testate quinquen- 


IIII VIR- V- 


quattuorvir viarum 




nalis 


CVR 


curandarum 


II-VIR-I-D 


duumvir juri dicun- 


V 


penteris 




do 


V 


quinarius 


IIVIR Q, QQ, 


duumvir quinquen- 


V VIRA-D-A 


quinquevir agris dan- 


QVINO 


nalis 




dis adsignandis 


III 


tertium 


VI 


hexeris 


III 


trieris 


Il ml 


sévir 


m DL 


trium mulierum li- 


IlIlTI VIR 


sévir, seviratus 




bertus, liberta 


IlIÏÏI VIR AVG 


sévir Augustalis 


III PR, PROV 


très provinciae (Gal- 


VI VIREQ-R 


sévir equitum roma- 




liae) 




norum 


III VIR 


triumvir 


VII VIR EPVL 


septemvir epulonum 


III VIR-A D-A 


triumvir agris dan- 


^ 


denarius 




dis adsignandis 


X 


decemvir 


m VIR-CAP, 


triumvir capitalis 


XVIR-A-D-A-I 


decemvir agris dan- 


KA, KAP, 






dis adsignandis ju- 


CAPIT, KA- 






dicandis 


PIT 




XVIR SACR- 


decemvir sacris fa- 


III VIR MON = 


: triumvir munetalis 










\. C. I. L„ VIII 


, 9910. 


A-A-A-F-F 


r= auro argento aère 


■7 Pour le<i cliiffr 


es et leurs reorésentations 



épigrapliiques, voir p. 3o et suiv. 



SIGLES ET ABREVIATIONS 



445 



FAC ciundis 

X V"S (SL, decemvir stlitibus ju- 
STL, STLITj- dicandis 
I(IVd, IVDIC, 
IVDIK) 

undecim primus 
quindecemvir 
quindecemvir sacris 

taciundis 
decennovium (marais 
pontins) 
XX LIB vigesima Iibertatis 

XX HER.HERE, vigesima heredita- 
HERhlD, HE- tium 
REDIT 
XX P"R"M vigesima populi ro- 

mani minus 



XI PR 

XV 

XV VIR-S-F 

XVI III 



XXXX, XL 


G quadragesima Gallia- 




rum 


G 


centenarius 


G 


centesima 


G 


centumviri 


G V 


centumvir» 


D 


centesima 


3. >, L 3 


, >, centurio, centuria 


2. i . i 




D 


sextarius 


} 


conventus 


ce 


ducenarius 


CGC 


trecenarius 


CCGG 


quadringenarius 


B- 


quingentaria (ala ou 




cohors) 


00 


miliaria ala ou co- 




hors 



20 



TABLE ANALYTIQUE 



A 

A. Dillërentes fonnos do la lettre, i». 
11 et suiv, 

ABRÉVIATIONS ÉPIGRAPHIQUES, 
p. 3()7 et suiv. — Diilerentes sortes, 
p. 'iC)l — Elles sont soumises à deux 
règles principales, p. 3C9 — Singu- 
larités qu'on y rencontre, p. 370 et 
371 — Signes extérieurs employés 
pour les distinguer, sur les monu- 
ments, p. 373 et 374 — Table alpha- 
bétique des abréviations, p. 374 et 
suiv. 

ACCENTS, dans les inscriptions, p. 27 
et suiv. 

ACTES DE COLLÈGES sacerdotaux, 
p. 296. 

ACTES DES ARVALES, p. 290. 

ACTES PRIVÉS, p. 265 et suiv., 304 
et 305. 

ACTES PUBLICS, p. 265 et suiv. 

ACTES SACERDOTAUX, p. 296. 

ADIABENICUS. Surnom de Septime 
Sévère, p. 195 — de Caracalla, p. 
197 — de Constantin, p. 216 — de 
Constance II, p. 219. 

ADOPTÉS. Leurs dénominations, p. 
7:2 et suiv. 

AEDES. — Sorte de tombe, p. 260. 

AFFRANCHIS. Leurs dénominations, 
p. su — Affranchis d'un homme, 



p. 80 — Affranchis d'un empereur, 
p. 80 — Affranchis d'une femme, 
p. 81 — Affranchis de plusieurs 
personnes, p. 83 — Affranchis d'une 
ville ou d'un collège, p. 83— Af- 
franchis d'un temple, p. 84. 

AGE DES DÉFUNTS omis sur des 
tombes, p. 203. 

AGNOMEN, p. 53, note 1. 

ALAMANNICUS. Surnom de Cons- 
tance, II, p. 219 — de Valentinien, 
Valens et Gratien, 220 et suiv. 

ALBUM DE COLLÈGES, p. 302 — 
Ditréronts exemples connus, p. 303. 

ALBUM DE SÉNATS municipaux, p. 
301. 

ALEXANDRE, empereur. Noms et ti- 
tres, p. 2!.^. 

ALLECTION dans l'ordre sénatorial, 
p. 98, 124, 128. 

ALLECTUS, empereur. Noms et ti- 
tres, p. 214. 

ALPHABETS usités dans les inscrip- 
tions, p. 1 et suiv. 

ALPHABET ARCHAÏQUE, p. 1 et 
suiv. — Principales formes de let- 
tres, p. 3. 

ALPHABET CURSIF, p. et suiv. — 
Principales formes de lettres, p. 7 
8, 9. 

ALPHABET MONUMENTAL, p. 4 et 



448 



TABr,E ANALYTIQUE 



suiv. — Principaux types de let- 
tres, pi. I. — Mélange de l'alphabet 
monumental et de l'alphabet cur- 
sif, p. 10. 

ALPHABET ONCIAL. Principales 
l'ormtjs de lettres, p. 10. 

AMENDES décrétées contre les vio- 
lateurs de tombes, p. 259. 

ANNÉES DE RÈGNE DES EMPE- 
REURS. — Indi(iuées par la puis- 
sance tribunices p. IGO et suiv. — 
par la formule : anno imperii (illo), 
p. 228, note 2 (pour l'année égyp- 
tienne). 

ANTÉFIXES. Marques sur antéfixes, 
p. 321. 

ANTISIGMA, p. S. 

ANTONIN LE PIEUX. Noms et titres, 
p. 190 et suiv. 

APICES (accents), p. 27 et 28. 

ARABICUS. Surnom de Septime Sé- 
vère, p. 195 cf. note 1 — de Cara- 
calla, p. 197 — de Constantin, p. 
216. 

ARMENIACUS. Surnom de Marc Au- 
rèle, p. 191 — de L. Verus, p. 193 

— de Dioclétien, p. 211 — de Maxi- 
mien, p. 212— de Constance Chlore, 
p.213 — de Galère, p. 214— de Cons- 
tantin, p. 216. 

ARMES. Inscriptions sur armes, p. 
324 et suiv. 

AUGUSTA. Titre des impératrices et 
des jirincesses, de la famille im- 
périale, p. 165. 

AUGUSTE, empereur. Noms et titres, 
p. 15 et suiv. 

AUGUSTUS. Surnom impérial, p. 1;J8 

— Précédé de Pius Félix, depuis le 
iii^ siècle, p. 159 — Précédé d'épi- 
thètes solennelles au quatrième siè- 
cle, p. 159. 

AURÉLIEN. — Noms et titres, p. 208. 

AVOCAT DU FISC. Mention do ce li- 
tre; dans It^s cursus lionorum éques- 
tres, p. 115. 



B 



B. Différentes formes de la lettre, 

p. 12. 
BAGUES. Inscriptions sur bagues, 

]). 330. 
BALBIN. Noms et titres, p. 200. 
BALLES DE FONDE, p. 326 et suiv. 

— Différentes légendes qu'on y lit, 
p. 326 et 327. 

BARRES TRANSVERSALES au-des- 
sus des lettres ; indiquent les chif- 
fres, p. 30. — Indiquent les abré- 
viations, p. 373. 

BIJOUX. Inscriptions sur bijoux, 
p. 330. 

BLOCS DE MARBRE. Voir MAR- 
QUES D'EXTRACTION. 

BORNES-LIMITES, p. 248 et suiv. 
De l'ager puljlicus, p. 249. — du 
pomerium, p. 249. — du cours du 
Tibre, p. 249. — du domaine pu- 
blic, p. 250. — entre deux territoi- 
res, p. 250. — Différentes formes de 
rédaction, p. 250. 

BORNES-MILLIAIRES, p. 244 et suiv. 

— Contiennent seulement un chif- 
fre de milles, p. 245. — Portent 
les noms d'un magistrat ou de l'em- 
pereur, p. 24.5. — Place où est ins- 
crit le chiffre des milles, p. 246. — 
Indication du point de départ, p. 
247. — Renseignements complémen- 
taires, p. 247 et suiv. 

BRIQUES ESTAMPILLÉES, p. 308 el 
suiv. Voir ESTAMPILLES. 

BRITANNICUS. Surnom de Claude, 
p. 182 — de Commode, p. 193 — de 
Septime Sévèi'e, p. 195 — do Cara- 
calla, p. 197 —do Géta, p. 198— de 
Dioclétien, p. 210 et 211 —de Maxi- 
mien, p. 212 — do Constance Chlore, 
p. 213 — de Galère, p. 214 — de 
Constantin, ]>. 216. 



TABLE ANALYTIQUE 



440 



BULLES (^n ploiiil), avoc inscription, 
p. 32o, 331. 



C DitTérentes l'uriups de lu lettre, p. 
13. 

CACHETS, p. 330, 332 et 333. 

CACHETS D'OCULISTES, p. 333 .t 
suiv. 

CAESAR. Surnom de l'empereur, p. 
IjS. — Surnom caractéristique de 
l'héritier du tnJne, p. 164. - Ac- 
compagné d'épithètes solennelles 
au iv*^ siècle, p. 165. 

CALENDRIERS EPIGRAPHIQUES, 
p. 288 et suiv. — A quelle époque 
on commence à les graver, p. 288 
et 28*.l. — Différents calendriers 
connus, p. 289. — Leur mode de 
rédaction, p. 2<iO. 

CALENDRIERS MUNICIPAUX, p. 
302. 

CALENDRIERS RUSTIQUES, p. 2U2 
et suiv. 

CALIGULA. Noms et titres, p. 181 et 
suiv. 

CARACALLA. Noms et titres, p. 197. 

CARAUSIUS. Noms et titres, p. 214. 

CARIN. Noms et titres, p. 210. 

CARUS. Noms et titres, p. 209. 

CARPICUS. Surnom de Philippe, p. 
20!, 202 — d'Aurélien, p. 208 — de 
Dioctétien, p. 211 — de Maximien, 
•]>. 212 — de Constance ("hlore, p. 
213 — de Galère, p. 214. 

CARRIÈRE ÉQUESTRE. Se 5 diffé- 
rents degrés, p. HO. — Fonctions 
])réparatoires, p. 110. — Age où 
l'un entre dans la carrière, p. 111. 

CARRIÈRE SÉNATORIALE. Ses dif- 
férents degrés, p. 89 et suiv. — Or- 
dre des différentes fonctions, p. 93 
et suiv. — Ses modifications au iir~ 
sièclp, p. 99. — Liste des magistra- 



tures sénatoriales, p. 100 et suiv. 
— Liste des fonction.s sénatoriales, 
p. 102. — Après Dioclétien, p. 127 
et suiv. 
CARRIÈRES INFÉRIEURES. Em- 
ployés d'administration, p. 133 id 
suiv. — Soldats et sous-officiers, 
1>. 136 et suiv. — Citoyens des niu- 
nicipes, p. 144 et suiv. — Membres 
de collèges, j). 153 et suiv. 
CÉNOTAPHES, p. 257, unti; 1. 
CENOTAPHIA PISANA, p. 3lH). 
CENSOR. Titre impérial, p. 92, 163. 
CENTURIONAT. Fait partie des mi- 
lices équestres au 111= siècle, p. 116. 
CHEVALIERS Voir CARRIÈRE 

ÉQUESTRE. 
CHIFFRES. Leurs différentes formes 
et leur valeur sur les inscriptions, 
p. 30 et suiv. 
CIVIS, employé pour désigner la pa- 
trie, p. 63. 
O L. Valeur de ces abréviations, p. 

82. 
CLAUDE. — Ses réformes ortiiogra- 

pliiques, p. 5. 
CLAUDE I". Noms et titres, p. 182 

et suiv 
CLAUDE II. Noms et titres, p. 207. 
CLODIUS ALBINUS. Noms et titres, 

p. 196. 
COCHERS. Epitaphcs de cochers, p. 

255. 
COGNOMEN. voir SURNOM. 
COGNOMENEX VIRTUTE, p. o3. 
COLLÈGE DES CORNICINES (àLam- 
bèse). — Loi du collège, p. 299 cf. 
corrigenda. 
COLLIERS D'ESCLAVES, p. 33). 
COMMODE. Xoms et titres, p. 193. 
CONDUITES D'EAU, p 314. Voir 

MARQUES. 
CONSTANCE II. Noms o.l tilr.-s, p. 

219. 
CONSTANCE CHLORE. Noms id ti- 
tres, p. 213. 
CONSTANT. Noms et titres, p. 218 



450 



TABLE ANALYTIQUE 



CONSTANTIN I. Xuius et titros, p. 

216. 
CONSTANTIN II. Noms et titres, p, 

218. 
CONSTITUTIONS IMPÉRIALES. Leur 
forme de rédaction, \>. -'70. —Liste 
des principaux é lits connus par 
l'épii-n-aphie, p. 271 et suiv. 
CONSULARIS. Valeur du titre avant 
Dioclétien, p. 94. —Après Constan- 
tin, p. 129. 
CONSULAT. Dernier degré de la car- 
rière sénatoriale, p. 92 — Consulat 
ordinaire, p. 92— Consulat sufîect, 
* p. 92 — Place du consulat dans les 

rursiis honorum, p. 94. 
CONSULAT APRÈS CONSTANTIN. 

p. 130. 
CONSULAT DES EMPEREURS, p. 

162 
CONSUL ORDINARIUS. A quelle épo- 
que ce titre apparaît sur les ins- 
criptions, p. 92, note 1. 
CONSULS ORDINAIRES. Servent ex- 
clusivement à dater les inscriptions 
à partir du iii« siècle, p. 92. 
CONSULS SUFFECTS. Cités à côté 
des consuls ordinaires sur les ins- 
criptions, p. 92, note 1. 
CONTRE-POIDS di' tisserands, p. 329- 
CORPUS INSCRIPTIONUM LATINA- 
RUM. Ses différentes parties, p. 
XX et suiv. cf. les addenda. — Son 
histoire, p. XX. note :.'. 
CRITIQUE DES INSCRIPTIONS. Rè- 
gles à suivre pour cette critique, 
p. 357 et suiv. — si l'on ne possède 
plus qu'une copie du texte, p. 357 
et suiv. — si le document existe 
encore, p. 361 et suiv. 
CUPA, CUPULA. Forme de tom))e, p. 

26!i, note 1. 
CURSUS HONORUM, y. .'=6 <'t suiv. 
— Loi fondanifliiair d^s mr^ns, ]K 
HT. 15o. Voir CARRIÈRE SÉNATO- 
RIALE, CARRIÈRE ÉQUESTRE, 
etc. 



CURUS HONORUM, APRÈS CONS- 
TANTIN, p. 127 et suiv. 



D 



D. Différentes formes de la lettre, p. 

13. 
B . Lettre propre aux inscriptions de 

la Gaule, p. 13. 
DACICUS. Surnom de Trajan, p. 188. 
Surnom de Maximien, p. 200 — de 
Dèce. p. 202 — de Gallien, p. 20.j — 
d'Auréli.n, p. 208. 
DASUMIUS. Son testament, p. 258. 
DATES DES INSCRIPTIONS. Diffé- 
rentes façons de les indiquer, p. 228 
et suiv. 
DÈCE. Noms et titres, p. 202. 
DÈCE LE FILS. Noms et titres, p. 

203. 
DÉCORATIONS MILITAIRES. Voir 

DONA MILITARIA. 
DÉCRETS DE COLLÈGES, p. 302. — 
Différents exeniides connus, p. 303. 
DÉCRETS D'EMPEREURS, p. 270 et 

suiv. 
DÉCRETS DE MAGISTRATS, p. 279 
et suiv. — Liste des principaux dé- 
crets connus par l'épigraphie, p, 
230 et suiv. 
DÉCRETS DE MUNICIPALITÉS, p. 
300 et suiv. — Leur mode de rédac- 
tion, p. 300. — Différents exemples 
connus, p. 300 et 301. 
DÉCRETS HONORIFIQUES de con- 
seils niuuicipaux à la suiti' d'ins- 
criptions liuiiorifi(|iii'S, \). 23(i. 
DÉDICACES AUX DIVINITÉS. Par- 
ties essentielles, p. 226 et 227. — 
Formules de dédicaces, p. 227. — 
Parties accessoires, p. 227 et suiv. 
— Ordre dans lequel ces parties se 
présentent, p. 230. 
DÉNOMINATIONS des Romains, p. 
27 et suiv. — Leur transmission 



TABLE ANALYTIQUE 



451 



dans les familles, p. 64 ut suiv. — 
Trausmission entre adojjtant et 
adopté, p. 7i\ Voir AFFRANCHIS, 
ESCLAVES, etc. 
DEVOTIONES, p. 343 et suiv. 
DIDIUS JULIANUS. Noms et titres, 

p. 193. 
DIGAMMA INVERSUM, p. 5. 
DIOCLÉTIEN. Noms et titres, p. 210 

et -211. 
DIPLOMES MILITAIRES, p. 273 et 
suiv. Eléments qui les composent, 
p. 274 et suiv. — Différences de 
formules suivant les époques, p. 
276. — Leur disposition matérielle, 
p. 278. 
DIPTYQUES CONSULAIRES, p. 341 

et suiv. 
DISCOURS DE CLAUDE au Sénat, 

p. 270. 
DISCOURS D'HADRIEN à l'armée 

d'Afrique, p. 299 
DIS MANIBUS, ou formules analo- 
gues, en tête des inscriptions funé- 
raires, p. 253 et 234. 
DIVA. Titre des princesses de la fa- 
mille impériale après leur mort, 
171. 
DiVI etDIVAE. Liste des Divl et Di- 

vac, p. 170. 
DIVUS. Titre des empereurs après 
leur mort, p. 168. — Est une don- 
née chronologique, p. 168. — Titre 
donné à des princes do la famille 
impériale après leur mort, p. 171. 
DOMICILE (domus). Indiciué sur les 

inscriptions, p. 63. 
DOMINUS NOSTER. Titre impérial 
depuis Sévère Alexandre, p. 212, 
note 1. 
DOMITIEN. Noms et titres, p. 186 et 

suiv. 
DOMUS AUGUSTA, DOMUS DIVINA. 
Désignation delà famille impériale, 
p. 167. 
DONA MILITARIA. Leur mention 
sur les inscriptions, p. 114. — A 



«luel moment ils cessent d'être men- 
tionnés, p. 114. 
DONATIONS intéressant la sépulture, 
p. 239. 



E 



E. Différentes formes de la lettre, p. 
14. 

EDILITÉ. Sa place dans la carrière 
sénatoriale, p. 91. —Date de l'entrée 
en charge des édiles, p. 91. — N'est 
plus mentionnée au m" siècle, p. 
99. 

EDITS IMPÉRIAUX. Voir CONSTI- 
TUTIONS. 

EDITS DE MAGISTRATS, p. 279 et 
suiv. — Liste des principaux édits 
connus par l'épigraphie, p. 280 et 
suiv. 

ELAGABAL. Noms et titres, p. 199. 

ELOGES FUNÈBRES, p. 238. 

ELOGIA. Leur nature, leur caracté- 
ristique, p. 231 et 232. 

EMILIEN. Noms et titres, p. 204. 

EMPEREURS. Donnent leur gentilice 
à ceux à qui ils accordent la cité ro- 
maine, p. 73. — Noms, surnoms, 
jmissances tribunices, consulats, 
salutations impériales, p. 136 et 
suiv. — Titres des empereurs vi- 
vants, p. 156 et suiv. — Surnoms 
tirés des victoires, p. 139. — Titres 
des empereurs morts, p. 168 et 
suiv. — Empereurs dont les noms 
sont martelés sur les inscriptions, 
p. 172. — Liste chronologique des 
empereurs, et p. 177 et suiv. 

ENFANTS ILLÉGITIMES. Gomment 
leur filiation est indiquée, p. 59 et 
71. — Leurs dénominations, ]>. 70 
et suiv. — Leur trijju. p. 72. 

ENFANTS LÉGITIMES. Leurs déno- 
minations, p. 63 et suiv. 

EPIGRAPHIE. Définition, p. XIIT. — 



452 



TABLE ANALYTIQUE 



Son rappoi't avec les différentes 
branches de l'enseignement classi- 
que, p. XIV. — Traités didactiques, 
p. XXIV ; cf. les addenda. 
EPITAPHES. Leur forme primitive, 
p. 252. — Parties essentielles dont 
elles se composent, p. 253 et suiv. 

— Parties accessoires, p. 256 et 
suiv. — Formules finales, p. 257. — 
Ordre de ces parties, p 262 et 263. 

EPITAPHES EN VERS, p. 252 et 257, 
note 3. 

ERES LOCALES (Rome, Interamnu, 
Afrique, Maurétanie etc.) p. 229. 

ESCLAVES. Leurs dénominations, p. 
78. — Xoms d'esclaves précédés 
d'un espace laissé en blanc, p. 80, 
note 1. 

ESTAMPILLES SUR TUILES OU 
BRIQUES, p. 300 et suiv. — Leur 
intérêt, p. 308. — Différentes sortes, 
p. 309 — Mode de lecture, p. 309 et 
310 — Briques militaires, p. 309- 
313. — Briques municipales, p. 312. 

— Briques privées, p. 312. 
ETRANGERS NATURALISÉS. Leurs 

dénominations, p. 73. 
EUGÈNE. Xoms et titres, p. 222. 
EXSECRATIONES, p. 343 et suiv. 



F. Différentes formes de la lettre, p. 
14. 

FASTES CONSULAIRES. Leur mode 

. de rédaction, p. 282 et suiv. 

FASTES DE COLLÈGES SACERDO- 
TAUX, p. 296 et 297. 

FASTES DES FÉERIES LATINES, p. 
288. 

FASTES TRIOMPHAUX. Leur mode 
de rédaction, p. 285 et suiv. 

FAUSSAIRES, p. 357. 

FEUILLES DE LIERRE, cordiformes 
faisant itïiicc dr iioints séparalifs, 
p. 29. 



FILIATION, p. 58 et suiv. — Indi- 
quée par le prénom du père, p. 58 

— par son surnom, p. 58 — par le 
nom d\i père et de la mère, p. 59 — 
par le nom de la mère, p. 59 — par 
les prénoms des ancêtres, p. 59 — 
au génitif avec ellipse de filius, p. 
59 note — imaginaire pour les en- 
fants illégitimes, p. 71. 

FLAVIUS, prénom des empereurs 
de la seconde dynastie flavienne, 
p. 49. 

FLAVIUS SEVERUS. Noms et titres, 
p. 214. 

FLAVIUS VICTOR. Noms et titres, 
p. 222. 

FLORIEN. Noms et titres, p. 209. 

FONCTIONS ADMINISTRATIVES IN- 
FÉRIEURES. Liste avec la traduc- 
tion grecque de quelques titres, p. 
134 et suiv. 

FONCTIONS ÉQUESTRES. Liste avec 
la traduction de chaque titre en 
grec, p. 118 et suiv. 

FONCTIONS HONORIFIQUES DANS 
LES COLLÈGES, p. 134 t-t suiv. 

FONCTIONS MUNICIPALES. Liste 
avec la traduction de certains titres 
en grec, p. 148 et suiv. 

FONCTIONS ET MAGISTRATURES 
SÉNATORIALES. — Liste avec la 
traduction de chaque titre en grec, 
p. 100 et suiv. 

FORMULES: Dis m.^nibus, introduite 
sous Auguste, p. 253. — Dis m.4.ni- 
Bus iNKERis ou fomiules analogues, 

p. 254. — HONORI ou IN IIOXOREM, 

p. 233. — Honore contentus, p. 236. 

— Memoriae, p. 254, note 1 . — Plus 
MINUS, sur les inscriptions païen- 
nes, p. 255. — Vivus sur une épita- 
pho, à côté du nom d'un person- 
nage, p. 264. 

FORMULAIRES. Employés pour la 
rédaction dos inscriptions, p. 237, 
note 3. 

FRACTIONS. Signes usités pour les 



TABBE ANALYTIQUE 



453 



représenter sur les inscriptions, p. 
33. 
FRANCICUS. Surnom do Valentinien, 
Valens et Gratieu, p. 2^0 et suiv. 



G. Difïérentes formes de la lettre, p. 
15. 

GALBA. Noms et titres, p. 184. 

GALLIEN. Noms et titres, p. 205. 

GENTILICE, p. 50 et suiv. Gentilices 
en ius, p. 50 — en aeus, eus, p. 50 — 
en eima, enna, inna, ina, p. 51 — en 
as, p. 51 — en anus, enus, p. 51 — 
en inus, p. 51 — en anus, avus, p. 51 
Gentilices écrits en abrégé, p 52 — 
employés comme surnoms, p. 54 

— Gentilice au génitif en tête de 
l'inscription, p. 50 — Gentilice du 
père naturel restant à son fils après 
adoption, p. 12 et 73 — Gentilice dos 
étrangers naturalisés, p. 75 — Gen- 
tilices en ius, dérivant de noms bar- 
bares, p. 77 — Gentilices en ius, 
dérivés du surnom du patron, p. 80 

— Gentilices dérivés de la iirofes- 
sion des membres d'un collège, p. 
84 — Gentilices dérivés d'un nom de 
ville, p. 84 — Gentilices dérivés du 
surnom d'une colonie ou d'un mu- 
nioipe, p. 84 — Gentilices féminins 
en is, p. 50, note 7. 

GENTILICES IMPÉRIAUX. Abrégés 
parce qu'ils sont employés comme 
prénoms, p. 49. — Passant aux vil- 
les auxquelles les empereurs accor- 
dent la cité romaine, p. 76. — Adop- 
tés par les rois barbares alliés de 
l'Empire, p. 78. 

GENTILICES ROMAINS usurpés par 
des pérégrins, p. 77. 

GERMANICUS. Surnom de Galigula, 
p. 181 —de Claude, p. 182 — de Né- 
ron, p 183 — de Donatien, p. 186 



— do Nerva, p. 187 — de Trajan, 
p. 188 — de Marc Aurèle, p. 192 — 
de Commode, p. 193 — de Caracalla, 
p. 197 — de Maximin, p. 200 — de 
Philippe, p. 201, 202 — de Valérien, 
p. 204 — de Gallien, p. 205 — de 
Postume, p. 205 — de Claude II, p. 
207 — d'Aurélien, p. 208 — de Ca- 
rus, p. 209 — de Probus? p. 209 — 
de Dioclétien, p. 210 et 211 — de 
Maximien, p. 212 — de Constance 
Chlore, p. 213 — de Galère, p. 214 

— de Constantin, p. 216 — de Cons- 
tance, p. 219 — de Valentinien, Va- 
lens et Gratien, p. 220 et 221. 

GÉTA. Noms et titres, p. 198. 

GLADIATEURS. Epitaphes de gladia- 
teurs, p. 25.Ï. 

GOBELETS DE VICARELLO, p. 323. 

GORDIEN I". Noms et titres, p. 200. 

GORDIEN II. Noms et titres, p. 200. 

GORDIEN III. Noms et titres, p. 200. 

GOTHICUS. Surnoms de Claude II, 
p. 207 — d'Aurélien, p. 208 — de 
Tacite, p. 209 — de Probus, p. 209 

— de Constantin, p. 216 — de Cons- 
tance, p. 219 — de Valentinien, Va- 
lens et Gratioii, p. 223 et suiv. 

GRADES MILITAIRES. Avec leur 
traduction en Liri'C, p. 138 et suiv. 

GRADES MILITAIRES INFÉRIEURS 
AU CEKTURIONAT. Omis souvent 
sur les inscriptions, p, 130 note. 

GRAFFITES, p. 314. 

GRATIEN. Noms et titres, p. 221. 



H 



H. Différentes formes de la lettre, p. 

16. 
HADRIEN. Noms et titres, p. 189. 
HERCULIUS. Surnom de Dioclétien, 

p. 21;J. 
HOSTILIEN. Noms et titres, p. 203, 



454 



TABLE ANALYTIQUE 



I. Dilléiciitus forinos de la lettre, p. 
16. 

IMPERATOR. Prénom impérial, p. 
l'i"! — Désigne le nombre des salu- 
tations impériales, p. lîi?. 

IMPERATOR DESTINATUS. Titre de 
Garacalla, p. 197. 

INDEX RERUM GESTARUM D'AU- 
GUSTE, p. 279. 

INSCRIPTIONS Dillérentes classes 
irinsei'iptii.ins, p. 22ri et sniv. 

INSCRIPTIONS archaïques. Ou- 
vrages destinés à en faciliter la lec- 
ture, p. XXx,note 2; cf. les addenda. 

INSCRIPTIONS CHRÉTIENNES. Ee- 
CLicil d'inscriptions chrétiennes, p. 
XXIV. 

INSCRIPTIONS DOLIAIRES. Voir ES- 
TAMPILLES. 

INSCRIPTIONS FAUSSES, p. 351 — 
Leur placu dans les Corpus, p. 337. 
Exemples d'inscriptions fausses 
existant en nature, p. 362 et363. 

INSCRIPTIONS FUNÉRAIRES. Voir 

ÉPITAPHES. 
INSCRIPTIONS GRAVÉES SUR DES 
ÉDIFICES, p. 237 et suiv. — Elé- 
ments qui lis composent, p. 237 — 
Expressions employées pour indi- 
quer les travaux de construction ou 
de réfection, p. 239 et suiv. — Or- 

• dres des différents éléments, dont 
elles se composent, p. 2ii. 
INSCRIPTIONS HONORIFIQUES. 

Naissance et développement, p. 231. 
— Parties essentielles, p. 232 et 
suiv. —Rédigées à la mode grecque 
avec l'accusatif de la personne ho- 
norée, p. 232 — Formules complé- 
mentaires, p. 234 et 233 — Ordre 
dans lequel les diiVércnles paiMics 
se présentent, ji. 23."i et 23{j. 



INSTRUMENTUM, i>. 3Ûo et suiv. 

INVENTAIRES DE TRÉSOR de tem- 
ples, 293. 

ITEM entre deux fonctions dans un 
cursus honorum. Sens du mot, p. 
96, note 2. 

ITINÉRAIRES sur vases, p 323. 



JOVIEN. Noms et titres, p. 220. 
JOVIUS. Surnom de Dioclétien, p. 

211. 
JULIEN. Noms et titres, p. 219. 



K 



K. Différentes formes de la lettre, p. 
17. 



L 



L. Différentes formes de la lettre, p. 
17. 

LAMPES. Voir MARQUES SUR LAM- 
PES. 

LÉGATS LÉGIONNAIRES. Disparais- 
sent avi'c Gallii'u, ji. 99. 

LÉGATS PROPRÉTEURS. Disparais- 
sent avec Gallien, p. 99. 

LÉGIONS. Liste des légions en latin 
et en grt'c, p. 101 et suiv. 

LETTRES LIÉES, p. 24. 

LETTRES MOBILES. Les Piomains 
les ont-ils connues? p. 309, note 3. 

LETTRES RETOURNÉES. Indiquent 
souvent le féminin sur les inscri])- 
tions hipidalres, p. 374. 

LICINIUS I. Noms et titres, p. 213. 

LICINIUS II. \ s el titie>, p. 2IG. 



TABLE ANALYTIQUE 



455 



LIGATURES, sur les inscriptions, \). 
23 et suiv., pi. II. 

LINGOTS DE MÉTAL. Voir MAR- 
QUES. 

LISTES MILITAIRES, p. 297 <'t suiv. 

— Leur mode de rédaction, p. 297. 

— Différents exemples connus, p. 
29S et 299. 

LOI RELATIVE AU FLAMINE de la 
Narbonaise, p. 293. 

LOIS, p. 263 et suiv. Formules ini- 
tiales et finales, p. 266. — Liste des 
principales lois connues par l'épi- 
<>raphie, p. 267. 

LOIS DE COLLÈGES MILITAIRES, 
p. 299 et suiv. 

LOIS DE DEDICACE de temples ou 
d'autels, p. 294 et suiv. — Différents 
exemples connus, p. 294 et 29ë. — 
Mode de rédaction, p. 295. 

LOLLIEN. Noms et titres, p. 200. 

LUCIUS VERUS. Noms et titres, p. 
193. 

M 

M. Différentes formes de la lettre, p. 
18. 

MACRIN. Noms et titres, p. 198. 

MAGISTRATURES ROMAINES. Leur 
hiérarchie, p. 89 et suiv. 

MAGNENCE. Noms et titres, p. 219. 

MANUELS PROFESSIONNELS de gra- 
veurs, voir FORMULAIRES. 

MARC AURÈLE. Noms et titres, p. 
191. 

MARIUS. Noms et titres, p, 206. 

MARQUES d'EXTRACTION sur Ijlocs 
de marbre, p. 306 et suiv. — Dif- 
férents exemples connus, p, 306. — 
Leur mode de rédaction, p. 306. — 
Sur lingots de métal, p. 307. 

MARQUES SUR CONDUITES d'EAU, 
p. 314 et suiv. — Leur intérêt, p. 
314. — Différentes sortes, p. 314, 315 
et 316. 



MARQUES SUR LAMPES, p. 316 et 

suiv. 
MARQUES SUR VASES, p. 317 et 

suiv. — Marques de fabrique, p. 
317. — Légendes de sujets figurés, 
p. 318 et 319. — Acclamations et 
souhaits, p. 319. —Indiquant le con- 
tenu du vase, p. 321. 

MARTELAGES sur les inscriptions, 
p. 169. —Martelages des noms impé- 
riaux, p. 159. — Liste des noms 
d'empereurs martelés, p. 172 et 
suiv. — Martelages de noms de 
particuliers, p. 175.— Listes de par- 
ticuliers dont le nom a été martelé, 
p. 175. — Martelages de noms de 
légions, p. 176. — Martelages desti- 
nés à corriger une erreur de gra- 
vure, p. 176.— Martelages dissimu- 
lés par une nouvelle gravure, p. 
169, 176. 

MATER CASTRORUM. Titre des im- 
pératrices, p. 166. 

MATER PATRIAE. Titre des impé- 
ratrices, p. 166. 

MATER SENATUS. Titre des impéra- 
trices, p. 166. 

MATIDIE. Son éloge funèbre, p. 258. 

MAXENCE. Noms et titres, p. 213. 

MAXIME. Noms et titres, p. 222. 

MAXIMIEN. Noms et titres, p. 212. 

MAXIMIN. Noms et titres, p. 200. 

MAXIMIN DAZA. Noms et titres, p. 
215. 

MAXIMUS. Surnom de Constantin, 
216; 

MEDICUS. Surnom de Marc Aurèle, 
p. 191 — de L. Verus, p. 193 — de 
Dioctétien, p 211 — de Maximien, 
p. 212 — de Constance Chlore, p. 
213 — de Galère, p. 214 - de Cons- 
tantin, p 217. 

MEMORIAE, surdesépitaphos païen- 
nes, p. 234, note 1. 

MENOLOGIUM RUSTICUM. voir CA- 
LENDRIERS RUSTIQUES. 



456 



TABLE ANALYTIQUE 



MESURES. Marques sur niesun's, j). 

;i2S et suiv. 
MILICES ÉQUESTRES, p. 110 i-l suiv. 
WI-L. ]). 82 l't note, 4. 
MONOGRAMMES, voir LIGATURES. 
MOSAÏQUES. Inscriptions sur mosaï- 

ifues, p. 346. 
MOTS laissés en blanc dans une ins- 

cri[ttion, p. 80, note 1. 
MOTS ÉTRANGERS aune inscription 

graves dans l'espace olitenu par 

martelage, p. 169. 
MURDIA. Son éloge funèbre, p. 25S. 



N 

N. Diiïérentes formes de la lettre, p. 

19. 
NATIONE. Employé pour désigner la ■ 

patrie, p. 63. 
NATURALISÉS. I-eurs dénomina- 
tions, p. 7 ri et suiv. 
NÉRON. Noms et titres, p. IS3 et 

suiv. 
NERVA. Noms et titres, p. 187. 
INF ou NP dans les calendriers, p. ±90, 

note 3. 
NOM (nomen gentilicium). VoirGEN- 

TILICE. 
NOMBRES. Voir CHIFFRES. 
NOMS DU MARI. Indiqués au génitif 

après celui de la femme, p. 64. 
NOMS des Romains, p. 37 et suiv. 

Voir DÉNOMINATIONS. 
-NOMS DOUBLES, d'esclaves, p. 78. 
NUMÉRIEN. Noms et titres, p. 210. 



OLYMPIUS. Surnom d'Hadrion, p. 
189. note 4. 

OPTIMUS. Surnom de Trajan, p. 188. 

ORATIONES PRINCIPUM, voii DIS- 
COURS. 

OTHON. Noms et titres, p, 183. 



o 



O. Diiïérentes formes de la lettre, i> 

19. 
, ].. 19, note 3. 
O, O signifiant obilus, p. 204. 



P. Dinérentes formes de la lettrr, p. 
19. 

PALMETTES, dans les inscriptiniis, 
p. 29. 

PARTHICUS. Surnom de Trajan, p. 
188 — de Marc Aurèle, p. 191 — de 
L. Verus, p. 193 — de Septime Sé- 
vère, p. 195 — de Garacalla, p. 197 

— de Claude II, p. 207; cf. note 4 

— d'Aurélien, p. 208. 

PATER PATRIAE. Titre impérial, p. 
163. 

PATER SENATUS. Titre de certains 
empereurs, p. 166. 

PATRIE. Indication delà patri»' sur 
les inscriptions, p. 62 et suiv. 

PAX TECUM, sur des inscriptions 
païennes, p. 234. 

PÉRIODIQUES. Publications périodi- 
qurs consacrées aux inscriptions 
latines, p. XXV. 

PERSICUS. Surnom de Philippe, p. 
20 1 — de Garus. p. 209 — de Dio- 
clétien, ]). 210 et 211 — de Maxi- 
mien, p. 212 — de Constance Chlore, 
p. 213 — de Galère, p. 214 — de 
Constantin, p. 216. 

PERTINAX. Noms et titres, p. 194. 

PESCENNIUS NIGER. Noms et titres, 
p. 19G. 

PHILIPPE I. Noms et titres, p. 201. 

PHILIPPE II. Noms et titres, p. 202. 

PIUS. Sui-nom de Conumidr, p. 193 

— de Si'pliine Sévère, p. 193 — de 
Caracalla, ]>. 197 — de (iéta. p. 198 

— des lu'incesdu tiT siècle, p. 199. 



TABLl-; ANALYTDJUE 



457 



PLÉBISCITES. Forme, de leur rédac- 
tion, p. 26o et suiv. 

POIDS. Marques sur poids, p, 328 et 
suiv. 

POINTILLÉ. Inscriptions gravées en 
pointillé, p. 322 et 323. 

POINTS SÉPAKATIFS dans les ins- 
criptions, p. 28 —Leurs différentes 
formes, p. 29. 

PONTIFEX MAXIMUS. Titre impé- 
rial, p. 160. 

POSTUME. Noms et titres, p. 205. 

PRÉNOMS. Liste des prénoms, p. 39. 

— Ecrits toujours en abrégé, p. 38 

— Différentes abréviations, p. 39 et 
suiv. — Prénoms rares, p. 42 — 
Omis sur la tombe d'enfants en bas- 
âge, p. 45 — Les femmes n'en por- 
tent point généralement sur les ins- 
criptions, p. 47, 74 — Prénoms 
doubles, p. 54 — Transmission des 
prénoms dans les familles, p. 65. — 
Prénoms héréditaires dans les fa- 
milles Aemilia, Claudia, Gornelia, 
Fabia, Furia, Julia, Manlia, p. 66 

— Prénom de l'adoptant passant à 
l'adopté, p. 72 — Prénom du père 
de l'adoptante passant à l'adopté, p. 
72 — Prénom des étrangers natura- 
lisés, p. 75 — Prénom d'un patron, 
passant à l'affranchi d'une de ses 
affranchies, p. 81. 

PRÉFECTURE DES OUVRIERS. Place 
du titre dans la carrière équestre, 
p. 110 — Disparait au me siècle, 
p. 116. 

PRÉTURE. Troisième degré de la car- 
rière sénatoriale, p. 91 — Obtenue 
immédiatement après la questure 
par les patriciens, p. 91 — Diffé- 
rentes sortes de prétures, p. 91, 101 

— Age de la préture, p. 91 — Date 
de l'entrée en charge des prétours, 
p. 92. 

PRIMIPILAT. Fonctions de la car- 
rière équestre au iii» siècle, p. 117. 
PRINCEPS JUVENTUTIS. Titre des 



princes do la famille impériale, p. 
Ki.'i. 

PROBUS. Noms et titres, p. 209. 

PROCONSUL. Titre impérial, p. 164. 

PROCURATÈLES. Dans la carrière 
équestre, p 111 — Hiérarchie entre 
ces procuratèles, p. 111 — Classe- 
ment par traitement, p. 111 note. 

PROHIBITIONS relatives aux tom- 
beaux, p. 2."j9, 261. 

PROVINCES. Gouvernements des pro- 
vinces — Leur place dans la car- 
rière sénatoriale, p, 93. 

PUISSANCE TRIBUNICE des empe- 
reurs, p. 160 et suiv. Voir TRIBU- 
NICIA POTESTAS. 

PVP (abréviation de Pu pus) tenant 
lieu de prénom, p. 46. 

PUPIEN. Noms et titres, p. 201. 



Q 

Q. Différentes formes de la lettre, p. 
20. 

QUESTURE. Sa place dans la carrière 
sénatoriale, p. 91 — Différentes sor- 
tes de questures, p. 91, 101 — Date 
de l'entrée en charge des questeurs, 
p. 91 — Omise sur les inscriptions 
après Dioclétien, p. 128. 

QUI ET, QUI ET VOCATUR. Devant 
un sobriquet, }). 37. 

QUINTILLUS. Noms et titres, p. 207. 



R 



R. Différentes formes de la lettre, p. 

20. 
RECUEILS D'INSCRIPTIONS, p. XIX 

et suiv. 
RÈGLEMENTS DE COLLÈGES. Voir 

LOIS. 
RESCRITS. Voir CONSTITUTIONS. 
RESTITUTION DES INSCRIPTIONS, 



458 



TABLE ANALYTIQUE 



p. 348 et suiv. — Sont lo résultat 
d'une nécessité, non 1p fruit ilo 
rimagination, ]>. 34S — Coumicut 
on les indiqui' dans la transcrip- 
tion des inscriptions, p. 348, note 1 
— Exemples, p. 349 et suiv. 



S. Dilïérentes formes de la li'ttns p. 
21. 

SACERDOCES. Leur place dans les 
cursus honorum, p. 94 — Liste des 
sacerdoces sénatoriaux, p. 99 et 
suiv. — Liste des sacerdoces éques- 
tres, p. H8 et suiv. 

SACERDOCES MUNICIPAUX, p. 146 
et siiiv. 

SALUTATIONS IMPÉRIALES, l'. 1j7, 
nnte 2 — An iv sI/m-Ic p. i;;S. Voir 
IMPERATOR. 

SARMATICUS. Surnom de Marc Au- 
réle, p. 192 — de Commode, p. 193 

— de Maximin, p. 200 — de Dioclé- 
tien, p. 210 et 211 — de Constance 
Chlore, p. 213 — de Galère, p. 214 

— de Constantin, p. 217. 
SÉNATEURS. Voir CARRIÈRE SÉ- 
NATORIALE. 

SÉNATUS CONSULTES, p. 268 et suiv. 
Différentes parties, p. 208 — liiste 
des sénatus consultes connus par 
l'épii?raphie, p. 208 et 269. 

SEPTIME SÉVÈRE. Noms et titres, 
p. 19.;. 

SERVUS, appliijué à des affranchis, 
p. 80. 

SESTERCE. Signes usités pour le re- 
présenter ; ses divisions, ses mul- 
tiples, p. 34. 

SÉVÈRE ALEXANDRE. Noms et ti- 
tras, p. PKI. 

SEVIR EQUITUM ROMANORUM. 
l'iace do cc litre dans lus inscrip- 
tions, p. 90, note 2. 



SICILICUS (accent) p. 28. 

SIGLES voir ABRÉVIATIONS. 

SIGNE n, sur des chiffres, p. 32. 

SIGNES ÉPIGRAPHIQUES , voir 
ABRÉVIATIONS, CHIFFRES, AL- 
PHABETS, FRACTIONS, SIGLES. 

SIGNUM. Voir SOBRIQUET. 

SOBRIQUET, p. .56 — Comment il s'in- 
iliqui' sur les inscriptions, j). 57. 

SORTES, p. 343. 

SP, SPE, sur les tessères consulai- 
rt's, p. 336 et suiv. 

SP'F. Employé pour désigner les en- 
fants nalTirels, p, 71. 

STATUETTES. Marques sur statuet- 
tes, p. 321. 

SURNOMS. Leur place dans les déno- 
minations, p. .52 — Surnoms hérédi- 
taires, p. 53 — Surnoms multiples, 
p. o3 — Surnoms au génitif en tête 
de l'inscription, p. 56 — Transmis- 
sion des surnoms dans les familles, 
p. 06. — Surnoms employés comme 
prénoms, p. 49. 

SURNOMS EN ANUS. Dans les déno- 
minations des adoptés, p. 72 — Dans 
les dénominations des esclaves, p. 
78. 

SURNOMS IMPÉRIAUX, p. 159 — Ser- 
vent à dater les inscriptions, p. 160. 



T 



T. Différentes formes de la lettre, p. 

21. 
TABLE DES LIGURES BAEBIANI, 

p. 3U2. 
TABLE DE VELEIA, p. 302. 
TABLES DE PATRONAT, p. 301 - 

Leur mode de rédaction, p. 301 — 

DilVéri'nts exemples connus, p. 302. 
TABULAE CERATAE de Pompéi, p. 

304 et 305 ; cf. additamenta. 
TABULAE LUSORIAE, p. 346 et suiv. 
TACITE. Noms et titres, p. 208 et 209. 



TABLK ANAF.YTKJUE 



459 



TESSERAE PAGANAE. Voii TESSE- 
RES D'HOSPITALITÉ. 

TESSÈRES. Inscriptions sur tessoros, 
]!. 3'J4 ot sniv. 

TESSÈRES CONSULAIRES, p. 33G et 
suiv. — Leur mode de rédaction, p. 
336 — Leur usage, p. 337 — Leur 
intérêt, p. 338. 

TESSÈRES CONVIVALES, p. 340 et 
suiv. 

TESSÈRES DE JEUX, p. 841. 

TESSÈRES D'HOSPITALITÉ, p. 338 
et suiv. — Deux exemples connus, 
p. 338 et 339 — TESSERAE PAGA- 
NAE, p. 340. 

TESSÈRES FRUMENTAIRES, p. 334 
et 335. 

TESSÈRES GLADIATORIALES, voir 
TESSÈRES CONSULAIRES. 

TESSÈRES MILITAIRES, p. 334. 

TESSÈRES dites THEATRALES, p. 
335. 

TESTAMENT D'AUGUSTE, voir IN- 
DEX RERUM GESTARUM. 

TESTAMENTS, p. 238 et 259. 

TETRICUS LE PÈRE. Noms et titres, 
p. 206. 

TETRICUS LE FILS. Noms et titres, 
p. 207. 

THÉODOSE. Noms et titres, p. 223. 

TIMBRES. Voir ESTAMPILLES. 

TIBÈRE. Noms et titres, p. 179 et 
suiv. 

TITUS. Noms et titres, p. 186. 

TOMBES. Dimensions, p, 260 — Au- 
teurs et raisons de l'érection, p. 
260 — Violation, p. 259 et 261 - 
Tombes appartenant à des collèges 
funéraires, p. 265 — Tombes prépa- 
rées d'avance, p. 263. 

TRAJAN, p. 188 et suiv 

TRÉBONIEN GALLE. Noms et ti- 
tres, p. 203. 

TRIBU, Indication de la tribu après 
la filiation, p. 59 et suiv. — S'indi- 
que rarement après Garacalla, {). 



60 — Ecrite im abrégé, [>. (iU — Liste 
dos tribus, p. 60 et suiv. 

TRIBU COLLINA, fréquente pour les 
enfants naturels, p. 72. 

TRIBU ESQUILINA, fréquente pour 
les cnfanls naturels, p. 72. 

TRIBU POLLIA, p. 61, note 1. 

TRIBU SUBURANA, fréquente pour 
les enfants naturels, j). 72. 

TRIBUS DES DIFFÉRENTS EMPE- 
REURS, p. 76 note. 

TRIBUNAT DE LA PLÈBE. Sa pbice 
dar^s la carrière sénatoriale, p. 91 
— Date de l'entrée (>n charge des 
triliuns, p. 91 — N'est plus men- 
tionné au ne siècle, p. 99. 

TRIBUNAT LÉGIONNAIRE. Dans la 
carrière sénatoriale, p. 90 et 91 — 
N'est régulièrement obtenu après 
le vigintivirat (ju'après les Fla- 
viens, p. 90 — N'est plus obligatoire 
avant la questure au iii« siècle, p. 
99 — Dans la carrière équestre, p. 
110. 

TRIBUNICIA POTESTAS. Titre im- 
périal, p. 160 — Sa mention suivie 
d'un chiffre sert à dater les inscrip- 
tions, p. 160 — Façon de supputer 
les puissances tribunices, p. 161. 

TUILES ESTAMPILLÉES, p. 308 et 
suiv. Voir ESTAMPILLES. 

TURIA. Son éloge funèbre, p 258. 



V 



V. Différentes formes de la lettre, p. 
22. 

VAISSELLE. Marques sur la vais- 
selle, p. 322. 

VALENS. Noms et titres, p. 221. 

VALENTINIEN. Noms et titres, p. 
220. 

VALENTINIEN II. Noms et titres, 
p. 221. 

VALÉRIEN. Noms et titres, p. 204. 



460 



TABLE ANALYTIQUE 



VASES. Voir M ARQUES, VAISSELLE 
VERRE. 

VERRE. Inscriptions sur vases en 
vurro, p. 323 et suiv. 

VERRES, gentilice, p. 51, note 7. 

VESPASIEN. Noms et titres, p. 182. 

VICTORIN. Noms et titres, p. 206. 

VIGINTIVIRAT. Dift'érentes fonctions 
qui le constituent, p. 90 — Dispa- 
rait sur les inscriptions après Sé- 
vère Alexandre, p. 99. 

VIR CLARISSIMUS. A quelle époque 
ce titre figure sur les inscriptions, 
p. 89, note 1. 

VIR EGREGIUS. Titre des chevaliers, 
p. 109, 117. 

VIR EMINENTISSIMUS, p. 117. 

VIR INLUSTRIS, p. 129. 

VIR PERFECTISSIMUS, p. 117. 

VIR SPECTABILIS, p. 129. 

VITELLIUS. Noms et titres, p. !8a. 



VOCABDLUM, voir SOBRIQUET. 
VOLUSIEN. Noms et titres, p. 204. 



X 



X. Différentes formes de la lettre, p. 
22. 



Y. Différentes formes de la lettre, p. 
22. 



Z. Différentes formes de la lettre, p. 
23. 



TABLE DES FIGURES INSÉRÉES 

DANS LE TEXTE 



Diplôme militaire de l'an 98 p. 277 

Décret de Paul Emile 279 

Fragment des Fastes triomphaux -286 

Calendrier de Guidizzolo • . . . *294 

Vente d'esclave de Pompéi 30 V 

Estampille sur brique delà gens Domitia 3il 

— de la légion XXIF Primigenia 3li 

Graffite sur vase de Pompéi 3-)0 

Graffite sur amphore de Carthage 321 

Manche de vase en argent 322 

Plaque de bronze avec ex-voto 323 

Plaque de bronze de Crémone 326 

Jeu de poids de Brimeux 329 

Collier d'esclave 331 

Cachet d'oculiste 333 

Tesst'-re d'hospitalité de Trasacco 339 

Tessera pagana de Bizerte 340 

Tessère d'un collège d'utriculaires 341 

Lamelle de plomb avec exsecratio 345 

Inscriptions fausses du Louvre 362 et 363 



TABLE DES PLANCHES HORS TEXTE 



Types d'alphabets épigraph-iques pi. I 

Ligatures dans l'alphabet cursif pi. II 



CORRECTIONS & ADDITIONS 



P. XXI, I. 6. Ajouter : Inscriptionum parietinarum Pompeianarum supple- 
mentum, 1898. 

P. XXIV, I. 20. Ajouter : Lindsay, Handbook of latin inscriptions itlus- 
trating the hisionj of Ihe lawjuage, 1897, 

P. XXIV, 1. 27. Ajouter : Ricci, Epigrafia latina, 1898 (Collection des 
manuels Hoepli). 

P. 109, Ajouter, en face Vice sacra cognoscens, etc. : èv x'^^P? ^jîiaTToù 

P. 299. Au lieu de : Corniculaires lire Gornicines. 



TABLE DES MATIERES 



Avant-propos de la troisième édition, p. vu. 
Introduction de la deuxième édition, ix-xii. 
Extraits de l'introduction de la première édition, xrii-xvii. 
Bibliographie de l'épigraphie latine, xix-xxvi. 



PREMIÈRE PARTIE 

DES ALPHABETS USITÉS DANS LES INSCRIPTIONS ROM AINES, p. 1 -34. 

Alphabet archaïque, p. 1-4. 

Alphabet numumental, 4-0. 

Alphabet cursif, 6-10. 

Forme des différentes lettres sur les inscriptions, 1 1-'23. 

Ligatures, 23-27. 

Accents, points séparalifs, 27-29. 

Chiffres, 30-3'*. 

DEUXIÈME PARTIE 

DES ÉLÉMENTS COMMUNS AUX DIFFÉRENTES CLASSES 

d'inscriptions, p. 35-223. 

CHAPITRE PREMIER 

§ 1. — Prénoms, noms, surnoms, p. 37-57. 

§ 2. — Indication de la filiation, de la tribu, et, suhsidiairement, de I;i 
patrie et du domicile, b8-64. 



466 TABLE DES MATIÈRES 

§ 3. — Transmission du prénom, du nom et du surnom : aux enfants 
léjïitimes, Ci-TO; — aux enfants naturels, 70-72; — aux adoptés, 
72-74; — aux étrangers naturalisés, 75-78. 

§ 4. — Noms des esclaves, 78-79. 

§ 5. — Noms des affranchis, 79-85. 

CHAPITRE II 

CURSUS HONORUM, p. 86-155. 

I 1. — Carrière sénatoriale, 89-109. 

§ 2. — Carrière équestre, 109-126. 

§ 2 bis. — Cursus honorum après Dioclétien, 127-132. 

§ 3. — Carrières inférieures : employés d'administration, 132-136; — 
soldats et sous-officiers, 136-143; — citoyens des municipes et des 
colonies, 144-153; — dignitaires des collèges, 153-155. 

CHAPITRE III 

XOMS ET TITRES DES EMPEREURS ET DES MEMBRES 
DE LEUR FAMILLE, \). 156-223. 

§ 1. — Noms et titres des empereurs de leur vivant, p. 156-16'«-. 

§ 2. — Titres des princes et princesses de la famille impériale de leur 

vivant, 164-168. 
§ 3. — Titres des empereurs et des membres de la famille impériale 

après leur mort, 168-176. 
Liste chronologique des empereurs romaixs, avec l'indication 

de leurs noms et surnoms, de leurs puissances tribunices, de 

leurs consulats et de leurs salutations impériales, 177-223. 



TROISIÈME PARTIE 



des diverses classes d inscriptions et de la forme 

PROPRE A CHACUN K D'kLLES, p. 225. 

§ 1. — Dédicaces aux divinités, p. 225-230. 

§ 2. — Inscriittions lionoriliques, 231-236. 

§ 3. — Inscriptions gravées sur des èdilices, 236-251; bornes militaires, 
244-248; born.'s et limites, 248-251. 

§ 4. — Inscriptions lunéraires, 251-265. 

I 5. — Actes publics et privés : lois et plébiscites, 265-267 ; — sénatus- 
consultes. 268-270; — documents émanant des empereurs, di- 
plômes militaires, 270-271»; — .locuments émanant des magis- 



TAHLE DES MATIÈRES 4()7 

trats, 279-282; — actes publies du peuple romain, 282-288; — do- 
cuments relatifs à la religion et au culte, 288-297 ; — documents 
relatifs à l'armée, 297-300; — docuiuents relatifs à des munici- 
palités, 300-302: — documents relatifs à des collèges, 302-304; — 
actes privés, 30i-30o. 
§ 6. — Inscriptions sur objets divers : blocs de marbre ou lingots de 
métal, 306-308; — tuiles ou briques, 308-314; — conduites d'eau, 
314-316; — vases, lampes ou objets de terre, verre, métal, 316- 
324; — armes, 324-328; — poids ou mesures, 328-329; — bijoux, 
329-33 i; — timbres et cachets, 332-334; — tessères militaires, 
frumentaires, théâtrales, consulaires, d'hospitalité, convivales, 
pour les jeux, diptyques consulaires, 33't-342; — sortes, exsecra- 
tiones, 343-346; — mosaïques, 346 ; — tabulae lusoriae, 346-347. 

CHAPITRE COMPLÉMENTAIRE. 

§ 1. — De la restitution des inscriptions mutilées, p. 348-356. 
§ 2. — De la critique des inscriptions, 337-364. 



APPENDICE 

Sigles et abréviations, p. 364-373. 

Table .alphabétique des sigles et abréviations, p. 375-445. 

Table analytique, p. 446-460. 

Table des figures insérées dans le texte, p. 461. 

Table des planches hors texte, p. 461. 

Additions et corrections, p. 463. 

Table des matières, p. 465. 



Imprimerie Générale de Chàtillon-sur-Soine. A. Pichat. 



COURS 



DiPIGMPIllE LATINE 



P4R 

RENÉ GAGNAT 

MEMBRE DE l'INSTITUT 

PROFESSEUR d'ÉPIGRAPHIE ET d'aNTIQUITÉS ROMAINES 

AU COLLÈGE DE FRANGE 



SUPPLEMENT 



TROISIEME ÉDITION 




PARIS 

ANCIENNE LIBRAIRIE THORIN ET FILS 
ALBERT FONTEMOING, ÉDITEUR 

LIBRAIRE DES ÉCOLES FRANÇAISES d'AT1IÈx\ES ET DE ROME 
DU COLLÈGE DE FRANCE ET DE L'ÉCOLE NORMALE SUPÉRIEURE 

4, RUE LE GOFF, 4 

J 904 
Novembre 

Droits de traduction et de reproduction réservés. 



Depuis cinq ans qu'a paru la troisième édition de ce 
manuel on a publié un certain nombre de gros volumes 
ou de petits articles qui méritent d'être signalés à ceux 
qui s'occupent d'épigraphie latine. Je nai pas cru devoir 
attendre une nouvelle édition de mon livre pour leur en 
indiquer le contenu ou les conclusions. En outre, f avais 
laissé échapper plusieurs fautes d'impression et quelques 
inexactitudes. Je profite de l'occasion pour corriger les 
unes et les autres. 

Afin de faciliter les recherches^ j'ai réimprimé en- 
tièrement la table des matières, qui se trouvera renvoyer 
maintenant au volume lui-même et à son supplément, 
dont la pagination fait suite à celle du livre qu'il 
complète. 

R. C, 



SUPPLEMENT 473 

Page XXI. 

— Vol. III. ISlouveau su\)])\ément (Supplementum, pars posterior)ii\ec 

tables générales des 4 parties du volume, 1902. 

— Vol. IV. Supplemenlum {tabellae ceratae), i898. 

— Vol. VI. Pars IV, fasc. posterior. Supplementum, 1902. 

— Vol. VIII. Supplemenlum (Mauretania), 1904. 

— Vol. XI. Pars posterior, fasc. prier, 1901. 

— Vol. XIII. Pars prima, fasc. primas [inscriptiones Aquilaniae el 

Lugdunensis), 1899. 

— Pars tertia, fasc. prior (Inslrumentum), 1901. 

— Vol. XV. Pars posterior, fasc. prior {vasa, lucernae, fistulae),iS99. 

Page XXII. 

Fphemeris epigraphica, vol. IX. (suppléments au vol. II; 
commentaire delà lex municipii Tarentiiii par Mommsen.) 

Page XXIII. Ajouter pour la Gaule : 

Seymour de Ricci, Répertoire épigraphique de la Bretagne occidentale, 
1897. 
— Répertoire épigraphique du département d'Illeet- Vilaine, 1898. 

Page XXIII. Ajouter pour la Germanie: 

F. Haug et G. Sixt, Die rôm. Inschriflen und Bilwerke Wïirtembergs, 
1900. 

Page XXIV. Ajouter dans les recueils d'inscriptions chrétiennes : 

E, Le Blant, Nouveau recueil des inscriptions chrétiennes de la Gaule, 
1892. 

Em. Egli, Die chrisllichen Inschriften derSchiveiz vom IV-IX Jahrhun- 
dert, 1895. 

Pages XXIV et XXV. Ajouter dans les ouvrages didactiques: 
R. Gagnât, Article Inscriptiones dans \q Dictionnaire des antiquités grec- 
ques el romaines de M. Saglio, t. V, p. 526 et suiv. 

W. M. Lindsay, Ilandbook of latin inscriptions illuslrating the hislory 
of the languagc, 1897. 

S. Ricci, Epigrafia latina (collection des manuels Hoepli); 1898. 

Nik. Millier, Chr/sllichc Inschriften {liealenctjclopiidie fi'ir prolestantis 
che Théologie), t. IX, p. 167 et suiv.) 



/i74' COURS D'ÉPIGRAPHIE LATINE 

Page XXVI. Depuis 4898, les Arcli. epigr. Millheitungen d'Autriche 
ont^élé remplacées par une publication in-4'': Jahreshe/tc des 
Oeslerreic/nschen Archaeologischen Institut es. 

Page 45. La mention de la filiation a, légalement, comme raison d'être 
qu'elle attestel'ingénuitédu perionnage dont elle accompagne les noms. 
En fait, elle sert aussi à distinguer entre des ingénus de nième famille, 
qui, portant le môme prénom, pourraient être confondus l'un avec l'au- 
tre. Quand l'usage des surnoms personnels se fut généralisé, cette men- 
tion perdit, dans la pratique, une partie de son intérêt. 

Page 54. 1. lo. Au lieu de C. Appius Junius Silanus, dans les noms 
duquel Appius est plutôt un gcntilice, on pourrait citer : 

C. Antius .4. Julius Quadralus, consul en i05, ou C. Octavius Tidius 
Tossianus L. Javolenus Priscus, le célèbre jurisconsulte. Cf. sur ces 
prénoms multiples d'un mên'.e personnage Fallu de Lesscrt, Cente- 
naire de la Société des Antiquaires de France, p. 371 et suiv. 

Page 56. La question des sobriquets a été étudiée récemment par Mom- 
msèn [Hermès, XXXVII, 1902, p. 443 et suiv. i. Voici le résumé de son 
article : 

Le sobriquet n'apparaît pas avant le milieu du ii* siècle à Rome: le pre- 
mier texte qui le mentionne est une inscription où se lisent les noms 
de M. Aurelius Oenopio Oiiesimus, signo Acad et de Septiniius An- 
tonius signuin Oh/mpi; il y est question des empereurs Anloninus et 
Gommodus. 

Il n'a existé d'abord que pour les petites gens, jamais pour les personna- 
ges d'ordre sénatorial, à peine pour les afTranchis. Il est tiré du grec, 
du latin, même de langues étrangères ; très souvent il se termine en à/s; 
en ce cas il dérive d'adjectifs: Gaudentius de Gaudens, Eusehius de 
Y.jTipr.ç (tandis que le cognomen est formé d'adjectifs sans change- 
ment). 

Il est digue de remarque que ces sobriquets ont généralement une dési- 
nence masculine, même lorsqu'ils s'appliquent à des femmes: C. I.L., 
VI, 23344 : Octavia Félicitas signo Leonti: — Ibid.. 29339 : Mindia 
Primilla, signo Paregori. 

Comme le sobriquet n'a pas de valeur officielle, il n'est pas mélangé 
aux autres dénominations; on le place sur les inscriptions soit cm tête, 
soit à la fin. Au début, il se présente au génitif, plus rarement au 
datif; à la fin, au génitif, parfois même au vocatif précédé d'une ac- 
clamation: vale, vj-'jyjL. 



SUPPLÉMENT 475 

1° Exemple de sobriquets placés au début d'une inscription : 

C. I. L., VllI, 17904. 

SERTIO 

OPTANTIVS 

M-PLOTIO-FAVSTO 

EQR-PRAEF. COH 

III. ITYRAEORVM 

etc. 

M POMPEIVS QVIN 

TIANVS EQ.R.FL.PP 

PARENTI CARIS 

SIMO 

Serlio Optanlius. M. Plotio Fauslo eqiuiti) r{omano) praef{ecio) coh{or- 

lis) III Ityraeorum M. Pompeius Quintianua eq{ues) r(omanus) 

fl{amen) p{er)p{e(uus) parenli carissimo. Le père se iiomtiiait M. Plotius 
Fauslus, signa So'liiis et le fils M. Pompeius Quintianus, signo Optan- 
lius, 

2° Exemple de sobriquets, placés à la fin d'une inscription : 

C. I. L., 111,7899. 

Q . A X I V S A E 

L I AN VS • I VN I 
OR- VOTVM PRO 
PATRI S INCO 

LVMITATE SVSCEP 
TVMCVM GRATVLA 
TIONE LIBENS-SOL 
VIT. lONI. lONIVS 

Q. Axius Aelianus Junior votiim pro patris incolumilnte susceptum cum 
gratnlaùone libens solvit. Ioni{i) lonius. lonii est le sobriquet du père; 
f,'raninialicalement il se rapporte à patris ; lonius est le sobriquet du fils, 
dont les noms sont énoncés au nominatif. 

Le sobriquet apparaît souvent comme commun h tout un groupe d'indivi- 
dus: CI. L., V, 5892: Constantii vivatis, avant les noms du père, de 



470 COURS D'KI'IFIJAPIIIE r.ATINE 

la mère et de la lille; XIV', 3323 : Syncratiorum, à la lin de l'insciip- 
tioii — et dans le courant du texte on lit: el hoc peto aego Synrradus 
a bobis univcrsis sodalihus ut sene bile refrigeretis. Il semble doi:c 
que, daiis plus d'un cas, le sobriquet n'ait point été une dénomina- 
tion personnelle, mais une appellation commune à tout un groupe 
de personnes, parents, alliés ou simplement associés, réunis dans un 
but funéraire. (Cf. De Rossi, / collegii funeralicii famlglianà&ns les 
Commenlahoncs inhouoreinT/i. Mommseni, p. 705 et suiv.) 

L'habitude des sobriquets, née à Rome sous les Antonins, se répandit de 
là dans les provinces. Elles s'introduisit au siècle suivant dans l'aris- 
tocratie; au iv" siècle l'usage en l'tait fréquent dans les hautes classes 
de la société. Ainsi Praetextatus, consul désigné en 384, avait comme 
sobriquet Agnr'msi\m figure an génitif sur la plinthe d'une statue éle- 
vée en son honneur iC. I. L., VI, 1778.) J'ai cité à la p. 56 de mon 
Cours d'épigraphie une dédicace à Symmaque où il porte le sobriquet 
de Phosphorius. 

Dans la vie journalière les personnages étaient désignés par ce sobriquet 
seulement. Le préfet de la ville de 351 C/odius Celsinits Adel/ius 
{C. I. Z.VI, 1711: IX, loTG) porte seulement, dans les textes littérai- 
res, le nom d'Adelfius. 

Page 76. D'après cette règle, les pérégrins appelés au service légionnaire 
par les empereurs prennent très souvent le nom et le prénom du prince 
sous lequel ils sont entrés dans l'armée. Une recrue conteniporaine 
d'Hadrien sera un P. Aelius, une recrue de Marc-Aurèle, un M.Aure- 
lius. Exception est faite pour les fils de légionnaires en service, qui, 
on le sait, étant réputés enfant non légitimes — puisque leurs pères 
iront pas le droit de contracter un mariage légal — ne possèdent pas 
la cité romaine. S'ils la reçoivent en entrant au service, ils prennent, 
non pas un genlilice impàial, mais le gentilice paternel. Il faut ajou- 
ter qu'ils sont inscrits dans la tribu PoUia. Cf. j\Iommsen,/A'/7//cs, XIX 
(l8H4j p. Il, note 2; R. Gagnai, .lr//iee d'Afrirjwi, p. 367 : P. Meyer, 
Drr rijm. /xonkiibinat, p. 110; P. Tassistro, // malrDitonio dci sul- 
d(tù mmrnii, p. 51. 

Page 78. Sur la façon dont les esclaves sont désignés dans les inscrip- 
tions antérieures à l'empire voir A. Oxé, Rliein. Muséum. LIX (l'J04), 
p. 108 et suiv. 

Pages 89 et suiv. Sur les titres honorifiques des sénateurs el des che- 
valiers romains, voir un mémoire de M. Ilirschlcld: Die lianglitcl der 



SUPPLEMENT 



477 



rumischeit /xaiserzcit {Silzungsher. cler Akad. zu Berlin, 1901, p. 579 
cl suiv.). J'exlrais de cet article les renseignements suivants : 

Le titre de clarissimiis apparaît au premier siècle (eu toutes lettres) et 
au 11° (eu abrégé). Il ne devient d'un usage t'ré(juenl dans les inscrip- 
tions qu'au iii'^ siècle. 

Les titres de euunentisshnus, perfectissimiis, egregius remontent au rè- 
gne de Marc-Aurèlc; mais l'usage de les présenter en abrégé ne date 
vraiment que du temps de Septime Sévère. Ces titres perdirent peu à peu 
de leur valeur, si bien que, dans la 2* moitié du iv'= siècle, le titre de 
pcrfeclissiinus s'étendait à toutes les classes de fonctionuaires, môme 
subalternes. 

Page 109. Ajouter^ en face de vice sacra cognoscens, etc. : Iv ^''^pa. 

SîOKiTTOy rJiy.'/.TV.q, OtayvoÙ?. 

Page 116. Il n'est pas juste de dire qu'au iii^ siècle le centurionat était 
compris parmi les milices équestres. A cette époque les ofliciers sont 
bien tenus de remplir quatre postes militaires successifs; mais ce chan- 
gement consiste en une augmentation du temps qu'ils passaient au 
service, non du nombre des grades constitutifs de leur carrière. 
(Mommsen, Droit public romain, VI, 2, p. 156, note 2.) 

Page 129. Inlusfris se traduit aussi en grec par Tùo^jizptoq. Ces titres 
ne figurent sur les inscriptions qu'à la fin du iv" siècle. 

Pages 177 et suiv. Suppléments et corrections à la liste chronologique 
des Empereurs romains. 

AUGUSTE. 

Pour le titre à'Auguslus donné à l'empereur Auguste, corriger: le 
16 janvier 1627 en 727. 



CLAUDE K 



imp. II 
imp. III 
imp. V 
imp. VIII 
imp. X 
imp. XI 



en 41 

— 41-42 

— 43-44 

— 44-45 

— 45-46 

— 46-47 



1. Cf. Pauly-Wissowa, Realencyclopadie , II, p. 2788 et suiv. 



478 



COURS D EPIGRAPHIK LATINE 



mip. 
imp. 
imp. 
imp. 
imp. 
imp. 
imp. 
imp. 
imp. 
imp. 
irap. 
imp. 



XII 

XIIII 

XV 

XVI 

XVII 

XVIII 

XVIIII 

XXI 

XXII 

XXIlll 

XXVI 

XXVII 



en 



47-48 
47-48 
47-48 
48-49 
49-50 
49-50 
50-51 
50-51 
51-52 
51-52 
52-53 
52-53 



imp. 


II 


imp. 


m 


imp. 


IV 


imp. 


V 


imp. 


VI 


imp. 


VII 


imp. 


VIII 


imp. 


VIIII 


imp. 


X 


imp. 


XI 


imp. 


XII 



NERON K 

55 
57 

58 (été.) 
58 (été.) 

58 (automne) ou 59 

59 ^été) ou 60 
61 

61 ou 62 
63-66 
66 
67 



VESPASIEN et TITUS 



VESPASIEN 

imp. II 
imp. V 



TITUS 



70 
70 



1. CJ. E'I. Maynial, Rrchrrrhes sur la date des salutations impériales de l'empe- 
reur Néron. (Reu. arch., 1901, II, p. 167 et suiv.); PI. Stuart Jones, La chrono- 
logie des salutations impériales de Séron. (Rev. arch., 1904, I, p. 2G3 et suiv.) 

2. CUanibiilu, De magistratibus Flaviorum, p. 21 et suiv. Pick {Zeitschrift fur 
Numismatik., XIII, p. 224 et suiv., en particulier 237 et 238) a fait observer 
qu'à partir de l'année 72 et de la VIII« salutation impériale deVespasien, cor- 
respondant à la II' de Titus, les deux empereurs rec^oivent simultanément 
de nouvelles acclamations. On ne connaît à cet égard qu'une exception : sur 
les cippes du pomerium (on en a trouvé trois de Vespasien et Titus gravés 
entre mars cl la fin juin de 75), Vespasien est imp. XIV et Titus seulement 
irap. VI au lieu de VIII. Pour faire disparaître cette difficulté, M. II. G. 



SUPPLÉMENT 



479 



VESPASIEN 

imp. VI 
imp. VII 
imp. VIII 
imp. VIIII 
imp. X 
imp. XI 
imp. XIII 
imp. XIIII 
imp. XVI 
imp. XVII 
imp. XVIII 
imp. XIX 
imp. XX 



imp. 
imp. 
imp. 
imp. 
imp. 
imp. 
imp. 
imp. 
imp. 
imp. 
imp. 
imp. 
imp. 
imp. 
imp, 
imp. 
imp. 



II 

III 

V 

VI 

VIII 

VIIII 

XI 

XII 

XIII 

XIIII 

XV 

XVI 

XVII 

XVIII 

XVIIII 

XXI 

XXII 



TITUS 



mp. II 
mp. III 
mp. IV 
mp. V 
mp. VII 
mp. VIII 
mp. X 
mp. XI 
mp. XII 
mp. XIII 
mp. XIIII 
mp. XV 
m p. XVI 
mp. XVII 



70 (fin) ou 71 (début) 

71 

71 

72 

72 ou 73 (début) 

73 ou 74 (début) 

74 (milieu) 
74 (fin) ou 73 
76 (début) 

76 

76 

78 

79 

79 (fin) 

80 

81 



DOMITIEN 



en 81 

— 83 

— 83 

— 84 

— 85 

— 85 

— 85 

— 86 

— 86 

— 86 

— 88 

— 88 

— 88 

— 88 

— 88 

— 89 

— 92 



New Ion, {The epigraphical évidence for the reigns of Vsspasian and TUus,p. 4), 
pense qu'on doit corriger VI en VIII, ce qui suppose une erreur du lapi- 
cide. Cf. C. /. L., VI, 934, de mars à juin 78, où Vespasien est dit imp. XVII 
alors qu'il porte dès le 2 décembre 76 et pendant tout 77 le titre imp. XVIIl 
(ibid. p. 47, n» 91.) 
1. Ghambalu, Demagistratibus Flaviorum, p. 23. 



480 COURS D'ÉPIGRAPIIIE LATIXE 

Corriger ainsi le tableau de la page 187 à partir tle raiiiiée 90. 



90 


l*^"" janvier 






COS. XV 




13 septembre 


trib. 


pot. X 




91 


1 janvier 










13 septembre 


trib. 


pot. XI 




92 


1 janvier 






COS. XVI 




13 septembre 


trib. 


pot. XII 




93 


1 janvier 










13 septembre 


trib. 


pot. XIII 




94 


1 janvier 










13 septembre 


trib. 


pot. XIIII 




95 


1 janvier 






COS. XVII 




13 septembre 


trib. 


pot. XV 




96 


4 janvier 










13 septembre 


trib. 


pot. XVI 










NERVA. 


Co 


rriger ainsi le tal 


ileau ( 


le la page 187. 


96 


18 septembre 


trib. 


pot. 




97 


d janvier 






COS. m 




18 septembre 


trib. 


pot. II 






10 décembre 


trib. 


pot. III 




98 


1 janvier 
25 janvier 






COS. IIII 








TRAJAN K 


imp 


. II 


en 


101 




imp 


. III 


— 


102 




imp 


IIII 


— 


102 




imp 


\' 


— 


105 


^après le 13 mai.) 


imp 


. VI 


— 


106 




imp 


VII 


— 


M 4 




imp 


VIII 


— 


114 


(après le l'^'" sept.) 


imp 


VIIII 


— 


114 




imp 


X 


— 


115 




imp 


XI 


— 


115 




imp 


XII 


— 


116 




imp 


XIII 


— 


116 







imp. XXII 



imp. Il 



1. Cf. De la Berge, Essai sur le règne de Trajan, p. 48, 54, 109, 172. 



SUPPLÉMENT 481 

Corriger à la page 189, col. 4 : cos IV en cos VI. 

HADRIEN. 

Bien que l'empereur Hadrieu n'ait jamais pris que le titre de imp. II, 
on trouve la mention de imp. III I, sur une série de cippes destinés à 
délimiter le lit du Tibre, documents essentiellement officiels. {CI. /-., 
VI, 1240, a, b, c. d.) 



MARC AURELE ' et L. VÉRUS'. 



MARCAURELE L. VERUS 



imp. 


II 


imp. 


II 


imp. 


III 


imp. 


III 


imp. 


IIII 


imp. 


IIII 


imp. 


V 


imp. 


V 


imp. 


VI 






imp. 


VII 






imp. 


VIII 






imp. 


VIIII 






imp. 


X 







en 163 

— d65 

— 166 

— 167 

— 171 

— 174 

— 175 

— 177 

— 179 



COMMODE \ 



imp. II 

imp. III 

imp. IIII 

imp. V 

imp. VI 

imp. VII 

imp. VIII 



en 177 

— 179 

— 180 

— 182 

— 183 

— 184 

— 186 



imp. II 

imp. III 

imp. IV 

imp. V 



SEPTIME SEVERES 

en 194 (printemps.) 

— 194 (été.) 

— 194 (novembre.) 

— 195 (été.) 



1. Cf. Pauly-Wissowa, Realenq/clopddie. I, p. 2288 et suiv. 

2. lôid., III, p. 1840. 

3. Ibid II, p. 2468 et suiv. 

4. Cf. E. Wirth, Quaestloncs Severianae, p. 7 et suiv. et p. 24. 



482 



COURS D'ÉPIGRAHPIE LATINE 



irnp. 


VI 


en 


495 (automne.) 


imp. 


VIII 


— 


196 


imp. 


VIIII 


— 


197 (février.) 


imp. 


X 


— 


497 (autoiiiiie.) 


imp. 


XI 


— 


498 (été.) 


imp. 


XII 


— 


198 


imp. 


XIII 


— 


201 1 


imp. 


XV 


— 


208 2 



CARAGALLA. 

Les surnoms Plus Félix apparaissent dans les inscriptions pour la pre- 
mière fois au 1" avril 200 (C. I. L., VI, 225). Mais l'omission du surnom 
Félix est fréquente jusqu'en 214. Sur les monnaies, Pius paraît en 201, 
mais Félix ne figure qu'en 213. (Pauly-Wissowa, Realencyclopiidie I, 
p. 2437.) 

GALLIEN. 

Ajouter à la liste de ses surnoms honorifiques. 

Parthiciis Maximus, en 264 3. 
Persicus Maximus, même date*. 

GLAUDE II. 

On lui refuse le surnom de Valerius, malgré le témoignage d'une 
monnaie et peut-être d'une inscription ^. 



AURELIEN «. 

Germanicus Maximus, en 270. 

Gothicus Maximus, en 271. 

Reçoit la puissance tribunice en mars? 270. 

Meurt en août, septembre 275. 

1. UulL de corr. hellén., 1895, p. 318. 

2. C. /. L., VI, 32533 ; Mél. de Rome, 1893, p. 516. 

3. C. L L., X, 4784. 

4. Bull. arch. du Comité, 1901, \). 4-29 el suiv. 

5. Homo, De Claudio Golhico, p. 94. 

6. Homo, Essai sur le règne de Vempereur Aurélien, p. 337 et suiv 



SUPPLÉMENT 483 

CARIN. 

Caesar, en septembre? 282. 

CONSTANTIN LE GRAND. 
Maximus, dès 312 (octobre) '. 

Pages 251 et suiv. Inscriptions funéraires. L'étude des différentes par- 
ties qui constituent une inscription funéraire pour être complète et tout 
à fait précise, devrait être faite par provinces et même par régions. Un 
exemple très instructif de cette méthode vient d'être donné par M. R. 
Weynand dans les Donner Jahi'hi' cher, 1902(fasc. CVIIl, CIX, p. 486 
et suiv.) à propos des inscriptions du Rhin : Form und Décoration der 
rôm. Grabsleine der Rheinlande im I Jahrhundert. Il est arrivé aux 
conclusions suivantes: 

« La dédicace aux Dieux Mânes {Dis Manibus), qui paraît dans le sud 
de la Gaule d'assez bonne heure, se rencontre pour la première fois sur 
le Rhin entre 70 et 90 ap. J. G. Elle ne devient d'un emploi fréquent 
que vers le milieudu ii" siècle— et encore les inscriptions où elle man- 
que sont-elles aussi nombreuses que celles où elle figure. L'usage de 
l'abréviation D-M-S est postérieur encore à celui de la formule en- 
tière. Les adjonctions comme M emoriae, Memoriae aelernae datent un 
texte épigraphique de la fin du m* et du iv^ siècle. 

L'omission du cognomen est un indice de haute époque (l^e moitié du 
i" siècle), celle du praenomen un indice de basse époque (2" moitié du 
iii« siècle). L'indication de la tribu et du lieu de naissance du défunt 
sur les lombes de militaires est constante au i" siècle; au ii= siècle 
elles deviennent plus rares et disparaissent peu à peu au I^^ De même 
l'âge et les années de service indiqués par le génitif pluriel {annorum, 
slipendiorum) caractérisent le i«' siècle; la tournure qui vixit est pos- 
térieure. 

La formule hic si tus est disparait après l'année 90; la formule? -F- 1 
est particulièrement fréquente sous les Flaviens. 

Page 238, B. H est à noter que lorsque deux magistrats, dona- 
teurs d'un monument, étaient njenlionnés sur l'inscription com- 
mémorative do la fondation, et que cette inscription y figurait 

1. Babelon, Mélanges Boissier, p. 53. 



4^4 COURS D'ÉPIGRAPHIE LATINE 

en deux exemplaires^ par exemple au-dessus de deux portes 
d'entrée, le nom de celui qui était mentionné le premier sur 
l'une était rejeté, sur l'autre, au second rang^ : 



a) h) 

C. L L., IX, 5076. NotiziedegliScavi, 1893, p. 352. 

L TETTAIENVS LF L FISTANYS-L-F 

BARCHA / TETTAIENVS L-F 

L FISTANVS ■ L . F iivir BARCHA 

ITER-LN CAMPVM EX C-D- IIVIR 

PECVNIA SOCIORVM ITER IN CAMPVM EX C-D 

CAMPI FAGIVNDVM ^EQVNIA SOCIORVM 

COERA\'ERE EIDEMQ CAMPI FACIVNDVM 

PROBAVERE COERAVERE EIDEMQ 

PROBAVERE 

a) L. Tellnienus C . f(iliiis) Barcha, L. Fislanus L. f[ilius) 

b) L. Fistanus L. f{ilius), [L.] Tetiaienus L. f[ilnis) Barcka 

a. b) duo vii\i) ifer(um) in campum ex cionscriptorum) d{ecrcfo)pecu- 
nia sociorum campi faciundum coeravere eideinq{ue) probavcre. 

Page 257 note 3. L'existence de ces manuels professionnels a été niée 
formellement par M. Bruno Lier dans un article récent {Topica carmi 
num sepulcralium. PInlologus, LXIl, 1903, p. 447). Pour lui ces 
épitaphes versifiées ont d'abordété traduites du grec pardes érudits et 
placées par eux sur la tombe de parents; elles auraient été ensuite co- 
piées dans les cimetières par des gens de la ville à la recherche de 
poésies funéraires à leur usage et reproduites par eux. fidèlement ou 
non. Mais comment expliquer alors que les mêmes vers se retrouviMit 
souvent répétés dans des parties très différentes de l'Empire romain 
et très rarement dans une même ville ? 

Page 258 note 3 Identification repoussée ])ar M. Ifirschfidd. ( Wienrr 
Studien, Bormannho.fi , p. 283 et suiv.) Se fonihiut sur un nouveau 
fragment du monument récemment découvert [ÎSodzic deg/i Scari, 
1898, p. 412 et suiv.), .M. Ilirsclifrld estime que la femme en (jues- 
lion est non l'épouse de Q. Lucrelius Vespillo, mais plutôt celle 
d'un nommé Aquilius ou Acilius, cité par Strabon {lY, 39). 



SUPPLÉMENT 485 

Page 283. Un nouveau fragment des Fastes consulaires contenant le 
nom des tribuns militaires de 374 et du dictateur créé cette année-là 
pour combattre les Prénestins a été trouvé récemment. {Ann. épigr., 
1900, n. 83.) Plus récemment encore on a découvert un autre frag- 
ment, relatif aux années 434-435. {Notizie degli Scdvi, 1904, p. 9.) 

Page 285. Nouveau fragment des Fastes triomphaux, donnant la date 
du triomphe de Tarquin sur les Latins et les Etrusques. [Mulizie degli 
Scavi, 1904, p. 8.) 

Page 287. Nouveau fragment des J'asti minores, provenant de la mai- 
son des Valerii sur le Gaelius. (Ami. épigr., 1902, n. 195.) 

Page 299. Les fragments de l'allocution d'Hadrien, à l'armée d'Afri- 
que, augmentés par de nouvelles découvertes, ont été étudiés à nouveau 
par M. Héron de Villefosse. {Strena Helbigiana, p. 122; Feslschrift 
zu 0. Hirschfelds sechzigst. Gebiirtslage, p. 192.) 

Même page, ligne 31. Au lieu de corniculaires, lire cornicines. 

De nouveaux règlements de collèges militaires sont venus depuis quel- 
que temps s'ajouter à celui des cornicines et aux autres fragments 
déjà connus: Ann. épigr., 1898, n. 108 {cornicularius, actarius, li- 
brarii et exacù legionis) ; ibid., 1899, n. QO {officiales praefecti); 
ibid., 1902, n. 10 {armorum custodes). 

Page 308. Ajouter à la bibliographie pour les inscriptions sur tuiles ou 
briques les commentaires que M. Dressela joints au tome XV du Cor- 
pus. Ce savant ne croit pas à l'emploi de caractères mobiles pour l'im- 
pression des estampilles céramiques (p. 3). 

Page 314. Pour les inscriptions sur conduites d'eau voir aussi le com- 
mentaire ajouté au tome XV (pars posterlor). 

Page 316. Voir le tome XV du Corpus (pars posterior) pour les inscrip- 
tion; sur vases ou lampes. Voir aussi le tome XIII (m" partie). A 
propos des vases trouvés en Gaule et en Germanie, M. Bohn a donné 
dans ce volume de précieux renseignements (p. 119 et suiv.). 

Page 318. Au lieu de l'explication Apollinaris cera, M. Dressel pro- 
pose : Apollinaris cera{mium) ou cera(mii), ■/.EOKu.iuti. (C. I. L., XV, 

p. 771, n.6064.) 

3 



486 COURS D'ÉPIGRAPHIE LATIXE 

Page 320.. ligne 3. Corriger REPLEND A (faute d'impression) en 
REPLEDA et expliquer avec M. Thédenat: Copo,condilum habes? 
— Fst — Refile, da! {Comptes-rendus de VAcad. des Inscr., d896,. 

p. 236.) 

Pag3 321. L'inscription citée d'après M. Lanciani {Bullelt. comun.) 
ligure actuellement au Corpus (XV, 4539). M. Dressel explique 
AVTOCR par Aulocratum qui serait une sorte de vin connu par 
Athénée (1,59). 

Page 322. M. d'Arbois de Jubainville {Cenlenaire de la Société des 
Antiquaires de France, p. 17 et suiv.j, a prouvé que AVVOT était 
l'abréviation du mot AVOTIS, substantif qui signifie « fabricant ». 

Page 334. Ajouter à la bibliographie relative aux plombs antiques : 
Rostovtsew et Prou, Catalogue des plombs de l'antiquité... conservés à 
la Bibliothèque nationale, Paris, 1900, in-8°; Tessères romaines en 
plomb (en russe), Pétersbourg, 1903 ; Tesserarum urbis liomae et su- 
burbi plumbearum sylloge, I^étersbourg, 1903. 

Page 335. Il est prouvé maintenant que les tessères « théâtrales » 
sont des tessères de jeu. Cf. Rostovtsew dans le Bull, de la Commis- 
sion arc h. de Pétersbourg, 1904. 

Page 336. Tessères consulaires. Une opinion nouvelle de M. Frohner 
{Catal, de la collection Duthuit, II, p. 163) en fait des certificats donnés 
à des hommes qui, étant venus dormir dans un temple d'Esculape, y 
auraient vu le dieu en songe : spectat(um) num{en). 

Page 369. Pendant le premier siècle, il arrive assez fréquemment que 
l'abréviation des mots se fait en coupant ces mois à la fin d'une syl- 
labe; autrement dit, l'abréviation se termine par une voyelle: NA = 
na(tus), ANNO = anuo(rum) CHO=:: c(o)ho(rtis). C'est une marque 
d'ancienneté relative pour les textes où se remarque cette particula- 
rité. (RAVeynand, Forni und dekoration derriim. Grabsteine,^. 198.) 

Pag3 374. Autre exemple caractéristique de cette habitude de retourner 
les lettres pour indi({uer le féminin, sur l'épitaphe d'une enfant de 
cinq ans : Eph. epigr., VIII. p. 163 : HVP- VETTIA-T-F-PRIMA 
c'est-à-dire Pupa ]\'ttia, T. f{ilia). Prima. 



SUPPLÉMENT 



TABLE DES SIGLES ET ABRÉVIATIONS 





A 


B-M-H-T-P 


Bene merenti heredes 
testamento posuerunt 


A 


Adjutrix (legio) 


BOT-RET 


Botum {= votum) ret- 


A 


Alexandriana 




tulit 


A 


Avus 






A-A-P-R 


Annona Augusta po- 
puli romani ? 




C 


A-AVE 


Alter ambove 


C 


Gontarii 


A CV 


A cubiculu (ou a custo- 


G 


Gultores 




diis) 


G 


Gustos 


AE 


Aerum 


C-E 


Gonjux ejus 


A L G 


A legione 


G-I-F-G- 


Gohors I Flavia Gana- 


AM S 


Amplissimus, splendi- 




thenoruni 




dissimus 


GO 


Golonus 


AN 


Annualis 


G-O-VF-S 


Conjugi optumae vivus 


A-N-F-F 


Annum novum faustum 




fecit sibi. 




felicem 


GONS 


Gonsecravit 


APO 


Apollinaris'' 


GONT 


Gontubernalis 


A P 


Adjutor procuratoris 


G-P 


Gallis publicus 


AR 


Armorum (custos) 


GP 


Gohors prima 






G-S-S 


Gum supra scriptis 




B 


GV-AR 


Gustos armorum 


B 


Bene 




D 


BF-V-CCOS 


Beneficiariusviri claris- 








simi consularis 


D 


Domitiana (ala) 


BFPR 


Beneficiarius praefecti. 


DD 


Deus Dolichenus 




procuratoris 


D-D 


Di deae 


BN-R-P-N 


Bono reipublicae natus 


D-DG 


Deus Dolichenus Gom- 


B-P-A 


Beneficiarius procura- 




magenus 




toris Augusti 


D-D-Q 


Di deaeque 


BE-SE 


Beneficiarius sexmes- 


D-ES 


.Deo Enduellico sa- 




tris 




crum. 



488 



COURS D'ÉPIGRAPHIE LATINE 



D 


•F 






D 


•M 


•M 




DO 






D 


Q 


N 


Q 


D 


•S 






D 


s- 


L- 


L-D 


D 


s- 


O- 


M 


D 


V 






DV- 


S- 


G ■] 




SING 





E-E 

E-S-L 



Donum fecit. 

Deum mater magna. 

Domesticus. 

De quo (qua) nihil 

questa (questus.) 
Deus sol. 
De suo laetus libens 

dédit. 
Deus Sanctus Opti- 

mus Maximus. 
Decreto vicanorum. 
G ■ EQ • Duplicarius singula- 

ris consularis equi- 

tum singularium. 

E 

Exemplum cpistulae. 
Exemplum sacrarum 
litterarum. 



F'G- ET S'P Filiae conjugi et sibi 
posuit. 

F*G*N Figlina Gaesaris nos- 

tri. 

F-ET'F-V-F Filii et filiae vivi fe- 
cerunt. 

F-ET'M-F-G-E Funeris et memo- 
riae faciendae cu- 
ram egit. 

FE-V-F Féliciter veto fecit. 

F'SS Fit summa summa- 

rum. 



G-G 


Genius Gastrorum. 


G-DA-S. 


Peut-être Giddabae 




Deo Auguste sa- 




crum i. 


G-MER 


Genius Mercurii. 


GR 


Graccus. 



H 



H 




Hereditates. 


H 


A -S 


Herculi Auguste sa- 
crum. 


H 


S-F-G 


Hères sepulcrum fa- 
ciendum curavit. 


H 


V-F-F 


Hères utriusquefilius 
fecit. 



ID 


Juveni defunctae. 


I-D-F 


Jussu dei fecit. 


I-O-PAR 


Jupiter Optimus Par- 




tinus. 


IP'S-P 


Ipse sibi posuit. 


I-S 


Juno Sima. 


IS-PP 


In sua possessione 




posuit. 



L-A 




Locus adsignatus. 


LA 


S 


Libère Auguste sa- 
crum. 


L-M 


•IN-F-P 


Locus menumenti in 
fronte pedes. 


L-M 


Q-P 


Locus menumenti 
quadratus pedes. 


L-M 


QVP 


Locus monumenti 
quequoversus pe- 
des. 


LP 




Lares publici. 


L-P- 


S 


Libens pecunia sua. 



M 



I. C.I.L., Vlll, 6267 et suiv. 



M 


Mystae. 


M-A 


Menumentum aedifi- 




cavit. 


M-G-D-D 


Municipii cultoribus 




donc dédit. 


M-F-S 


Mater filiis suis. 


M-I 


Mithras invictus. 


M-K 


Mater kastrorum. 


M-PL 


Minus plus. 


MPR 


Magistcr primus. 



SUPPLEMENT 



i89 



M-V-V-S 

N-G-V-S 

N-M-S-S 

N-PAL 
D-D-PETS-S 

N-VOC 



OF 
OM 
0-V 



Monitus visu votum 
solvit. 

N 

Nutnini gratus vo- 
tum solvit. 

Numerus m i li tum 
Syrorum sagitta- 
riorum. 

Numerus Palmyreno- 
rum. 

Donum dat pecunia 
et sumptu suc. 

Numerus Vocontio- 
rum. 

o 

Officiales. 
Omnibus. 
Optimus vir. 



PB-B-M'T-1 


Patri bono bene me- 
renti testamento 
jussus. 


T-P-C 




Tertiae partis con 
ductor. 


P-M 


Pecunia multaticia. 






V 


PN 


Pronepos. 






P-PA 


Publicum portorii 


VET-CO 




Vetustate corrupta. 




Asiae. 


VF 




Utere felix. 


pp. FF 


Pii Felices. 


VIK 




Vicarius. 


PP-SS 


Pueri supra scripti. 


VIL-R-S 




Vilicus ripae superiô 


PR-P 


Primus pilus. 






ris. 


PR-S 


Pro reditu salvo. 


V-SS-LL 


MM 


Votum soiverunt li 


P-S 


Procurator suus. 






bentes mérite. 




Q 


VT-F 




Utere felix. 




VV-SS-LL-MM. 


Volentes soiverunt li 


Q-A-P 


Qui aerario praesunt. 






bentes merito. 


Q-S 


Quadrivis sacrum. 









R-N 

R-S 



R 

Rupe natus. 
Ripa Superior. 



5 




Sextarius. 


S- A 




Sodalis Augustalis. 


s-c 




Strator consularis. 


S-C-G 


E 


Sub cujus cura egi. 


S-D-M-T-T-L 


Sit Dis Manibus tuis 






terra levis. 


S-E-S 




Sibi et suis. 


S-P 




Splendidissima puelia 
[et non stolata.) 


S-P-G. 




Statio patrimonii Cae- 
saris. 


S-R 




Summa res. 


s-s-s 




Silvano Sancto (Sil- 
vestri) sacrum. 



TABLE ANALYTIQUE 



COURS D'ÉPIGRAPllIE 



A. DilTérentes formes de la lettre, 

p. Il et siiiv. 
ABRÉVIATIONS ÉPIGRAPHIQUES, 

p. 367 et suiv. cf. p. 486. - Dille- 
reiites sortes, p. 367. — Elles sont 
soumises n deux régies principa- 
les, p. 369. — Singularités qu'on y 
rencontre, p. 370 et 371. — Signes 
extérieurs employés pour les dis- 
tinguer, sur les monuments, p. 373 
et 374. — Table alphabétique des 
abréviations, p. 374 et suiv., cf. 
p. 487. 

ACCENTS, dans les inscriptions, 
p. 27 et suiv. 

ACTES DE COLLÈGES sacerdotaux, 
p. 296. 

ACTES DES ARVALES, p. 296. 

ACTES PRIVÉS, p. 265 et suiv., 304 
et 30S. 

ACTES PUBLICS, p. 265 et suiv. 

ACTES SACERDOTAUX, p. Ïi96. 

ADIABENICUS. Surnom de Septime 
Sévère, p. 195 — de Garacalla, 
p. 197 — de Constantin, p. 216 — 
— de Constance II, p. 219. 

ADOPTÉS. Leurs dénominations, p. 
72 et suiv. 

AEDES. — Sorte de tombe, p. 260. 

AFFRANCHIS. Leurs dénominations, 
p. 80. — Atfranchi» d''un homme. 



p. 80. — AlTranchis d'un empereur, 
p. 80. — Affranchis d'une femme, 
p 81. — Affranchis de plusieurs 
personnes, p. 83. — Affranchisd'une 
ville ou d'un collège, p. 83. — Af- 
francliis d'un temple, p. 8t. 

AGE DES DÉFUNTS indiqués sur 
des toml)os, p. 2.j4. — Omis, p, 263. 

AGNOMEN, p. 53, note 1. 

ALAMANNICUS. Surnom de Cons- 
tance A, p. 2i9 — de Valentinien, 
Valeus et Gralien, 220 et suiv. 

ALBUM DE COLLÈGES, p. 305. — 
Différents exemples connus, p. 303. 

ALBUM DE SÉNATS municipaux, 
p. 301. 

ALEXANDRE^ empereur. Noms et 
litres, 1'. 215. 

ALLECTION dans l'ord e sénatorial, 
p. 98, 124, 128. 

ALLECTUS, empereur. Noms et ti- 
tre?, p. 214. 

ALPHABETS usités dans les inscrip- 
tions, p. 1 et suiv. 

ALPHABET ARCHAÏQUE, p. 1 et 
suiv. —Principales formes de let- 
tres, p. 3. 

ALPHABET CURSIF, p. 6 et suiv. — 
Principales formes de lettres, p. 7, 
8, 9. 

ALPHABET MONUMENTAL, p. 4 et 
suiv. — Princiitaux types de let- 
tres, pi. I. — Mélange de l'alpiia- 



493 



TABLE ANALYTIQUE 



liet monumental et de l'alplialiot 
cursif, ]). 10. 

ALPHABET ONCIAL. Principales 
formes de lettres, p. 13. 

AMENDES décrétées contre les vio- 
lateurs de tombes, p. 259. 

ANNÉES DU RÈGNE DES EMPE- 
REURS. — Indiquées par la puis- 
sance tribunice p. 160 ot suiv. — 
par la formule : annoimperii (illo), 
p. 228, note 2 (pour l'année égyp- 
tienne). 

ANTÉFIXES. Marques sur antéfixes, 
p. 321. 

ANTISIGMA, p. o. 

ANTONIN LE PIEUX. Noms et li- 
tres, ;^. 19) et suiv. 

APEX (accent), p. 27 et 28. 

ARABICUS Surnom de Septime Sé- 
vère, p. 195 cf. note 1 — de Gara- 
calla, p. 197 — de Constantin, p. 
216. 

ARMENIACUS. Surnom de Marc Au- 
rèle, p. 191 — de L. Verus, p. \9i 
— de Dioclétien, p. 211 — de Maxi- 
mien, p. 212 — de Constance Chlore, 
p. 213 — de Galère, p. 214 — de 
Constantin, p. 21fj. 

ARMES. Inscriptions sur armes, p. 
324 ot suiv. 

AUGUSTA. Titre des impératrices et 
des princesses, de la famille impé- 
riale, p. 165, 

AUGUSTE, empereur. Noms et ti- 
tres, p. 15 et suiv. ; cf. p. 477. 

AUGUSTUS. Surnom impérial, p. 158; 
cf. !>. 477. — Précédé de Plus Félix. 
depuis le iii' siècle, p. 159. — Pré- 
cédé d'éidlhéles solennelles au qua- 
trième siècle, 1). 159. 

AURÉLIEN. — Noms et titres, p 208 ; 
cf. p. 48-'. 

AVOCAT DU FISC. Mcnliun île ce ti- 
tre dans les iiiisas hononnn éques- 
tres, p. 115. 

AVVOT ;= AVOTIS, sur des i)oteries 
gauloises, p. 322, cf. p. 486. 



B 



B. Différentes formes de la lettre, 

p. 12. 
BAGUES. Inscriptions sur bagues, 

p. 3;J0. 
BALBIN. Noms et titres, p. 200. 
BALLES DE FRONDE, p. 326 et suiv. 

— Différentes légendes qu'on y lit, 
p. .326 et 327. 

BARRES TRANSVERSALES au-des- 
sus d''S lettres ; indiijuent les chif- 
fres, p. 30. — Indiquent les abré- 
viations, p. 373. 

BIJOUX Inscriptions sur bijoux. 
p. 330. 

BLOCS DE MARBRE. Voir MAR- 
QUES D'EXTRACTION. 

BORNES-LIMITES, p. 248 et suiv. 
De l'ager pulilicus, p. 249, — du 
pomerinm, p. 2'i9, — du cours du 
Tibre, p. 249, — du domaine pu- 
blic, p 250, — entre deux territoi- 
re?, p. 250. — Différentes formes 
de rédaction, p. 250. 

BORNES-MILLIAIRES, p. 244 et suiv. 

— Contiennent seulement un chif- 
fre de milles, p. 245. — Portent les 
noms d'un magistrat ou de l'em- 
jiereur, p. 245. — Place où est ins- 
crit le chiffre des milles, p. 246. — 
Indication du point de départ, p. 
247. — Renseignements complémen- 
tnires, p. 247 ot suiv. 

BRIQUES ESTAMPILLÉES, p. 308 et 
suiv. Voir ESTAMPILLES. 

BRITANNICUS. Surnom de Claude, 
p. 182, — de Commode, p. 193, — 
de Septime Sévère, p. 195, — de 
Caracalla, p. 197, — de Géta. p. 198, 

— de Dioclétien. p. 2l0 et 211, — de 
]\Iaximien, p. 212, — de Constance 
Chlore, p. 213, — de Galère, p. 214, 

— de Constantin, p. 216. 



TABLE ANALYTIQUE 



493 



BULLES eu plomb, avec inscri[>tioii, 
p. 3:25, 331. 



c 



C. Diirérentes foriuos de la lettre, p. 
13. 

CACHETS, p. 330, 332 et 333. 

CACHETS D'OCULISTES, p. 333 et 
suiv. 

CAESAR. Surnom de l'empereur, p. 
158. — Surnom caractéristique de 
l'héritier du ti'ùni', p. 164. — Ac- 
compagné d'épithètes solennelles 
au iv° siècle, p. 165. 

CALENDRIERS ÉPïGRAPHIQUES. 
p. :288 et suiv. — A i{uolle éiioque 
ou commence à les graver, p. 288 
et 289. — Dilîérents calendriers 
connus, p. 289. — Leur mode de 
rédaction, p. 290. 

CALENDRIERS MUNICIPAUX, p. 
302. 

CALENDRIERS RUSTIQUES, p. 292 
et suiv. 

CALIGULA. Noms et titres, p. 181 et 
suiv. 

CARACALLA. Noms et titres, p. 197 ; 
cf. p. 482. 

CARAUSIUS. Noms et litres, p. 214. 

CARIN. Noms et titres, p. 210; cf. 
p. 483. 

CARUS. Noms et titres, p. 209. 

CARPICUS. Surnom de Philippe, p. 
201, 202, — d'Aurélien, p. 208,— de 
Dioclétien, p. 211, — de Maximien, 
p. 212, — de Constance Chlore, p. 
213, — de Galère, p. 214. 

CARRIÈRE ÉQUESTRE. Ses diffé- 
rents degrés, p. 110. — Fonctions 
préparatoires, p. 110. — Age où 
l'on entre dans la carrière, p. 111. 

CARRIÈRE SÉNATORIALE. Ses dif- 
férents degrés, p. 89 (;t suiv. — (Jr- 
dre des différentes fonctions, p. 93 



et suiv. — Ses modifications au 
m" siècle, p. 99. — Liste des ma- 
gistratures sénatoriales, p. 100 et 
suiv. — Liste des fondions séna- 
toriales, p. 102. — Titres honorili- 
ques des sénateurs, p. 470. — Apres 
Dioclétien, p. 127 et suiv. 

CARRIÈRES INFÉRIEURES. Em- 
ployés d'administration, p. 133 et 
suiv. — Soldats et sous-officiers, 
p. 136 et suiv. — Citoyens des mu- 
nicipes, p. 144 et suiv. — Membres 
de collèges, p. 153 et suiv. 

CÉNOTAPHES, p. 257, note 1. 

CENOTAPHIA PISANA, p. 300. 

CENSOR. Titre impérial, p. 92, 103, 
186. 

CENTURIONS. Voir CARRIÈRES IN- 
FÉRIEURES. 

CEB.\= Cera{mii), p. 485. 

CHEVALIERS. Voir CARRIÈRE 
ÉQUESTRE. 

CHIFFRES. Leurs différentes formes 
et leur valeur sur les inscriptions, 
p. 30 et suiv, 

CIVIS, employé pour désigner la pa- 
trie d'un homme ou même d'une 
femme, p. 63. 

CL. Valeur de ces abréviations, p. 
82. 

CLARISSIMUS (vir). Voir VIR CLA- 
RISSIMUS. 

CLAUDE. — Ses réformes orthogra- 
phiques, p. 0. 

CLAUDE I". Noms et titres, p. 182 
et suiv. ; cf. p. 477. 

CLAUDE II. Noms et titres, p. 207; 
cf. p. 482. 

CLODIUS ALBINUS. Noms et titres, 
].. 196. 

COCHERS. Epitai)hes de cochers, 
p. 255. 

COGNOMEN, voir SURNOM. 

COGNOMEN EX VIRTUTE, ]) 5:i. 

COLLÈGE DES CORNICINES (à Lum- 
bèse). — Loi du collège, p. 299 et 
485. 



494 



TABLE ANALYTIQUE 



COLLIERS D'ESCLAVES, p. 33L 

COMMODE. Noms et titres, p. 193; 
cf. p. 48L 

CONDUITES D'EAU, p. 3l4 ; cf. p. 
48j. Voir MARQUES. 

CONSTANCE II. Noms et titres, p. 
2111. 

CONSTANCE CHLORE. Noms et ti- 
tres, p. 213. 

CONSTANT. Noms et titres, p. 218. 

CONSTANTIN I. Noms et titres, p. 
216; cf. 11. 483. 

CONSTANTIN II. Noms et titres, p. 
218. 

CONSTITUTICNS IMPÉRIALES. Leur 
forme de rédaction, p. 270. — Liste 
des principaux édits connus par 
l'épigraphie, p. 271 et suiv. 

CONSULARIS. Valeur du titre avant 
Dioclétien, p. 94. — Après Constan- 
tin, p. 129. 

CONSULAT. Dernier degré de la car- 
rière sénatoriale, p. 92. — Consulat 
ordinaire, p. 92. — Consulat suf- 
fect, p. 92. — Place du consulat 
dans les cia-sus honoriim. p. 9i. 

CONSULAT APRÈS CONSTANTIN, 
p. 130. 

CONSULAT DES EMPEREURS, p. 
162. 

CONSUL ORDINARIUS. A quelle épo- 
que ce titre apparaît sur les ins- 
criptions, p. 02. iioti' 1. 

CONSULS ORDINAIRES. Servent ex- 
clusivement à dater les inscriptions 
à partir du iii« siècle, p. 92. 

CONSULS SUFFECTS. Cités à côté 
des consuls ordinaires sur les ins- 
criptions, p. 92, note 1. 

CONTRE-POIDS de tisserands, p. 329. 

CORPUS INSCRIPTIONUM LATINA- 
RUM. Ses dillércntes parties, p. 
XX et suiv. cf. p. 473. — Son his- 
toire, p. XX, note 2. 

CRITIQUE DES INSCRIPTIONS. Rè- 
gles à suivri; pour ciltc criticiue, 
p. 3û7 et suiv. —si l'on ne possède 



plus -lu'une copie du texte, p. 357 
et suiv. — si le document existe 
encore, p. 361 et suiv. 

CUPA, CUPULA. Forme de tombe, 
p. 260, note 1. 

CURSUS HONORUM, p. 86 et suiv. 
— Loi fondamentale des cursus, p. 
87, 155. Voir CARRIÈRE SÉNATO- 
RIALE, CARRIÈRE ÉQUESTRE, 
etc. 

CURUS HONORUM. APRÈS CONS- 
TANTIN, p. 127 et suiv. 



D 



D. Diirérentes formes de la lettre, p. 
13. 

B • Lettre propre aux inscriptions de 
la Gaule, p. 13. 

DACICUS. Surnom de Trajan, p. 188. 
Surnom de Maximien, p. 200, — de 
Dèce, p. 202, — de Gallien, p. 205. 
— d'Aurélien, p. 208. 

DASUMIUS. Son testament, p. 258. 

DATES DES INSCRIPTIONS. Diffé- 
rentes façons de les indiquer, i). 
228 et suiv. 

DÈCE. Noms et titres, p. 202. 

DÈCE LE FILS. Noms et titres, p. 
203. 

DÉCORATIONS MILITAIRES. Voir 
DONA MILITARIA. 

DÉCRETS DE COLLÈGES, p. 302. — 
DilVérrnts exemples connus, p. 303. 

DÉCRETS D'EMPEREURS, p. 270 et 
s u i V . 

DÉCRETS DE MAGISTRATS, p. 279 
et suiv. — Liste des jirincipaux dé- 
crets connus par l'épigraphie, p. 
230 et suiv. 

DÉCRETS DE SÉNATS MUNICI- 
PAUX, 11. 300 et suiv. — Leur mode 
de rédaction, p 300. — - Différents 
e\en)ples connus, p. 300 et 301. 

DÉCRETS HONORIFIQUES de con- 



TABLE ANALYTIQUE 



'i95 



seils municipaux à la suite d'ins- 
criptions honorifiques, p. 23G. 

DÉDICACES AUX DIVINITÉS. Par- 
ties essentielles, p. 226 et 227. — 
Formules de dédicaces, p. 227. — 
Parties accessoires, p. 227 et suiv. 
— Ordre dans lequel ces parties se 
présentent, p. 230. 

DÉNOMINATIONS des Romains, p. 
27 et suiv. — Leur transmission 
dans les fainillos, p. 6i et suiv. — 
Transmission entre adoptant et 
adopté, p. 72. Voir AFFRANCHIS, 
ESCLAVES, etc. 

DEVOTIONES, p. 343 et suiv. 

DIDIUS JULIANUS. Noms et titres, 
p. 193. 

DIGAMMA INVERSUM, p. 5. 

DIOCLÉTIEN. Noms et titres, p. 210 
et 211. 

DIPLOMES MILITAIRES, p. 273 et 
suiv. Eléments qui les composent, 
p. 274 et suiv. — Différences de 
formules suivant les époques, p. 
276. — Leur disposition matérielle, 
p. 278. 

DIPTYQUES CONSULAIRES, p. 341 
et suiv. 

DISCOURS DE CLAUDE au Sénat, 
p. 270. 

DISCOURS D'HADRIEN à l'armée 
d'Afrique, p. 299 ; cf. p. 485. 

DIS MANIBUS, ou formules analo- 
gues, en tête des inscriptions fu- 
néraires, p. 233 et 254. 

DIVA. Titre des princesse de la fa- 
mille impériale après leur mort, 
p. 17 i. 

DIVI et DIVAE. Liste des Divi etDi- 
vae, p. 170. 

DIVUS. Titre des empereurs après 
leur mort, p, 168. — Est une don- 
née chronologique, p. 168. — Titre 
donné à des princes de la famille 
impériale après leur mort, p. 171. 

DOMICILE (domus). Indiqué sur les 
inscriptions, p. 63. 



DOMINUS NOSTER. Titre impérial 
depuis Sévère Alexandre, p. 212, 
note 1. 

DOMITIEN. Noms et titres, p. 180 et 
suiv. ; cf. p. 479. 

DOMUS AUGUSTA, DOMUS DIVINA. 
Désignation de la famille impé- 
riale, p. 167. 

DONA MILITARIA. Leur mention 
sur les inscriptions, p. 114. — A 
quel moment ils cessent d'être 
mentionnés, p. 114. 

DONATIONS intéressant la sépul- 
ture, p. 259. 



E 



E. Différentes formes de la lettre, p. 
14. 

EDILITÉ. Sa place dans la carrière 
sénatoriale, p. 91. — Date de l'en- 
trée en charge des édiles, p. 91.— 
N'est plus mentionnée au in« siè- 
cle, p. 99. 

EDITS IMPÉRIAUX. Yuir CONSTI- 
TUTIONS. 

EDITS DE MAGISTRATS, p. 279 et 
suiv. — Liste des principaux édits 
connus par l'épigraphie, p. 280 et 
suiv. 

EGREGIUS (VIR). Voir VIR EGRE- 
GIUS. 

ELAGABAL. Noms et titro.s, p. 199. 

ELOGES FUNÈBRES, p. 258. 

ELOGIA. Leur nature, leur caracté- 
ristique, p. 231 et 232. 

EMILIEN. Noms et titres, p. 204. 

EMINENTISSIMUS (VIR) voir VIR 
EMINENTISSIMUS. 

EMPEREURS. Donnent leur gentilice 
aux individus et aux cités à qui 
ils accordent la cité romaine, p. 
75. — Noms, surnoms, puissances 
tril)unices, consulats, salutations 
impériales, p. 156 et suiv. — Titres 



496 



TABLE ANALYTIQUE 



des empereurs vivants, p. 156 et 
suiv. — Surnoms tirés des victoi- 
res, p. lo9. — Titres des empereurs 
morts, p. 168 et suiv. — Empereurs 
dont les noms sont martelés sur 
les inscriptions, p. 172. — Liste 
chronologique des empereurs, p. 
177 et suiv., 477 et suiv. 

EMPLOYÉS D'ADMINISTRATION. 
Voir CARRIÈRES INFÉRIEURES. 

ENFANTS ILLÉGITIMES. Gomment 
leur filialion est indiquée, p. 59 et 
71. — Leurs dénominations, p. 70 
l't suiv. — Lmir tribu, 12. 

ENFANTS LÉGITIMES. Leurs déno- 
minations, p. 65 et suiv. 

EPIGRAPHIE. Définition, p. XIII. — 
Son rapport avec les différentes 
branches de l'enseigaement classi- 
que, p. XIV. — Traités didacti- 
ques, p. XXIV ; cf. p. 473. 

EPITAPHES, p. 251 et suiv. ; cf. p. 483. 
Leur forme primitive, p. 252. — 
Parties essentielles dont elles se 
composent, p. 253 et suiv. — Par- 
ties accessoires, p. 25'3 et suiv. — 
Formules finales, p. 257, — Ordre 
de ces parties, p. 262 et 263. 

EPITAPHES MULTIPLES SUR LA 
MÊME TOMBE, i . 2'J3. 

EPITAPHES EN VERS, p. 252 et 257, 
note 3. 

ERES LOCALES (Rouie. Interamna, 
Afrique, Maurétanie, etc.) p. 229. 

ESCLAVES. Leurs dénominations: 
p. 78; cf. p. 476. — Noms d'escla- 
ves précédés d'un espace laissé en 
blanc, p. 80, note 1. 

ESTAMPILLES SUR TUILES OU 
BRIQUES, p. 300 et suiv.; cf. p. 
485. — Leur intérêt, p. 308. — Dif- 
férentes sortes, p. 309. — Mode do 
lecture, p. 309 et 310. — Briques 
militaires, p. 309-313. — Briques 
municipal.-s, p. 312. — Briques 
privées, p. 312, 



ETRANGERS NATURALISES. Leurs 

dénominations, p. 75. 
EUGÈNE. Noms et titres, p. 222. 
EXSECRATIONES, p. 3i3 et suiv. 



F. Différentes formes de la lettre, p. 
14. 

FASTES CONSULAIRES. Leur mode 
de rédaction, p. 282 et suiv. ; cf. p. 
485. 

FASTES DE COLLÈGES SACERDO- 
TAUX, p. 206 et 207. 

FASTES DES FÉERIES LATINES, p. 
288. 

FASTES TRIOMPHAUX. Leur mode 
de rédaction, p. 285 et suiv. ; cf. 
p. 485. 

FAUSSAIRES, p. 357. 

FEUILLES DE LIERRE cordiformes, 
faisant office de points séparatifs, 
p. 29. 

FILIATION, p. 58 et suiv ; cf. p. 474. 
— Indiquée par le prénom dupera, 
p. 38 — par son surnom, p. 58 — 
par le nom du père et de la mère, 
p. 39 — par le nom de la mère, p. 
59 — par les prénoms des ancêtres, 
p. 59 — au génitif avec ellipse de 
filius, p. 59 note — imaginaire pour 
les enfants illégitimes, p. 7L 

FLAVIUS, prénom des empereurs 
de la seconde dynastie flavienne, 
p. 49. 

FLAVIUS SEVERUS. Noms et titres, 
p. 214. 

FLAVIUS VICTOR. Noms et titres, 
p. 222. 

FLORIEN. Noms et titres, p. 209. 

FONCTIONS ADMINISTRATIVES IN- 
FÉRIEURES. LLslr avic la traduc- 
tion grecque de quelques titres, p. 
134 et suiv. 

FONCTIONS ÉQUESTRES. Liste avec 



TABLE ANALYTIQUE 



497 



la traduction de cIuuhk^ lilr(! on 
},'rec, p. 118 et siiiv. 

FONCTIONS HONORIFIQUES DANS 
LES COLLÈGES, p. loi et suiv. 

FONCTIONS MUNICIPALES. Liste 
avec la traduction de certains ti- 
tres on grec, p. 148 et suiv. 

FONCTIONS ET MAGISTRATURES 
SÉNATORIALES. — Liste avec la 
traduction de cliaque titre en grec, 
p. 100 et suiv. 

FORMULES : Dis m.\nibos, introduite 
sous Auguste, p. 233. — Dis ma.- 
NiBus ixFERis OU fomiules analo- 
gues, p. 251. — Hic SITUS EST 
p. 2j(). — HONORI ou IN HONOREM, 

p. 233. — Honore contentus, p. 
236. — Memoriae, p. 234, note I. 
— Plus minus, sur les inscrip- 
tions païennes, p. 2.53. — Vivus sur 
une épitapiie, à côté du nom d'un 
personnage, p. 264. 

FORMULAIRES. Employés pour la 
rédac'ion des inscriptions, p. 2j7, 
note 3 ; cf. p. 48L 

FRACTIONS, signes usités pour les 
représenter sur les inscriptions, 
p 33. 

FRANCICUS. Surnom de Valenti- 
tien, Valens et Gratien, p. 220 et 
suiv. 



G. Diirérentes formes de la lettre, 
p. 13. 

GALBA. Noms et litres, p. 18L 

GALLIEN. Noms et titres, p. 203 ; 
cf. p. 482. 

GENTILICE, p. 50 et suiv. Gentilices 
en lus, p. 30 — en aeus, eus, p. 50 — 
en evna, enna, inna, ina, p. 51 — en 
as, p. 51 — en anus, enus, p. 51 — 
en inus, p. 51 — en aiius, avus, p. 
51 — Gentilices écrits en abrégé, 
p. 52 — employés comme prénoms. 



[1. 48 et 40 — emidoyés comme sur- 
noms, p. 34 — transmission du 
gentilicc, p. 05 — Genliiice du 
père naturel n^slant à son fils après 
adoption, p. 72 et 73 — Genliiice 
des étrangers naturalisés, p. 75 

— Gentilices en iu$, dérivant de 
noms bai'bari's, p. 77 — Gentilices 
on rus, dérivûà du siirnimi du pa- 
tron, p. 80 — GiMitilit^es dérivés de 
la profession des membres d'un 
collège, p. 84 — Gentilices dérivés 
d'un nom de ville, p. 84 — Genti- 
lices dérivés du surnom d'une co- 
lonie ou d'un mnnicipe, p. 84 — 
Gentilices féminins en /s, p. 30, 
note 7. 

GENTILICES IMPÉRIAUX. Abrégés 
parce qu'ils sont employés comme 
prénoms, p. 49. — Passant aux 
pérégrins appelés à servir dans 
les légions, p. 476. — Passant aux 
villes auxquelles les empereurs 
accordent la cité romaine, p. 76. 

— Adoptés par les rois barbares 
alliés de l'Empire, p. 78. 

GENTILICES ROMAINS usurpés par 
des pérégrins, p. 77. 

GERMANICUS. Surnom de Galigula, 
p. 181 — de Claude, p. 182 — de 
Néron, p. 183 — de Domitien, p. 
186 — de Nerva, p. 187 — de Tra- 
jan, p. 188 — de Marc Aurèle, p. 
192 — de Commode, p. 193 — de 
Caracalla, p. 197 — de Maximin, 
p. 200 — de Philippe, p. 201, 202 

— de Valérien, p. 201 — de Gallien, 
p. 205 — de Postume, p. 203 — de 
Claude IL p. S07 — d'Aurélien, p. 
208 cf. p. 402 — de Carus, p. 209 

— de Probus? p. 209 —de Dioclé- 
tien, p. 210 et 211 — de Maximion. 
p. 212 — de Constance Chlore, p. 
213 — de Galère, p. 214— de Cons- 
tantin, p. 216 — de Constance, 
p. 219 — de Valentinien, Valens 
et Gratien, p. 220 et 221, 



t98 



TABLE ANALYTIQUE 



GÉTA. Noms ot titres, i>, 198. 

GLADIATEURS. Eiiitaplies do gla- 
fliateiirs, p. -5i>. 

GOBELETS DE VICARELLO, p. 323. 

GORDIEN I". Noms et titres, p. i200. 

GORDIEN II. Noms et titres, p. 200. 

GORDIEN III. Noms et tilres, p. 200. 

GOTHICUS. Surnoms de Claude 11, 
p. 207 — d'Aurélien, [i. 208 ; cf. p. 
482 — de Tacite, p. 209 — de Pro- 
bus. p. 209 — de Constantin, p. 216 
— de Constance, p. 219 — de Va- 
lentinien, Valens et Gratien, p 220 
et suiv. 

GRADES MILITAIRES. Avec leur 
traduction en gn'c, p. I3S et suiv. 

GRADES MILITAIRES INFÉRIEURS 
AU CENTURIONAT. Omis souvent 
sTir les inscriptions, p. 136, note. 

GRAFFITES. p. 314. 

GRATIEN. NouTS et titres, p. 221. 



H 



H. Dill'érentes formes de la lettre, 

p. 16. 
HADRIEN. Noms et titres, p. 189; 

rf. p. 481. 
HERCULIUS. Surnom de Dioctétien, 

p. 2ie. 
HOSTILIEN. Noms et tilres, p. 203, 



I 



I. Différentes formes de la lettre, 
p. 10. 

IMPERATOR. Prénom impérial, ]>. 
Iu7 — Désigne le nombre des sa- 
lutations impériales, p. 137. 

IMPERATOR DESTINATUS. Titre de 
Cai'acalla, p. 197. 

INDEX RERUM GESTARUM D'AU- 
GUSTE, p. 279. 



INSCRIPTIONS. Différentes classes 

irinsciiptions, p. 223 et suiv. 

INSCRIPTIONS ARCHAÏQUES. Ou- 
vrages destinés à en faciliter la 
lecture, \k XXI, note 2 ; cf. les ad- 
denda. 

INSCRIPTIONS CHRÉTIENNES. Re- 
cueil d'inscriptions chrétiennes, p. 
XXIV. 

INSCRIPTIONS DOLIAIRES. Voir 
ESTAMPILLES. 

INSCRIPTIONS FAUSSES, p. 3o7 — 
Leur place dans les Corpus, p. 337. 
Exemples d'inscriptions fausses 
existant en nature, p. 362 et 363. 

INSCRIPTIONS FUNÉRAIRES. Voir 
ÉPITAPHES. 

INSCRIPTIONS GRAVÉES SUR DES 
ÉDIFICES, p. 237 et suiv. Eléments 
qui les composent, p. 237 ; cf. p. 
483. — Expressions emploj-ées pour 
indiquer les travaux de construc- 
tion ou de réfection, p. 239 et suiv. 

— Ordres de différents éléments, 
dont elles se composent, p. 244. 

INSCRIPTIONS HONORIFIQUES. 
Naissance et développement, p. 231. 

— Parties essentielles, p. 232 et 
suiv. — Rédigées à la mode grec- 
que avec l'accusatif delà personne 
honorée, p. 232. — Formules com- 
plémentaires, p. 234 et 233. — Or- 
dre dans lequel les différentes par- 
ties se présentent, p. 233 et 236. 

INSTRUMENTUM, p. 303 et suiv. 

INVENTAIRES DE TRÉSOR de tem- 
ples, 29:;. 

ITEM entre deux fonctions dans un 
cursus honorum. Sens du mot, p. 
90, note 2. 

ITINÉRAIRES sur vases, p. 323. 



JOVIEN. Noms et titres, p. 220. 



TABLE ANALYTIQUE 



499 



JOVIUS. Surnom'de Diocléticn, p. 211. 
JULIEN. Noms et titres, p. 219. 



K 



K. DilTérentes formes de la leltre, p 
17. 



L. Différentes formes de la lettre, 
p. 17. 

LAMPES. Voir MARQUES SUR LAM- 
PES. 

LÉGATS LÉGIONNAIRES. Dispa- 
raissent avec Gallien, p. 99. 

LÉGATS PROPRÉTEURS. Disparais- 
sent avec Gallien, p. 99. 

LÉGIONS. Liste des légions en latin 
et en grec, p. 104 et suiv. 

LETTRES IMPÉRIALES. Voir CONS- 
TITUTIONS . 

LETTRES LIÉES, p. 2i. 

LETTRES MOBILES. Les Romains 
les ont-ils connues ? p. 309, note 3. 

LETTRES RETOURNÉES. Indiquent 
souvent le féminin sur les inscrip- 
tions lapidaires, p. 374 et 486. 

LICINIUS I. Noms et titres, p. 215. 

LICINIUS II. Noms et titres, p. 216. 

LIGATURES, sur les inscriptions, p. 
23 et suiv., pi. II. 

LINGOTS DE MÉTAL. Voir MAR- 
QUES. 

LISTES MILITAIRES, p. 297 et suiv. 

— Leur mode de rédaction, p. 297. 

— Différents exemples connus, p. 
298 et 299. 

LOI RELATIVE AU FL AMINE de la 
Narbonaise, p. 295. 

LOIS, p. 2C5 et suiv. Formules ini- 
tiales et finales, p. 266. — Liste des 



principales luis connues par l'épi- 
graphie, p. 267. 

LOIS DE COLLÈGES MILITAIRES, 
p. 299 et suiv. ; cf. p. 48."i. 

LOIS DE DÉDICACE de temples ou 
d'autels, p. 294 et suiv. — Diffé- 
rents exemples connus, ]\ 294 et 
205. — Mode de rédaction, p. 295. 

LOLLIEN. Noms et titres, p. 200. 

LUCIUS VERUS. Noms et titres, p. 
193; cf. p. 4SI. 



M 

M. Différentes formes de la leltre, p. 
18. 

MACRIN. Noms et titres, p. 19S. 

MAGISTRATURES DANS LES COL- 
LÈGES voir CARRIÈRES INFÉ- 
RIEURES. 

MAGISTRATURES ROMAINES. Leur 
hiérarchie, p. 89 et suiv. 

MAGISTRATURES MUNICIPALES. 
Voir CARRIÈRES INFÉRIEURES. 

MAGNENCE. Noms et titres, p. 219. 

MANUELS PROFESSIONNELS de gra- 
veurs, voir FORMULAIRES. 

MARC AURÊLE. Noms et titres, p. 
191; cf. p. 481. 

MARIUS. Noms et titres, p. 206. 

MARQUES d'EXTRACTION sur ])locs 
de marbre, p. 306 et suiv. — Dif- 
férents exemples connus, p. 306. — 
Leur mode de rédaction, p. 306. — 
Sur lingots de métal, p. 307. 

MARQUES SUR CONDUITES d'EAU, 
p. 314 et suiv. — Leur intérêt, p. 
314. — Difféi'entes sortes, p. 3Ii, 
315 et 316. 

MARQUES SUR LAMPES, p. 316 et 
suiv ; cf. p. 48."). 

MARQUES SUR VASES, p. 317 et 
suiv.; p. 485. — Mar(iues de fabi'i- 
que, p. 317. — Légendes de sujets 
figurés, p. 318 et 3!9. — Acclama- 



500 



TABLE ANALYTIQUE 



lions et souhaits, ]>. .'M'.t. — Indi- 
(]uanl le contenu du vase, p. 321. 

MARTELAGES sur les inscriplious, 
p. 169. — Martelages des noms lui 
périaux, p. 159. — Liste des noms 
d'empereurs martelés, p. 112 et 
suiv. — Martelages de noms de 
princes et princesses de la maison 
impériale, p. 173. — Marlelaccs de 
noms de irarlltMiliers, ]>. 175. — 
Listes de particuliers dont le nom 
a été martelé, p. 173. — Martelages 
de noms de légions, p. 176. — Mar- 
telages destinés à corriger une er- 
reur de gravure, p. 176. — Marte- 
lages dissimulés par iinc nouvelle 
gravure, p. 169, 172, 176. 

MATER CASTRORUM. Tilre des ini- 
pératricop, p 106. 

MATER PATRIAE. Titre des inipé- 
ralri.--s, p. 100. 

MATER SENATUS. Titre des impé- 
ratrices, p. 16"!. 

MATIDIE. Son éloge fanèljre, p. 238. 

M\XENCE. Noms et titres, p. 21o. 

MAXIME. Noms et titres, p. 222. 

MAXIMIEN. Noms et titres, p. 212. 

MAXIMIN. Noms et tilres, p. 200. 

MAXIMIN DAZA. Noms et litres, p. 
215. 

MAXIMUS. Surnom de Constantin, 
p. 216; cf. p. 483. 

MEDICUS. Surnom de Marc Aurèle, 
l>. 19], — de L. Vcrus, p. 193, — de 
Dioclétien, p. 211, — de Maximien, 
p. 212, — de Constance Chlore, p. 
213, — de Galère, p. 2)4, — de Cons- 
tantin, p. 217. 

MEMORIAE, surdesépitaphes païen- 
nos, ]i. 254, note 1. 

MENOLOGIUM RUSTICUM. voir CA- 
LENDRIERS RUSTIQUES. 

MESURES. r^Iarques sur mesures, p. 
328 et suiv. 

MILICES ÉQUESTRES, p. 1 10 et suiv. ; 
cl'. 1». 477. 



MILLIAIRES, voir BORNES-MIL- 
LIAIRES. 

M-L. p. 82 et note 4. 

MONOGRAMMES, voir LIGATURES. 

MOSAÏQUES. Inscriptions sur mo- 
saïques, p. 346. 

MOTS laissés en blanc dans une ins- 
criplion, p. 80, note 1. 

MOTS ÉTRANGERS à une inscription 
gravés dans l'espace oljtenu par 
marti-'lage, p. 169. 

MURDIA. Son éloge funèbre, p. 258. 



N 



N. DilTérentes formes de la lettre, p, 

19. 
NATIONE. Employé pour désigner la 

patrie, p. 63. 
NATURALISÉS. Leurs dénomina- 
tions, p. 75 et suiv. 
NÉRON. Noms et titres, p. 183 et 

suiv. ; cf. p. 478. 
NERVA. Noms et titres, p. 187; cf. 

p. 4S0. 
^F ou NP dans les calendriers, p. 290, 

note 3. 
NOM (nomen gentilicium). Voir GEN- 

TILICE. 
NOMBRES. Voir CHIFFRES. 
NOMS DU MARI. Indiqués au génitif 

a;'ros celui delà femme, p. 64. 
NOMS des Romains, p. 37 et suiv. 

Yuir DÉNOMINATIONS. 
NOMS DOUBLES, d'esclaves, p. 78. 
NUMÉRIEN. Noms et titres, p. 210. 



o 



O. DilTérentes formes de la lettre, p. 

19. 
(\ p. 19, note 3. 
O, signifiant ohiliis, p. 264. 



TABLE ANALYTIQUK 



501 



OLYMPIUS. Sunioni d'Hadrien, p. 
189, not(3 4. 

OPTIMUS. Sunioni do Trajaii, p. 188. 

ORATIONES PRINCIPUM, vuif DIS- 
COURS. 

OTHON. Noms et litres, \k 185. 



P. DilKrentes formes de la lettre, p. 
19. 

PALMETTES, dans les inscriptions, 
p. 29. 

PARTHICUS. Surnom de Trajan, p. 
188, — de Marc Aurèle, p. 191. — 
de L. Verus, p. 193, — de Septime 
Sévère, p. 19.ï, — de Garacalla, p. 
197, — de Gallien, p. 482, — de 
Claude II, p. 207; cf. note 4, — 
d'Aurélien, p. 208. 

PATER PATRIAE. Titre impérial, 
p. 163. 

PATER SENATUS. Titre de certains 
empereurs, p. 166. 

PATRIE. Indication de la patrie sur 
les inscriptions, p. 62 et suiv. 

PAX TECUM, sur des inscriptions 
païennes, p. 2.54. 

PERFECTISSIMUS (VIR) voir VIR 
PERFECTISSIMUS. 

PÉRIODIQUES. Publications pério- 
di(jues consacrées aux inscriptions 
latines, p. XXV et p. 473. 

PERSICUS. Surnom do Philippe, p. 
201, — de Gallien, p. 482, — de 
Garus, p. 209, — de Dioclétien, p. 
210 et 211, — de Maxiraien, p. 212, 
— de Constance Chlore, j). 213, — 
de Galère, p. 21 1, — de Constantin, 
p. 216. 

PERTINAX. Noms et titres, p 194. 

PERTINAX. Surnom de Septime Sé- 
vère, p. 19o. 

PESCENNIUS NIGER. Noms et titre.';, 
p. 196. 



PHILIPPE I. Noms et titres, p. 201. 
PHILIPPE II. Noms et titres, p. 202. 
PIUS. Surnom de Commode, p. 193, 

— de Septime Sévère, p. Wj, — de 
Garacalla, p. 197; cf. p. 482, — de 
Gcta. p. 193. 

Plus FELIX. Surnom des princes du 
me siècle, p. 199; cf. p. 482. 

PLÉBISCITES. Forme de leur rédac- 
tion, p. 205 et suiv. 

PLOMBS, p. 334 et 486. 

POIDS. Marques sur poids, p. 328 et 
suiv. 

POINTILLÉ. Inscriiitions gravées en 
pointillé, p. 322 et 323. 

POINTS SÉPARATIFS dans les ins- 
criptions, (1. 28. — Leurs dillëren- 
tes formes, i). 29. 

POLLIA (TRIBU). Accordée aux fils 
do légionnaires au service, p. 470. 

PONTIFEX MAXIMUS. Titre impé- 
rial, p. 160. 

POSrUME. Noms et titres, p. 205. 

PRÉNOMS. Liste des prénoms, p. 39. 

— Ecrits toujours en abrégé, p. 38. 

— Différentes abréviations, p. 39 et 
suiv. — Prénoms rares, p. 42. — 
Omis sur la tombe d'enfants en 
bas-àge, p. 45. — Les femmes n'en 
poi'tent point généralement sur les 
inscriptions, p. 47, 74. — Excep- 
tions à cette règle, p. 48. — Pré- 
noms doubles, p. 5'f, cf. p. 471. — 
Transmission des jn-énoms dans 
les familles, p. (iô. — Prénoms hé- 
rédiiaires dans les familles Aomi- 
lia, Claudia, Cornelia, Fabia, Fu- 
ria, Julia, Manlia, p. 00. — Prénom 
de l'adoptant passant à l'adopté, 
p. 72. — Prénom du père do l'adop- 
tante passant à l'adopté, p. 72. — 
Prénom des étrangers naturalisés, 
p. 75. — Prénom d'un patron, pas- 
sant à l'alfranchi d'une de ses af- 
franchies, p. 81. 

PRÉFECTURE DES OUVRIERS. Place 
du titre dans la carrière énuestre, 



503 



TABLE ANALYTIQUE 



p. 110. — Disparait au iii' siècle, 
p. 116. 

PRÉTURE. Troisième degré de la car- 
rière sénatoriale, p. 91. — Obtenue 
immédiatement après la questure 
par les patriciens, p. 91. — Diffé- 
rentes sortes de prétures, p. 91, 101. 
— Age de la préture, p. 91. — Date 
de l'entrée en charge des préteurs, 
p. 92. 

PRIMIPILAT. Fonctions de la car- 
rière équestre au iii« siècle, p. 117. 

PRINCEPS JUVENTUTIS. Titre des 
princes de la famille impériale, p. 
16o. 

PROBUS. Noms et titres, p. 209. 

PROCONSUL. Titre impérial, p. 1G4. 

PROCURATÈLES. Dans la carrière 
équestre, p. 111. — Hiérarchie en- 
tre ces procuratèles, p. 111. — Clas- 
sement par traitement, p. 111 noie. 

PROHIBITIONS relatives aux tom- 
beaux, p. 259, 261. 

PROVINCES. Gouvernements des 
provinces. — Leur place dans la 
carrière sénatoriale, p. 93. 

PUISSANCE TRIBUNICE des empe- 
reurs, p. 160 et suiv. Voir TRIBU- 
NICIA POTES TAS. 

PVP (abréviation de Pupus) tenant 
lieu de prénom, p. 46. 

PUPIEN. Noms et titres, p. 201. 



Q 

Q. Différentes formes de la lettre, y. 
20. 

QUESTURE. Sa place dans la car- 
rière sénatoriale, p. 91. — Différen- 
tes sortes de questures, p. 91, iOl. 
— Date de l'entrée en charge des 
questeurs, p. 91. — Omise sur les 
inscriptions après Diocléticn,p.l28. 

QUI ET, QUI ET VOCATUR. Devant 
un sdliriqui't, p. ;i7. 

QUINTILLUS. Xoius et titres, ]>. 207. 



R 



R. Différentes formes de la lettre, p. 
20. 

RECUEILS D'INSCRIPTIONS, p. XIX 
et suiv. 

RÈGLEMENTS DE COLLÈGES. Voir 
LOIS. 

RESCRIT8. Voir CONSTITUTIONS. 

RESTITUTION DES INSCRIPTIONS, 
p. 348 et suiv. — Sont le résultat 
d'une nécessité, non le fruit de l'i- 
magination, p. 348. — Comment on 
les indique dans la transcription 
des inscriptions, p. 348, note 1. — 
Exemples, p. 349 et suiv. 



S. Différentes formes de la lettre, p. 
21. 

SACERDOCES. Leur place dans les 
rursus honorum, p. 94. — Liste des 
sacerdoces sénatoriaux, p. â9 et 
suiv. — Liste des sacerdoces éques- 
tres, p. 118 et suiv. 

SACERDOCES MUNICIPAUX, p. 146 
et suiv. 

SALUTATIONS IMPÉRIALES, p. 137, 
rt loii. — Au IV' siècle, p. 158, note 
2. Voir IMPERATOR. 

SARMATICUS. Surnom de Marc Au- 
rèle, p. 192, — de Commode, p. 193, 
— de Maximin, p. 200, — de Dio- 
clétien, p. 210 et 211, — de Cons- 
tance Chlore, p. 213, — de Galère, 
]i. 2 4, — de Constantin, p. 217. 

SÉNATEURS. Voir CARRIÈRE SÉ- 
NATORIALE. 

SÉNATUS CONSULTES, p. 268 et suiv. 
Dilïérentes parties, p. 268. — Liste 
des sénatus consultes connus par 
l'èpigraphie, p. 268 et 269. 



TABLE ANALYTIQUE 



503 



SENTENCES DES MAGISTRATS, \). 

219 et suiv. 

SEPTIME SÉVÈRE. Noms et titres, 
p. 195: cf. p. 4SL 

SERVUS, appliqué à des affranchis, 
p. 80, note 2. 

SESTERCE. Signes usités pour le re- 
présenter; ses divisions, ses mul- 
tiples, p. 3i. 

SÉVÈRE ALEXANDRE. Noms et ti- 
tres, p. l'J'J. 

SEVIR ÎEQUITUM ROMANORUM. 
Place de ce titre dans les inscrip- 
tions, p. 90, note 2. 

SICILICUS (accent) p. 28. 

SIC LES voir ABRÉVIATIONS. 

SIGNE n. sur des cliitïres, p. 32. 

SIGNES ÉPIGRAPHIQUES, voir 
ABRÉVIATIONS, CHIFFRES, AL- 
PHABETS, FRACTIONS, SIGLES. 

SIGNUM. Voir SOBRIQUET. 

SIVE, pour indiquer un soljriquet. 

SOBRIQUET, p. 56 et 474. — Com- 
ment il s'indique sur les inscrip- 
tions, p. 57. 

SOLDATS, voir CARRIÈRES INFÉ- 
RIEURES. 

SORTES, p. 3'i3. 

SP, SPE, sur les tessères consulai- 
res, p. 336 et suiv. 

SP'F. Employé pour désigner lesen- 
fants naturels, p. 71. 

STATUETTES. Marques sur statuet- 
tes, p. 321. 

SURNOMS. Leur place dans les déno- 
minations, p. 52, — Surnoms héré- 
ditaires, p. 53. — Surnoms multi- 
ples, p. 53. — Surnoms au génitif 
en tête de l'inscription, p. 56 et 474. 
— Transmission des surnoms dans 
les familles, p. 66. — Surnoms em- 
ployés comme prénoms, p. 49. 

SURNOMS EN ANUS. Dans les déno- 
minations des adoptés, p. 72. — 
Dans les dénominations des escla- 
ves, p. 78. 

SURNOMS IMPÉRIAUX, p. 159, — 



Servent à dater les inscriptions, 
p. 160. 



T. Différentes formes de la lettre, p. 
21. 

TABLE DES LIGURES BAEBIANI, 
p. 302. 

TABLE DE VELEIA, \k 302. 

TABLES DE PATRONAT, p. 301. — 
Leur mode de rédaction, p. 301. — 
Différents exemples connus, p. 302. 

TABULAE CERATAE de Pompéi, 
p. 304 et 305; cf. additamenta. 

TABULAE LUSORIAE, p. 346 et suiv. 

TACITE. Noms et titres, p. 208 et 209. 

TESSERAE PAGANAE. Voir TESSÈ- 
RES D'HOSPITALITÉ. 

TESSÈRES. Inscriptions sur tessères, 
p. 394 et suiv. 

TESSÈRES CONSULAIRES, p. 336 et 
suiv. ; cf. p. 480 — Leur mode de 
rédaction, p. 336 — Leur usage, 
p. 337 — Leur intérêt, p. 338. 

TESSÈRES CONVIVALES, p. 340 et 
et suiv. 

TESSÈRES DE JEUX, p. 335 et 341. 

TESSÈRES D'HOSPITALITÉ, p. 338 
et suiv. — Deux exemples connus, 
p. 338 et 339 — TESSERAE PAGA- 
NAE, p. 340. 

TESSÈRES FRUMENTAIRES. p. 334 
et 335. 

TESSÈRES GLADIATORIALES, voir 
TESSÈRES CONSULAIRES. 

TESSÈRES MILITAIRES, p. 334. 

TESSÈRES dites THÉÂTRALES, p. 
335 et 486. 

TESTAMENT DAUGUSTE, Voir IN- 
DEX RERUM GESTARUM. 

TESTAMENTS, p. 258 et 259. 

TETRICUS LE PÈRE. Noms et titres, 
p. 206. 

TETRICUS LE FILS Noms et titres, 
p. 207. 



504 



TABLE ANALYTIQUE 



THÉODOSE. Xoins et titres, p. 223. 

TIMBRES. Voir ESTAMPILLES. 

TIBÈRE. Noms et litres, p. 179 et 
suiv. 

TITUS. Noms et titres, p. 1S6 ; cf. 
p. 478. 

TOMBES. Dimension, p. 260 — Au- 
teurs et raisons de l'érection, p. 
260 — Violation, p. 239 et 261 — 
Tombes élevées à plusieurs per- 
sonnes, p. 263 — Tomljes apparte- 
nant à des collèges funéraires, p. 
265 — Tombes préparées d'avance, 
p. 263. 

TRAJAN, p. 188 et suiv. ; cf. p. 480. 

TRÉBONIEN GALLE. Noms et ti- 
tres, p. 2U3. 

TRIBU. Indication de la tribu après 
la filiation, p. 59 et suiv. — S'indi- 
que rarement après Garacalla, p. 
60 — Ecrite en abrégé, p. 60 — Liste 
des tribus, p. 60 et suiv. 

TRIBU COLLINA, fréquente pour les 
enfants naturels, p. 72. 

TRIBU ESQUILINA, fréquente pour 
les enfants naturels, p. 72. 

TRIBU POLLTA, p. 61, note 1. 

TRIBU SUBURANA, fréquente pour 
les enfants naturels, p. 72. 

TRIBUS DES DIFFÉRENTS EMPE- 
REURS, p. 70 note. 

TRIBUNAT DE LA PLÈBE. Sa place 
dans la carrière sénatoriale, p. 91 
— Date de l'entrée en charge des 
tribuns, p. 91 — N'est plus men- 
tionné au i^' siècle, p. 99. 

TRIBUNAT LÉGIONNAIRE. Dans la 
carrière sénatoriale, p. 90 et 91 — 
N'est régulièrement obtenu après 
le viginlivirat qu'après les Fla- 
viens, p. 90 — N'est plus obliga- 
toire avant la questure au iii« siè- 
cle, p. 99 — Dans la carrière éques- 
tre, p. 110. 

TRIBUNICIA POTESTAS. Titre im- 
]H''i'i;il, [1. Ifil) — S;i iiii'nliim suivie 
il'uu chilïre sert à dater les inscrip- 



tions, p. 160 — Façon de supputer 
\os puissances tribunices, p. 161. 

TUILES ESTAMPILLÉES, p. 308 et 
suiv. Voir ESTAMPILLES. 

TURIA. Son éloge funèlire, p. 238. 

TUYAUX DE PLOMB. Voir MAR- 
QUES. 



V 



V. Différentes formes de la lettre, 
p. 22. 

V, sur des épitaphes avant un nom, 
p. 261. 

VAISSELLE. Marques sur la vais- 
selle, p. 322. 

VALENS. Noms et titres, p. 221. 

VALENTINIEN. Noms et litres, 
p. 220. 

VALENTINIEN II. Noms et titres, 
p. 221. 

VALÉRIEN. Noms et titres, p. 204. 

VASES. A'oir MARQUES, VAIS- 
SELLE, VERRE. 

VERRE. Inscriptions sur vases en 
verre, p. 323 et suiv. 

VERRES, gentilice, p. .Hl, note 7. 

VESPASIEN. Nom et titres, p. 185 ; 
cf. p. 478. 

VICTORIN. Nums et titres, p. 206. 

VIGINTIVIRAT. Différentes fonctions 
qui le constituent, p. 90 — Dispa- 
rait sur les inscriptions après Sé- 
vère Alexandre, p. 99. 

VIR CLARISSIMUS. A ({uelle époque 
ce titre ligure sur les inssriptions, 
p. 89, note 1; cf. p. 477. 

VIR EGREGIUS. Titres des cheva- 
liers, 11. 109. m, 477. 

VIR EMINENTISSIMUS. i'. 117 et 477. 

VIR INLUSTRIS, ]>. 12'.i et 477. 

VIRPERFECTISSIMUS, ]>. 117 ri 477. 

VIR SPECTABILIS, p. 12.1 



TABLE analytique: 



r)05 



VITELLIUS. Noms et titres, p. 185. 
VOCABULUM, voir SOBRIQUET. 
VOLUSIEN. Noms et titres, p. 2Ui. 



X 



X. Différentes formes de la lettre, 
p, 22. 



Y. DiUéreiUes loniies du la Icdtro, 
p. 2->. 



Z. Différentes formes de la lettre, 
p. 23, 




lUPKlMEBIK GÉNÉRALE DE CHATILLON-SUH-SEINE. — A. FICHAT. 



I 



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